7h58 ce samedi-là
Note moyenne
3,4
4800 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

483 critiques spectateurs

5
109 critiques
4
176 critiques
3
51 critiques
2
83 critiques
1
37 critiques
0
27 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 267 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2026
Dans une alternance astucieuse qui donne tout son intérêt à la mise en scène, Sidney Lumet relate les conséquences d'un hold-up qui tourne mal et insère des flashbacks récents qui en expliquent les circonstances initiales.
La singularité du sujet -et du braquage- c'est que ce sont deux frères en panne d'argent qui ont décidé de dévaliser uen bijouterie de quartier...appartenant à leurs parents. De telle façon que le l'intrigue et le suspense qui lui est attaché ne sont pas seulement policiers mais plus manifestement encore psychologiques et familiaux. Et dans ces domaines, la personnalité des deux frères est une vraie valeur ajoutée dramatique.
Même s'il contient quelques séquences violentes, le film de Lumet n'est pas de ces thrillers de bruit et de fureur, aussi bons soient-ils, que fournit le cinéma américain. On aime ici la simplicité et la logique des incidents et contingences, le traitement sans esbroufe du fait divers, ainsi que la composition de Philip Seymour Hoffman, très bon avec ce profil de cadre commun, voire médiocre.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2026
Deux frères organisent le cambriolage de la bijouterie de leurs parents. Mais les choses tournent très mal…
« 7h58 ce samedi-là », film construit sur le motif classique du casse qui tourne mal et de l’engrenage fatal qui s’ensuit, débute comme une série B presque anodine avant de resserrer progressivement son étau dramatique. Le récit bascule alors vers une intensité émotionnelle remarquable et atteint une dimension tragique digne de la tragédie antique, avec ses figures de la faute, de la trahison, du matricide et de l’infanticide.
Derrière ce dispositif tragique se dessine une radiographie sociale d’une grande cruauté. Lumet filme une classe moyenne américaine en bout de course, étranglée par le crédit, la pression de la réussite matérielle et l’illusion du confort. Andy (Philip Seymour Hoffman, remarquable), cadre stressé dépendant à la fois à l’argent et aux antidépresseurs, incarne cette figure moderne de l’individu broyé par la logique du profit et du statut social. Hank (Ethan Hawke), plus fragile encore, ne survit que par l’emprunt et le mensonge, symbole d’une précarité dissimulée sous une façade de normalité. Le crime n’apparaît alors plus comme une aberration morale, mais comme le produit direct d’un système fondé sur la dette, la compétition et la frustration permanente.
Sur le plan narratif, le film est structuré autour de la répétition du casse, rejoué à plusieurs reprises sous des points de vue différents. Ce dispositif fragmenté, fait de retours en arrière successifs, permet de dévoiler progressivement les motivations intimes des personnages et d’exposer la chaîne de responsabilités qui mène à la catastrophe. Chaque nouvelle variation n’apporte pas de salut, mais accentue au contraire la sensation d’étouffement, révélant un monde où les choix individuels sont étroitement conditionnés par la pression économique et sociale.
La mise en scène, volontairement discrète et sans effets spectaculaires, privilégie l’efficacité dramatique et la tension psychologique. Lumet filme des espaces quotidiens — appartements anonymes, bureaux impersonnels, banlieues sans âme — qui deviennent autant de prisons mentales et sociales. Les quelques plans-séquences très maîtrisés renforcent cette impression d’enfermement et de fatalité, en laissant le temps aux corps et aux visages d’exprimer la fatigue morale et la violence contenue.
Pour son dernier film, à 83 ans, Lumet livre ainsi un polar d’une noirceur extrême, à la fois sec, nerveux et profondément politique. Il y dresse le portrait d’une société où l’argent détruit les liens familiaux, où le désir de consommation remplace toute valeur morale et où la réussite matérielle devient une injonction destructrice. Une conclusion crépusculaire, d’une lucidité implacable, qui fait de « 7h58 ce samedi-là » non seulement un grand film noir, mais aussi un constat amer sur l’Amérique du début du XXIe siècle.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2025
Un film de Sydney Lumet, qui orchestre un polar aux accents de tragédie sur un scénario brillamment écrit, et mise en scène avec une précision d’orfèvre, la caméra épousant le point de vue de chacun des protagonistes de ce long-métrage captivant de la première à la dernière minute, avec qui plus est une distribution de qualité. Une œuvre remarquable du cinéaste.
cinéman
cinéman

49 abonnés 927 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2025
De bonnes idées, notamment une histoire exposée de façon non linéaire, et le coté franchement comique d'un braquage qui tourne mal, aux conséquences désastreuses. Mais au lieu de jouer à fond la carte de l'humour noir, atout majeur d'un scénario particulièrement ubuesque, le film semble hésiter dans cette voie pourtant prometteuse, et débouche trop rapidement sur un dénouement plus dramatique, n'ayant rien de drôle, et nettement en deçà de ce qui précède.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 décembre 2024
Bien d'autres pourraient vous le dire : j'adore Sidney Lumet. Ce qui ne veut pas dire que je dis amen à tout ce qu'il a pu faire. Par exemple "7h58 ce samedi là", je n'ai jamais pu le voir, même en peinture, comme chantait l'autre. Un nouveau visionnage n'a fait qu'achever de me convaincre. Très belle idée sur le papier (même si absurde sur certains points), mais horrible à l'écran. Tout ça n'a ni âme, ni chair, ni souffle et pire encore, ni dramaturgie. Des flashbacks mal torchés. Aucun rythme. Avec pour finir d'alourdir la balance, des personnages pas intéressants pour un kopeck. Plus une interprétation défaillante. Passe encore vaguement pour Philippe Seymour Hoffman, mais pour ce qui est des autres, notamment Ethan Hawke et Marisa Tomei, c'est catastrophique. Sérieusement, dans le genre braquage foiré et du même Lumet, "Un après-midi de chien" voltige en des sphères nettement plus élevées. Même "Le gang Anderson" le dépasse haut la main.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2024
Jouant sur les différences de point de vue, 7h58 ce samedi-là nous présente la même histoire au travers du regard de chacun de ses personnages. Le procédé est un peu grossier mais reste relativement efficace, aidé par une mise en scène soignée. Malheureusement, le dispositif a le désavantage de nous faire revivre les mêmes événements en boucle, créant une forme de lassitude. D'autant plus avec des personnages mal écrit malgré un jeu des acteurs impeccable
Jyguerin
Jyguerin

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2024
Déprimant navrant des personnes moches et mauvaise auxquelles ont ne s attaché pas. Un film qui rend la vie plus triste et que l on regrette d avoir vu.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2024
Le film précédent de Sydney Lumet « Jugez-moi coupable » était déjà un moment de pur délice ; pour son dernier film, c’est un coup de génie ! C’est comme si le metteur en scène avait décidé d’y exploiter tous les thèmes de ses autres réalisations, corruption, hold-up, famille, le tout enrobé d’humour noir et de cynisme mais sans délaisser l’aspect tragique. Le montage audacieux et parfaitement calibré produit un puzzle haletant et nous permet de sauter dans le passé pour ménager le suspense et raccorder les points de vue des différents personnages, tous parfaits. Ces deux frères atypiques qui montent un coup surréaliste et nous emportent dans une intrigue où se côtoient les pires sentiments humains y déclinent la stupidité et l’abjection. Ou tout simplement l'authenticité de l’être humain ?
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2024
Un film assez incroyable dans son déroulement et sa dramatique totalement folle et irraisonnée. L’enchaînement des événements est une fatalité qui prend le spectateur en otage. Où va s’arrêter cette folie?
Un drame et un suspense excellent
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2024
7h58 ce samedi-là est une expérience de visionnage à part.

Lumet cultive l'incompréhension et les dévoilements successifs, par couches.

L'histoire est tissée sur des points de vue convergents, gravitants tous autour d'un élément déclencheur.

On découvre les parcours et questionnements intérieurs de chaque personnage en allant, ce qui nous laisse démunis à mesure que l'intrigue se tend et se resserre par moment de façon extrême. Tour de force, on se sent littéralement pris au piège au même titre que nos protagonistes alors que pourtant, le film ne nous convoque pas spécialement en tant que spectateurs. La famille vol en éclat au gré des non-dits, ressentiments et du poids des actions.

La réalisation de Lumet, en tant que vieux monsieur du cinéma pour le dernier film de sa carrière est surprenante de vivacité et n'est pas sans rappeler celle de Scorsese depuis son Loup de Wall street alors âgé de 72 ans.

Une maîtrise aussi bien formelle que narrative, chapeau !
Dodoprinca
Dodoprinca

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2024
Un film noir sans déversement de bons sentiments . Le scénario est tout à fait performant , on ne s'ennuie pas une seule minute . Ethan Hawke et Philip Seymour Hoffman qui incarnent 2 frères sont épatants de justesse. Les rôles secondaires sont aussi très bien interprétés . Enfin , on retrouve l'esprit caustique de Sidney Lumet qui a su allier sens critique et humanisme.
Noir c'est noir. Dommage qu'en ces années 2020 on ne retrouve pas de tels réalisateurs.
moket

660 abonnés 4 682 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2024
Un thriller bien ficelé qui multiplie les points de vue sans perdre en intensité. Un scénario terrible pour un drame familial qui tient en haleine jusqu'au bout et superbement interprété.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2022
7h58 ce samedi-là est l’ultime film réalisé par Sidney Lumet alors âgé de 83 ans. On aurait pu imaginer un film paisible pour clore une œuvre cinématographique remarquable. Il n’en est rien. 7h58 ce samedi-là est animé d’une dynamique surprenante notamment dans ses scènes d’action qui bénéficient d’une mise en scène imaginative. Certes, ce film sec dans rédemption possible et hanté de personnages cyniques ne porte aucun message profond et n’appelle pas à de savantes réflexions mais on a connu des fins de filmographie bien plus ternes et désolantes que celle-ci. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/lumiere/lumiere2022/#7CSL
Stef G.
Stef G.

21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2022
Que dire en l'ayant vu à l'instant... Une émotion comme j'avais pas eu depuis un bon moment, ce film est tout simplement un chef d'œuvre porté par un acteur, trop tôt disparu, Philip Seymour Hoffman et aussi Ethan Hawke.
Une idée folle de départ puis l'irréparable et le drame familial qui s'en suit est vif, poignant jusqu'au final d'une tristesse et d'une noirceur indescriptible. Je vous conseil de mettre ce film en bonne place sur vos étagères, un film qui prend maintenant, une grande place sur les miennes ! Un chef d'œuvre de Sidney Lumet dont je n'appréciais pas grand chose de sa filmographie mais là... Quel film
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2021
Pour ses adieux Sidney Lumet qui a peut être fait le meilleur film de braquage avec un « après midi de chien » retrouve le genre mais d’une manière un peu détournée en racontant surtout l’avant et l’après braquage (minable une fois de plus). C’est aussi l’occasion pour lui de filmer une tragédie familiale sublimée par des acteurs en grande forme. Une famille qui va exploser, ou les petites lâchetés vont conduire à des drames irrécupérables. C’est un film sobre, un peu trop même concernant la photo que j’ai trouvé très fade, mais qui s’avère juste et n’en fait jamais trop.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse