Les Climats
Note moyenne
2,9
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77 critiques spectateurs

5
25 critiques
4
12 critiques
3
2 critiques
2
14 critiques
1
15 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2009
Mon premier Ceylan. Et je le découvre avec joie et une légère pointe d'amertume.
D'abord, de la joie pour cet esthétisme épuré, cette image léchée. Cette efficacité dans la réalisation, produit d'une simplicité grandiose. La prestation sincère et juste des acteurs.
Ensuite, un peu d'amertume pour ces plans fixes parfois un peu trop long. A la fois hypnotisant et -malheureusement- ennuyant. Pourtant, j'ai éprouvé peu d'agacement, excepter pour certains moments où là j'avais plus de mal à supporter cette lenteur, cette espèce de léthargie ambiante.
Puis finalement, c'est la beauté du film qui emporte le tout. Ces climats qui accompagne les intempéries de cette relation amoureuse. Ceylan rend la neige sublimement cinégénique. En fait, chaque paysage -la mer, les montagnes, le ciel, la ville- qu'il filme est d'une beauté sensible qui ne manque pas de nous toucher. L'attention qu'il porte sur les regards, les visages est omniprésente. Il cherche l'émotion, à la pénétrée. Il réussit.
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2008
Réussir un tel film relève du prodige et exige beaucoup de talent pour ne pas sombrer dans l’ennui, la mièvrerie sentimentale, le pathos ou bien la simple pose esthétique vide. Ne cherchez pas un propos, des idées, un scénario bien ficelé dans « Les climats », ce serait comme disserter ou palabrer sur le temps qu’il fait (le film porte à cet égard très bien son titre). Nuri Bilge Ceylan filme la vie, les saisons, les paysages et les humains qui évoluent dans ce décor. Point. Il faudra se contenter de ça, mais rassurez-vous, le spectacle est des plus fascinants. Ce qui m’impressionne le plus dans « Les climats », c’est la justesse du ton. Ceylan filme l’histoire de ce couple «de loin», avec recul et sans ingérence, comme on filme un paysage. Il évite ainsi tout « psychologisme » et rend son tableau universel. Quels que soient notre âge ou notre origine, on ressent chaque émotion, on perçoit chaque moindre petite inflexion des visages et des regards avec une saisissante vérité. Filmés de loin ou en gros plan, les visages expriment alternativement, et parfois dans le même plan, la joie, le doute, la colère, la mélancolie, tout comme le climat changeant qui évolue du soleil chaud au froid neigeux, en passant par l’orage et la pluie. Les personnages parlent peu mais nous entendons chacune de leurs pensées, nous pénétrons chacun de leurs états d’âme. Comme ces instants dans la vie d’un couple ou notre regard sur l’autre change soudainement, sans qu’on sache pourquoi, transformant cet autre en un étranger, si loin. Comment Ceylan a-t’il réussi à caresser de si près l’âme humaine ? Je l’ignore. Certes, les images sont d’une incroyable beauté, la mise en scène relève de la haute couture, et le travail sur le son est prodigieux… Mais est-ce tout ? Cette perfection jusque dans le moindre détail suffit-elle à expliquer la force de l’œuvre ? Peut-être. Ou peut-être alors que Nuri Bilge Ceylan n’est pas un réalisateur, mais un véritable magicien…
JeanSéééééé
JeanSéééééé

34 abonnés 303 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2008
Après le très beau ‘’Uzak’’, voici ‘’Les Climats’’. C’est le même genre de film, en plus beau… et en plus chiant. Je le dis de manière un peu brutale, mais même si certains plans sont d’une beauté à tomber de son canapé, l’histoire manque de grain à moudre. Ce ne sont aucunement les silences qui sont pesant ici, car, à l’instar d’un Kitano, c’est tout le talent de Nuri Bilge Ceylan de faire passer des sentiments sans besoin du moindre mot. Mais on reste simple spectateur, toujours à l’extérieur de cette histoire. Dommage. Que demande le peuple ? ‘’Du beau temps !’’
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 février 2008
non mais c'est une blague !!! je sais : on ne doit pas dire "c'est nul" mais dire "il ne m'a pas plu". Mais alors franchement, je cherche encore...ce film m'a rempli de colere.C'est moi qui tourne pas rond ou quoi?
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 février 2008
heureusement que je n'avais payé que 3 euros pour la séance et que le fauteuil était confortable. Pour tenir jusqu'au bout d'un tel film, il ne faut pas avoir sommeil. Quel ennui !!! aucun scénario, c'est long, long, long
je mets quand m^me une étoile pour la photo
mais je me pose de plus en plus de questions quant à la valeur des critiques
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 janvier 2008
Ceylan, comme la plupart de ses contemorains ambitieux, confond grande photographie cinématographique et sublimes images. Ici les plans fixes infiniment gracieux n'apportent que peu de choses à l'atmosphère, même si la première partie est assez réussie dans le rendu de la rupture invisible. La combinaison du fait que le film soit trop personnel et le manque évident de recul malgré sa prétention est l'origine de l'ennui que provoque ce film, qui cherche à cacher son manque d'intérêt derrière un dépaysement assuré, et une absence d'autocomplaisance. Il n'arrive jamais à nous faire oublier que des histoires de couples bourgeois atteignant la quarantaine et vivant un désenchantement, on connaît...
On est bien loin d'Antonioni ou de Bergman...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 janvier 2008
Tout ce que les journaux s'évertuent à nous dire à propos du film, c'est "attention il a tourné en images haute définition, c'est beau, c'est lisse, courrez-y". Ne serait-ce pas pour masquer le cruel vide du film ? En effet l'image est sublime, la photo magnifique. Mais ensuite ? Ensuite c'est un enchaînement de plan d'une lenteur inssuportable. La lenteur peut-être intéressante et propice à l'éclosion des émotions mais ici elle se caractérise par des plans interminables sur les visages de Nuri et de sa charmante épouse, qui doutent, qui pleurent, qui s'assombrissent... et qui veulent faire passer à coup de nombrillismégocentrique des sentiments que l'on a déjà compris dès la première minute du film. Le réalisateur semble se regarder, dire regardez ma femme, regardez mes parents, regardez moi.
Une scène de viol assez atroce, on n'est pas loin de l'affreux Irreversible, quelques coups de poing dans la gueule en moins...et s'il y a de l'amour dans cette scène comme disent certains, cette vision est somme toute bien triste.
Alors bien sûr l'image est très belle : une étoile pour la gentille caméra qui a bien fait son travail. Oui les plans sont beaux, alors une étoile pour cette belle photo.
Mais le reste non merci. C'est un sujet mille fois traîté qu'il faut justement savoir illustrer avec originalité. L'histoire des Climats qui ressemblent aux changements intérieurs de l'homme, Diderot l'expliquait déjà avec beaucoup plus de poésie. Enfin, plus récemment, mieux vaut aller louer "Nous ne vieillirons pas ensemble" de Pialat, c'est plus économique et surtout c'est tellement plus humain, loin de cette froideur clinique d'un film pseudo-intello qui plaît tant aux critiques. Vs voulez la palme ? Posez votre caméra devant un zoli paysage, faites un plan de 10min avec quelques oiseaux qui passent de temps en temps, rajoutez à celà une musique "in" qui suggère de s'émerveiller devant tant de beauté, et ca y est toute la complexité de la vie est là... facile. Hélas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 janvier 2008
Uzak m'avait enchanté, les Climats aussi. Visuellement d'une grande beauté et d'une atmosphère poignante, un très grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 novembre 2007
Caméra peu bavarde, photographie exceptionnelle. Dialogue minimal où les mots mentent mais les corps parlent. Grande liberté du spectateur pour reconstituer les dialogues à partir du langage des corps
L’homme, autoritaire, universitaire, sûr de lui. La femme, incapable de répondre au discours de cet homme, expression purement physique
1e période : l’été, la côte (choisi par lui pour raison professionnelle); elle suit
Une relation infantilisante s’est installée, elle ne le supporte plus. Beaucoup plus jeune que lui, une de ses anciennes étudiantes. Maintenant elle a un métier (costumière), elle est indépendante. Lui, l’enseignant, habitué à un auditoire attentif, n’est pas prêt à renoncer à son rôle de pygmalion.
Arriveront-ils à s’entendre?
Lui photographie; elle, appuyée à une colonne, pleure. Tout est dit de sa frustration.
Dispute initiée par elle pour un prétexte futile. Lui, cartésien, ne supporte pas, il signifie la rupture. Elle provoque un accident de moto : irrationnel, incapacité d’expression par les mots, insupportable pour lui.
2e période, à Istanbul, l’automne. Il suit une ancienne amante, vient chez elle et la viole, en apparence. Plaisir de la domination, donnée ou subie.
3e période : Elle, sur un tournage de film, sous la neige. Lui, vient la retrouver. Elle est là, en haut des marches extérieures de son hôtel, rayonnante dans son manteau blanc. Il dit vouloir se marier avec elle et avoir des enfants. Aurait-il changé ?
Elle résiste mais à 2h du mat, elle sonne à sa porte. Il ouvre, s’efface, elle entre, avance, s’assoit sur le lit, bascule sur le coté: il n’a pas bougé, puis s’avance et s’assoie sur la chaise prés de la fenêtre : il la regarde baisser les armes et lui ne fait rien : terrible!
Petit déjeuner ensemble, elle y croit, elle se lâche et parle de son travail, on dirait une petite fille qui s’émerveille. Sa réponse?
Le metteur en scène a tourné avec sa femme (l’héroïne) et il dédit ce film à son fils : du vécu? Trés grand film!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 juillet 2007
C'est long 2 heures, vous n'avez rien de mieux à faire ?
L'avantage avec ce genre de film c'est que lorsqu'on croise Jean-Patrick à la caféte on peut passer pour plus intellectuel que l'on est en réalité.
"Oh tu aurais vu ces couleurs Jean-Pat' !
Cette photo !
Le jeu en finesse des acteurs !
Nan mais uelle langue magnifique quand même !
Et ces paysages !!!"
Jean-Patrick : "Ouais beh ça parle de quoi ?"
Vous : " ... "
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2007
C'est assez violent : tout est dans le regard.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 mai 2007
C'est le premier film Turc que je vois et j'ai été étonné. C'est très esthétique, la photographie est très soignée et on est content d'en apprendre un peu plus sur la société turque.
Cependant le film présente une lenteur un peu pénible et le scénario n'est pas très original.De plus les effets sonores sont a la limite du ridicule.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mai 2007
Les climats de Nuri Bilge Ceylan, présenté à Cannes en 2006, c'est l'histoire d'un couple (Bahar et Isa) qui voient leur histoire d'amour s'éteindre, l'évolution d'un couple entre un été et un hiver d'ou le choix trés judicieux du titre. Les climats est un vrai film d'auteur. Dans Les climats, le cinéaste turc se met en scène au coté de sa femme Ebru Ceylan. La réalisation (numérique HD) est trés soignée et épurée. Certains plans fixes sont magnifiques, on voit que c'est trés travaillé d'ailleurs Ceylan est un ancien photographe. Dans le fond comme dans la forme Les climats est un film sans artifices, intimiste et beau. Les dialogues sont minimalistes, la mise en scène est silencieuse. Malgré la longueur des scènes, la lenteur n'est jamais excessive et est savamment dosée pour conserver l'émotion. Il y a beaucoup de plans sur les visages des deux protagonistes, des expressions faciales qui en disent souvent plus que les mots. Dés le début, juste avec les plans et sans dialogues, on comprend que le vide s'est installé dans le couple et qu'ils sont déjà au bord de la rupture. Ceylan raconte cette histoire d'amour en mettant en avant les crises du couples mais aussi et surtout la solitude des deux êtres. En effet, Ceylan nous montre un couple dont la relation s'effrite au fil du temps mais aussi les ravages interieurs de ces deux personnes. En parallèle sont exposés les climats météorologiques et les climats changeants du couple. Ce film n'est peut être pas accessible à tout le monde, certains lui reprocheront sa lenteur, mais en tout cas il est à voir et surtout à ressentir!
lara crid
lara crid

81 abonnés 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2018
C'est la radiographie d’une rupture, l’incommunicabilité amoureuse filmée dans le vif. Le malaise de ce couple est palpable. la scène d’amour torride avec la maîtresse scande divinement bien cette épopée subtile. Bouleversant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mars 2007
C'est un film turc réalisé par l'auteur d'Uzak (qui lui a été primé à Cannes).Sans avoir vu ce dernier, je peux dire que Les Climats est un film éblouissant admirablement réalisé et interprété par Nuri Bilge Ceylan qui occupe les deux postes, comme peut le faire Woody Allen bien que ses films soient quelques peu différents. Cet auteur turc se rapprocherait des films de Bergman ou d’Antonioni : il ne faut pas s’attendre à un film d’action, avec plein de rebondissements. Ce film met en place deux personnages qui ne savent pas où ils en sont dans leur relation amoureuse. Ils finissent par se quitter, et c’est au tout début du film, et se retrouvent seuls chacun de leur côté à mener leur vie. Le réalisateur s’intéresse principalement à l’homme et à la façon dont il gère cette situation. La femme, quant à elle, s’est éloignée, est partie dans une région éloignée où elle fait partie d’une équipe d’une série télé. Ces deux personnages vivent donc séparés à un âge où dans tout couple on se pose des questions : ils ont la quarantaine bien avancée, et cela fait certainement assez longtemps qu’ils sont ensemble, mais comme dans toute chose, il arrive un moment où la lassitude se fait sentir, et c’est là où nos deux personnages en sont arrivés. Et le cinéaste nous fait ressentir cela en faisant des plans assez longs au plus près des personnages pour nous faire comprendre ce qu’ils ressentent, et par la même occasion, il nous fait ressentir et surtout réagir, nous, spectateurs, à notre propre relation, et c’est cela qui est extrêmement fort. C’est un film profondément humaniste, qui se pose des questions sur le sens même de l’existence et de la relation avec une autre personne. Il n’y a pas beaucoup de dialogues, mais cela vient justement enrichir le film et le rendre plus fort : il y a une telle poésie dans les images, mais aussi une musique sortit d’un petit gramophone acheté par l’homme, Bahar, de son prénom, qui à partir du milieu du film devient récurrente, et reprendra au
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