Derniers Avis : L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford - Page 2
L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
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Gérard Menvussa
1 abonné
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0,5
Publiée le 10 février 2023
Deux heures quarante de perdues. Voilà comment résumer mon sentiment après le visionnage de ce film interminable. Je détenais pourtant déjà un indice à la lecture de ce titre alambiqué, pompeux et beaucoup trop long! J’ai beau avoir de l’admiration pour Brad Pitt et sa carrière, apprécier la singularité du jeu de Casez Affleck, mais cela n’a pas suffi à ingérer cette bouillie comme seul Hollywood peu parfois nous en préparer. Si vous tenez tout de même à le regarder, faites-le un dimanche en début d’après-midi et vous aurez au moins toutes les chances de faire votre meilleure sieste.
J’ai du mal à distinguer si le récit est incompréhensible ou si le film a juste pas grand chose à raconter. Donc à part des belles images, y’a rien à en retenir. Félicitations à Roger Deakins quand même.
Est-ce que ça nécessitait vraiment 2h40 ?
Le film devient intéressant qu’à partir de l’assassinat de Jesse James (pas de spoil, c’est dans le titre). Au moins le film trouve un intérêt mais c’est dommage.
Quelques évidences qui sont aussi des qualités : Brad Pitt est beau, la musique est cool, et plein d’acteurs formidables sont présents.
J’aimerais plus l’aimer parce que c’est un film comme on en voit pas tous les jours, sur sa forme et son fond en plus. Mais c’est très très vide.
L'assassinat de Jesse James par le lâche John Ford, western crépusculaire, est visuellement d' une beauté rare. Il faut dire que Roger Dickins est à la photo, tandis que la mise en scène de, lente et contemplative insuffle une ambiance particulière à ce film. Le titre, particulièrement long, est pour le coup assez explicite. Si le scénario traîne parfois un peu et que l'on n'est pas sur le plus grand chef d'œuvre du genre ni son renouvellement, les acteurs laissent parler leur talent et l'esthétisme sublime du film vaut évidemment le coup.
Une oeuvre magistrale, un vrai régal de l'avoir vue au cinéma à sa sortie, c'est un film que j'adore revoir de temps en temps. Brad Pitt et Casey Affleck crèvent l'écran, la reconstitution de l'Ouest américain de l'époque est probablement une des plus belles que j'ai pu voir, et la bande originale est un pur chef d'œuvre. Un des meilleurs films des années 2000 selon moi.
Parfois lent (notamment dans son épilogue) voire brouillon dans sa construction scénaristique ce western nostalgique n'en demeure pas moins prenant par sa langueur diffuse, l'esthétisme de la mise en scène et un duo d'acteurs particulièrement inspiré, Casey Affleck en jeune timoré avide de reconnaissance et Brad Pitt en vieux brigand ombrageux, insaisissable. La voix off interrogeant l'inéluctabilité du destin qui forge une légende scande les évolutions émotionnelles des protagonistes tout en levant le voile sur la véritable identité de ces hors-la-loi devenus héros fictionnels. Une tentative louable de moderniser un genre codifié en éclairant sa symbolique. Intrigant.
À l'instar d'un John Ford ou d'un Sergio Leone, Andrew Dominik a l'occasion de démystifier le western en s'attaquant à l'une de ses idoles, Jesse James. À la simple évocation de ce nom, on pense hors-la-loi au grand cœur, robin des bois au temps de la révolution industrielle. Une légende tellement implantée dans la mémoire collective qu'on a bien du mal à la dépasser pour y voir plus clair. Oublier le folklore, réhabiliter l'humain, il y a de ça dans la démarche du cinéaste surdoué à qui l'on doit Chopper. Le plus beau dans l'affaire, c'est qu'en réponse au mythe, il répond par un contre-mythe moins vendeur, mais beaucoup plus beau.
L'exposé le plus succinct suffit largement à stimuler l'imaginaire, l'interrogation ou les fantasmes. Dominik choisit d'en faire une fable de la désillusion. Qui était Jesse James ? Quel rapport entretenait-il avec sa notoriété ? Et avec son futur-assaillant ? Les réponses sont aussi simples qu'énigmatiques car la façon de s'y prendre trouble. L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est une marche funèbre aux accents poétiques. Comme ses personnages face à la mythologie qu'ils charrient, le film est littéralement fatigué. De sa photographie austère sublime (Roger Deakins, fournisseur officiel d'images éternelles) à cette ritournelle musicale en passant par la voix-off, le long-métrage fait le choix difficile mais payant de couper tout spectaculaire et d'étirer volontairement chaque scène jusqu'à épuisement. Ça peut avoir des limites (parfois) mais la langueur devient très souvent force d'attraction, et la vérité nue n'est jamais plus envoutante que quand on la décrypte sur visage de ses messagers.
La caméra ne s'est peut-être jamais autant attardé sur le visage de Brad Pitt pour traquer des signes (ou l'immortaliser). Ils sont là, ils arrivent par grappe et imprévisibles : sauvages puis tendres puis jovials puis graves. En poussant l'interprétation, on voit bien ce qui a pu exciter le comédien à l'idée de se glisser dans la peau d'un individu écrasé par son propre reflet. Qui ne connaît pas Brad Pitt ? Simples spectateurs ou cinéphiles, le visage de la star est familier de tous. Mais comme pour Jesse James, qui cherche vraiment à connaître l'homme derrière la machine à fantasmes ? Il n'est donc pas surprenant de voir Pitt livrer l'une de ses prestations les plus riches, à elle-seule un mystère qu'on ne se lasse pas de décortiquer.
N'allez pas croire qu'on se fiche de Casey Affleck, loin de là. Son jeu étrange et minimaliste se fond à merveille sous le haut-de-forme de Robert Ford, personnage finalement plus accessible et donc proche du spectateur. Un revirement complet parfaitement conscient et assumé de la part de Dominik (également au scénario), c'est au travers des affects de Ford que le film évolue pour sonder les maux d'un mythe au bout de la route, esquinté, paranoïaque, seul avec ses pensées. En parallèle, on mesure la prise de conscience progressive d'un adorateur désabusé qui n'aura jamais prise sur l'objet de son affection (comme tout le monde). Ce qui devient encore plus flagrant dans son dernier acte, de loin le plus démoralisant alors qu'on assiste à ce cruel jeu de substitution entre réalité et fiction. D'ordinaire, la victoire d'une bonne histoire réconforte. On oublie trop souvent ce qu'une histoire vraie peut avoir de beau. Andrew Dominik le rappelle fort bien.
je l'avais vu il y a longtemps et j'avais bien aimé. Donc je me suis dit tien je vais le re regarder. Catastrophe je me suis endormie au bou de 2h, c'est long mais long ...
Primo, je n'ai strictement rien compris, le film est brouillon au possible, au bout de 20 min j'ai perdu le fil de cette succession de scènes sans queues ni têtes, secundo, j'ai de la patience, mais là.. on est proche des caricatures des Inconnus sur les films expérimentaux avec des scènes interminables et des dialogue sans aucun intérêt....
quand un film est pénible à regarder, qu'il est incompréhensible, qu'il passe d'une scène à l'autre en occultant 6 mois par 6 mois, c'est impossible!! Enfin le jeu des acteurs est lourd.
Le réalisateur essaye avec peine de faire croire que lorsque Jesse James est dans la place l'ambiance est lourde et flippante... mais il n'en ai rien, ça ne prend pas, surtout qu'on voit surtout que ce type tue uniquement les gens désarmés, qu'il tire dans le dos ou que sa cible se laisse littéralement exécuter... ahhh ça! on est très loin de l'ambiance de terreur qui pèse avec un Negan.
En conclusion, rien à garder dans ce film, même pas l'aspect Historique... pour ça, il aurait fallu que le film soit compréhensible....
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18 103 critiques
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0,5
Publiée le 8 mars 2021
Il n'y a pas un seul moment de plaisir dans ce film. Tout d'abord aucun des personnages n'est discernable de l'autre à l'exception de Jesse et Bob. Cela inclut les femmes qui sont facilement confondues les unes avec les autres. Bob Ford par Casey Affleck est un pleurnichard sans aucune qualité rédemptrice. C'est peut-être ce qu'il devrait être mais cela rend le cette histoire ennuyeuse. La voix agaçante d'Affleck rend la situation pénible chaque fois qu'il parle à l'écran. Nous ne sommes jamais informés des raisons pour lesquelles quelqu'un fait quelque chose ou de ce que pourrait être cette chose. Nous ne savons pas pourquoi ils se tirent dessus ou pourquoi ils ne se tirent pas dessus. Brad Pitt est le seul à avoir une performance digne d'intérêt. Sam Shepard tente également d'aider le film par sa présence taciturne. Ni Brad ni Sam ne peuvent sauver cette dinde douloureuse. Le film est au moins une demi-heure trop long peut-être même une heure ou peut-être deux heures et demie...
Andrew Dominik renouvelle et bouleverse le genre codifié et parfois poussif du western pour nous offrir une aventure crépusculaire autour de la figure légendaire de Jesse James, incarné très justement par Brad Pitt qui coproduit également le film. On connaît le dénouement tragique mais qu'importe, on se laisse emporter et renverser par cette histoire avec une distribution excellente, des premiers (Casey Affleck) aux seconds rôles (Sam Rockwell, Jeremy Renner). Le film possède également une photographie très belle et particulière de Roger Deakins, une musique et des thèmes puissants de Nick Cave et une voix off qui, tel un conteur, nous balade de scènes en scènes. Légendaire.
Il y a dans les personnages, au fond d'eux, ces plaines sauvages et immenses. Il y a un jeu permanent de dupes, cette violence ordinaire et une mélancolie profonde qui s'attache à toutes nos vies, à tous nos échecs, à tout ce que nous faisons et à tout ce que nous sommes.