Derniers Avis : L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford - Page 8
L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
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Un visiteur
4,5
Publiée le 16 août 2013
J'avoue que le film avait des raisons de me rebuter : le fait que le réalisateur était inconnu à ce jour, la longueur du film et le fait qu'il n'y ai pas la moindre gouttes d'action.
Finalement il s'agit (à mon sens) d'un des meilleurs western de ces dernieres années notamment grâce au fait que le film vous transmet beaucoup d'émotions : la tristesse, la compassion, l'empathie ...
Les acteurs sont tous parfaits (Brad Pitt, Sam Rockwell, Jeremy Renner...) en particulier Casey Affleck qui nous livre une des meilleurs performance de sa carriere. Les musiques sont magnifiques, les paysages sont sublimes et la réalisations magistrale.
Le film est décomposé en deux parties distincts La premieres partie, qui pose les bases, vous permet de vous attacher aux personnages (on a le temps, elle dure plus d'1h30...) et demeure assez calme et posée.
La seconde partie monte en intensité et nous expliques comment Robert Ford en est venu a assassiné le GRAND Jesse James, et est magistralement mise en scène.
Le film a quand même quelques défauts comme le fait qu'il traîne un peu en longueur à certains moments (2h40 oblige..) ou que quelques scènes n'ont pas de réelle importance. Mais outre ces petits défauts le film ne contient que du bon, boulversant, magnifique, "L'assassinat de Jesse James ..." fait deja parties des grands noms du western du 21e siècle.
Un film-biographie original du célèbre hors-la-loi, tout est misé sur la durée pour nous faire ressentir la tension et la lourdeur des relations entre Jessie James et son entourage. Si quelques longueurs sont présentes dans les premiers minutes du films, la suite devient meilleure grâce à des événements intéressants et à de superbes musiques pour la plupart dramatiques, car L'Assassinat de Jessie James n'est un western que dans son contexte historique, il reste avant tout une biographie dramatique avec assez peu d'action, la relation entre les personnages et leur traitement par les jeux de regard et les dialogues sont largement privilégiés. Le jeune Robert arrive à faire sa place tout au long du film bien qu'il passe pour un gamin et on voit James se méfier de plus en plus de son entourage, ça va même plus loin lors d'un flash-back où il emmène un de ses anciens équipiers faire une balade à cheval pour le tuer plus loin après lui avoir fait comprendre, dans l'effroi, qu'il le suspectait de vouloir sa prime. A partir du moment où Robert met à mort le cousin de James d'une balle dans la tête, la tension monte et l'intrigue du film est réellement lancée. La scène où il vient manger avec la famille de Robert est particulièrement tendue, l'idiotie du frère de Robert semble clairement faire comprendre à James ce qui s'est passé. Le moment de sa mort peut paraître facile voire raté car Robert le tue alors qu'il a le dos tourné, mais Jessie James semblaient abdiquer en ayant lâché se ceinture et en s'étant tourné vers le tableau et monté sur un tabouret (comme pour une pendaison), comme s'il considérait que Robert devait être son successeur (était donné qu'il avait James comme idole) car il avait résisté à toutes ses intimidations malgré son très jeune âge et avait fait preuve de beaucoup de détermination. Il est intéressant de voir que le film n'est pas fini ensuite car on voit ce que deviennent Robert et son frère : ils jouent en fait plusieurs fois une pièce de théâtre mettant en scène la mort de Jessie James, jusqu'à la représentation où un homme du public le traite de lâche avant de se faire cogner dessus par Robert, qui se fait alors arrêter et sombre dans l'alcool, regrettant amèrement son acte de lâcheté et la disparition de son idole. Un film peut-être un peu long avec quelques actes manqués étranges, mais qui reste très bon dans l'ensemble.
Après Chopper, film qui est passé plutôt inaperçu, le talent de Andrew Dominik a été révélé au public. L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, avec son titre qui sonne comme un défi – l’enjeu dramatique n’étant donc pas de savoir quel sera le destin de Jesse James mais comment il va en arriver là – et son traitement détaché du réel, sa mélancolie et sa stylisation extrême, marque l’éclosion d’un beau western avec tout de même ses défauts, mais qui restera gravé dans les mémoires. On peut clairement remarquer que le réalisateur a un penchant pour la réflexion sur la célébrité. En effet, après s'être occupé d'une star du crime plus ou moins inconnue en dehors des frontières australiennes, il se penche sur l'une des plus grandes figures de l'Ouest, Jesse James, hors-la-loi légendaire, assassin, et frère flamboyant de la famille James. Ce western est très étrange dans le sens où il est au dessus de la norme. Il s'intéresse bien plus aux hommes qu'à leurs actions où à leur environnement, et parvient à captiver notre attention dans une esthétique maîtrisée. Complètement déstructurée et nourrie d’ellipses gigantesques qui font rompre le récit avec la réalité, qui malmène la logique narrative pour mieux toucher à un cinéma essentiellement sensitif, cette fresque souffre malheureusement d'une durée conséquente qui provoque certaines longueurs par moment. Et pourtant on sent le génie et l’incroyable écriture durant tout le film, en passant par un casting mémorable et une photo magnifique. La construction du film est habile, bâtie sur une nuée de personnages secondaires qui vont peu à peu s’évaporer comme dans un rêve pour n’en garder que le socle émotionnel, Jesse James et Robert Ford. Deux personnages interprétés par Brad Pitt, qui démontre une fois de plus qu'il est l'un des plus grands acteurs américains de son époque, et Casey Affleck qui se révèle incroyablement dans ce film. Fragile jusque dans sa voix, passionné, torturé, il est bien le héros du film, celui par qui le drame arrive mais aussi et surtout celui qui porte le regard du spectateur sur une légende. Le héros est bien le lâche, car Jesse James est un symbole, un fantôme, une entité immatérielle qui recouvre l’univers de son aura. Andrew Dominik réalise un western assez monumental transformant son récit en un requiem atmosphérique à la poésie permanente. Pourtant le film n'est pas dénué de défauts : il reste beaucoup trop long, sans quoi on pourrait vraiment le considérer comme un chef d'oeuvre, et manque cruellement de scènes révélatrices, et de rebondissements. Bien évidemment on sait à l'avance ce qu'il arrive à Jesse James, mais à travers la poésie que nous offre Dominik, peut-être aurait-il pu trouver un moyen de la faire rebondir. Mais L'assassinant de Jesse James par le lâche Robert Ford reste un film poignant, à l'originalité débordante. Le réalisateur livre son oeuvre la plus aboutie, qui n'est pas prêt de se faire oublier.
Un bon film, porté par un excellent Brad Pitt et un très bon Casey Affleck. Je regrette néanmoins la longueur de certaines scènes qui rallonge un propos déjà bien copieux.
très bon film. Les acteurs sont bons (le meilleur est Casey Affleck). Si le film est un peu longuet par certains moments, c'est rattrapé par une bande son irréprochable (voir carrément excellente) et un final bien amené. J'ai tenté de lire le bouquin, mais j'avais du mal avec le style.
Très bon film, paysage filmé de belle manière, rythme plutôt lent du film qui lui correspond bien, très bon jeu d'acteur de brad pitt et casey affleck. Un des tout meilleurs film du genre !
J'ai été un peu déçu, avec un tel casting je pensais ne m'ennuyer à aucun moment. Pourtant la première partie du film est un peu longue, monotone, dans une atmosphère très sombre. Le charisme de ce Jesse porté par Brad Pitt est néanmoins impressionnante, dominant ses confrères sans même bouger le petit doigt. Casey Affleck, quant à lui, accorde une interprétation de Bob très réussie. Malheureusement, la globalité du film ne m'a pas beaucoup saisi, le scénario ne décolle pas, c'est un peu lent.
Dans ce film, Andrew Dominik nous rappelle que les horizons peuvent être enneigés ou verdoyants selon la météo, que la couleur des champs de blé va du jaune vif ou rouge pompéien selon l'intensité du soleil, qu'une chaise en bois au milieu d'une pièce a l'air d'une chaise en bois au milieu d'une pièce ... A quoi bon, pour raconter une histoire, abuser à ce point des artifices esthétiques, le résultat étant un film quasi soporifique que l'on finit par regarder d'un oeil, se disant qu'on a mieux à faire ? Dommage, car Casey Affleck est excellent en groupie un peu fêlée de Jesse James.
Film un peu lent. Peu de scènes d'action. J'ai eu un peu de mal avec l'intrigue et à comprendre certaines scènes. Quelque fois j'ai regardé le timer. Mais le film se regarde bien. Le décor est superbe et très bien filmé. Brad Pitt est très bon.L'autre acteur aussi (R Ford) joue aussi bien mais son personnage n'est pas assez bien creusé.
"L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" est sans conteste le meilleur western de ces 20 dernières années -voire au-delà. Le réalisateur Andrew Dominik y poursuit le travail de déconstruction de la mythologie de l'Ouest entamée par Sergio Leone il y a 40 ans. En suivant les derniers épisodes du célébre hors-la-loi, c'est à la fin du Far West, intrinséquement sauvage et cruel, que l'on assiste en vérité. Le film repose essentiellement sur la relation qu'entretiennent Jesse James (Brad Pitt) et Robert Ford (Casey Affleck), gamin fasciné par les exploits du bandit que glorifient les romans bas de gamme de l'époque. Ford ne vit que par l'intermédiaire de James, et veut être lui aussi un bandit reputé, c'est-à-dire, dans son esprit, un homme respecté. Seulement voilà, le jeune homme n'a pas l'étoffe d'un hors-la-loi, et quand il réussit à s'imposer parmi les intimes de son modèle, celui-ci, traqué de toutes parts, décide prendre sa retraite. Le monde de Robert Ford s'écroule, ses rêves volent en éclat. De modèle, Jesse James devient son rival. Il le tue, espérant ainsi devenir un héros aux yeux de tous, celui qui osa assassiner Jesse James. Terrible ironie de l'histoire ! La rumeur publique fait de Robert un lâche. James s'est en effet laissé abattre de dos : il savait son époque révolue -celle de l'Ouest sauvage-, faisant place à une autre, légaliste et civilisée, où trop souvent la légende prend le pas sur le réél. Ainsi, Robert Ford est-il sacrifié sur l'autel d'un bovarysme en éclosion. Le Far West est mort, il s'agit d'écrire sa mythologie...."L'assassinat de Jesse James..." brille par le jeu de ses acteurs, avec en tête les interprétations époustouflantes de Brad Pritt (un de ses plus grands rôles) et de Casey Affleck (oui, le frère de Ben, qui est la révélation du film). La mise en scène est sublime : la photo magnifie tantôt de vastes contrées enneignées, tantôt une forêt noyée dans les rayons du crépuscule; et certaines scènes sont tellement bien filmées (l'arrivée du train en pleine nuit) qu'il est difficle de ne pas tomber d'extase. Andrew Dominik réussit à rendre son film sensuel, au sens premier terme, On ressent l'apreté du climat des grands espaces, l'humidité de ces prairies, ce vent froid qui vous gifle le visage. Le réalisateur procède à ce propos comme en négatif par rapport à son glorieux aîné Sergio Leone : là où l'Italien se plaisait à filmer l'aridité de l'Ouest quasi-désertique, l'Australien jette son dévolu sur des zones plus tempérées. Le climat y est aussi dur, les conditions de vie restent dures comme sont durs les hommes de cette époque. Une époque qui est montrée au spectateur sans fioriture, dans toute sa brutalité. Ajouter à cela la splendide BO signée par le talentueux Nick Cave et son comparse Warren Ellis, et tout concorde à faire de "L'assassinat de Jesse James.." un véritable chef-d'oeuvre. Un des plus grands films de sa génération.