Derniers Avis : Tournage dans un jardin anglais - Page 4
Tournage dans un jardin anglais
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robert_ginty
18 abonnés
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Plutôt que de transposer à l'écran un bouquin réputé inadaptable, la machine à tourner Michael Winterbottom choisit de mêler morceaux choisis de l'uvre et disgressions autour du tournage, suivant ainsi l'aspect destructuré du roman . Malin de la part de l'auteur (qui avait déjà donné dans un exercice voisin avec 24 hour party people, déjà avec Steve Coogan), encore aurait-il fallu que l'humour et l'équilibre fiction/fausse réalité du début du film perdurent tout au long du métrage, car si on s'amuse volontiers des interventions et des commentaires de l'acteur principal au milieu de scènes illustrant le livre, ses considérations sont autrement moins passionnantes dans les séquences de production, qui prennent de plus en plus de part de pellicule au fur et à mesure que le film progresse. Si la connaissance de l'oeuvre originale doit certainement être un plus, notons qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu Tristam Shandy pour suivre la version cinéma, celle-ci fournissant assez d'éléments aux neophytes pour ne pas se sentir perdu.
Un ovni certes ... Un film sortant du commun par son burlesque . La salle riait ... Je ne voyais pas l'amusement ... Je ne dois pas avoir un grand sens de l'humour car j'ai décroché très rapidement !
1 étoile pour l'imagination. 1 étoile pour le jeu de Steeve Coogan. Pas d'autre étoile, car on n'entre pas dans le film. Dans la logique, la mise en abyme du film dans le film aurait dû transporter les spectateurs, les emmener au plus profond du film. Effectivement, si l'on cherche le clin d'oeil, si l'on cherche l'humour Anglais, on doit aller voir ce film. Si l'on cherche à comprendre, on s'abstient.
Lorsque "Tournage dans un Jardin Anglais" débute, avec un dialogue hilarant entre 2 acteurs anglais joliment incarnés par le toujours remarquable Steve Coogan et son - moins célèbre - acolyte Rob Bryman, l'amoureux de l'humour anglais se prépare à passer 1 h 30 de bonheur. Il faudra pourtant attendre une scène similaire durant le générique de fin pour retrouver le même plaisir : entre les deux, le tâcheron Winterbottom n'a prouvé que son incapacité notoire à faire du cinéma. Proche de "la Nuit Américaine" mais sans la grâce Truffaldienne, le film tente d'appliquer à un "classique post-moderne" de la littérature anglaise le traitement qui avait si bien réussi à "la maîtresse du Lieutenant Français" : une mise en abîme qui éclaire la réflexion originelle pas son contrepoint moderne. Comme Winterbottom n'est pas non plus Karel Reisz, cela ne fontionne jamais, et le spectateur est bien forcé de tromper son ennui en se concentrant sur l'excellente interprétation générale. C'est peu.
Alors que je m'attendais à voir un film aussi bon que ca tourne à Manhattan ou même que la nuit américaine de Truffaut, quel déception!! Il manque vraiment un certain charme pour qu'il arrive vraiment à nous convaincre. Il est même assez ennuyeux a plusieurs reprises. De plus, je dois reconnaitre que l'humour anglais a déja été de bien meilleur qualité qu'ici, notamment dans plusieurs scènes du début, assez pénibles. Néanmoins, tournage dans un jardin anglais n'en est pas un mauvais film pour autant. Il faut reconnaitre que les acteurs sont très bons et que quelques mises en abyme particulièrement réussies. De plus, quelques scènes sont tout de même fort cocasses, et la mise en scène de Michael Winterbottom se fait parfois inspiré. Bref, un film avec un bon scénario, original, mais qui n'arrive curieusement jamais à vraiment prendre, et qui nous laisse au final un gout pas désagréable du tout mais tout de même un peu amer. Dommage, il y avait les moyens de faire mieux, je pense.