Film moche, mal monté, avec humour lourdingue. Le "pipi caca prout" peut parfois faire rire quand il y a un certain rythme et un peu d'inventivité, type austin powers, mais là les dialoguistes n'ont pas réussi à trouver mieux que des expressions qu'un gosse de 8 ans connaît déjà...
La "performance" du montage et quelques bouts de scènes quasi comiques ne justifient pas de regarder ce navet lamentable.
Oeuvre décalée qui offre un patchwork de grands films américains avec des acteurs de légende, La Classe américaine est grand-guignolesque et nous fait rire à gorge déployée. Les répliques sont délirantes, et le travail de montage est très minutieux pour arriver à donner un sens à cette grande farce. Certains passages restent tout de même un peu longs, et l'humour est parfois un peu trop simple et lourd. Mais ça reste un exercice de style plutôt réussi qui ravira les amateurs de cet humour léger, caractéristique du film !
Quelle bonne idée d'avoir rassemblé autant de films cultes pour n'en faire qu'un. Surtout en y ajoutant les dialogues totalement délirant, qui démystifie les acteurs cultes qui s'y trouvent. Du début à la fin, on ne peut qu'en rire, et le meilleur c'est le montage, qui est la base du film, et qui nous ancre vraiment dans l'histoire magnifiquement bien. Cinématographiquement parlant, c'est un véritable bonheur de regarder ce film !
Si le concept de ce film laisse rêveur, prendre des tas d'extraits de film et monter le tout pour que ça ait un autre sens et faire dire aux grands noms du cinéma américain des blagues potaches, c'est plutôt une bonne idée. Mais après il faut voir ce que ça donne. Et je dois dire que j'ai plus ris aux blagues sur le papier qu'en réalité. Alors oui il y a des trucs bien trouvé, genre le coup de pins ou bien le aime moi tendre, aime moi vrai… Ce genre de scène où on sent que ça a été pensé pour la blague. Le coup de Julien Lepers c'était tellement con, j'ai bien ris. Et puis il y a quelques dialogues entre Hoffman et Redford qui ont été repris dans des paroles de Gronibard, du coup ça me faisait rire aussi. Néanmoins je dirai que tout ne fonctionne pas et que le côté on remonte les films cause aussi de gros problèmes de rythme. Parce que ça n'a beau ne durer qu'une heure dix, certains moments sont assez long. Et puis on a beau savoir que c'est une connerie, certains gags restent un peu facile, j'aurai aimé autre chose que des gags caca prout par moment. Aussi le coup d'Orson Welles je suis partagé, on avait tous capté la référence à Citizen Kane, c'était vraiment la peine de l’expliciter ? Alors oui cette apparition est drôle, mais bon… Et je dois dire que tout ce qui est absurde ne prend pas forcément parce que rien n'est cohérent ou logique et jouer de l'absurde là dessus ça fait un peu flop. Il n'y a plus de contraste… Et tant qu'à faire je préfère regarder un film des Monty Pythons parce qu'il y une recherche moins caca prout des gags. Bon après c'est une connerie qui occupe, fait rire, mais c'est pas non plus génial.
C'est une gageure à laquelle se sont frottés Michel Hazanavicius et Dominique Mezerette : faire avec des extraits de plusieurs films américains un film délirant réunissant les plus grandes stars de l'époque (John Wayne, Paul Newman, Dustin Hoffman, Robert Redford, Robert Mitchum) et tenant sur une intrigue pendant toute sa durée, redoublant alors les dialogues en français pour faire de "La classe américaine" une joyeuse parodie bourrée de dialogues hilarants, de vulgarités et de calembours stupides. L'exercice est une réussite, le travail effectué étant phénoménal. Les réalisateurs savent utiliser le champ/contre-champ pour faire exister tous les personnages de différents films au sein d'un seul et le travail de doublage est impressionnant, mieux fait que celui de l'époque, le mouvement des lèvres des acteurs correspondant souvent aux dialogues rajoutés et pourtant invraisemblables (imaginez James Stewart proférer des insultes dans un film des années 50). Non seulement l'exercice de style est réussi mais en plus le scénario tient assez bien la route, reprenant la trame de "Citizen Kane" et peuplant le film de références. Même si parfois on sent que l'ensemble s'essouffle, il faut avouer que c'est un joyeux délire et un pur plaisir de cinéphile !
La classe ! Réunir autant d'acteurs imposants dans un flim relevait d'une gageure et sur ce plan, "Le Grand Détournement" parvient à faire mieux que "La Ligne rouge". Mais la principale attraction de "La Classe américaine", ce sont ses dialogues : rares sont les flims dont chaque réplique devient instantanément culte ! Un bon cru de l'esprit Canal, permettant de sauver un peu la France qui n'est vraiment pas au top au niveau de l'humour. À noter aussi qu'il s'agit du premier long-métrage de Michel Hazanavicius, ici co-réalisateur, même si un court et un moyen avaient déjà été diffusés auparavant. Cependant, celui-ci est le plus abouti et, aussi stupéfiant que cela puisse paraître, l'histoire se tient très bien. Pour une fois qu'on peut s'estimer heureux de voir un flim doublé… En revanche, il ne faut surtout pas se méprendre : malgré ce que l'on pourrait croire, ce flim n'est pas un flim sur le cyclimse !
Vraiment excellent à chaque visionnage et de très bons souvenirs autour de ce film atypique (merci mon Fab !). Basé sur des extraits de films avec des acteurs ultra connus, dont on a détourné les dialogues, on suit donc l'enquête (menée par Redford et Hoffman) sur la mort de l'homme le plus classe du monde (John Wayne), et plus particulièrement ses dernières paroles : "Monde de merde". Des répliques ou des scènes vraiment cultissimes (la fameuse cuisine de Madame Philippé ; le tunnel qui sent pas très bon ; l'apparition d'Elvis, de Clark Gable ou encore de Julien Lepers ; la ouiche lorraine ; les courses poursuite... et ma préférée "le train de tes injures roule sur les rails de mon indifférence"). Bref, tout ceci est extrêmement bien réalisé, d'autant plus que ce sont pour la plupart les voix officielles des acteurs parodiés : du très bon boulot ! Je le recommande plus que vivement !
L'idée de départ était génial, le résultat l'est encore plus. Hommage hilarant aux westerns, aux parodies et aux doubleurs, c'est un flim dont toute la prouesse se trouve dans les dialogues, cultes autant que loufoques du début à la fin. Il faut saluer le travail incroyable des doubleurs qui ont visiblement moins de honte que de talent et qui réussissent à nous donner l'impression de regarder un vrai flim alors que La Classe Américaine n'est qu'une succession incohérente de dialogues absurdes en décalage complet avec les images à l'écran.
Cela donne un film immanquable pour qui aime l'absurde et les nanars, un détournement absolument savoureux qui fait très fortement penser aux flims des Monty Pythons.
L'idée de faire un film tout en détournement est juste super. Qui plus est quand elle est aussi bien faite. Les images sont kitches et les voix mal enregistrées mais au fond cela fait partie du film et c'est ce qui donne tout son charme. Arriver à faire une histoire aussi "drôle" avec que des détournements est tout simplement énorme. Super film, à voir pour la culture et l'humour.
Attention, ce film n'est pas un flim ! "La Classe Américaine" est la reconstitution tout simplement loufoque de fims d'époques. On sent que les doubleurs s'en sont donnés à coeur joie. Les répliques sont cultes mais la prouesse tient dans la construction cohérente (ou pas?) d'un scénario avec cet humour déjanté sans interdit.