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Thomas Simon
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1,5
Publiée le 10 juillet 2012
Bien qu'esthétique, ce film de science fiction français ne restera pas dans les annales. Outre les décors stéréotypés pour évoquer le futur, le scénario a du mal, lui aussi, à se montrer consistant. Le film est quelque peu sauvé par l'interprétation musclée d'Albert Dupontel .... mais c'est à peu près tout ce qu'il y a à en retenir !
Assez rare pour qu'il mérite d'être souligné et applaudi, un film de Science-Fiction français. Le premier pour son réalisateur Julien Leclercq qui y démontre là tout un savoir-filmer nourri à ce qui se fait de mieux en terme de photogénie. Un sens du cadre largement au dessus de la moyenne qui donne un ton vraiment futuriste au film, mais qui ne peut contrebalancer la trop grande quantité de défauts qui gène à la cohésion de l'ensemble. Avec son 2e film, "L'assaut" Leclercq a déjà prouvé que sa patte pouvait faire des dégâts, gageons qu'avec plus de moyens, il reviendra à la SF et montrera que son "Chrysalis" n'était qu'une jolie ébauche de son joyau à venir.
Bon film français de Science-Fiction, atmosphère et esthétique épurée et de bons corps-à-corps au cordeau, très bon Dupontel. Au-dessus de beaucoup de films américains.
L'histoire aurait pu être intéressante. Malheureusement, Chrysalis décourage toute bonne volonté de concentration du spectateur par une narration bêtement linéaire, un rythme mou, des scènes de catch interminables et des silences plus longs encore. Que dire des acteurs qui font tous la gueule (Remarquez, on les comprend) et marmonnent dans leur barbe, ce qui permet de comprendre une réplique sur trois. Après avoir visionné ce truc, je suis fatigué, alors que j'étais deux heures auparavant dans une forme éclatante. Je ne sais pas qui est Julien Leclercq, le réalisateur, mais j'espère bien qu'il ne fera plus de science-fiction.
Ce film est mou... Il se veut sombre, il est juste lourd, long, difficile à regarder. Je m'ennuie et je ne comprends pas. Quelle histoire? Ou est le scénario? Quand aux scènes d'action, hum, mou, comme le reste du film, on dirait qu'elles ont été ralenties exprès pour ne pas surprendre le spectateur et le réveiller avec une scène trop violente. Dommage, ca aurait pu être un bon film, mais force est de constater qu'il faut lutter pour le regarder en entier. Dupontel joue bien, mais ne rattrape pas le film.
Je ne m'attendais pas à un super truc, mais il ne faut pas exagérer. Les acteur sont crédibles, mais c'est tout ce qui est crédible dans le film. L'histoire est nulle, les scènes de combat sont risibles, il n'y a aucun suspens, quant au filtre bleu-vert pendant tout le film... Un effet de style? Sans doute, mais un effet raté... Dans l'ensemble, ce film c'est 1h34 de perdue.
Ce film manque clairement de rythme, à croire que c’était la priorité du réalisateur. Probablement pour mettre en avant le côté hyper sophistiqué et la lourdeur de l’atmosphère générale. Du coup les faces à faces musclés font taches. Pour ce qui est des acteurs, Dupontel est parfait dans ce rôle sombre, pour le reste du casting c'est plus que limite.
Un policier sur les traces de l’assassin de sa femme, une chirurgienne qui tente de sauver sa fille accidentée, une machine à recomposer la mémoire qui a été dérobée… Chrysalis est un film de recherche formelle. Fragmenté, hiératique, nerveux, et kaléidoscopique à l’envie ; un polar construit autour du thème de la mémoire, et de cette machine qui la vide de son contenu mais préserve la possibilité de la remplir à nouveau. Le concept est alléchant, le résultat déçoit. Il déçoit d’abord par la difficulté qu’il y a à comprendre l’action, l’accent étant délibérément mis sur la construction au détriment de la lisibilité. Il déçoit aussi parce que le côté polar est simpliste avec un dénouement banal. Il déçoit enfin parce que malgré ses violences et son fractionnement, il parait alangui, et distille goutte à goutte un élixir d’ennui aux gouttes noires et blanches. Dans ses interviews, Leclercq fait référence aux « yeux sans visage » de Franju, et ce avec raison : il en a repris maints défauts. Pourtant les éléments de fiction sont intéressants (Paris avec de nouvelles tours, l’opération chirurgicale faite sur un hologramme, etc.) ; pourtant côté acteur il n’y a rien à dire : Marthe Keller a l’ambiguïté nécessaire, ses rapports filiaux avec la craquante Mélanie Thierry sont émouvants ; Dupontel est à l’aise dans son rôle de policier déjanté et les autres acteurs sont bien à leur place. Mais tout cela ne suffit pas à transformer cette expérience en une réussite, principalement parce que le fond d‘une œuvre ne doit pas être l’illustration d’une forme.
Un petit retour sur cet acteur français atypique. Vraiment cet Albert, il a le chic pour nous faire des films particuliers ! On aime ... ou pas ... Il est étrange d'avoir cette 'touche' frenchie dans un scénario digne d'holliwood. Le rythme est lent - jusque dans les scènes de baston - puis s'accélère un bref instant pour brusquement revenir sur un ralenti. C'est pesant mais on ne vois pas le temps passer. Moi j'aime bien cette surpise, merci Albert !
Intrigué par l'insuccès du premier long métrage de Julien Leclercq, c'est avec méfiance que j'entame le visionnage de Chrysalis... Et force est de constater que ce film est à mon sens relativement sous-estimé. Bien que le ratage soit de taille, l'ambition palpable à chaque séquence empêche le décret d'un monument de nullité. Déjà Albert Dupontel s'en tire admirablement, fabriquant un personnage trouble, taciturne puis amnésique, physique et intense : son changement de registre au beau milieu du métrage mérite l'intérêt et le respect. Par ailleurs l'esthétique de Chrysalis témoigne d'un travail considérable, pleinement élaboré, pas toujours bien agencé car prioritairement technique mais non moins honorable que la qualité du jeu de Dupontel. Certes le sentiment d'esbroufe demeure tangible, pourtant difficilement évitable quand c'est un premier essai pétri de prétentions visuelles ; certes le scénario peut faire pâlir, salmigondis improbable d'autres oeuvres littéraires et cinématographiques, pas du tout maîtrisé, aucunement original et surtout très laborieux... Il importe donc de se concentrer davantage sur la forme que sur le contenu pour apprécier Chrysalis, film au résultat inefficace mais prometteur. A voir pour démêler le vrai du faux.
Tout ce qu'il y a de plus bidon dans un polar SF. Niveau esthétique, on n'échappe pas au cliché de la teinte gris sombre avec du pseudo matos technologique un peu partout sur un fond de minimalisme morose. Niveau dialogue pas mieux, avec des personnages à la psychologie froide et torturée par leur passé, de la déprime à chaque réplique. Pour l'action, pareil, du 100% scripté grossier digne du plus moyen téléfilm français. Pour le scénario c'est du déjà vu pour le côté SF, mou à en pleurer, et de malheureuses pirouettes loupées. Pour un film qui traite des mémoires effacées, ce navet ne sera pas difficile à oublier.