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Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2010
Un film tout a fait plein : un scénario surprenant, original, des acteurs incarnant parfaitement leurs personnages et une belle leçon de morale qui nous rappelle qu'il n'y a pas de justice dans la vie.
Somptueuse mise en scène de 'dans la vie, tous ne marche pas comme sur des roulettes et des fois, l'addition est tellement salé que j'ai l'impression de cauchemarder. '
Il n'y a pas d'exagération dans le jeu des acteurs, c'est un peu, comme si, c'était le personnage lamda, qui essaye de tenter le tout pour le tout. Et comme dans la réalité, prendre en compte tous les paramètres, n'est pas donné à tous le monde. Résultat : un film simple et pourtant si prenant.
Le dernier film en date de Sidney Lumet est une véritable réussite, que l'on peut allégrement rangé au rayon des meilleurs oeuvres de cette légende vivante du cinéma américain, au même titre que "Douze hommes en colère" et "Un après-midi de chien". La virtuosité du réalisateur se met ici au service d'un scénario élaboré, très intelligemment écrit et parfaitement servi par un montage minutieusement fragmenté qui donne beaucoup de poids au récit, délivrant au compte-goutte les éléments clés de l'intrigue jusqu'à ce que le vécu différent de chaque personnages sur cette seule et même histoire ne fasse plus qu'un. Le parti-pris "d'isoler" chacun des membres de cette famille en perdition pour y raconter leurs évènements, de "sauter" d'un instigateur à l'autre pour faire avancer l'action, rend la chose encore plus captivante, et donne beaucoup plus de profondeur aux mœurs sombres et torturées des héros du film, facilitant le fait qu'on s'attache à eux, grâce aussi aux interprétations sans faille livrées ici, Phillip Seymour Hoffman et Ethan Hawke en tête, sont parfaits. De plus, "7h58 ce samedi là" est plein de cynisme et ne comporte aucune morale, laissant aux spectateurs le soin de contempler les dégâts, faisant voler en éclats les traditions et valeurs familiales. Il joue sur un tableau noir et pessimiste, entre le drame puissamment fort et le thriller oppressant, mélant la complexité des situations aux émotions simples et primaires, prouvant que chacun de nos actes à de lourdes conséquences, ce qui lui donne souvent des allures de tragédies grecques. On est happés de la première à la dernière image par ce huis-clos familial d'une grande intensité et d'une rare noirceur, on en ressort sous le choc et sous le charme. Voilà le genre de film qui donne envie de vite retourner au cinéma.
Impossible de décrocher du film durant l'heure 45 min que nous offre Lumet. L'expérience du cinéaste octogénaire se ressent dans chaque plan, chaque scène. Mais le film ne peut s'analyser séquence par séquence, car il ne prend son sens qu'à la fin. Le film, conçu comme une unité, acquiert scène après scène un rythme de plus en plus frénétique. Toute en crescendo, la tension grimpe lentement mais sûrement entre les deux frères et leurs entourages. Un montage renversant, et une habileté originale à manier le flash-back, qui,trop utilisé ces dernières années, avait grandement perdu de son efficacité. Le fossé dramatique qui sépare le premier plan de Andy, joué par le à-chaque-fois-plus-surprenant Philip Seymour Hoffman, observé lors d'une partie de jambe en l'air avec sa femme en vacance à Rio et le dernier plan du père, interprété par Albert Finney, sortant de la chambre d'hôpital, est le sac narratif exemplaire de tout ce qu'un scénariste peut remplir avec son crayon et un cinéaste avec sa mise en scène.
Thriller subtil par un maître cinéaste. Le titre est mauvais, le contenu du film est de très bonne qualité. Le film aurait pu s'appeler "dépêchez-vous d'entrer au paradis avant que le diable sâche que vous êtes mort" comme dans la version anglaise. L'action en flash-back permet de nouer une intrigue originale et le spectateur en vient à s'identifier aux personnages au point de se demander si ce genre de chute libre ne pourrait pas arriver à tout le monde. À voir...
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Difficile de classer de manière prècise la filmographie de Sidney Lumet dont l'oeuvre regorge de petites merveilles! En effet le cinèaste rèalise avec "7h58 ce samedi-la" un beau drame familial avec plein de noirceur, qui marche ici en flash-back successifs! Lumet utilise l’emploi du temps de chacun de ces personnages quelques jours avant le braquage foireux d'une bijouterie au moment du crime! La mise en scène est tout à fait remarquable (notamment dans les cadrages), filmèe au cordeau, reconstituant pièce par pièce le puzzle des secrets , non-dits, hypocrisie de tous ordres qui conduisent à l’inèvitable! La descente aux enfers a commencè et tous les efforts des deux frères pour l'arrêter ne feront qu'empirer les choses! On peut regretter nèanmoins un certain manque de rythme à l'intrigue, avec des sèquences dont Lumet ne maîtrise pas toujours les tenants et aboutissants! Reste malgrè tout des acteurs excellents en particulier Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke! Sombre et violent...
Chapeau Monsieur LUMET . Un très bon film .Cette histoire est prenante de bout en bout. Elle est le fruit d'une succession d'évènements liés à la psychologie des personnages et à l'interactivité qu'ils ont entre eux . Toujours par but égoiste lié à sa dépendance au pouvoir et à la drogue , Seymour HOFFMAN profite de son emprise mentale sur son frère et l'emmène ainsi à commettre l'irréparable . Vengeance implacable du père à l'endroit du fils responsable ; ce qui corrige la méchanceté d'un frère envers l'autre et rétabli une certaine équité . Merci pour cette histoire .
Malheureusement, ce ne sera qu'un Sydney Lumet de série pour moi. C'est long et surtout ça ne décolle jamais... Sauf à la toute fin. Mais c'est déjà trop tard. Vraiment dommage parce que le scénario promettait et le casting était plutôt bon à part cette pleureuse d'Ethan Hawke (mais c'est son rôle à la fois).
Encore une fois Sidney Lumet, nous réalise là un très bon film. Il est bon dans son scénario mais aussi dans son montage et dans sa mise en scène. Le montage présente les points de vue des différents personnages (les deux frères, la mère et le père) au moment, avant et après le braquage le tout sous forme de flash back répétitifs. La mise en scène est très bonne avec un bon cadrage également. Concernant le scénario, il est extrêmement bien ficelé. Tous les personnages sont affectés dans leur vie personnelle. Toutes les erreurs mêmes minimes se répercutent à grande échelle. Le drame va faire apparaitre des facettes des personnages inattendues. Et pour finir Philip Seymour Hoffman y est brillant. On regrette néanmoins un rythme pas toujours égal, cependant « 7h58 ce samedi là » est un excellent thriller dramatique.
Très noir et dramatique, ce film de Lumet est de bonne facture. Lumet découpe son film selon les différents point de vue des personnages, on assiste plusieurs fois à de mêmes scènes filmés d'un autre angle, cela donne une dimension de plus au film et nous permet de comprendre l'état d'esprit des différents protagonistes. Les performances de Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke sont remarquables.
Vraiment très bon film. Ou on voit comment le polar d'aujourd'hui à laisser de coté les personnages. L'empreinte de Sydney Lumet est très présente dans les personnages. Le film joue sur le décalage du temps et l' histoire vu de differents points de vue. On aurait pu croire que le concept prendrait le pas sur l'histoire. Mais il n'en est rien. Le coté polar n'est pas très important, c' est avant tout un drame autour d'une famille completement détruite. Le genre du polar n'est pourtant pas sacrifié. Il est largement maitrisé. Un bon mélange de cinéma de genre et de cinéma auteuriste. Lumet mène un suspence impecable et des scènes de dialogues avec une vrai tension. Et certaines scènes font plus film d'auteur. Des scènes ou le temps s'arrete pour les personnages. Leur destruction et leur déséspoir se lit dans ces scènes. Lumet est ultra précis et dépeins assez des personnages qui sont, au départ, pas très originale. Mais on ne crée pas de bons personnages, sans de bons acteurs. Le duo fonctione très bien. Ethan Hawke joue la victime du film. Une victime qui n'a pas de chance. Il commence le film en pleine merde et il s'enfonce encore plus dans un engrenage. Hawke joue parfaitement son role de mec qui va toujours se fourrer dans les pires situations. Phillip Seymour Hoffman joue un mec dont la douleur est plus interiorisé. Un homme d'une méchanté proche du personnage d'Hoffman dans Mission Impossible 3: Quelqu'un qui parait très calme et qui va subir des crises d'énervements. Lui qui se pensait à l'abri de la soufrance, il va subir des chocs émotionelles. Et puis Marisha Tomei, qui leur fait tourner la tete. 7 h 58 est donc un petit polar, mais suffisament maitrisé pour etre souligner.