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    La tourneuse de pages
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La tourneuse de pages" et de son tournage !

    Présenté à Un Certain Regard

    La Tourneuse de pages a été présenté en sélection officielle au 59ème Festival de Cannes dans le cadre de la section Un Certain regard. C'est sur la Croisette qu'avait été révélée, un an plus tôt, Déborah François, héroïne de la Palme d'or 2005, L'Enfant des frères Dardenne.

    La genèse du projet

    Denis Dercourt se souvient : "A l'origine, il y a mon désir de filmer une vengeance -un thème qui m'a toujours semblé à la fois très fort et très cinématographique. Puis, en affinant mon idée, j'en suis venu à envisager l'histoire que je voulais raconter comme une vengeance sociale, avec des rapports de classe marqués. Je crois que cette idée était plus importante dans le scénario qu'elle ne l'est finalement dans le film. Quant à l'univers musical qui constitue l'arrière-plan de l'intrigue, il s'est imposé avec évidence parce que je le connais, c'est mon environnement et c'est là d'où je parle. En tant que professeur au Conservatoire, je participe très régulièrement à des jurys et je vois ainsi défiler beaucoup d'enfants qui pourraient ressembler à la Mélanie du début du film."

    Pour quelques notes de plus

    Musicien de formation, Denis Dercourt a déjà situé deux de ses films dans l'univers des instrumentistes : Les Cachetonneurs (1999), son très remarqué premier opus, léger et burlesque, et Mes enfants ne sont pas comme les autres son troisième long métrage, portrait de musiciens en herbe et étude relations parents/enfants.

    Partition pour deux actrices

    Denis Dercourt parle de ses deux comédiennes : "Catherine Frot est une actrice plutôt habituée à des rôles comiques. La faire jouer dans un film qui n'a rien d'une comédie m'intéressait beaucoup. D'autant plus qu'elle devait y incarner un personnage qui perd tout contrôle et finit par s'abandonner, alors même que le travail de Catherine dans la comédie passe plutôt par la maîtrise (...) Quant à Déborah François, nous l'avons découverte l'année dernière à Cannes, dans L'Enfant (...) Deborah m'est apparue comme une actrice extrêmement douée dans ses intuitions, que ce soit par rapport à son rôle ou la position de la caméra. En outre, c'est un magnifique corps de cinéma. Elle peut être fascinante, ce qui correspond à la teneur de son personnage de jeune fille dont la séduction passe beaucoup par la fascination qu'elle suscite, notamment chez Ariane."

    A portée de mots

    Denis Dercourt parle de la dimension musicale de son scénario : "Très vite, j'ai su que mes protagonistes seraient deux femmes, dont une plus jeune que l'autre, et qu'il y aurait quelque chose de physique dans leur relation. Autour de ces données, j'ai défini quelques lignes de force qui sont celles de mon récit. Puis j'ai écrit le scénario comme je le fais toujours, à la manière d'un compositeur de musique, en alternant des phases de tension et de détente. Lorsque je suis au stade du scénario, je vois le fil narratif de mon film comme une portée de musique, sur laquelle je place des points de tension. D'où, sans doute, la dimension assez linéaire du film. Enfin, j'essaie de faire émerger plusieurs "scènes fortes" comme celles du cache-cache ou de la piscine, des points primordiaux autour desquels le récit s'organise."

    Doubler n'est pas jouer

    Dans plusieurs scènes, les personnages interprétés par Catherine Frot et Déborah François jouent au piano. Le cinéaste revient sur la réalisation de ces séquences : "Il faut bien discerner deux choses : la musique en elle-même, et le travail de la musique. Moi, ce qui m'intéresse, ce que je trouve cinématographiquement riche, c'est le travail. Je mets un point d'honneur à ce que mes acteurs interprètent tous leurs morceaux eux-mêmes. Bien sûr, le son est doublé, mais ce sont leurs mains que l'on filme et chacun de leurs gestes est le résultat de très nombreuses heures d'un travail qui se voit à l'écran (...) je filme pour capter le travail de la musique et, en cela, il y a quelque chose de documentaire dans ma démarche. Pour filmer les concerts, j'ai pris le parti de basculer du regard objectif posé sur le travail au point de vue subjectif de l'interprète."

    Influences

    Si la musique joue un rôle central dans le film, Denis Dercourt confie avoir beaucoup travaillé sur les couleurs, particulièrement le monochrome bleu. Le cinéaste, qui a écrit le film lors d'un séjour au Japon, s'est inspiré pour sa mise en scène du travail de photographes nippons, et a également pensé à à un film, La Vengeance d'un acteur de Kon Ichikawa. Autre influence : les films du couple exigeant et mélomane Jean-Marie Straub-Danièle Huillet, auteurs entre autres de Chronique d'Anna Magdalena Bach en 1968.

    Comme à la radio

    Une des séquences du film a été tournée à la Maison de la Radio, où se produit Ariane Fouchécourt. L'animatrice de l'émission qui les accueille est Arièle Butaux, la vraie présentatrice du programme Un mardi idéal, diffusé sur la station France Musiques.
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