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CH1218
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4,5
Publiée le 27 janvier 2018
Deux gangs rivaux de jeunes issus de l’émigration, les Jets et les Sharks, s’affrontent dans le quartier nord-ouest de Manhattan. L’ossature théâtrale et dramatique de « West Side Story » dissimule ni plus, ni moins, qu’une version modernisée du shakespearien « Roméo et Juliette ». Ce classique, dont la réalisation est brillamment assurée par Robert Wise, magnifiquement chorégraphié par Jérôme Robbins, superbement mis en musique et en paroles respectivement par Leonard Bernstein et Stephen Sondheim, fait partie des références en matière de comédies musicales. Côté distribution, bien plus de la belle Nathalie Wood et surtout du tiède Richard Beymer, c’est bien Rita Moreno et George Chakiris qui sortent du lot de ce grand film aux 10 Oscars.
Shakespearien, forcément shakespearien… La grâce en plus.
C’est toujours un plaisir de voir qu’un film passe le temps sans qu’il en soit altéré. Et peut-être même le contraire dans le cas de “WSS”.
Grâce d’abord à la musique de Léonard Bernstein, grâce ensuite aux chorégraphies superbement réglées de Jerome Robbins, se calant si bien à la mise en scène de Robert Wise.
Ensuite le talent des danseurs/danseuses livrant leurs prestations avec un bonheur manifeste. Le tout filmé en 70 mm technicolor chatoyant ET sombre, mettant en relief, en valeur, les ruelles, ou les playgrounds de New York (mélange de Manhattan et de studio).
Tout le film ou presque est composé de scènes nocturnes, où les pavés des ruelles scintillent de moiteur. Les costumes eux affirment le contraste par leurs couleurs toutes plus chatoyantes les unes que les autres. Les hommes aux chemises cintrées et pantalons-cigarettes, les femmes, elles, en silhouettes toutes colorées dans leurs robes ou jupes, volant au moindre pas de danse. Un festival pour le regard !
Et que raconte le film ? 2 bandes rivales : les Jets et les Sharks se disputent une suprématie de quartier. C’est la fin des années cinquante (la pièce à Brodway en 57) et les Sharks sont originaires de Porto Rico, et l’affrontement symbolise les premières difficultés d’une société américaine face aux tensions raciales et sociales.
Mais évidemment le film est un “Roméo et Juliette” où les Capulet/Montaigu deviennent Jets/Sharks, un Shahespeare moderne du macadam sur lesquels viendront se fracasser les rêves sous les coups portés par la bêtise des convictions stupides et archaïques.
Tony et Maria tombent amoureux. Las, elle est la sœur de Bernardo chef des Sharks, il est, lui, ancien des Jets… Il y a dans WSS plusieurs scènes d’anthologie telles celle du Bal -combat dansé autre que beaucoup des piètres battles de nos jours- celle encore de la danse-dispute sur le toit de l’immeuble où logent les familles portoricaines (“I lke to be in américa“) et dès lors les chansons s’égrènent pour notre plus grand ravissement “Tonight“, “Maria“, “Somewhere“. Ce film tient de l’harmonie tant les chorégraphies, tant la musique sont intimement liées par la mise en scène de Robert Wise dans un beau cinémascope du chef-op Daniel L. Fapp.
Et il est une chose remarquable à souligner, à célébrer sur West Side Story : ce sont ses génériques ! et de début et de fin. On ne fait plus guère de génériques de nos jours au cinéma, gloire ici soit rendue à Saul Bass ! (il avait déjà signé celui de La mort aux trousses) et donne à voir là deux petits bijoux tant ils ouvrent et ferment le film.
"West Side Story" est l'une des meilleurs comédies musicales de l’histoire d’Hollywood en plus d'être un chef d'œuvre original et marquant des années 60 qui ne prend pas une ride avec des dialogues efficaces, un scénario original et très bien écrit, une belle brochette d'acteurs (Natalie Wood, Richard Beymer, Russ Tamblyn, Rita Moreno et George Chakiris), des musiques parfaites, des numéros musicaux cultes et une mise en scène de grande qualité.
Attention chef d’œuvre ! Ce film est l’un des meilleurs de toute l’histoire du cinéma. Et il est La référence, le modèle pour toutes les comédies musicales. Le scénario est une adaptation de Roméo et Juliette dans le New York de 1960 pour une émotion qui reste plus que jamais d’actualité. Les chansons sont autant mythiques qu’entêtantes. Natalie Wood reste associée à jamais au prénom de Maria. Une multitude de seconds rôles complète à merveille cette histoire du côté ouest. Le film aux 10 oscars est une véritable pépite. À voir et à revoir pour un plaisir toujours plus grand.
Eblouissante adaptation chantée et dansée de "Roméo et Juliette" dans le New York des amours impossibles,en 1960...où les gangs des Sharks et des Jets ont remplacé Guelfes et Gibelins. Les chorégraphies sont somptueuses(mention spéciale à tous les comédiens-danseurs-acteurs..George Chakiris,Russ Tamblyn..),les bagarres entre gangs filmées comme des ballets,la partition musicale de Léonard Bernstein inoubliable avec des moments de grâce, comme cette chorégraphie chantée et dansée entre gars et filles latinos sur les toits de New York(America...)....Nathalie Wood est merveilleuse. Un régal..
Revoir West Side Story aura été une bénédiction. L'astuce qui délivre à West Side Story toute sa tragédie réside dans le romantisme grandiloquent propre à la comédie musicale qui s'efface peu à peu. Robert Wise et Jerome Robbins se servent de différents effets scéniques pour multiplier les dimensions selon l'émotion à faire ressentir quitte à nous faire entrer dans leur propre univers avec ses propres règles. Car cette relecture de Roméo et Juliette est à jour dans le contexte mais elle n'est pas modernisée dans son déroulée, là se situe toute la dramaturgie digne d'être racontée, entre les oppositions. Les Jets qui se considèrent Américains purs souches chez eux et les Sharks se considérant apatrides et tyrannisés, les femmes de chaque parti qui peuvent tolérer le conflit en restant en retrait ou directement y participer, au milieu le lieutenant de police tellement désespéré d'éviter le pire qu'il se ternit dans le même courant, le courant de la violence. Tous sont conscients de leurs propres situations sociales malheureuses mais refusant tous de s'en sortir en écoutant la voix de la raison car se justifiant derrière la haine qu'ils ferment aux issues possibles. C'est entre ces deux cercles opposés au milieu des rues ordonnés et alignées du Quartier Ouest que se trouve le seul joyau immaculé de toute noirceur, le couple chantant d'amour et de naïveté, conscient que cette escalade n'amènera qu'à des tragiques regrets que personne, pas même lui, ne peut envisager. La richesse de communication pour cette simple histoire d'amour sous forme de comédie musicale est on ne peut plus fédératrice, racisme, aveuglement, raisonnement, provocation, passion, colère, violence, décès, amour, tragédie. La haine n'amène que la haine. Une perfection.
Acteurs au sourire niais figé notamment les deux tourtereaux. Les dialogues piaillant niveau maternelle. Et la musique pire que les pires variétés 70's. Au moins dans Brigadoon l'histoire et le jeu des acteurs rattrappaient les chorégraphies. Pareil pour Mary Popins avec la musique en plus et l'humour. Un point pour les décors et costumes vintage.
Attention chef d’œuvre ! Cette comédie musicale est une pure merveille et même vue d’aujourd’hui n’a pas pris une ride grâce aux chorégraphies de Robbins et à la partition magistrale de Bernstein! Inoubliable!
L'intro de West Side Stories nous plonge d'emblée dans ce qui va être une comédie musicale de haute volée ! Je ne suis pas forcément " client " du genre mais le talent et les trouvailles des artistes ayant contribué à la mise en scène de ce long métrage est remarquable. Un long métrage précurseur, les procédés stylistique sont novateurs et éblouissants, les chorégraphies sont elles aussi dans cet esprit. La découverte de ce film m'a réellement donné l'envie de revoir les clips musicaux qui se sont inspirés de cette création et plus précisément ceux de Michael Jackson.
West Side Story ...tout a été dit par la critique du New York Times à la suite de la représentation au Winter Garden de Broadway le 26 septembre 1957 : "C'est un spectacle profondément émouvant. Tout contribue à cette totale sensation de sauvagerie, d'extase et d'angoisse...Tout est fabuleux !"
Un chef d'oeuvre de comédie musicale. Une belle réécriture de Roméo et Juliette dans le New York des années 1960. Nathalie Wood est magnifique dans le rôle de Maria.
Un bonheur . Un film complet qui passe l ' épreuve des décennies . On a tout dit sur ce chef d ' oeuvre des chorégraphies à des scènes plus intimes c ' est un film qu' on peut voir et revoir sans jamais se lasser. En ce moment le film ressort à Paris alors que le sublime spectacle dé joue dans la nouvelle Scène Musicale . Un film qui fait du bien et qui est beau !!!!!
Dans le top 5 des plus grandes comédies musicales. L’œuvre mériterait ses étoiles rien que pour les dernières notes de l’œuvre: la sublime mélodie « somewhere ». Un ton et une harmonie d’une grande finesse pour cette fin pleine d’espoir malgré le drame. Le style est peut-être un peu désuet mais tout marche avec la musique et les chorégraphies incroyables.
Sans conteste, du très grand art. Nathalie Wood est magnifique, les numéros de danse excellemment chorégraphiés et éblouissants, et puis réécrire de cette façon "Roméo et Juliette" était quand même très culotté !