Après s'être fait un nom grâce aux deux long-métrages de Guy Ritchie ("Arnaques, Crimes et Botanique" et "Snatch") le plus gros castagneur britannique de tous les temps, Jason Statham, récidive pour un bon gros navet aux airs de jeux vidéos. Un tueur à gages se réveille un matin en apprenant qu'il a été empoisonné, durant son sommeil, par les hommes de main d'une de ses victimes. Ceux-ci, par un message vidéo, lui affirment qu'il ne lui reste plus qu'une heure à vivre. Il va tenter de mettre à profit ce répit pour se venger. Son médecin, en vacances à Las Vegas, lui confirme par téléphone que la meilleure manière de tenir le coup jusqu'à l'accomplissement de sa vengeance est de rester lucide, de ne pas s'endormir, mais surtout de stimuler sans interruption son adrénaline afin d'éviter un arrêt cardiaque. Le scénario est digne d'un patient d'un hôpital psychiatrique qui a écrit sur un post-it tout juste après avoir vu "Speed". Réalisé par deux incapables qui ne sont capables que du pire Mark Neveldine et Bryan Taylor, "Hypertension" est d'une nullité affligeante, bourrés d'incohérences, de scènes qui n'ont ni queue ni tête. La réalisation est tout simplement calamiteuse : la mise en scène est dégueulasse, tout comme la réalisation, les effets spéciaux sont totalement ratés, rien n'est maîtrisée, on se croirait dans un clip de jeu vidéo réalisé par des maternelles. D'ailleurs, le scénario du film se base sur le principe de l'évolution d'un personnage dans un jeu vidéo : il se déplace toujours en courant, affronte des ennemis et parfois des boss, doit trouver un moyen de restaurer sa santé… L'humour est lourdingue, tout le temps grossier, même en laissant le cerveau au vestiaire et en étant dans le second degré, le film ne passe pas. Les acteurs sont pathétiques et transpercent la caméra comme des fantômes, Amy Smart et Jose Pablo Cantillo devraient se mettre à la danse. Bien que j'adore Jason Statham, il faut bien avouer qu'il ne transcende pas la caméra par son talent et interprète une nouvelle fois un castagneur du dimanche. Ainsi "Hypertension" est une daube intersidérale, de la matière fécale sur pellicule. J'ai perdu une heure trente de ma vie devant cette bouse surcotée.