Milo/Buric est un petit baron de la drogue de Copenhague, on ne sait jamais réellement à quel point il est puissant. Dans le premier film il est montré comme un caïd comme il pourrait en avoir plusieurs dans une capitale, dans le second film on n'en apprend pas assez, et enfin on comprend qu'il est sans doute un caïd sur lequel il faut compter mais qu'il est aussi un colosse aux pieds d'argile, d'abord parce qu'il est complètement gaga d'une fille de 25 ans aussi capricieuse que pourrie gâtée, ensuite parce qu'il n'est pas en mesure de contrer ses "associés" albanais. Nicolas Winding Refn soigne sa mise en scène d'un cohérence rarement égalée, l'image granuleuse, la caméra au plus près de son personnage, l'hyper réalisme forment une unité formelle unique entre chacun des trois films. Les clins d'oeils ou les allusions aux personnages croisés dans les précédents films (Frank, Le Duc...) participent à cette cohérence et cette authenticité constante. Pour conclure, disons que "Pusher" est le plus brutal, "Pusher II" est à la fois le plus touchant et le plus malsain, "Pusher III" le plus crépusculaire et le plus sanglant. En tous cas Nicolas Winding Refn signe l'une des plus fameuses trilogies du cinéma Site : Selenie
Toujours la même ambiance avec un peu plus de gore cette fois-ci qui corrobore l'interdiction au moins de 16 ans. Un peu moins bon tout de même que les 2 premiers volets géniaux alors 2 étoiles 1/2. La trilogie est malheureusement finie.....
Le meilleur volet des pusher en terme de mise en scéne et d'interprétation.En effet,l'acteur qui joue Milo est impressionnant voire hallucinant, et l'oeuvre du danois déborde de réalisme et d'authenticité. Meme si certains choix de scénario sont assez discutables ils sont malsains et sortent de l'ordinaire malgré quelques longueurs.En tout cas, un sentiment de frustration nait à la fin du film en se disant qu'on aurait aimé avoir plus.
Peut-être le moins bon des trois. On assiste cependant à un bon film, violent et réaliste, avec en prime une scène vers la fin qui fait partie, pour moi, d'un des moments les plus horrible et sale jamais vu dans un film . Peut-être un peu lent, mais c'est le prix à payer pour créer cette ambiance gangster réaliste si particulière à cette trilogie.
Dans la droite ligne des 2 précédents. C'est toujours aussi sombre, aussi violent. Le personnage principal se trouve encore une fois pris dans un engrenage infernal. Ce cinéaste danois redonne du sang neuf à un genre très codifié par le cinéma américain.
Encore une merveille du même niveau que le précèdent, mais abordant des thèmes différents, ici on parle de conflit générationnel plus que de filiation familiale. La mise en scènes est toujours caméra à l'épaule, le montage est toujours chirurgical, les personnages sont toujours aussi crédibles et le scénario est toujours aussi parfait et passionnant, on peut noter une légère différence au niveau de l'éclairage, beaucoup plus élaboré et chiadé que dans les précèdent, un choix étrange mais pas désagréable. A noter une scène de boucherie à la fin qui ne laissera personne de marbre devant sa crudité. Nicolas Winding Refn un réalisateur à suivre de très près, on attend tous impatiemment son "Bronson" mais surtout son film médiéval "Valhalla Rising".
Surprenante cette saga "Pusher". Alors que je n'attendais rien du premier volet, il en est ressorti un très honnête divertissement, d'où mon impatience au moment de découvrir le second, lequel n'était en fait qu'un pseudo-film d'auteur construit sur une succession de scènes grotesques. Enfin, l'idée de m'attarder sur cette conclusion me laissait perplexe, tant j'étais convaincu d'un crash apparemment inévitable... On n'en est effectivement pas loin, ce qui ne m'a pas empêché de l'apprécier tout à fait correctement. Je vais tenter de vous expliquer très synthétiquement pourquoi... Au diable le drame psychologique incapable d'explorer à aucun degré que ce soit les liens du sang (qui dominait au cours du long-métrage précédent) et place à la plus pure série B avec ce qu'elle comporte de bien comme de mal. A savoir : des clichés à la pelle, des seconds rôles minables, des personnages caricaturaux, une mise en scène standardisée (eh oui, renfermée dans des codes que le réalisateur avait lui-même édicté dix ans plus tôt), une intrigue pas crédible pour deux sous, des revenants auxquels on ne croit pas une seconde, une philosophie douteuse... J'en passe et des meilleurs ! Quoi de bon alors ? Eh bien de l'humour, beaucoup d'humour, de cynisme et de méchanceté dans des situations volontairement glauques et excessives. Le côté réaliste du premier film s'est mué en BD bien déjantée devant laquelle on rit et s'amuse tout du long. "Pusher III" est donc un long crescendo vers le n'importe quoi hilarant, dans lequel absolument tout n'a ni queue ni tête. La notion de temps est transgressée avec une nonchalance plaisante tandis que la longue séquence finale ravira autant les amateurs d'images extrêmes que ceux qui seront rentrés dans ce dérapage (qu'est le film dans son ensemble) osé. Un joli bras d'honneur à ceux qui auront vu dans "Pusher" un héritage des plus grands psychanalystes ou je ne sais quelle ânerie de ce genre... Pas froid aux yeux nos cousins Nordiques ! Je marche.
Ce film est assez bleuffant, dans la mesure où avec un minimum d'effets et d'action, il arrive à créer une tension et un suspens glauques jusqu'à un dénouement relativement gore, mais qui tombe un peu à plat. Si c'est du cinéma d'amateur, c'est du très bon cinéma d'amateur. L'interprétation est de qualité.
Dernier volet de la trilogie, on suit les aventures de Milo, le boss de ce trafic. Et on découvre avec stupéfaction un homme humain beaucoup moins cruel que ce que l’on pensait de lui dans les deux premiers volets. Le scénario nous propose une descente aux enfers pour cet homme qui pourtant semblait avoir du pouvoir. Cette trilogie cherche, et ce film en est l’ultime morceau du puzzle, à démontrer que cet univers est impitoyable et dangereux quelque soit son niveau dans la hiérarchie. Une approche documentaire du monde criminel danois. Une trilogie intéressante...
Décidément, cette trilogie sortant de nulle part est une pure merveille du genre. des personnages simple mais hyper réaliste, un sénarios simple mais provoquant des choix incroyable et une athmosphère toujours aussi particulière. Bravissimo.
Difficile de dire quel est le meilleur entre le premier et le deuxième opus, tant ils sont réussis et différents, mais une chose est certaine, celui-ci est en retrait. Winding, encore une fois, bouscule les attentes du spectateur en proposant une oeuvre radicalement nouvelle, tout en réussissant l'exploit de conserver une cohérence totale à la trilogie. Ici l'histoire est concentrée sur une journée qui devait-être consacrée à la fête et à la famille et qui tourne au cauchemar. La mise en route est un peu longue, mais passé le cap du milieu du film, les événements se précipitent pour atteindre son paroxysme avec la « fameuse » scène de boucherie. Comme d'habitude, Winding choisit d'être le plus réaliste possible, nous montrant cette fois une violence à la limite du soutenable. Même si quelques notes d'humour viennent atténuer quelque peu le propos, on peut se demander s'il estl nécessaire d'aller aussi loin. Au final, ce dernier opus est plus dérangeant qu'éblouissant, mais il clôt quand même de belle manière une saga d'exception.
Pour moi le moins bon des trois. Peut-être car je l'ai vu juste après le 2 qui était une véritable claque. Mais ça reste d'un niveau très élevé, où le quotidien des gangsters n'est pas rose. On se prend de pitié pour cet homme qui semble hors du coup que tout le monde fini par mépriser contrairement aux deux premiers volets où il semble être un leader respecté. Un cheminement très intéressant. Ici aucun personnage n'est à envier, tous en prennent pour leur grade. Vraiment une trilogie d'exception.