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blacktide
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4,0
Publiée le 24 avril 2014
"Les promesses de l'ombre" est pour moi l'un des meilleurs films de Cronenberg. Il retrouve ici Viggo Mortensen tout juste 2 ans après le génial "A History of violence". Il signe un film noir, violent, choc et impressionnant sur une histoire de mafieux. Mortensen est juste parfait dans son rôle tout comme Naomi Watts et Vincent Cassel. Certaines scènes sont limite cultes: celle où il coupe les doigts pour après balancer le corps dans la mer et aussi celle où il se retrouve dans le hammam face à 2 monsieur pas gentils... ("Il" étant Viggo Mortensen). L'histoire est intéressante, la réalisation soignée, la fin inattendue, les acteurs parfait... Bref tout est bon dans "Les promesses de l'ombre". Résultat: du grand Cronenberg pour un film puissant et percutant bien que un peu moins bien que "A History of violence"!!!!!!!!!!!!!!!
La première fois que je l'avais vu, je n'ai pas apprécié ce film à sa juste valeur. L'ayant bâclé à cause d'un téléphone portable qui ne cessait de sonner, je me suis remis à le revoir. Et là, j'ai pu apprécier ce thriller sombre, avec un Mortenson plus humain et terrifiant que jamais. L'histoire est pourtant simple, mais le contexte et l'environnement brumeux place ce film au dessus du lot.
David Cronenberg signe, avec "Les Promesses de l'ombre", un chef d'oeuvre du film de mafieux moderne. Le réalisateur canadien reste plus ou moins dans cet univers de violence et de gangsters auparavant développé dans son précédent long métrage, "History of violence", déjà avec l'excellent Viggo Mortensen. Si l'on est loin du style cinématographique et des thèmes abordés dans ses premiers films, sa reconversion dans cet autre genre est un succés complet. Ne passez pas à côté de ce chef d'oeuvre.
Considéré comme un Cronenberg mineur, simple film de commande pour son auteur, "Les Promesses de l'ombre" n'a pas à pâlir face aux autres films du réalisateur. Loin du mystérieux et du fantastique qui a fait la réputation du sieur Cronenberg, "Les Promesses de l'ombre" s'inscrit dans le milieu de la mafia russe londonienne, avec un zeste de proxénétisme dans tout ça. Certes, si pour ma part il ne s'agit pas du meilleur Cronenberg, il n'empêche que "Les Promesses de l'ombre" a de grandes qualités, même si j'aurai préféré un poil plus de surprises et de folie. Mais bon, inutile de faire la fine bouche devant le film qui nous propose de la qualité, avec une mise en scène toujours fidèle au savoir faire de Cronenberg, une histoire cohérente qui manque un poil de surprises hélas (je le répète), le tout servi par un casting aux petits oignons. Le trio Mortensen/Watts/Cassel fonctionne à merveille, de plus que les seconds rôles possèdent aussi une personnalité bien développée, ce qui est rare de nos jours (je pense notamment aux personnages campés par ce cher Jerzy Skolimowski qui abandonne la caméra un instant pour faire l'acteur, ainsi que Armin Mueller-Stahl, glaçant en parrain de la pègre). "Les Promesses de l'ombre", pour ce qui n'était censé qu'être un simple divertissement, est bien plus que ça, le film nous plongeant dans un univers dur et âpre rappelant les gangsters de chez Scorsese, le côté rock n'roll en moins pour privilégier le réalisme, réalisme qui marque l'ambiance du film du début à la fin. Décidément, David Cronenberg n'est pas encore prêt à être sénile tant le bonhomme nous sert encore de bons films, à l'instar du récent "Cosmopolis", même si il s'agit d'un tout autre genre. Même en étant moins bon que les autres réalisations de ce cher Cronenberg, "Les Promesses de l'ombre" demeure un film de qualité.
Franchement déçu. Au vus des notes, je m'attendait a beaucoup mieux. Les acteurs sont bon mais le scénario est simple. Il y a des bons passages mais certains moment sont long et presque inutiles.
Deux années après A History of Violence, David Cronenberg signe un nouveau thriller tout aussi admirable assimilant polar noir et familles mafieuses. La violence règne sur Londres et devient incontrôlable et elle est le plus souvent gratuite. Cette agressivité omniprésente donne naissance à des scènes rythmées, malsaines et tendues. On reconnait bien la marque de fabrication de l'auteur. Viggo Mortensen livre une prestation folle et crève l'écran. Son personnage est insaisissable, le doute s'installe à pratiquement chacun de ses passages. Le jeu de Vincent Cassel n'est pas dégueulasse non plus. A voir absolument pour les amateurs de ce genre.
Un film coup de poing qui reste longtemps dans la mémoire tellement les images sont fortes. Le scénario de ce film de gangster est somme toute très classique, mais Cronenberg le transcende. Et qu'on ne nous raconte pas que le réalisateur a changé de thématique, les thèmes de la manipulation mentale et corporelle sont bien là ! Il y a des scènes chocs (de vraies scènes chocs) et une tension omni présente, la réalisation est parfaitement maîtrisée. Vigo Mortesnsen est sublime, Naomi Watts parfaite, on regrettera juste le surjeu de Vincent Cassel, ainsi qu'une fin qui nous laisse un peu sur notre faim. On a frôlé le chef d'œuvre.
David Cronenberg signe là une oeuvre puissante et d'une maitrise admirable. En proposant déjà une atmosphère sombre et glaçante, qui plonge littéralement son spectateur au coeur de la dureté de la mafia russe londonienne. Tout est choisi avec finesse: les dialogues sont sobres et très efficaces. Ils collent parfaitement aux différents personnages et arrivent ainsi à sublimer encore plus des interprétations qui frôlent toutes la perfection. Le rythme est également bien calculé. Il peut paraitre faible, mais donne une réelle tenue à ce film. Une immersion qui fait froid dans le dos et qui arrive à faire d'un scénario apriori assez banal, un modèle du genre, qui vient apporter une pierre de plus au grand édifice du réalisateur Cronenberg.
Et bim la grosse fessée ! Je l'ai dit pour De Palma récemment, je le redis pour Cronenberg à présent : je connais encore mal ce réalisateur. Mais ça va venir ! Puisque là j'ai eu à faire à une géniale découverte. Un thriller me rappelant plus ou moins James Gray (je sais je sais, il a l'âge d'être le fils de Cronenberg), avec des thèmes comme la famille, l'immigration, la loyauté et la justice, qui m'ont énormément plu. L'ambiance est froide, glaciale même, et emmené par des acteurs de grande qualité. J'ai aussi beaucoup aimé la réalisation et les plans de Cronenberg, tous aussi intéressants que les autres. Puis cette fameuse scène tournée en plan-séquence qui est le petit chef d’œuvre du film. Jouissif. Puis quel contre-pied quand même. Je l'ai absolument pas vu venir. Dernière chose, le dénouement : j'ai eu très peur à une fin beaucoup trop convenue comme on a failli y avoir droit, mais le dernier plan, tout bonnement génial, m'a fait revoir mon jugement. Et c'est là que le film devient vraiment grand. La cerise sur le gâteau qu'on vous dit.
Ah le nouveau Cronenberg ! Toujours un événement quant bien même il n’y aura eu que deux ans entre History of violence et celui-ci. Force est de constater qu’au fil des années le Canadien a pris le parti de réaliser des œuvres plus accessibles et davantage situées dans la réalité et au vu de ce qu’il en fait il serait bien malhonnête de lui reprocher. En effet l’homme est aussi à l’aise avec des monstres et des univers étranges qu’avec cette implantation dans le milieu de la mafia Russe à Londres. Il nous en fait savourer tous les codes du genre sans être pour autant prévisible et certaines séquences restent longtemps gravées à l’esprit après la séance : cette embuscade dans le sauna qui tourne à une lutte acharnée tout comme cette intronisation d’un membre dans la « famille » qui se traduit par un serment et des tatouages sur le torse. Ne croyez surtout avoir affaire à un film d’action pur et dur la psychologie des personnages n’est pas oubliée et les dialogues dominent le récit faisant ressentir toute l’ambivalence de ses hommes poussés à exécuter des basses œuvres. La dualité de l’homme, qui portait aussi à bout de bras son film précédent, trouve aussi une dimension plus globale et nous fait nous interroger sur les démons qui sommeillent en chacun de nous.
Une réalisation qui m'a surpris de David Cronenberg, dans le bon sens du terme. Une ambiance glauque des bas-fonds de la mafia russe et des héros qui se démarquent par leur presque banalité. Par banalité j'entends le fait que chacun des acteurs incarne un personnage déjà-vu au cinéma mais leurs identités se construisent grâce à la mise en scène sombre, lente et pleine de sous-entendus de Cronenberg. Un viggo mortensen froid, impassible, violent mais au grand coeur et une Naomi Watts naïve et embarquée dans quelque chose visiblement trop grand pour elle... On retrouve dans les promesses de l'ombre une puissance incroyable qui fascinera de la première à la dernière image.
Ah lala, c'est toujours mitigé avec ce bon vieux Cronenberg, j’espérais un film à la hauteur de Cosmopolis et Maps to the stars mais non, ce film se rapproche plus de A History of Violence que je n'avais pas trouvé fabuleux, Les Promesses de l'ombre est très bien mis en scène, la réalisation est très bonne, le scénario est bien trouvé mais voilà pas follement passionnant, l'histoire en elle même est bonne même si pas extraordinaire mais le rythme est assez lent et rend le film un peu creux, mise à part la scène du sauna qui est surement la meilleure, aucune autre ne captive vraiment, heureusement que Viggo Mortensen, Naomi Watts et Vincent Cassel sont là. Après je l'ai vu tard le soir donc la fatigue a pu jouer sur mon jugement mais je ne pense pas, Cronenberg est comme Lynch, je peux trouver de très bonnes œuvres comme des moyennes voire des mauvaises.
J’espère avoir encore de bonne surprise en voyant ses autres films.
Un film qui parvient à dépeindre de façon assez pure les nombreuses facettes d'une relation avec un gang mafieux lorsque celle ci dérape! Et il est vrai que ici, malgré un rythme peu stimulant, on se trouve face à quelque chose de choquant et surprenant par sa réalité rendue plutôt correctement ce qui créé une ambiance plutôt singulière. Pourtant il est pas toujours évident de rester accrocher sérieusement à l'intrigue puisque celle n'est pas très étoffée pour conserver son coté réel. Puis il est compréhensible que l'on accroche pas plus que ça, puisque l'univers proposé est plutôt simple, épuré et sans faux semblant visuel. Et il a d'ailleurs cette force de pouvoir passer d'une grande fresque mêlant secrets honteux et intérêt de la pègre russe, tout en parvenant à propose certains moments d'une violence puissante, pour rappeler subitement comment tout peut très vite changer dans ce monde la. L'intrigue est plutôt bien menée et portée difficilement à sa fin, mais de façon plutôt intéressante, et le casting n'y est pas pour rien, puisque la il est indiscutable que les différents acteurs donnent une certaine puissance à leurs personnages par leur interprétation tout aussi vraie que l'ambiance développé, bien que n'y soit pas le meilleur, d'ailleurs il est honteux de vouloir le doubler dans une des versions françaises. Une bonne fable mafieuse, plutôt différente de l'usuel mais qui reste tout de même d'une certaine trempe et dans une ambiance assez spéciale qui peut en laisser plus d'un perplexe aussi bien positivement que négativement...
Encore en-dessous de " a History of violence ". Là, je me suis pas mal ennuyée, j'ai fait autre chose à deux reprises, et j'ai eu du mal à en venir à bout. Je n'ai regardé jusqu'à la fin que pour vérifier que j'avais deviné juste quant à l'un des personnages principaux, dont le mystère vite éventé laisse peu de suspense, à part de savoir comment cela va se terminer. Donc, finalement, happy-end et violons, en quelque sorte, après beaucoup de scènes de violence limite gores, la vulgarité habituelle de Vincent Cassel, ( je me suis toujours demandée comment un acteur classieux comme Jean-Pierre Cassel avait fait pour avoir un fils lui ressemblant si peu ). Bref, le personnage interprété par Naomi Watts n'est pas passionnant non plus, cette mafia russe a des rituels grotesques, Armin Mueller-Stahl campe un parrain caricatural, il n'y a guère que Viggo Mortensen qui sorte un peu du lot. Ah oui, le FSB, ce sont des gentils, Poutine a sponsorisé le film, ou quoi ? J'ai lu sur internet que Cronenberg avait envisagé une suite, on y échappe, Dieu merci. Une fois suffit, il ne faut pas abuser des bonnes choses, ( et encore moins des mauvaises ).