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Ghost_face
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2,5
Publiée le 30 mars 2008
La succession, l'héritage, sujet sensible au cinéma et abordé ici avec beaucoup de délicatesse dont la distribution s'en ressent. Juliette Binoche et Charles Berling en tête sont bouleversant de sincérité. Un joli film sur les valeurs familiales et sur la réalité de choix parfois difficiles et inévitables face aux aléas de la vie…
Un héritage plutôt sans histoire. Tout est presque trop lisse entre les 3 héritiers. Anticipée par chacun depuis le dernier repas de famille, la mort de leur mère n'est qu'un épisode à traverser. L'aîné se sent plus concerné que ses frère et soeur accaparés par leur vie à l'étranger...La "nounou" garde un vase, la jeune ado rebelle est malgré tout nostalgique des moments passés avec sa grand mère ; quant à son père, il trouve que le secrétaire cédé au musée n'est pas bien mis en valeur. A chacun de se forger ses souvenirs. Tous les acteurs sont épatants mais cela ne suffit pas. Il y a trop de retenue dans l'expression des sentiments.
Beau film, bons acteurs,beaucoup d'émotions :que restera-t-il de nous, de nos objets, après notre mort? Comment concilier mémoire et avenir?Où l'art est-il le plus vivant, chez nous ou au musée?
Je me demande toujours comment un réalisateur peut mettre deux (bons) comédiens face à face, les laisser bavarder autour d’un plan de tomates et faire un excellent film. Je me demande comment un réalisateur peut mettre une palanquée de (bons) comédiens autour d’un cercueil et faire un film d’une vacuité totale. Comment dans le premier cas (« Dialogue avec mon jardinier ») on peut s’attacher à deux individus alors que dans le second (« L’heure d’été ») on se contrefiche des histoires de cette famille intello-bourgeoise dont les états d’âmes sur les bureaux de style et les amours de la grand-mère nous ennuient au dernier degré. Mystère du cinéma qui se confirme être un art (mineur, parfois, comme avec le jardinier, mais plaisant néanmoins), lequel exige un talent qui n’est pas donné à tout le monde. CQFD.
C'est creux, terriblement long et ennuyeux. les scènes se succèdent sans transition et sans intérêt, à aucun moment on entre dans ce film dénué d'émotions, où tous les acteurs sont mauvais. Le film se résume a une plate énumération d'oeuvres d'art... Longtemps que je n'avais vu un film aussi décevant, à éviter.
Ca joue bien là-dedans ! Il sait mettre en scène et manier la caméra cet Assayas ! A tel point qu'on a envie d'oublier les fréquents défauts de mise au point... Un joli film donc qui parlera à un public sachant apprécier les récits familiaux traités avec réalisme et clairvoyance. Si l'on s'ennuie parfois lors de trop longs plans muets sur chacune des pièces d'une maison vidée de son contenu, on retient de très belles prestations d'acteurs. Un bémol cependant pour Jérémie Rénier un poil (de bouc) trop jeune, et peut être aussi et surtout moins bon. Mon César à la servante Isabelle Sadoyan ainsi qu'à Valérie Bonneton pour ne citer qu'elles. Chouette casting. Comme quoi il ne faut pas se fier à la niaiserie d'une affiche !
pas trop acrcroche, tout est trop beau, tout le monde il est gentil, malheureusement ce n'est pas la vraie vie, surtout concernant les droits de succession. je trouve un manque de profondeur, le seul passage qui fait frissonner, c'est la scene finale avec la "nouvelle generation". Dommage l'idee etait bonne, diverissant mais sans plus, et puis quelle idee!! juliette binoche en blonde quel gachis ;)
Second film écrit sur commande du Musée d'Orsay (après le Voyage du ballon rouge de Hou Hsiao Hsien), l’Heure d’été est bien plus réussi : Assayas peint une tranche de vie à travers une histoire finalement assez banale, deux frères et une sœur se retrouvent de manière impromptue à gérer un héritage de souvenirs et d’instants passés. Qu’est-ce que la mémoire ? que partage-t-on en famille et avec les autres ? Bien loin de répondre à ces interrogations, Assayas filme d’abord un lieu puis une atmosphère et enfin une famille et la manière dont tous ces personnages se lient. De très beaux portraits, une délicatesse presque asiatique et une grande attention portée aux détails de la vie. Tout est très beau, les plans en général sont superbes mais l’histoire de cette famille nous semble pourtant trop loin – une pointe d’ennui.
2 * et demi serait plus approprié mais avec un léger bonus. On reste un peu sur sa faim car l'histoire, même si elle est bien traitée, aurait mérité un peu plus de développement car le scénario y prêtait. Les deux acteurs masculins principaux sont épatants et le ton général est juste. Dans le droit fil d'une bonne tradition d'auteurs français à laquelle O. Assayas apporte sa petite touche. A voir !
Le sujet est intéressant, les acteurs jouent très juste, mais c'est plus un documentaire sur les problèmes de succession qu'un film ! J'attendais quand même quelques rebondissements, du cinéma, quoi !
Un film vain et sans intérêt, qui aurait éventuellement pu accrocher le spectateur si le thème avait été correctement abordé. Un stéréotype du film bobo par excellence, avec la famille artiste, le quarantenaire qui fume du cannabis car la vie est vraiment dure mais aussi et surtout parce-que ça fait bobo. Et puis, les malheureux protagonistes du film sont vraiment bien embêtés quand ils se demandent s'il faut vendre ou garder la maison. En tout cas, ça fait du mal de voir les oeuvres de grand-tonton au musée d'Orsay (ben oui, on paye trop de succession si on ne fait pas de donation à l'Etat). Bref, des problèmes de riches que les pauvres rencontrent aussi : en effet, les gens meurent également chez les smicards. Je sais que ça n'était pas le but recherché d'Assayas, mais c'est ce que j'ai retenu du film, c'est dommage.
Le personnage principal de ce long métrage est la maison. Une demeure familiale pleines de souvenirs, entité à part entière dans le film. De longues séquences lui sont consacrées avec des plans superbement filmés. Les acteurs eux sont presque secondaires, comme de trop dans ce décor qui se suffit à lui même. Le grand frère est celui qui veut perpétuer la tradition, la soeur est volage et le petit dernier s'en fou. Je caricature un peu mais on à comme l'impression que leur rôle à été écrit à la va vite. Peut être pour laisser plus de place à l'histoire des meubles (tout y passe, l'armoire, les vases, le bureau... c'est un peu longuet et tous le monde n'a pas les référencces artistiques !) Un peu de déception donc, surtout qu'on était en droit d'espérer plus avec ce casting. Une belle histoire tout de même sur l'héritage et la mémoire.
Le film est composé de trois parties égales, comme un concerto : 1/ La fête familiale, joyeuse. Edith Scob est rayonnante. Elle irradie le film par sa présence. 2/ L'héritage. Malgré des sourires de circonstance, on sent bien que les frères et soeurs n'ont pas grand'chose à se dire et le ton de cette partie est un peu triste. 3/ La vente des biens. C'est la partie la plus passionnante de cette histoire. On entre dans le milieu fermé du monde de la restauration des oeuvres d'art et on pénètre dans le musée d'Orsay qu'Olivier Assayas le filme avec respect et c'est superbe. Le plus étonnant est la description de la jeunesse, les petits-enfant d'Hélène. Le film commence et se termine sur la description de leur insouciance et donne au film un ton heureux, ce qui contraste aves ses premiers films ("Paris s'éveille" et "L'eau froide" étaient particulièrement cafardeux). "L'heure d'été" est un véritable coup de coeur, le meilleur film français de ce début d'année et je n'hésite pas à lui attribuer quatre étoiles. C'est un film qui fait du bien, c'est rare !