Les Promesses de l'ombre
Note moyenne
4,0
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1 233 critiques spectateurs

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403 critiques
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497 critiques
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104 critiques
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151 critiques
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54 critiques
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24 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 octobre 2015
Un assez bon polar.

L'intrigue est simple, sans trop de surprises. Elle est plaisante, l'univers de mafia russe est très bien rendue. La performance des acteurs y est pour beaucoup (accents russes bien rendus, je trouve).

La mise en scène est lente, pas toujours très efficace (certaines scènes trainent en longueur et n'apportent pas grand chose). Cette violence crue qu'on retrouve dans History of Violence est aussi puissante dans Eastern Promises. spoiler: La scène d'égorgement est par contre gore et gratuite
, et m'a beaucoup déçue.

Les acteurs sont excellents, en particulier Viggo Mortensen et Armin Mueller-Stahl qui portent le film à deux. Viggo est juste époustouflant de justesse et de puissance dramatique.

Eastern Promises n'est pas un grand film contrairement à ce qu'on peut lire dans la presse (sic), la caméra est quelconque, la narration trop linéaire, mais il se laisse bien regarder. A notre deux grandes scène qui valent de voir le film, spoiler: la bagarre dans les bains turcs et le tatouage
.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2015
Dans la lignée de A History of Violence, David Cronenberg signe un film à l’ambiance aussi noire que captivante. Tous les ingrédients étaient réunis pour que je sois pleinement captivé par ce film, à commencer par une mise en scène sobre et élégante ponctuée par d’intenses accès de violence sèche. C’est bien simple, le film se déroule sur un rythme calme mais quand la violence éclate, ce n’est pas à moitié et c’est ce qui la rend encore plus saisissante. On se la prend vraiment en pleine face lors de ses rares interventions qui suivent une montée en tension très bien maîtrisée. C’est d’ailleurs ce terme qui caractérise avec pertinence le film, une maîtrise de tous les instants. Cette sensation de calme avant la tempête est typique de Cronenberg et elle fonctionne toujours aussi bien.

Une nouvelle fois, le cinéaste met en scène avec maestria une histoire classique sur le papier mais sans user de facilités scénaristiques. Il est vrai que la trame n’est pas forcément très originale et que l’on peut prévoir certaines tournures de l’intrigue, mais ça n’en demeure pas moins plus profond que ça en a l’air. Si A History of Violence interrogeait la nature justement de la violence, ici il est plutôt question des limites que l’être humain repousse pour son accomplissement personnel, que celui-ci soit "bien" ou "mal". Cette lutte morale est principalement personnifiée ici par le protagoniste incarné par Viggo Mortensen. Les deux films se rapprochent aussi de par leur illustration des faux-semblants. A la fois pour le personnage de Mortensen mais aussi via les autres rôles principaux. Entre une Anna douce mais terriblement égoïste, un Kirill aussi pourri que fragile et un patriarche dont la façade presque bienveillante cache un fond intensément nauséabond, on peut dire que le manichéisme et l'unilatéralisme n'existent pas dans ce film. Et tant mieux, cette ambiguïté des personnages était essentielle dans le traitement des thèmes fétiches de Cronenberg. On peut les sentir basculer à tout moment, retrouver leurs instincts primaires, ce qui crée une tension folle.

Et en parlant de thèmes fétiches, l’obsession de la chair typique du cinéaste est aussi présente dans ce film. Pas aussi extrême que dans un Vidéodrome ou un Existenz par exemple, mais toujours avec cette volonté de représenter cette chair maltraitée, torturée, d’en observer les limites. Et cette représentation prend aux tripes car le film est vraiment sans concessions et d'un réalisme incroyable. C’est aussi un film sur la famille, à l’instar de la saga du Parrain. Mais ici la cellule familiale est déstructurée dès le départ avec ce père mafieux honteux de son incapable de fils et qui trouve en Nikolaï un produit de substitution bienvenu. L’ambiance noire fonctionne également très bien grâce à l’absence de repères familiaux pour les personnages principaux, par l’absence d’un réel espace de paix, par l’absence d’un réel espoir de rédemption.

Et la photographie est vraiment somptueuse, la lumière étant globalement noyée par l’ombre, accentuant cette ambiance pessimiste sans dénaturer l’image pour autant. Et que dire de cette mise en scène virtuose. Le plan-séquence dans le hammam, c'est quand même quelque chose en termes de représentation graphique de la violence et de ses conséquences indélébiles. Cronenberg est parvenu à nous offrir un voyage à travers les noirceurs de l'âme humaine via un intéressant travail de forme et une écriture toujours très percutante. Pas de héros, pas de manichéisme, chacun renferme sa propre part de pourriture qui devra s'exprimer pour survivre dans la jungle impitoyable des hommes. Eastern Promises est un film au traitement brillant et constitue pour ma part l’une des œuvres majeures du cinéaste canadien.
pelu
pelu

27 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2015
Un grand film de cronemberg ! Qui explore a merveille une fois de plus l humain au travers de ces mafias russes ou la violence est quotidienne ou l honneur se mélange a la folie ou la fidélité et la trahison se croisent..... Un polar noir a la mise en scène excellente dans un Londres glauque !! Froid et glaciale comme ces russes !! viggo mortenssen y est excellent très belle interprétation ! De meme pour cassel !! Il est dommage comme souvent que le scénario passe au second plan on se focalise trop sur ces relations tumultueuses , étranges...et on délaisse l' intrigue.... Mais le film reste intense !! La fin est regrettable j aurai aime qu elle soit plus concrète mais malgre cela le film est aboutit
microbacterie
microbacterie

15 abonnés 306 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2015
Un film noir bien long et monotone à la fois par le scénario, à la fois par des acteurs manquant de caractère.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2015
Contrairement à "A History of Violence" sorti deux ans plus tôt, "Les Promesses de l'ombre" n'est pas un grand Cronenberg. Le cinéaste canadien reste dans l'univers mafieux mais quitte les Etats-Unis pour Londres, en confrontant le monde des truands à une famille anodine. Si le scénario manque de complexité, avec notamment certains rouages de l'écriture assez prévisibles, il reste assez solide pour faire du film un polar haletant fait de fulgurances esthétiques indéniables. Car la mise en scène, même si on l'a connue plus ample dans d'autres films du réalisateur, reste impressionnante sans chercher l'effet gratuit, mais se hisse au niveau des personnages, qui sont dans l'ensemble assez passionnants (Naomi Watts touchante en jeune femme à la fois déterminée et effrayée par la situation dans laquelle elle se trouve; Vincent Cassel bluffant en mafieux russe frustré et humilié par son père; Viggo Mortensen surprenant dans un rôle évolutif et complexe). En bref, un très bon film qui cède parfois à quelques facilités scénaristiques.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 mai 2015
Les Promesses de l'ombre de Cronenberg (2007) frappe fort, sans trop en faire, avec un trio d'acteurs brillants, connantant à la fois le drame familial et le film de gangsters. Noirceur et violence d'une histoire multi-facette dans laquelle
Naomi Watts recherche la famille d'un nouveau-né orphelin, tombant alors sur "un prince" de la mafia Russe de Vincent Cassel, ivrogne névrotique et impétueux, et son conducteur homme-de-main, ultra-placide de Vigo Mortensen ( spoiler: en réalité infiltré !
). De la violence crue et froide, sans effets de style mélodramatiques, qui nous percute efficacement. Sans défauts, si ce n'est un épilogue peut-être empressé, équivoque, trop imprécis dans son dénouement.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2015
Ça ! C'est du Cronenberg comme je l'aime. A la manière d'un History of Violence, peut-être même en mieux, du cinéma noir, simple, pur, qui vaut autant pour son récit que pour sa narration, la performance de ses acteurs et sa bande son. C'est ce qui me plaît chez Cronenberg, sa capacité à faire vivre et coexister tous les instruments nécessaires à la production d'un film, à la manière d'une symphonie sonore et visuelle.

Les Promesses de l'Ombre fait partie de ce genre de films, où tout semble maîtrisé.

Malgré tout, j'ai une sorte de goût amer, un sentiment d'inachevé au sortir de ce film. Comme pour History of Violence, encore une fois, j'en voulais tout simplement plus. Je trouve que l'histoire méritait de continuer, d'approfondir. Et c'est peut-être également ce qui fait l'originalité du cinéaste, il arrête les histoires où on n'est pas sensé les arrêter. Il fait des films comme personne, et Les Promesses de l'Ombre, à l'instar de 90% de ses films, n'est pas un objet cinématographique comme les autres. C'est en cela qu'il est important.

A voir !
J-Daniels
J-Daniels

20 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2015
Quittons un peu le terrain maintes fois exploité de la mafia italo-américaine arpentant les rues de New York ou Las Vegas pour une autre organisation criminelle toute aussi intéressante sous les lumières du cinéma mais bien moins exploité (du moins avec talent), la mafia russe, ici dans son implantation londonienne. Le film s'attache a étudié toutes les formes de rapport que peuvent entretenir les immigrés russes ou d'origine russe avec cette organisation criminelle, qu'il s'agisse de ses membres, de ses victimes, de ses adversaires ou de ceux qui tentent d'en rester éloigner. La mafia est ici présentée dans ce qu'elle a de plus noire, absence de toute valeur morale, exécutions sommaires, intolérance, sur fond de prostitution forcée de mineurs. Bref ça fait froid dans le dos, et pourtant David Cronenberg fait le choix de ne pas tout montrer, certes il y a des scènes d'une extrême violence, mais d'autres qui auraient pu être biens pires sont évoquées mais jamais montrées, notamment pour faire comprendre à quel point des criminels monstrueux comme le parrain incarné par Armin Mueller-Stahl peuvent apparaître dans la vie de tous les jours comme de gentils patrons de restaurant. C'est d'ailleurs autour de lui que s'articule au final tout le film, entre un fils pour le moins dérangé, un nouvel homme de mains aux dents longues et une inconnue qui découvre ses crimes, il va être contraint de révéler petit à petit sa véritable nature. Servi par un Vincent Cassel inspiré, un Viggo Mortensen ultra-charismatique et une Naomi Watts touchante, "les promesses de l'ombre" bénéficie aussi d'une esthétique léchée avec des scènes vraiment magnifiques spoiler: notamment celle de l'introduction au rang de capitaine
. On regrettera simplement un scénario un peu trop prévisible bien que réussi et un traitement parfois trop froid pour susciter l'émotion chez le spectateur.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 avril 2015
Que de violence bête et gratuite dans le seul but de tenter de faire oublier l'ennui total provoqué par l'ensemble. Quelques scènes bien gores et hop, dégoût rapide d'aller jusqu'au bout! Mais bon, en même temps, c'est la marque de fabrique (la violence et l'ennui) de Cronenberg, un bien mauvais "génie" décidément...
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2015
Ce thriller dirigé par David Cronenberg possède un excellent scénario, sombre, violent et haletant, une brillante mise en scène au suspense implacable et un casting haut de gamme dont l'exceptionnelle prestation de Viggo Mortensen.
Un chef-d'œuvre à l'état pur.
Vinz A
Vinz A

20 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2015
Un très bon film à l'ambiance pesante et au scénario bien rodé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 janvier 2015
L'idée de base du film est très bonne mais le film n'offre pas toutes les promesses qu'il s'était fixées. Au final, le scénario est assez simpliste, sur fond d'une famille mafieuse. Les acteurs sont en revanche tous très bons (mention spéciale pour V. Mortensen en agent double et Cassel en criminel intraitable). La mise en scène est aussi très travaillée et l'atmosphère (mafieuse) est bien retranscrite avec des scènes d'une rare cruauté. A réserver à un public averti.
Movie_Fan
Movie_Fan

25 abonnés 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2015
Voici un très bon film de Cronenberg. Tout est réussi : la mise en scène, l'histoire, le jeu d'acteur (mention spéciale pour Viggo Mortensen qui campent son personnage avec excellence).
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2015
Une véritable plongée dans la mafia russe à Londres, une oeuvre poignante, maîtrisée et violente. L'esthétique du film est vraiment travaillée et donne une atmosphère à la fois tendue et jolie. L'interprétation quant à elle est irréprochable, chaque acteur campe parfaitement son personnage, de Naomi Watts à Vincent Cassel. Le scénario reste plutôt bon et certaines scènes sont vraiment réussies, surtout dans les 30 dernières minutes du film!
Pauline G.
Pauline G.

45 abonnés 561 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2014
Sur fond de mafia russe à Londres, Cronenberg dresse le portrait de 4 personnages principaux : le chef de famille qui repose sur une expérience qu'on sent devenue peu à peu désuète, le fils provoquant et opportuniste, le nouveau venu, modèle de bien séance, et la profane qui se retrouve embringuée dans ce petit monde sordide au risque de salir toute sa belle candeur. Et c'est autour d'un innocent bébé né dans la mort de sa mère que toutes ces trajectoires vont se croiser, symbolique de tous les possibles. Car il semble bien que derrière cette photographie terne qui pourrait repousser au premier abord, le réel propos du film soit davantage tourné vers le sens qu'on donne à la vie notamment dans les rapports entretenus entre les personnages plutôt qu'autour une énième histoire de gangsters et de jeux de pouvoirs de base. On retrouve en effet dans les trois générations représentées un parallèle du passé, du présent et du futur comme trois regards divergents qu'on pourrait aussi interpréter comme l'éternel conflit qui oppose le surmoi et le ça pour aboutir à la constitution du moi. Ainsi donc, on peut tout autant apprécier ce film pour son aspect brut en se laissant bluffer par les performances des acteurs, avec Viggo Mortensen particulièrement charismatique, que pour sa face fine en se penchant sur une lecture plus subtile. Bien loin des clichés du genre, c'est ici un travail de chef d'orchestre qu'a réalisé David Chronenberg, au risque de laisser le spectateur dans le flou durant toute la première partie avant d'intensifier le rythme en éclairant plus les enjeux sur la fin.
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