Les Témoins
Note moyenne
3,3
1715 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

362 critiques spectateurs

5
99 critiques
4
116 critiques
3
17 critiques
2
53 critiques
1
42 critiques
0
35 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 avril 2009
C'est le début des années 80, la liberté sexuelle est en pleine fleur de l'âge, comme en attestent les relations extra conjuguales que pratiquent le couple Béart/Bouajila, la ribambelle d'homos dans les lieux de drague ou tout simplement, ce qui nous parait bizarre au jour d'aujourd'hui, l'absence toute simple de préservatif. Manu (Johan Libéreau, très bon, présent dans le film Douches Froides) va choper le Sida, victime comme tant d'autres de ce virus fatal. Les autres vont être les témoins de tout ça, impuissants face au destin qui l'attend.

André Téchiné, comme souvent, ne livre pas un film facile, mais une oeuvre personnelle, certainement inspirée de ses souvenirs de l'époque et du sentiment d'impuissance face au fléau. Les personnages sont filmés à fleur de peau, avec leurs forces et leurs faibleses, sans complaisance aucune ni caricature préfabriquée. En effet, il n'y a pas de personnage parfait: Sarah n'est pas une très bonne mère par exemple, Adrien est un mauvais jaloux...

Oeuvre intime et acteurs inspirés, tous aussi bons les uns que les autres. L'autre force des témoins réside dans sa musique (entre tubes années 80 et classique, superbe chant du personnage de Julie Depardieu) mais aussi dans ses couleurs chaudes, principalement le jaune, donnant au film une passion plus présente.
calamarboiteux
calamarboiteux

48 abonnés 440 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 mars 2009
Les relations amoureuses et amicales dans un groupe aux mœurs sexuelles libres.
Le premier mot qui vient à l’esprit est racolage : sous couvert d’étude de personnages dans les années quatre-vingt, on voit défiler tous les clichés sociaux à la mode en deux mille sept. Le thème du sida est utilisé avec le même esprit retors. Le jeune héros a comme il se doit l’accent déplaisant des cités, sans égard pour le fait que personne ne parlait ainsi dans les années décrites. La script ayant d’ailleurs du s’assoupir pendant le tournage, bien d’autres anachronismes existent.
Le deuxième constat, c’est que vraiment le ridicule ne tue pas, au vu de certaines scènes et surtout de certains dialogues.
Pour ce qui concerne les acteurs, si Michel Blanc donne de la stature à son personnage, si Julie Depardieu se sort bien de son rôle de cantatrice (les rares moments d’émotion du film lui sont dus), Emmanuelle Béart s’ennuie si visiblement que cela devient contagieux pour le spectateur déjà éprouvé par l’indigence du spectacle.
Au niveau de la forme, si l’on perçoit le talent sous-jacent du metteur en scène et si l’on peut saluer un montage en scènes courtes aux ellipses intéressantes, le racolage n’a pas disparu : voix off complaisante, séparation artificielle en trois parties, etc.
Il y a du Tony Scott de True Romance dans ce Techiné là, et c’est plutôt désobligeant.
Vareche
Vareche

44 abonnés 197 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 mars 2009
Téchine etrangement s'est dit qu'il était temps de changer de style sans pour autant cesser d'être romanesque. Problème l'énergie et les acteurs ne suivent pas, la mise en scène précise est réussie ne monte pas et le soufflet forme sa croute dure et dense, pénible et rance. Ici l'ennui confine à la misère sexuel des personnages, et aux intentions romantiques bassement mécaniste du cinéaste. Le personnage masculin sorte d'insuportable tête à claque est un concentré de clichés trés anciens, liés à une imagination chenue et fatiguée. Les personnages n'ont qu'une épaisseur relative (en Jean claude Duce Homo)peut être parcequ'ils incarnent quelques choses de disparues, Téchiné les montre tourmenté, esseulé au fin d'une tourmente, alors qu'on ne voit qu'une futilité, qu'un individualisme larmoyant, de riches bobos dont la compassion et les pleurs sont les démentis d'une réalité plus profonde et plus tragique, que Téchiné ne veut plus montrer. On peut rêvé de ce quelqu'un d'encore inspirer pourrait tenter de brillant.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2009
Il y a le Téchiné sentimental, et le Téchiné social, entre réflexion politique ou historique (l’Algérie dans Les roseaux sauvages, le Sida dans Les témoins) et exploration des contradictions de l’être humain dans ses désirs (Hôtel des Amériques en est peut-être la quintessence). Bien souvent dans ses films, même si Hôtel des Amériques est l’exception qui confirme la règle, Téchiné traite les deux thèmes à la fois.
Dans Les témoins, une première partie se consacre aux paradoxes des désirs, aux passages soudains et irrationnels de l’amour à la haine et vice versa ; puis, le film petit à petit se concentre à l’apparition du virus du sida dans les années 80. Le passage de l’un à l’autre se fait avec le passage de la vie à la mort de Manu, signe de l’extinction des sentiments amoureux. Quand Adrien trouve un nouvel ami, tout est plus calme, répété, les passions ont disparues, Sarah parvient à finir son livre, et la paix s’annonce entre Mehdi et Adrien. Le film se veut donc plutôt optimiste, en témoignent les dernières images chaleureuses et solaires, comme si la mort aidait, poussait, même, à vivre.
Le réalisateur, comme à son habitude, met son histoire en scène dans un style vif et flamboyant, dans un rythme effréné et avec une totale maîtrise. Des scènes magnifiques jalonnent le film : celle de la péniche, celle de l’opéra, celle symbolique de la mort de Manu, etc. Le tout porté par un excellent casting – Julie Depardieu, Johan Libérau et Michel Blanc largement en tête, tout de même.
leyashadesalpages
leyashadesalpages

4 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2009
Je ne sais pas quoi penser de ce film, pourquoi ce jeu d'acteurs ? pourquoi ces plans super cheap ? Ca a le merite de sortir des sentiers battus, a tous les niveaux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 février 2009
Absolument affligeant ! Je ne suis pourtant pas mauvais public, mais là je dois avouer que je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. Un scénario d'une banalité absolue, une réalisation pitoyable et un jeu d'acteur digne d'un téléfilm de seconde zone...même M. Blanc. Je me demande comment les différentes revues ci-dessus ont pu trouver de la qualité dans ce film de très très mauvaise qualité. Le plus marquant est le manque de crédibilité totale de l'histoire dans l'époque à laquelle elle est censée se dérouler, depuis les rapports entre les personnages, l'accent "moderne" du personnage principal, des décors en carton, une twingo par ci,.. un micro-onde dernier cri par là. etc...En somme, ne perdez pas votre temps, c'est d'une platitude absolue et d'un amateurisme flagrant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 décembre 2008
film détestable, tant par le sujet que par le jeu des acteurs, mis à part le jeune johan libéreau et julie depardieu, tous les autres acteurs sont mauvais, michel blanc dans le rôle du doc homo, on y croit guère, sami bouajila dans celui du flic bi-séxuel n'est pas convaiquant, quant à emmanuelle béart on voit bien qu'elle s'emmerde dans ce film, elle est venue juste par amitié pour téchiné avec qui elle a fait quelques films, qui eux, étaient bien meilleurs que celui-ci, je pense notemmment à "j'embrasse pas" ou "les égarés"
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2016
Le jeu des comédiens s'avère etre le seul ,du moins le principal atout de cette "reconstitution" des prémisses du virus du Sida au debut des années 80.La galerie de personnage que nous donne a voir Techiné ne dégage ni émotions ,ni empathie ,le montage saccadé ne parvient jamais a procurer de rythme a ce film qui empile anachronismes et longueurs.Les rôles féminins ne sont pas gatés entre une Beart siliconé qui surjoue et une Julie Depardieu peu crédible en chanteuse d'opera (cf le doublage raté) ,les garçons s'en tire mieux avec notamment le jeune Libéreau qui fait preuve d'une belle assurance dans un rôle a la fois primordial et délicat a interprété.S'il evite l'aspect lacrymal que pouvait susciter son sujet ,le cinéaste semble s'etre égaré dans sa volonté a vouloir dépeindre les annees Sida : vu a travers les quotidiens ennuyeux d'un couple et d'un jeune homo ,la decouverte de cette maladie n'apparait jamais comme la prise de conscience collective de l'arrivée d'un terrible fleau.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 novembre 2008
Le plus mauvais film que j'ai vu de Techiné. Seulement une ou deux scènes sont à sauver du naufrage(notemment la scène de la pute qui danse dans le bar sur du Rita Mitsouko. Le reste n'est qu'invraisemblable et mal joué.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 376 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 octobre 2008
LES EGARES. Je n'ai toujours pas attrapé le virus Techiné.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 octobre 2008
Très beau film de Téchiné qui rebondi sur un sujet difficile. Sans pathos, sans mélodrame ou côté vicieux, le film porte comme ses personnages, un regard de témoin sur cette nouvelle maladie qu'est le SIDA dans les années 80.
Très belle mise en scène où les premières images plongent déjà dans un rythme rapide et vif, secondé par la magnifique musique de Philippe Sarde ; ou à l'image des désirs des personnages qui sont éveillés par l'arrivée de Manu, tout est loin d'être calme. Egalement de très belles séquences musicales, sans dialogues, avec la musique et avec en voix off, Emmanuelle Béart qui joue les narrateurs à l'image de son personnage qui écrit des contes pour enfants.
Quant aux décors et aux costumes, ils sont loin de faire années 80. On voit que ce film a été tourné dans le Paris des années 2000. Mais ils renvoient à cette histoire intemporelle que nous raconte Téchiné.
Et il faut compter sur une belle brochette de comédien. En particulier Sami Bouajila, Emmanuelle Béart qui dégage une image plus calme, plus sereine que jusqu'à aujourd'hui, et enfin un épatant Michel Blanc. De rôle en rôle, ce dernier gagne en présence, en mystère et en dramaturgie.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 septembre 2008
Après un début de film qui fait craindre le pire on arrive à quelque chose de plus intéressant pour retomber rapidement dans des scènes sans ambitions.
Film raté faute d'avoir fait des choix tranchés dans la réalisation, on entre ainsi dans l'intimité de tout les personnages sans s'en sentir plus proche pour autant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 août 2008
Un film intense et sublime, qui offre un regard dur et réaliste sur la vie et la mort.

La justesse des personnages dont les actions, les relations et les sentiments ne sont jamais entièrement noirs ou blancs, donne au film une grande intensité.

Véritablement boulversant.
soliloo
soliloo

16 abonnés 588 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2010
Un film très particulier. Un peu lent, il est vrai. Mais il ouvre sur une réflexion, presque une prise de position. Il traite d'un sujet grave, donc ce n'est pas du divertissement pur, mais malgré tout un très beau long-métrage.
gregOL69
gregOL69

40 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 août 2008
Avant tout, ce film a l'immense mérite de parler d'un sujet aussi grave que l'émergence du SIDA d'une façon aussi simple (et non simpliste), pure et directe! A. Téchiné place les personnages devant l'Histoire, les émotions devant les explications... Mais malheureusement, tout est loin d'être parfait! Le film manque parfois de rythme ; quelques longueurs sont présentes ici et là! La réalisation souffre de quelques faiblesses : manque du sens du détail, quelques dialogues "limites", les phases de monologue d'E. Béart en voix off pas toujours primordiaux... Dommage! Les critiques presse auraient sans doute été moins clémentes si le réalisateur avait été quelqu'un d'autre que M. Téchiné...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse