Ancien utilisateur
0.5 - Nul
La première scène résume tout le film.
Il n'y a qu'à Manhattan où on peut trouver des bobos aussi déglingués et torturés du bulbe.lol Manhatan, une ville qui dévore ses habitants pour les laisser vides de toute émotion, de toute sensation, de toute substance. Les new yorkais se retrouvent face à leur propre néant et leur mauvaise conscience. Mauvaise conscience d'être un parasite pour le monde entier vivant dans un état impérialiste sans valeur et en pleine décrépitude (d'où cette parano et cette crainte du chatîement divin qu'ont les américains et qui a été renforcée par les attentats du 11 septembre). Il ne leur reste plus que le nombrilisme, le narcissisme, la branlette (au sens propre ou figuré) et la transgression effrénée du peu de choses qui peuvent encore l'être dans une quête égoïste et désespérée du plaisir au travers de l'autre. Seulement comment peut-on espérer combler son vide intérieur par l'autre quand l'autre est aussi vide que soi ??? Reste plus que le remplissage vain des anus et des vagins...lol Plus sérieusement, en voyant "Shortbus", ça m'a rappelé des films comme "La grande bouffe" ou "Que la fête commence!" avec Noiret. Sauf qu'ici, le film n'est qu'un éloge morbide de la polygamie et du libertinage. Ce film , en lui même, n'a rien de transgressif puisqu'aujourd'hui la pornographie est partout, même chez les enfants. La vraie transgression aurait été de faire l'éloge de la fidélité et de la monogamie. J'ai trouvé aussi amusant que ce film soit un film fait par un new yorkais, pour des new yorkais où on voit des personnages new yorkais qui passent leur temps à s'observer le nombril ou la bite (un peu comme une mise en abyme du spectateur^^). On retrouve un peu ça dans la série "Sex and the city" avec la censure en plus, mais l'état d'esprit est le même. "Shortbus" aurait pu être une excellente critique sociale si ce film avait eu vocation à faire passer un vrai message politique subversif (m'enfin bon...il faut pas trop en demander aux amerloques, non plus, hein.^^). ici, il s'agit juste d'une publicité déguisée pour les clubs échangistes. Ce qui en fait un film lamentable et pathétique. Comme si le libertinage était un remède universel à tout les problèmes ... Il en ressort de tout ça un film aussi creux que les personnages qu'ont y voit évoluer. A un moment donné, un personnage du film balance une phrase (en désignant les jeunes bobos partouzeurs) que j'adore. Il dit : "La seule chose qui leur soit vraiment arrivée, c'est les attentats du 11 septembre!". Avec cette seule phrase, John Cameron Mitchell a donné, sans le savoir, la clé qui permet de comprendre la mentalité décadentes des habitants de Manhatan.
Ajoutée le 29 août à 22h18
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