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Un visiteur
2,5
Publiée le 17 octobre 2012
Présenté comme le film qui a modernisé la mythologie du Loup-Garou, "Wolfman" n'est pourtant rien d'autre qu'un blockbuster poilu, avec des loup-garous, des villages, et des fermiers anglais... Joe Johnston n'esquive pas les poncifs malencontreux du genre, mais accordons lui au moins le mérite de nous avoir fait comprendre pourquoi Hannibal Lecter mangeait des gens...
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, l'ambiance qu'il dégage. Même s'il n'a pas comme objectif de revisiter le conte du loup-garou pièce par pièce comme pouvait s'attendre peut-être certains visualiseurs, le scénario est très prenant, et nous fait vivre un très bon moment de suspens, et aussi de gore ! En effet le film a certains passages qui ne sont pas du tout conseillés pour les yeux de tous. Les décors du film sont un très gros point fort. Le Londres de la fin du XIXe siècle est magnifiquement bien représenté et les couleurs dégagent vraiment quelque chose de magnifique. Et le casting est une pure réussite ! Entre Hopkins, Del Tor, Blunt et Heaving, on a là une belle brochette ! Les scènes d"actions sont aussi très bien réussies ainsi que les métamorphoses d'homme à loup-garou. Vraiment un bon film ! A voir !
Pourtant attiré par la bande-annonce, je n'ai pas du tout aimé ce film lors de sa sortie en salle. Il n'apporte rien au mythe du loup-garou en se contentant de reproduire les clichés du genre. Benicio del Toro est poussif et Emily Blunt inexistante. Quant à Anthony Hopkins, il nous sert toujours la même soupe. Le film est involontairement drôle à force d'être tape-à-l'oeil (l'attaque prématurée du camp de gitans...). Le réalisateur a voulu copier le "Dracula" de Francis Ford Coppola (musique, classicisme et effets numériques). C'est raté.
Une déception , même les scènes de transformations numérique sont quelconques . Seule l'ambiance générale du film et Benicio Del Toro arrivent à sauver les apparences .
Faire revivre les monstres de Universal ou de RKO tels Dracula, King Kong ou Frankenstein semble toujours être une entreprise utile car elle permet sans aucun doute de parler à nouveau des versions plus anciennes qui pourraient tomber dans l’oubli si l’on n’y prenait garde. Le mythe du loup-garou n’échappe pas à la règle. Les trois versions les plus célèbres, espacées chacune de vingt ans ont placé la barre assez haut pour toute nouvelle tentative de réappropriation du mythe. En 1981 John Landis sans doute conscient qu’il lui serait difficile de surclasser la version de 1961 de Terence Fisher (avec Oliver Reed dans le rôle du loup) avait choisi opportunément de transposer son histoire dans le présent sur le mode ironique, nous offrant une séance de lycanthropie complètement hallucinée sur le refrain du lancinant “Hey Tonight” de Creedence Clearwater Revival. Benicio Del Toro à l’initiative du projet est quant à lui un inconditionnel du “Wolfman” de George Waggner avec le rejeton de l’immense Lon Chaney dans le rôle éponyme. C’est donc une version beaucoup plus sombre qui nous est ici proposée. Ce parti pris est particulièrement frappant au niveau des couleurs et du graphisme qui se veulent plus proches du ton de la Universal que des couleurs chatoyantes de feu la Hammer. Pour rester fidèle à la tradition, le recours aux effets spéciaux a donc été minimisé. Mais pour coller au format désormais obligatoire des deux heures de métrage, l’histoire a été enrichie de la malédiction du patriarche qui tel le vampire transmet le mal à sa descendance, nous offrant une joute finale épique entre le fils et le père. Ce dernier est joué par un Anthony Hopkins bien décidé à rester sobre malgré un rôle qui le pousserait volontiers dans sa démesure habituelle. L’hommage au genre est appuyé et l’on a plaisir à se retrouver en territoire connu. Mais Johnston n’a malheureusement pas le génie de Francis Ford Coppola qui avait su transcender son “Dracula” en le faisant sortir de son cadre habituel pour lui donner la dimension d’un chef d’œuvre. Il se cantonne donc dans un respect contrit qui empêche son film d’ajouter à la saga du loup-garou un chapitre mémorable. Dommage.
La malédiction a encore frappé, non pas celle du loup-garou, mais celle des effets numériques inutiles ! Un simple ours ou un cerf sont en numérique, tout semble factice fabriqué dans le seul but de nous narrer une histoire vue et revue puisque évidemment avant Joe Johnson d'autres réalisateurs bien plus doués nous ont montré des histoires de lycanthropie.( "le loup-garou de Londre" de John Landis,"Hurlements" de Joe Dante...) Dès le départ on se rend compte qu'on nous montrera tous, que la brume qui nimbe le décor n'est là que pour faire beau, il ne se dégage aucun mystère et partant aucune envie pour le spectateur de voir la suite de ce long-métrage. Un blockbuster étonnamment gore ( ce qui est un bon point pour moi ), mais carrément risible dans sa partie finale. Reste quelque scènes plutôt bien menée mais qui ne sauve pas l'ensemble.
Inspiré d'un classique de 1941, ce film, qui revisite le mythe du lycanthrope sur fond d'atmosphère victorienne, permet à Benicio Del Toro de se frotter au fantastique gothique. L'ennui c'est que toutes les révélations distillées le long du film sont cousues de fil blanc, du coup on s'ennuie poliment. Mais le plus étonnant reste le manque de liant de l'intrigue, qui parvient systématiquement à faire tomber à plats les rares instants ou l'action se décide à décoller. Cette absence de finesse se retrouve dans la mise en scène, avec des effets numériques d'une grande laideur. Ce remake très libre est une insulte au genre, puisque tout ce qui faisait le charme et le côté angoissant de l'original est ici passé a la trappe.
On a certe déjà vu mieux niveau scénario, qui est asser prévisible, mais la réalisation est plutôt de qualité, avec une mise en scène dynamique. Si le film reprend beaucoup de standard des films de loup garous, il y a quand même quelques innovations notamment spoiler: le combat entre deux loup-garous père et fils . Un bon divertissement en somme, sans être incontournable.
Le loup-garou a toujours était le monstre qui me faisait le plus peur, qui hantait mes rêves, et il a fallu attendre que le film sorte en DVD pour me décider à le voir. L'histoire est peut être basique, mais elle a le mérite d'être prenante et on tient en haleine jusqu'à la fin. La première scène ou l'on peut "admirer" spoiler: un pauvre homme se faire déchiqueté vivant , nous met dès le début dans l'ambiance, et je suis persuadé que bon nombre de personne en voyant cette fameuse scène d'intro, spoiler: ont désespérément demandé ce que ce mec faisait dans la forêt en plein milieu de la nuit, et pourquoi il ne fermait pas sa grande bouche au lieu de crier pour rien . C'est un cliché qui marche très bien, tout comme celui spoiler: de la fille qui court toute seule dans la forêt, poursuivie par le loup-garou . Mais le film reste plaisant à regarder, les scènes d'actions auraient pu être plus nombreuses, mais au moins, elles sont réussis. C'était aussi une bonne idée d'avoir choisis de faire un loup-garou à l'ancienne, avec uniquement du maquillage, le résultat est bluffant, et Benicio Del Toro méconnaissable. C'est donc un bon film de loup-garou comme on les aime, avec son lots de scènes sanglantes, et de frissons.
Un remake qui sera avant tout un bel hommage visuel, vibrant et rare : l'Angleterre victorienne des campagnes, la brumes dans les landes, brume presque factice, le monstre très clairement inspiré et qui saura repousser les non-avertis, jusqu'à la belle intro, classieuse et superbe au possible. Johnston se révèle enfin de par sa réalisation ample et voluptueuse, jouant parfaitement sur les symétries de ses magnifiques décors. La musique est également un hommage absolument adéquat et, pour un film Hollywoodien, rien de vraiment suggestif dans les scènes d'abominations commises par le monstre ; la seule transformation détaillée prouve que depuis l'hideux Le loup-garou de Paris, les FX numériques peuvent s'avérer extrêmement impressionnants. Même la photo donne parfois l'impression d'un vieux Technicolor... Mais voilà : il est très, très délicat de redonner naissance à un mythe dont on semble tout connaitre et le scénario ronronne beaucoup trop dans sa trop longue première partie, les spectateurs étant toujours en avance par rapport à l'histoire. Et puis ça manque de frousse ! Les personnages sont tout à fait en adéquation à la "folie" ambiante (Hopkins extraordinaire en personnage ambigu, comme d'habitude) et c'est d'ailleurs cet aspect de la légende qui aurait dû primer : la folie. Lorsque la science s'en mêle on sent d'immenses possibilités qui ne seront pas assez exploitées ; tout comme cette scène sublime, après la révélation du twist, où la malédiction fait écho aux tragédies shakespeariennes. Un beau retour aux sources (on ne parle pas vraiment de lycanthropie mais bel et bien d'homme-loup - wolf-man), esthétisant au possible mais affreusement empâté. JE suis donc, pour ma part ; moyennement convaincu. Mais reconnait qu'il y a un potentiel et que suivant l'approche du film duquel les spectateurs l'interprètent. On peut y voir , un divertissement correct.
Non, non, cela n’est pas un nouveau film de super héros ! Mais une modernisation du mythe du loup garou, proche du classique de Georges Wagner -le loup garou(1941)- Même s’il comporte des similitudes avec son illustre prédécesseur (l’intrigue, les personnages, les sites…) il ne s’agit pas d’une copie conforme, d’un remake au sens habituel du terme, mais d’une adaptation plus en adéquation avec les attentes du spectateur d’aujourd’hui .c’est dans le scénario et l’ajout de ressorts dramatiques que s’opère parfaitement cette modernisation. Tourné en majeure partie en studio ,pour mieux restituer la couleur et les détails des décors qui firent la particularité des films de monstres de la HAMMER dans les années 40 et 50 (on pense aux Dracula , Frankenstein ,la momie…),nous voila plongés dans une Angleterre victorienne stupéfiante de réalisme .benicio del toro y reprend le rôle culte du non moins culte Lon Chaney (1941)accompagné par un Anthony Hopkins « hannibalien » (lol) ! Rajoutez Rick Baker (hurlements, le loup garou de Londres, King Kong…) aux effets spéciaux et vous tenez la assurément le meilleur film du genre de la décennie ! On a tous un petit loup garou qui rode en nous, tapi dans notre conscience…
Deux beaux charismes réunis à l'écran, une jolie photographie et une histoire intéressante. Surprenant et pas déplaisant d'y trouver Benicio...qui fait peu dans le genre fantastique. MAIS, il n'est pas à voir plus d'une fois :-s
Au vu de la note moyenne des spectateurs d'Allociné, il y avait de quoi être sceptique. Cependant les craintes sont rapidement levées et on pénètre rapidement dans l'atmosphère du film. Très peu de temps morts, un casting étoilé qui tient ses promesses, une musique envoutante, des décors somtueux. Wolfman est a conseiller à tout le monde.