Manichéen et filmé sans aucune idée de mise en scène. Cette oeuvre est décevante et montre que les grands sujets (et les bons sentiments) ne font pas forcément les meilleurs films.
Fast Food Nation aurait pu être un bon film mais j'ai quelques reproches à lui faire : en premier le réalisateur a mis trop de personnages et on se mélange un peu les pinceaux. Les stars vont ça s'en va et ça revient et finalement on ne peut pas y s'attacher et ensuite je trouve qu'on n'a plus le sujet de départ. Le film part d'un sujet ( la viande est contaminée et donc on découvre ce qui s'y passe derrière ) et finit sur le problème des mexicains. Or il laisse trop de côté le problème des Fast Food. Mais je n'ai pas détesté. Il m'a choqué et nous fait prendre conscience d'un grave problème. Il m'a tellement choqué que je n'ai pas mangé de viande pendant 1 semaine. Enfin pour terminer je pense que Richard Linklater n'était pas le bon réalisateur pour ce film ou il aurait dû en faire un documentaire ( ce qui aurait été plus intéressant ) .
Tentant d'opposer à un film bête et méchant comme Supersize me une critique globale et détaillée de l'industrie du fast food, la nation du manger rapide se révèle bien peu pertinente, pour le fond comme pour la forme. Du coup on a vite l'impression que le réalisateur ne reproche pas grand chose à cette industrie, multipliant les scènes risibles (la libération des vaches par Avril Lavigne et son fan club) et non spécifiques au secteur (en gros, toutes les scènes d'abattoir). La partie analysant le fonctionnement de la chaine de fast food est bien trop ténue pour justifier le titre du film, et l'autre partie ne dénonce pas grand chose. En d'autres termes on a affaire à un gros hors-sujet, ou à une erreur de titre, et en tous cas la première chose que j'ai faite en sortant de là a été de commander un maxi menu hot wings chez KFC. Ce que je n'aurai sans doute pas fais avant le pamphlet de Morgan Spurlock.
Quelques années après le joli "Maria, pleine de grâce", nous retrouvons ici la talentueuse Catalina Sandino Moreno qui a à nouveau bien des malheurs en voulant échapper une fois de plus à sa grande pauvreté. Jadis colombienne, elle est ici une mexicaine qui, avec d'autres compagnons d'infortune, ont fui leur pays pour rejoindre cet Eldorado que sont les Etats-Unis pour enfin trouver un travail. Ah, le travail ! Beaucoup plus qu'une simple critique des fast-food, ce film est surtout, selon moi, une analyse désabusée de son rôle dans notre société. Indispensable à notre survie, c'est aussi, comme on peut le voir dans cet abattoir peu ragoûtant, un lieu d'extrême souffrance (comme l'indique d'ailleurs son origine latine "trepalium"). "Fast food nation" montre bien combien nous sommes tous dépendants de lui mais que nous devons tous fermer les yeux, à tous les niveaux de la chaîne de production, car il faut bien malgré tout pouvoir remplir son Frigo... Bref, c'est ici la transcription cinématographique de "L'horreur économique" de Viviane Forrester dont nous sommes tous à notre corps défendant partie prenante. Marche ou crève... Ce film pointe nos propres contradictions. Ainsi ce parallèle judicieux entre cette adolescente rebelle qui peut se permettre par conviction de démissionner et de quitter le système et ce cadre marketing qui ne peut se permettre, malgré la répugnance qu'il éprouve en découvrant les méthodes peu orthodoxes (business oblige) de son employeur, de s'en exclure. Voilà, à mon sens, il faut donc voir ce film de Richard Linklater comme une reflexion sur le monde du travail plutôt qu'une énième diatribe contre les "fast-bad-food" (selon le mot de Jean-Pierre Coffe) qu'il est toujours de bon goût de critiquer mais qui nous dépannent bien finalement (le personnage joué par Ethan Hawke relève d'ailleurs bien cette dualité). Bon, assez parlé, comme j'ai un peu faim je vais de ce pas faire un tour à mon fast-food préféré qui se trouve à... Nation (Paris 12) !
Et oui fast food nation nous propose ni plus ni moins que de pénétrer dans les entrailles de la bête à travers plusieurs personnages ! Dans le film on voit lentreprise Mickeys sous plusieurs angles, celui du directeur marketing, dune caissière dun restaurant, de clandestins Dans le fond cela est plutôt pas mal chacun des personnages prendra une décision différente : se taire, passer a laction ou encore subir sans autre choix. Mais globalement cela manque un peu de rythme, malgré que le sujet et certaines situations captivent toute notre attention. Le fait marquant de ce film, sa fin et oui cest dans les 5 dernières minutes que le film est le plus efficace auparavant nous avions juste droit à de long discours sans grand effets. Quand les images chocs et discours sentre mêlent nous avons devant nous un sujet dégoûtant et efficace à 100%.
Un bilan mitigé pour ce film, je mattendais à beaucoup mieux mais cest un bon complément à Super size me pour se dégoûter des hamburgers et de toute la bouf que proposent les fast food
En allant voir fast food nation je m'attendais a un documentaire sur les fast food en fait il'y a bien un scenario qui permet de faire de fast food nation un film très engagé et fait vraiment réfléchir sur la restauration rapide. On sort de la salle la tête rempli d'image et incapable d'engager une discussion dans les 10 minutes bien trop occupé mentalement.
Ce film part d'un bon sentiment : dénoncer l'exploitation d'immigrés clandestins mexicains par le lobby agro-alimentaire américain représenté ici par une usine de production de viande bovine nommée UMP (tient belle coincidence!). Le problème est que le scénario est assez plat et que Finklater digresse sans cesse vers des personnages qui n'en valent pas la peine et dont l'histoire n'est pas suffisamment liée à l'intrigue générale. On trouve le temps long et l'absence de réelle conclusion laisse comme un gout d'inachevé à une oeuvre déjà assez inconsistante. Finklater a en outre la facheuse tendance quelque peu irritante de s'atarder plus longuement sur la condition des vaches que sur celle des travailleurs souligant l'aspect plus pro-végétarien qu'humaniste de sa démarche.
Film très décévant pour ma part. Une histoire plate et des images banales (peut-être des images chocs auraient rendu le film plus intéressant...). Un bon casting je trouve mais le réalisateur est complétement passé à côté du truc. On y apprend pas grand chose. Après il faut voir du côté des Etats-Unis l'impact que cela peut produire mais de notre côté je doute que ce film aprenne quoi que ce soit en France.
Il ne suffit pas d'aligner un casting quatre étoiles et de balancer un message anti-Bush/mondialisation/capitalisme sauvage pour faire un bon film. Fast food nation, à vouloir traiter trop de sujets, n'apparaît jamais comme vraiment pertinent, soit par subtilité toute relative (les pauvres Mexicains exploités comme des bêtes au travail : pas bien, des excréments dans les hamburgers : pas bon), soit par manque d'intérêt (de jeunes gauchistes - dont Avril Lavigne, trop cool - violent le patriot act en ouvrant un enclos à bovins : ¡viva la revolucion!). La plupart des acteurs viennent apporter leur contribution à la Cause le temps d'une scène (rare sont ceux qui disposent d'un rôle un tant soit peu consistant), histoire de faire genre cool et sympa, ce qui peut vite devenir casse-bonbons. Le réalisateur décroche la queue du Mickey avec les séquences finales de l'abbatoir, climax censé cristaliser toute l'horreur de la situation grâce à de multiples évocations préalables, et finalement d'une pertinence assez discutable puisque pas plus choquantes que ça (on ne peut pas dire que ça soit un spectacle très agréable, mais on se doute bien qu'on ne transforme pas une vache en steack haché sans qu'à un moment donner il faille trancher dans la masse).
Fast Food Nation est un film qui traite du fonctionnement de l'industrie américaine, il est profondément cynique. Il y a un personnage naif mandaté par la société Big One qui découvre au fur et à mesure, la manière dont est produite et dans quelles conditions de travail sont produites la viande de tous les hamburgers de sa société. Il donne une idée assez claire sur ces sociétés, et montre le côté inhumain des grandes chaines de productions de viande, et l'exploitation des plus démunis ainsi que la précarité et la détresse dans lesquelles ils vivent. Ce film a le mérite de raconter une histoire, il n'a pas une structure de film militant, tout en en étant un quand même. A voir.
Il y a de quoi faire avec ce sujet... Et pourtant, le film n'est pas à la hauteur. Déjà, j'aimerais bien savoir si tout ce que dénonce ce film est vrai. Si c'est exagéré, même un peu, alors je ne vois pas l'intérêt. Je pense que le sujet aurait dû être traité dans un documentaire, et non dans une fiction. En revanche, point fort: l'interprétation est excellente. On y retrouve avec plaisir la jeune garde du cinéma """"indépendant"""" américain comme Paul Dano ou Lou Taylor Pucci...
Voila un film qui offre une critique intelligente et subtile du systeme americain d'une part, et du capitalisme effrene et mondialisant d'autre part. A l'inverse de beaucoup de films partisans, celui-ci montre la realite, ses dessous, et ne dit pas au spectacteur ce qu'il faut penser.
Il montre aussi tres bien les compromis que nous pratiquons tous, en trouvant toujours une bonne raison de ne pas faire ce qui nous parait juste, mais qui requiert d'aller a contre-courant de ce qui est accepte par la majorite.
Décidément, les cinéastes indépendants américains sont très inspirés et frondeurs depuis que George W. Bush mène sa politique lamentable aux States. Richard Linklater tire à boulet rouge sur la patriot act (à juste titre) et démonte le système des fast food et de l'exploitation de la main d'oeuvre mexicaine par les grandes firmes de l'agro-alimentaire. Malheureusement, son film n'est pas toujours très bien structuré et certains passages tombent franchement à l'eau. Finalement, le film prend toute sa valeur lorsque le cinéaste dénonce et lors d'une dernière demi-heure finalement très réussie - soulignée par la planante et désespérée musique de Friends of Dean Martinez. Un ensemble inégal, mais qui a le mérite d'exister et de mettre le doigt là où cela fait mal.
Fast Food Nation est ladaptation éponyme du best-seller écrit par Eric Schlosser (et vendu à plus dun million dexemplaires à travers le monde). Après Super Size Me (2004) où lon suivait pas à pas le réalisateur Morgan Spurlock qui, pendant 30 jours avait décidé de relever le défis de se nourrir uniquement de fast food (matin, midi et soir) pour dénoncer les effets néfaste de la mal bouffe, Fast Food Nation se dévoile à vous comme un documentaire/fiction à la fois trash et vomitif, lui aussi, sur la mal bouffe américaine. Tout commence le jour où une chaîne de fast food découvre que son hamburger fétiche, le « Big One » contient des substances fécales dans sa viande. Branle bas de combat au sein de la multinationale, le directeur dépêche un responsable marketing pour aller voir ce qui peut bien se passer dans un de leurs abattoirs. Si, pour les hauts responsables de lusine, rien nest à signaler, officieusement, cest une autre histoire (la société exploite des clandestins mexicains où les conditions de travail sont déplorables et sans oublier les méthodes dabattages cruelles). Après A Scanner Darkly (2006), Richard Linklater nage en eaux troubles, peine à exploiter son filon. Une quête de vérité lente et mal organisée et où seul les acteurs valent le déplacement (Greg Kinnear, Patricia Arquette, Kris Kristofferson, Ashley Johnson Bruce Willis, Avril Lavigne et Ethan Hawke). Après avoir vu labattoir de lintérieur, avec toutes ces vaches se faisant taillader, dépecer et éviscérer, croyez-moi, vous allez vite abandonner votre « Big Mac » habituel pour une jolie salade printanière !