Pusher 3 - L'ange de la mort
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179 critiques spectateurs

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Bobby Sander
Bobby Sander

68 abonnés 506 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2010
(...) La presse, ayant traité la trilogie d'une façon globale lors de sa sortie unique en 2006, en France comme aux USA, pointe assez souvent un troisième opus un ton en-dessous [surtout après le second généralement désigné comme le meilleur], estimant que ses excès justifient une telle annotation. Au contraire, c'est ce jusqu'au-boutisme, ce basculement irrévocable vers la dévastation qui contribuent au vertige obscène qu'engendre le film. Après le retour désenchanté de Tony, Winding Refn nous convie dans un voyage au bout de l'enfer, l'enfer nu de Milo, l'abject parrain qu'on se faisait une joie coupable de croiser.



Il faut dire que l'ogre pétrifié qui se mouvait sous nos yeux avait tout pour une conclusion assez parfaite, car portant en lui tous les stigmates, les maux et les épreuves qu'il distribuait. Milo est l'essence et la victime aliénée d'un milieu qu'il incarne comme personne. Dans Pusher III, c'est devenu un débris au cheminement intérieur contradictoire, avec cette nuance près avec Tony du précédent opus que celui-ci n'a jamais été estimé dans un environnement qu'il ne contrôlait pas, quand Milo est un maître en déclin sur ses terres. Son aura est largement discréditée par une nouvelle génération plus au courant des données du marché, qui le met en échec jusqu'à le réduire à l'état d'ouvrier. Cependant, le donneur de leçons, s'il a des manques, ne peut le parodier décemment.



Le film est assez démonstratif, par à-coups dans ses dialogues, pour signifier que Milo n'est plus en symbiose avec son époque. En fait, Pusher III s'approprie un humour noir acide réajusté par de féroces teintes jaunes. Film des excès, oui. Le style, l'esthétique du film sont davantage exorbitée, la bande-son est plus appuyée qu'auparavant. Mais rien n'est gratuit ni pléthorique ; le portrait n'est ni plus ni moins affecté que son sujet. Il est sec, résolu, assume le temps et les illusions qui ont défilées. Il assume, aussi, la profanation du désespoir. (...)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juin 2011
C'est avec ce film particulièrement violent et pessimiste que Refn clôt sa trilogie désormais culte. La mise en scène est plus fouillée et plus nerveuse que les précédents volets; l'acteur Zlatko Buric est quant à lui exceptionnel, il bouffe l'écran tellement sa composition est impressionnante. Une trilogie qui se termine en beauté et qui confirme le talent de l'un des réalisateurs les plus doués de sa génération.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2010
LA scéne finale !!!!! moins attirant que les 2 premiers , Milo reste néanmoins fort sympatique.
SmEuG
SmEuG

52 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2010
Celui que j'aime le moins. Et je le considère de loin comme le moins noir et terrifiant, car il est tout de même plus ponctué d'humour. L'atmosphère des deux premiers étaient nettement plus malsaine (surtout celle du 2), et ce n'est pas les scènes gore finales qui en font quelque chose de plus dur. Disons que le sentiment de malaise est plus accentué lorsqu'on assiste à la destruction physique et psychique de Tonny qu'aux frasques du vieux Milo, qui malgré tout, est largement le moins désespéré et désespérant des trois.

Ce n'est pas le fait d'être confronté à un film moins difficile que les autres qui me fait moins aimer cet opus, mais c'est simplement que j'ai trouvé la mise en scène un peu en-deça que dans les précédents, la bande son moins attrayante, et la vie de Milo (personnage que je n'aime pas vraiment) n'est pas aussi passionnante que celles de Frank et Tonny.
Thiron
Thiron

16 abonnés 216 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2010
Conclusion finale...une fois de plus mise en scène avec caméra à l'épaule qui nous plonge directement dans le film, une fois de plus la bande son est génial, une fois de plus l'acteur principal est génial, une fois de plus le sujet est abordé de manière humaine. Et le réalisateur ne se répète toujours pas abordant des thèmes nouveau par rapport aux précédents films...trilogie culte, géniale...malgrès son coté malsain et choc.
Si seulement tous les films pouvait être de cette classe là.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2010
Troisième er dernier volet de la trilogie, Pusher III est aussi sûrement le meilleur. Centré cette fois sur Milo (le méchant du premier film qui fait une courte apparition dans le deuxième) toujours incarné par Zlatko Buric, le film est intéressant en ce sens qu'il casse l'image que le personnage renvoyait dans les deux précédents pour lui donner un visage plus humain. Milo cherche à se désintoxiquer, à ce que les 25 ans de sa fille soient une soirée inoubliable. Seul problème : le monde du crime ne laisse guère de répit surtout quand une jeune génération ambitieuse cherche à faire tomber les anciens à tout prix. Le film reprend les ingrédients du premier : une construction tragique du récit avec la règle des trois unités (lieu, temps, action), un filmage caméra à l'épaule fluide, des acteurs en grande forme, une violence malsaine allant crescendo. Pusher III conclut la trilogie en beauté et en fait une des plus passionnantes de ces dernières années. Nicolas Winding Refn est un grand.
Le comptoir du cinéphage
Le comptoir du cinéphage

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2009
énorme claque
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2009
Une trilogie qui s'achève de la plus magistrale des manières.
Du très grand cinéma!
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2009
Troisième et dernier volet de la trilogie de Nicolas Winding Refn... Peut-être un poil en dessous du premier volume mais bien plus intéressant que le deuxième, Pusher III met cette fois-ci en scène le personnage de Milo ( le parrain qui tentait de piéger Frank au début de la trilogie ), peut être la figure la plus fascinante de la saga. En effet, Pusher III L'Ange de la Mort repose davantage sur la description d'un déclin générationnel que sur l'action pure et dure : le film montre que le marché de la drogue s'annonce impitoyable pour le clan des anciens pontes auquel appartient Milo. Les temps changent, les stupéfiants et les dealers également... Dure réalité que cette évidence, surtout si nous l'ajoutons aux valeurs familiales de notre protagoniste, décidément mauvais cuisinier ( ceux qui ont vu le premier volet savent de quoi je parle ). En définitive, Pusher III boucle avec élégance la trilogie culte de Nicolas Winding Refn, riche en violence et en psychologie. Le cinéma danois possède encore de beaux jours devant lui...
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2009
Pusher 3 termine la trilogie avec brio. Jamais les images n'auront été aussi crues, et le choix de suivre Milo, personnage déjà important des deux premiers opus, est judicieux. L'acteur qui l'interprète excelle et parvient à faire passer toute la complexité de la personnalité du parrain.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2013
En 2005, Nicolas Winding Refn profite de la sortie de Pusher II, sorti l'année précédente, pour tourner un troisième et dernier opus à sa saga, un opus plus noir encore, se resserrant cette fois-ci sur Milo, le trafiquant de drogue serbe. Toujours interprété par Zlatko Burić, le personnage a grandement évolué depuis le premier film : devenu à son tour un loser, un vieux gangster sans panache ni respect, littéralement bouffé par la nouvelle génération. Le réalisateur nous fait donc retrouver les mêmes thèmes que les deux précédents films, soit la lose attitude, la drogue et cet espace temps réduit... Cet ultime volet, encore une fois différent dans son scénario, reste ainsi dans la continuité des deux premiers en demeurant une fresque des grands pontes du deal danois, mais aussi une peinture de l'échec sous toutes ses formes, échec personnifié en Milo, autrefois terreur des jeunes dealers de Copenhague ici devenu un caïd déchu, un cocaïnomane obligé de se présenter à des réunions de désintoxication mais aussi un père raté qui peine organiser le mariage imminent de sa fille. En l'espace d'une journée, Milo va se retrouver face à plusieurs situations délicates qui vont peu à peu lui renvoyer sa propre image, celle d'un moins que rien seul, qui ne peut heureusement compter que sur son ancien fidèle bras-droit Radovan (à nouveau incarné par Slavko Labović), devenu un simple pizzaïolo mais toujours prêt à accomplir de sales besognes pour son ancien patron et ami. Ce dernier va d'ailleurs l'aider à se débarrasser d'un corps encombrant à travers une séquence finale d'un réalisme saisissant à faire passer Hostel pour un dessin animé. Pusher III est ainsi une œuvre encore plus sombre, plus désespérée et plus réaliste que jamais, nous plongeant à nouveau dans les méandres du trafic danois tout en s'attardant sur la fin d'un règne et le face-à-face avec soi-même d'un raté incapable de voir la réalité en face. Ce troisième long-métrage utilise les mêmes codes que les précédents tout en s'en éloignant avec malice, le tout servi par une interprétation époustouflante et une mise en scène on ne peut plus maîtrisée. Bouclant ainsi la boucle amorcée avec le premier film, Nicolas Winding Refn réussit à achever une trilogie aussi diversifiée que glauque, aussi malsaine et réaliste que visuellement captivante.
Tanezir
Tanezir

45 abonnés 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2011
C’est sans aucun doute celui des trois que j’ai préféré. Il était plus profond psychologiquement, plus sombre, plus viscéral. Ca n’a strictement rien avoir avec le premier que j’ai trouvé un peu trop terre à terre. Ce dernier volet de la trilogie m’a semblé plus simple que les autres au niveau de la trame principale, on avait qu’une seule personne principale avec un seul et même problème mais ça reste tout de même le volet le plus dérangeant. On fini en apothéose avec le découpage de macchabé presque mort. On ne voit rien donc on s’imagine tout ce qui est encore mieux.
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2011
Excellente suite et fin de l'aventure pusher . Refn a frappé un grand coup assurément , mais n'a que moyennement convaincu par la suite.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 août 2009
Dernier volet de la trilogie et légère déception. L'histoire est plus sauvage que les deux premiers films mais le rythme est tombé dans une atmosphère série B allemande. C'est vraiment dommage. Mais attention, la trilogie reste cependant excellente. A regarder à la chaîne !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2009
Toujours la présentation des protagonistes principales a moitié cacher dans l'ombre. Le troisième opus de la trilogie nous plonge dans la vie de Milo personnage vue surtout dans le 1 et entraperçue dans le 2.Toujours une histoire d'un homme dans le milieu de la drogue à Copenhague. Sa vie se partage entre réunion de toxicomane anonyme, fille capricieuse et faiblesse de l'âge. Toujours le même ton, une certaine continuité dans la saga. La fin nous laisse comme d'habitude dans l'incertain. On regrettera la non présence de Tonny. On retrouve Kurt le con et Radovan.
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