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Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Pour moi le plus mauvais film de Brisseau et de loion. Un sombre navet... j'ai failli mettre une étoile pour saluer la performance de deux acteurs sans qui le film sombrerait totalement dans le néant: Frédéric Van Den Driessche et Raphaelle Godin... les deux seuls à illuminer l'écran ce qui est tout de même un comble pour un film qui avait l'ambition de nous éblouir avec l'orgasme féminin... les scènes de plaisir sont loupées et se vautrent dans le ridicule, les filles sont moches, Lise Bellynck ressemble véritablement à un petit cochon, et est peu convaincante; Maroussia Dubreuil est plutôt mauvaise aussi, et surtout leur interprétation est plate. Celle de Marie Allan aussi, mais elle a la chance d'avoir un personnage un peu plus "intéressant". Celui qui joue son frère est étonnant très convaincant... finalement c'est dans ses marges et non dans son sujet principal que le film nous donne quelques -trop rares- moments de grâce et d'émotion. Pour moi au nombre de deux: le tête à tête Van Den Driessche /Raphaelle Godin quand elle parle de son passé d'actrice ratée... et le moment où Charlotte implore son "petit papa" après sa crise d'hystérie à la fin du film, et où on réalise alors seulement sa détresse et l'émotion de François. Un moment drôle: la scène de streap tease de le jeune fille qui aimerait que son copain soit plus entreprenant. Bref un film loupé, mauvais choix d'acteurs, mal dirigés sur un sujet intraitable comme le dit lui même le personnage du film "j'ai courru après du vent."
NB.si on est un peu observateur on remarque que Lise Bellynck est actrice ET productrice associée... et Virginie Legeay actrice ET assistante réalisateur...
Très décevant ce dernier opus d'un cinéaste hors normes et talentieux. Même remis dans son contexte (Brisseau sort d'un procès intenté pas des actrices lors d'essais), le film ne convainc pas. Son plaidoyer est bancal, le scénario ultra démonstratif, les scènes oniriques et les réflexions psychologiques sur la sexualité ne passent pas. En plus, les actrices jouent mal (excepté lorsqu'elles sont silencieuses et nues). Seule la partition musicale réussit à créer une atmosphère particulière.
La nouvelle réalisation de Jean-Claude Brisseau n'est pas à la hauteur des précédentes. Si dans Choses secrètes le spectateur est à la fois tourmenté et fasciné, choqué et attiré, pris à la gorge du début à la fin, dans Les anges exterminateurs, il ne se sent pas concerné. Le film laisse le goût amer d'avoir perdu son temps et son argent.
Le jeu des acteurs laisse beaucoup à désirer, la mise en scène n'est pas extraordinaire, quant aux erreurs de montage ! Elles sont si nombreuses qu'il est impossible de ne pas les remarquer, et cela tue la continuité de l'histoire et des dialogues, évidemment. Les dialogues, tiens, parlons-en. C'est ce qu'il y a de pire dans ce film. Rien n'est naturel, tout est préfabriqué, les paroles ne vont pas du tout avec les personnages et à leurs expressions. On sent que c'est ce que le réalisateur veut faire dire aux actrices, mais ça attérit à chaque fois comme un cheveux sur la soupe. En plus, elles le disent mal, sans y croire vraiment. C'est risible et pitoyable. La plupart des textes sont mal écrits et mal pensés, souvent inutiles, tout comme les scènes de sexe.
Des comédiennes au talent avéré, au charme fascinant et aux corps magnifiques superbement filmés dans des scènes particulièrement torrides, c'est à peu près le seul intérêt de ce film. Pour tenter de nous faire croire qu'un cinéaste peut rester de marbre et conserver un détachement professionnel dans un huis clos avec des créatures de rêve, Jean-Claude Brisseau nous abreuve de considérations philosophiques à la petite semaine particulièrement soporifiques. A noter quand même la performance de Frederic Van Den Driessche.
Les anges exterminateurs » : Boycottons ce film ! Le 15 décembre 2005, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Claude Brisseau à un an de prison avec sursis et 15 000 damende pour harcèlement sexuel à lencontre de deux comédiennes. Le cinéaste na pas fait appel. Dans leur plainte, ces deux comédiennes dénoncent les manipulations, les mensonges et les agressions de JC Brisseau, qui leur imposait de passer des « essais », en leur demandant de se masturber, de simuler un orgasme, ou davoir des relations sexuelles entre elles. Le thème du film « Les anges exterminateurs », une soit - disant recherche sur le désir féminin et sur le plaisir sexuel que procure la transgression des interdits lui sert dalibi pour satisfaire ses désirs sexuels. En effet, au cours de ces « séances» qui se multiplient et durent parfois des années, le cinéaste ordonne des attouchements, se masturbe, se comporte en voyeuriste. Puis, lorsquil est lassé, que la comédienne ne se soumet pas totalement à ses demandes ou se révolte, il lhumilie, la casse psychologiquement, dénigre son travail et la congédie pour recommencer avec une autre proie, tout en recommandant le silence sur ce quil sest passé.
Linstruction et laudience ont permis de mettre à nu ce système dagression. JC Brisseau, lui, en fait un film. Il se présente comme une victime et un bouc émissaire. Il paierait pour sa liberté de pensée et non pour avoir commis des délits de nature sexuelle. Mauvais argument : son film nest pas subversif. Il colporte les habituelles idées reçues sur les femmes et leur sexualité : vénalité, femmes nassumant pas leurs désirs, femmes incapables de solidarité, garces entre elles donc femmes peu crédibles. Le cinéma est ainsi instrumentalisé pour véhiculer le discours dun agresseur. C'est insupportable: boycottons-le!
Disons-le tout de suite: les personnes que la vision de l'amour saphique dérange ne doivent pas aller voir ce film, sinon elles seront forcément choquées. Pour les autres, il y a ici une beauté et un érotisme qui risquent de vous surprendre. J'ai dit érotisme, et pas voyeurisme ou pornographie. Le synopsis est ténu, il s'agit de l'histoire sordide de certain cinéaste mis en accusation par des comédiennes évincées, pour avoir voulu filmer le mystère du plaisir féminin. Le cinéaste se défend et expose sa propre vision des faits. Ce que j'ai aimé tout particulièrement dans ce contexte douloureux de procès et d'accusations, c'est que l'auteur continue à faire preuve d'affection et de respect dans le regard qu'il porte sur celles qui vont ultérieurement se retourner contre lui. Chapeau!
Que dire sur ce film ... A part que c'est l'uns des plus mauvais que j'ai pu voir cette année...
On oscille entre une auto-biographie pathétique de JC Brisseau, un mauvais porno des années 70, la série ma sorcière bien aimée (pour ce qui est des apparitions des "anges") et un jeu d'acteurs digne d'une sitcom AB production (sauf pour Frederic Van Den Driessche et Raphaële Godin qui heureusement sortent leur épingle du jeu et sont crédible dans leurs roles).
Brisseau, qui jusqu'alors semblait savoir filmer la nudité de facon esthétique à manifestement oublié sa recette à la maison. On se retrouve ainsi face à un étalage de chair mal mise en lumière nous laissant découvrir cellulite et bleus à l'écran tout cela agrémenté de posture (pour ne pas dire positions) tenant plus du porno que de l'érotisme...
On est là bien loins de choses secrètes ou de Noces blanches. Un film à fuir tellement il rend les femmes moches, suinte le malsain et la fausse justification des récents problèmes de son réalisateur avec la justice...
Dommage qu'après "Choses Secrètes", un film tout en poésie théâtrale, vient ce film qui se veut à tout prix film d'auteur, mais qui reste plat, ridicule et sans aucun sens. On a l'impression que le réalisateur veut tout faire pour exprimer une certaine liberté moderne, mais il en fait tellement que ça devient barbant. Les actrices sont pathétiques et mauvaises. Seul point positif de ce film, c'est la beauté et le charme de l'acteur!
J'ai été voir ce film sans a priori, sans en avoir lu de résumé ni vu d'extraits, et il s'agit probablement d'un des plus mauvais films que j'aie vu depuis longtemps. Variant inlassablement de la série Z au racolage pur et simple, ce film sombre dans tous les pièges, et derrière une façade intello-mystique on se demande ce que le réalisateur a bien voulu faire passer comme message... Cinématographiquement parlant, il est très mauvais : musique lénifiante et bas de gamme, raccords plus qu'approximatifs, mauvais jeu d'acteur... Il semble que seul le cadrage soit bien maîtrisé. Certains éléments sont risibles : les "anges exterminateurs", probablement pour donner une dimension tragique à l'histoire n'apportent rien au sujet, une grand-mère tombée du ciel (au sens propre) qui préviens son petit-fils comme une Cassandre de supermarché et surtout de formidables messages radio embrouillés dont on ne comprend ni le sens ni la raison d'être... On se croirait tombé dans le "Glenn or Glenda" du célèbre Ed Wood ! A aucun moment le réalisateur ne réussit à rendre ses personnages attachants ou même ambigüs alors qu'il y avait matière. A trop vouloir intellectualiser les choses, l'essentiel est laissé de côté, c'est-à-dire la relation entre l'amour et le plaisir (à peine esquissé en une réplique...) au profit d'une vision étrangement ultra-féministe (seules les femmes semblent être à même de donner du plaisir aux autres femmes). En bref je n'ai pas compris l'engouement des médias pour ce film. Aurais-je raté un épisode, une clef pour l'apprécier ??? On est bien loin du "Eyes Wide Shut" de Kubrick pour la relation au désir ou des "Ailes du désir" de Wim Wenders pour le côté philosophico-mistique...
Fascinant, envoûtant, passionnant, troublant, génial. Tous ces mots caractérisent parfaitement ce superbe film, brillamment mis en scène, magnifiquement interprété. Les actrices sont renversantes, et certaines scènes sont à mettre dans les annales du cinéma. Ce film est un film d'auteur, un vrai, à mettre dans la catégorie très bons films, de ceux qui apportent une bonne bouffée d'air au cinéma français.
Partant dans l'idée de voir un film provoc', mon choix s'est porté sur ce "film" et après l'avoir visionné je pense pouvoir dire sans exagérer qu'il ne s'agit pas d'un film mais d'un navet. Ce film censé emettre une pulsion érotique sent le porno à plein nez, aucune émotion ne se dégage du jeu des actrices (si on peut parler d'actrices....). Cette oeuvre interdite au moins de 16 ans n'a rien à envier aux films X interdits eux aux moins de 18 ans car l'absence de scénario et la présence plus que repétée de scènes érotiques est le plus souvent la caractéristique de ce genre de film. L'omniprésence de scènes de "fesses" est lourde et finalement oppressante pour devenir à la limite du pathétique puisqu'elles n'enrichissent pas l'histoire et ne provoquent aucun rebondissement crédible à l'intrigue. Par ailleurs, si quelqu'un pouvait m'expliquer la signification des anges "exterminateurs" j'en serais ravie. Selon moi ces anges sont risibles tellement leur prestation scénique est pitoyable et caricaturale.En outre, je suis assez sensible aux bandes originales de films d'habitude, mais celle-ci est vraiment inapropriée. Pouvez vous me donner le nom du mec qui a écrit les dialogues parce que les monologues sont récités comme des poésies le sont à l'école. Pour conclure, je souhaite rebondir sur ce que l'un des internautes a dit, à savoir que ce film ferait bonne place parmi les films érotiques diffusés par M6. Un seul conseil à donner, ne pas aller voir ce film...
Maladroite et inégale, l'oeuvre de Jean-Claude Brisseau reste pour moi un objet de fascination et ce nouvel opus ne m'a pas déçu. Essayant d'analyser son propre cinéma et cherchant à aller au plus intime des êtres, le cinéaste épate une fois de plus par ses audaces et par un ton toujours à la lisière du fantastique. On retrouve ici les figures habituelles des anges en costume noir, les apparitions des morts (une grand mère dans celui-ci), ainsi que des scènes de sexe très osées et d'une belle sensualité. Sondant les tabous de nos sociétés, l'auteur s'interroge beaucoup et ne trouve bien sûr pas de réponses. Son film, d'une incandescente beauté, sent l'urgence et le besoin de partager un sentiment. C'est parfois un peu lourd sur le plan métaphorique, mais le talent du réalisateur lui permet de hisser de nombreuses scènes à un très haut niveau. On peut saluer aussi la présence d'une bien belle musique. Un petit régal à ne pas mettre devant tous les yeux (âmes pudibondes s'abstenir).
Bien sûr, on peut se cantonner dans l'éros sous le regard du mâle qui fantasme, stoïque ou à peu près pour se rattraper ensuite avec sa régulière... Surtout qu'on sait que le cinéaste exorcise lui-même tout un pan de son histoire en nous servant ces magnifiques images agrémentées de dialogues parfois un peu abrupts, pour ne pas dire tordus. Il n'en reste pas moins que c'est une oeuvre forte, équivoque à souhait, mais d'une certaine beauté en soi, il y a des moments très émouvants, je pense à ces gros plans du masculin et du féminin qui se toisent, hé oui, sexualité masculine et féminine sont aux antipodes depuis que le monde est monde... En tant que femme, j'admets bien que le sexe pose question, soit tabou, par tout ce qu'il recoupe, plaisir, tentation, chantage, procréation, commerce, abus de pouvoir, mystère, mysticisme... Et Brisseau est loin d'être complaisant, il s'égratigne lui-même tellement à travers son acteur masculin, qu'il a choisi séduisant, ça crée un vertige à défaut de tout à fait convaincre, en tous cas on évite le malsain et la morale est sauve !
Je suis affligé par ce que je viens de voir. Je me demande comment le réalisateur talentueux de Noces blanches a pu accoucher d'un tel navet. Tout d'abord les acteurs sont tous plus mauvais les uns que les autres et on se demande où les acteurs ont été castés tant le niveau de jeu est minable. Brisseau dans les interviews nous assène son soucis du détail dans le choix des actrices qui doivent déclencher chez le spectateur un émoi sensuel mais tout ce qu'elles arrivent à engendrer, c'est un fou rire général de la salle à moitié vidée au cours de la séance. Heureusement Maroussia Dubreuil fait exception de par son incroyable justesse. Alors que le texte est extrêmement mal écrit (car trop écrit) et que la femme est réduite à un fantasme d'homme hétérosexuel envisageant l'amour lesbien comme un désir féminin universel, la présence intempestive de deux anges jouant encore plus mal que les autres nous emporte dans des rires tant leur présence frôle le ridicule. N'est pas Bergman qui veut...Alors qu'on pense avoir atteint le fond, on découvre avec stupeur et nouveaux éclats de rire que le personnage interprétée par l'excellente Maroussia est en fait possédée par un démon : le comble du risible et du ridicule... Où veut en venir Brisseau? Alors que dans les interviews il se défend de dresser son portrait, il parle en voix off et interprète ainsi ce rôle de réalisateur auquel toutes les femmes succombent tant sexuellement qu'amoureusement. Projeter ses délires narcissiques peut être réussi comme le prouvent les vieux Woody Allen mais ici c'est loupé. Le réalisateur (interprété sans nuance et sans profondeur) se pose en victime de femmes folles de lui, de flics pourris, d'une femme jalouse et d'une société qui le juge pour ses délirs pervers. Bref, je conseille ce film à ceux qui veulent rire ou qui aiment les films érotiques de M6, mais le déconseille à tous les autres. Autre espect choquant : l'engouement de la presse spécialisée qui ainsi se discrédite lamentablement.
oh mon dieu ! Des critiques ont mis 4 ou 3 etoiles à ce film... Eh bien, retenons bien leurs noms, je ne basserai plus jamais sur leurs avis pour aller voir un film. Quelle daube ! et quel scandale !