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Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Que dire... Scénario plat et limité, situations pas crédibles, jeu épouvantable (hélène rollès était meilleure dans "hélène et les garçons"!) Autant dire que si vous avez du temps et de l'argent à perdre, c'est le film à ne pas manquer!
En regardant les anges exterminateurs, jai pensé un peu à Breillat. Une dénégation du porno et de sa malédiction. Plutôt quune malédiction, le regard frontal sur la «chose sexuelle » qui déclenche les foudres de lhypocrisie ambiante. Dans le film, ces jeunes femmes ont une parole, elles peuvent faire entendre leurs fantasmes et la difficulté d'élever le fantasme au niveau de la création. Mais il y a le texte et limage. Brisseau est un cinéaste avant tout qui semble se nourrir de la peinture classique. La lumière est lactrice principale. Le metteur en scène met les corps en beauté en jouant avec une porte qui modifie la lumière et les formes en ouvrant sur un autre espace. Brisseau cherche à prouver linnocence de sa fascination pour le plaisir au féminin. Il nest pas libertin et reste à l'écart de la danse des plaisirs, hormis le plaisir de la pulsion scopique. Quand il filme, aucune lumière ne séclaire sur sa petite caméra vidéo. Il pourrait très bien photographier sans pellicule. Il reste dans lindiscernable entre réalité, rêve et simulation. Avec le regard dun tout petit enfant devant une scène primitive. A noter la musique de Jean Musy dont ampleur donne du souffle aux scènes.
Comment décrire un film encensé par certaines critiques qui tentent en vain de trouver un substrat de génie ou de talent dans une oeuvre cinématographique à la limite de l'amateurisme tant à la réalisation, à la mise en scène qu'au scénario aussi fin qu'un banal film érotique du dimanche soir ? Le film raconte en quelque sorte la préparation de ce dernier. Ajoutez à cela une ancienne affaire de moeurs de Monsieur Jean-Claude Brisseau. Les Anges exterminateurs sont représentés pas de jeunes femmes qui tirent toutes les ficelles pour faire plonger le réalisateur passif d'un fatalisme affligeant. Cela donne un mauvais cocktail de grand-mère pour faire passer une mauvaise diarrhée. Résultat : mauvais au gout dans la bouche mais pas réellement efficace si ce n'est qu'amplifier les symptômes. On a déjà eu une tentative avec Romance de Catherine Breillat qui voulait rendre intelligible (limite philosophique) le sexe par un cinéma classique ainsi que le rapport entre homme/femme et l'énigmatique "orgasme". Monsieur Brisseau se filme et se fait plaisir en se montrant naif et gentil. Dans la salle, j'en ai pleuré ..de rire pendant que certains se frottaient le pantalon.
Je résume : le film est nul à la limite de l'arts et d'essais. On s'attendait à une meilleure réalisation, à un réel scénario, à une réflexion ou encore à un peu de suspense... Rien de captivant à part les scènes de sexe sans grand intéret mais qui feront déplacer quelques adeptes du frotti frotta.
Conseil : loué un bon film porno, ca coute moins cher et vous serez peut être moins déçu du scénario
Un très bon Brisseau, un film qui aborde un sujet encore difficile a traité au cinéma qui est la représentation du plaisir. Tache ardue, mais réussie. Des scènes érotiques qui ne tombe jamais dans la vulgarité ou la pornographie. Et je tiens à saluer les comédiennes qui ont prit le risque professionnel et personnel de participer à ce film et qui joue de manière admirable durant les 1h40 de ce long-métrage.
Allez, ma première critique ciné sera pour ce film. Je n'ai pas aimé, mais je me garderai de dire que c'est un "navet" ou le "film le plus nul de l'année", comme n'hésitent pas certains spectateurs à qualifier des films qui sont juste bancaux. Celui-ci aurait pu être bien : filmer le désir féminin, dans ses interdits et ses tabous. Quelques idées, à vrai dire, sont intéressantes : faire l'amour devant une caméra, c'est comme faire l'amour devant son père, c'est l'interdit suprême, c'est d'autant plus excitant; intéressant également le rapport du réalisateur face à ses actrices qui tentent de le manipuler, face à son propre désir qu'il doit canaliser pour rester maître de lui même et de sa caméra; évidemment, la femme, éternelle manipulatrice et vicieuse, ça me pose plus de problèmes déjà. Pourquoi, alors que ces thèmes se suffisaient à eux mêmes, rajouter une couche de surnaturel? Pourquoi cette histoire de possession diabolique à la Exorciste? Cela ote toute crédibilité au film et le fait basculer dans le ridicule. Les dialogues sont pompeux et artificiels, l'ennui gagne le spectaeur. Seules les scènes de nu sont esthétiquement intéressantes et émoustillantes. D'où l'étoile.