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Le Trou
note moyenne
4,2
601 notes dont 71 critiques
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71 critiques spectateurs

Luc G.
Luc G.

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4,5
Publiée le 05/12/2017
Le film s’ouvre sur une adresse à la caméra de Roland Barbat, un vrai mécanicien dans la vie, qui a fait douze ans de bagne et qui a réalisé de multiples évasions jusqu’à sa libération en 1956. Il nous dit que l’histoire à laquelle nous allons assister est la sienne et on constate aussitôt que c’est lui qui interprètera son propre rôle. Une tête d’acteur mémorable. Sa présence impose à elle seule une authenticité au film. Sa performance est tout aussi étincelante que ses partenaires qui rendent tous de belle façon les cinq personnages de détenus extrêmement bien dessinés. Les scénarios basés sur des histoires d’évasion partent habituellement gagnants puisque le public demeure suspendu à l’action jusqu’au dénouement. Mais encore faut-il que tout cela soit bien tourné. Jacques Becker y parvient admirablement dans une certaine forme d’intimité, sans grand déploiement. Le pénitencier est dans l’ensemble bien filmé. Les séquences se passant dans le sous-sol et dans le tunnel sont particulièrement réussies si l’on considère que l’éclairage et la prise de son dans ce genre de mise en scène représentent des défis. Avec son film, le réalisateur nous laisse en héritage une leçon de loyauté puisqu’il est décédé une fois le montage terminé. En dénonçant ses codétenus après tous les efforts investis et les conséquences qui suivront, Gaspard commet un acte de lâcheté qui le poursuivra toute sa vie. Ce qui fait conclure à Roland Dabrant : « Pauvre Gaspard! »
ADANSON
ADANSON

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5,0
Publiée le 19/07/2014
Ce film (le dernier de Jacques Becker) d'après le roman de José Giovanni est sorti en 1960. Jacques Becker voulait un long-métrage le plus réaliste possible et c'est pourquoi il prit des non professionnels comme acteur. Enumérons les: Tout d'abord Jean Keraudy "Roland Darbant", le chef du plan d'évasion qui était le véritable compagnon de cellule de Giovanni et qui fut impliqué dans la vrai tentative d'évasion de 1947. Il introduit le film. Ensuite: Philippe Leroy-Beaulieu "Manu" et Michel Constantin "Jo Cassine" que Jean Becker le fils du cinéaste connaissait dans son équipe de Volley-ball. Puis viennent Raymond Meunier "Monseigneur" et Marc Michel "Claude Gaspard" (le traitre), tous deux également amateur. L'histoire: Claude Gaspard qui est condamné pour tentative de meurtre sur la personne de sa femme et qui n'est pas du tout un truand mais un homme raffiné est transféré dans une autre cellule où se trouvent quatre hommes. Ses compagnons de cellule après une longue hésitation lui apprennent qu'ils vont s'évader. Ils commencent alors à creuser le sol de la cellule pour essayer de rejoindre les égouts et trouver la liberté. José Giovanni condamné à mort le 10 juillet 1948 par la Cour d'assises de Paris est gracié par le président Vincent Auriol. Sa peine est commuée en travaux forcés et il sortira de prison en décembre 1956. En 1957, il se met à écrire et publie "le trou" puis collabore avec Becker. Plus tard il aura la carrière que l'on sait. Il dit dans l'un des bonus que souvent un évènement dramatique comme l'échec de la tentative d'évasion devient plus tard une véritable chance. En effet si l'évasion avait réussie, il aurait tué l'assassin de son frère et pour survivre aurait recommencé les braquages et aurait surement été repris par la police. Ce film est complètement authentique. La brosse à dent transformé en périscope ou encore le sablier n'aurait pas été fait sans l'expérience de Jean Keraudy. De plus dans la scène ou ils creusent le sol en béton de la cellule, le décorateur avait mis une plaque en plâtre qui ne tenait pas du tout. Jacques Becker fit chercher une plaque en marbre dans un cimetière pour vraiment montrer la difficulté du truc. Chaque détails se voulait le plus réaliste possible. La cellule était reconstitué en studio et les sous-sol furent tourné au Fort d'Ivry qui ressemblait à ceux de la prison de la santé. Ce long-métrage de Jacques Becker ("Goupi Mains Rouges", "Casque d'or" ou encore "Touchez pas au grisbi") est un véritable chef-d'oeuvre. A sa sortie il n'eu pourtant aucun succès publique mais peu à peu devint culte. Incontournable. PS: Philippine Leroy-Beaulieu est la fille de Philippe Leroy-Beaulieu.
Espace-Critique.fr
Espace-Critique.fr

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4,5
Publiée le 29/07/2018
Le jeu des acteurs, le scénario, le montage, ça n'a pas pris une ride, les idées de mise en scène sont à la fois simples et efficaces (le dernier plan dans le miroir est d'une puissance dingue!). On est immergé presque tout de suite et accroché au moindre détail concret de l'histoire comme si on partageait le même désir de liberté que les personnages. Le côté documentaire et le côté dramatique sont parfaitement imbriqués, l'histoire n'est jamais sacrifiée à une volonté de délivrer un message, mais le film propose au passage une image à la fois amère et nuancée de ce que pouvait être la vie carcérale. Chef d'oeuvre!
Truman.
Truman.

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4,5
Publiée le 14/12/2013
Jacques Becker arrive a vous passionner pendant 2h avec cinq gars qui creusent des trous, vu comme ça on peut croire a un documentaire sur les métiers du bâtiments mais il n'en n'est rien . Le trou ( un titre qui a du inspirer de grands scénaristes de films porno ) parle d'une évasion dans la prison de la santé en 1947 et qui est inspirée d'un fait réel . Dès le début on est en prison, pas de blabla superflu on rentre directement dans le vif du sujet, seconde chose on fait la connaissance du personnage principal et on l'apprécie rapidement car il semble sympa détendu et gentil, on s'attache a lui comme ses nouveaux codétenus et on ressent une franche amitié qui commence a se lier . Troisième chose Jacques Becker filme l'univers carcéral avec justesse sans offrir de violence et de chose dont on peut vite assimiler avec le mot "prison" . Il offre une vision simple et rudement efficace de l'univers carcéral qui fait que même si l'on adhère pas au genre on appréciera ce film . Ensuite on suit petit a petit les étapes pour s'évader et le spectateur comme les protagonistes veut s'échapper de ce huis clos a l'ambiance étouffante . On vit l'évasion avec les personnages, on transpire dans des moments de tensions et on prend un plaisir a voir chaque pierre tomber ouvrant un passage vers la liberté et l'espoir devient de plus en plus présent . On a une impression d'évasion en temps réel, on est nous aussi prisonnier de cette infernale tension qui monte petit a petit . Les acteurs sont très bon et transpirent d'un naturel qui intensifie le film, la réalisation elle est excellente offrant de superbe cadrage . Que dire de plus si ce n'est que "Le Trou" est un quasi chef d'oeuvre et l'un des meilleurs film sur l'univers carcéral ? Ah oui la fin est une claque !
Estonius
Estonius

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4,5
Publiée le 15/04/2017
J'aurais voulu que ce film soit un chef d'œuvre, mais est un chef d'œuvre se doit d'être sans la moindre tâche. Or on ne peut passer sous silence ni certains dialogues qui sont plus du domaine de l'écrit que du parler, ni le jeu peu convaincant de l'acteur jouant Gaspard. Sinon quel film ! Il faut quand même être un cinéaste super doué pour nous fasciner pour des coups de burin dans une paroi sans que cela ne tourne en longueur. On se passionne, pour la préparation de cette évasion, mieux on y participe restant ébahis vers les trésors d'ingéniosité dont font preuve ces "Daltons" et le suspense fonctionne à fond. La dimension humaine n'est pas oubliée et sur ce point c'est bien la noirceur de son "âme" qui est mise à nue, froidement, sans concession. La réalisation est sans faille et souvent techniquement remarquable, la direction d'acteurs est excellente (Constantin et Kéraudy sont étonnants) à l'exception de Gaspard. Bref un très; très grand film !
pierrre s.
pierrre s.

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3,5
Publiée le 11/04/2017
Lent et posé le film de Jacques Becker nous plonge dans l'intimité de cinq détenus qui prépare une évasion. Le réalisme de la vie carcéral est frappant, mais on peut reprocher quelques longueurs... Un film qui a quand même bien vieilli et qui a été une source d'inspiration pour de nombreux réalisateurs.
Max Rss
Max Rss

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4,0
Publiée le 07/12/2014
Pour son dernier passage derrière la caméra, Jacques Becker s’est lancé un pari ambitieux mais aussi sacrément risqué. Et cela, pour deux raisons. La première: réaliser un huis-clos carcéral à cette époque là, c’était vraiment osé. On ne voyait pas ce genre de film. La mode était à un autre style. La deuxième: le casting est principalement composé d’acteurs non professionnels (dont Michel Constantin). Autrement dit, Becker avait tout intérêt à ne pas rater son coup, sous peine d’être attendu au tournant par une presse qui ne lui aurait sûrement fait aucun cadeau. Vous savez quoi ? Et bien, Becker a réussi son coup, et bien comme il faut. Son film épuré, mais aussi très sec est d’un réalisme à tout épreuve. On a même parfois l’impression de regarder un documentaire tant cette préparation d’évasion des murs de la prison de la Santé est filmée dans les moindres détails. C’est même innovant en matière de réalisation. Y a pas à tordre, Becker, c’était un grand. Et puis en plus de ça, c’est très bien joué et ces taulards voulant se faire la malle dégagent beaucoup de sympathie. Voilà, pour son dernier film, le cinéaste a voulu faire fort, marquer les esprits, sortir d’un carcan et bien lui en a pris, car il a fait fort et a donc achevé sa carrière sur une véritable réussite. Merci Monsieur Becker !
Florian Malnoe
Florian Malnoe

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4,5
Publiée le 03/11/2013
Le Trou a pour moi été un petit coup de cœur quand je l'ai vu. C'est mon film portant sur l'univers carcéral préféré avec la Ligne verte, les évadés ou un Prophète. Même si ils traitent tous le thème avec une approche et un scénario différent. Concernant le trou j'ai adoré la façon dont nous ait présenter l'évasion. On suit leur plan et leurs combines avec un profond intérêt et plaisir tellement c'est inventif. Un film crédible,humain, et sincère.
QuelquesFilms.com
QuelquesFilms.com

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4,0
Publiée le 11/12/2012
L'histoire est carrée et sèche. Cadrages au millimètre, montage rythmé, pas de musique. On songe à la fois aux grands films américains du genre (Les Démons de la liberté, par exemple), mécaniques bien huilées et fatales, mais aussi aux oeuvres de Bresson pour l'attention portée aux gestes, la précision du détail (Un condamné à mort s'est échappé). Interprété avec sobriété et force par des acteurs qui étaient non professionnels à l'époque, pour la plupart, ce film est un huis clos captivant. Classique sur le fond, parfaitement maîtrisé sur la forme. Du solide, du minutieux.
RENGER
RENGER

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4,0
Publiée le 26/09/2012
Jacques Becker adapte ici le premier roman de José Giovanni (qui s'est inspiré de son expérience d'ex-détenu). Il en retranscrit un fabuleux, passionnant et au combien palpitant drame se déroulant quasi intégralement en huis-clos (les ¾ du film) à l’intérieur d’une cellule. L’intrigue se déroule à la prison de la Santé, Gaspard, accusé de tentative de meurtre prémédité sur sa femme se retrouve condamné à purger sa peine derrière les barreaux. Il se retrouve dans une cellule déjà occupé par quatre détenus qui ne tardent pas à lui confier leurs envies d’évasion. Très rapidement une amitié se lie entre-eux et tous les cinq vont redoubler d’effort pour parvenir à creuser un tunnel leur permettant de rejoindre le monde extérieur. Jacques Becker est parvenu avec Le Trou (1960) à retranscrire avec beaucoup de fidélité et réalisme, l’univers carcéral (l’isolement, il ne faut pas être claustrophobe à se retrouver dans une si petite cellule à cinq, des inspections surprises aux rondes de nuit, des repas indigestes aux colis généreusement garnis par les mères ou épouses des prisonniers). Avec beaucoup de minutie, Jacques Becker nous fait vivre les différentes étapes préparatoires pour que cette évasion puisse avoir lieu. Magnifiquement réalisé en noir & blanc et interprété par des acteurs aussi bien professionnels qu’amateurs, on se retrouve sans nul doute devant l’un des meilleurs films traitant de l’évasion carcérale (mention spéciale au twist-ending qui vous donnera à coup sûr des frissons !).
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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4,0
Publiée le 19/12/2010
Je ne m'attendais pas à ça. Je ne suis pas fan des films de prison (à part celui d'un certain Bresson, mais parce que c'est Bresson justement), la grande illusion ne m'a pas franchement intéressé, les films de Darabont et leur bon sentiments à deux balles m'exaspèrent), mais là, ce film profondément ancrée dans un réalité, osant filmer certaines scènes en temps réel, pour mettre encore plus dans l'ambiance. Cette tension permanente… Ces personnages qui même s'ils ont l'air sympathique on quand même un passé trouble et des comportements violents. On est pas dans le manichéisme, on est dans du vrai bon cinéma ! Des acteurs, des personnages, de l'histoire, de la mise en scène, de la tension mais que demande le peuple ?
xstrem
xstrem

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4,5
Publiée le 18/07/2010
Excellent film sur l'univers carcéral. Le scénario est plutot simple mais il est dés plus efficace car il parle d'une tentative d'évasion ce qui est toujours captivant surtout quand on sait que l'histoire conté est vrai. La mise en scéne de Jacques Becker est admirablement bien reussi car il arrive à nous faire ressentir cet effet d'enfermement que les prisonniers subissent. Cet effet est en plus surexploité car il n'y a aucune scéne en pleine air sauf une fois et ce moment est une veritable sensation de libération et apporte une bouffée d'air frais des plus agréable aux protagonistes mais aussi aux spectateurs. L'absence de musique renforce aussi l'aspect d'isolement même si j'aurais aimé une melodie lors de la courte scène d'extérieur. Seul petit bémol à mon gout, le jeu d'acteur qui est parfois discutable mais bon c'est pour chipoter un peu.
ygor parizel
ygor parizel

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5,0
Publiée le 17/11/2009
Excellent film de prison, tout est filmé de manière très minutieuse (la vie carcérale comme l'évasion) c'est détaillé et astucieux. Scénario impeccable de José Giovanni qui est un maître du genre policier et gangster, à voir absolument !
lextricable
lextricable

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5,0
Publiée le 11/08/2009
Filmer tout en fluidité cinq bonhommes coincés dans un lieu confiné, faire monter la tension au fur à mesure que s’échafaude leur projet d’évasion, et parvenir à vous vriller les nerfs à chaque coup donné dans le béton – comme si votre propre destinée en dépendait –, voilà, entre autres, la gageure réussie par Jacques Becker. Les films sur le thème de l’évasion de prison mêlent le plus souvent des éléments extérieurs à la « belle » pour pimenter le récit. Le Trou, lui, s’en tient à cette belle. La maîtrise de Becker est telle qu’aucun artifice n’est nécessaire. Vous êtes happés dans Le Trou et vous y restez avec angoisse pendant près de deux heures. Prisonnier d'une cellule avec une poignée de gars qui deviennent vos camarades, toute votre attention de « spectacteur » est tendue vers la sortie. Vous vous devez vous aussi vous échapper. Trou immense, prodigieux.
Attila de Blois
Attila de Blois

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4,5
Publiée le 28/09/2016
Avec "Un condamné à mort s'est échappé" de Robert Bresson sorti quatre ans plus tôt, "Le trou" s'inscrit également dans ce qui se fait de mieux en matière de film d'évasion de prison. Le réalisateur choisit de s'attarder sur chaque étape de cette évasion en montrant les moyens et processus utilisés avec une rigueur quasi-documentaire. Cet effet documentaire est renforcé par l'absence de musique alors que les bruits du quotidien carcéral sont, au contraire, mis en avant. Effet immersif garanti ! La sobriété de la mise en scène accentue aussi cette sensation. Une perle dans le genre que je conseille vivement.
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