Cashback
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 décembre 2012
"Cashback" est, à l'origine, un court métrage d'environ 15 minutes porté par une idée très originale : un jeune dessinateur a le pouvoir d'arrêter le temps selon son gré et en profite pour croquer quelques portraits... Diffusé pour la première fois sur Arte, ce court-métrage reçut les éloges de nombreux critiques et spectateurs... Il n'en fallu pas plus pour décider Sean Ellis à transformer son court en long-métrage.
Porté par une bande son très cohérente et extrêmement variée , "Cashback" allait transformer l'essai en nous proposant une comédie à l'anglaise au scénario riche et rempli d'un humour original et d'une évidente poésie parcourant le film de part en part.
Alors, oui, je n'ai aucun complexe à dire que ce film est devenu, pour moi, un film culte !
Sean Ellis est un réalisateur à la filmographie très restreinte mais pourtant très réussie... étrange, donc, de voir si peu de films à son actif en tant que réalisateur...
Car "Cashback", en plus de nous proposer une véritable originalité, se montre relativement solide sur tous les plans...
Déjà, le scénario... il est très inventif à de nombreux moments du film et pour un raison simple : l'idée originale est une base susceptible d'amener des situations plutôt inédites ! En effet, ce pouvoir que détient le jeune dessinateur est source d'un certain nombre d'évènements au sein de l'histoire.
Cette idée est un concept solide et on ne s'arrête plus, dans le long-métrage, au simple fait d'immortaliser des êtres sur papier à dessin... non, on approfondit en utilisant ce pouvoir à des fins poétiques ou comiques... comme cette scène où le personnage principal déplace des éléments... et son patron, dans un caddie, pour le mettre dans une position... hum... délicate !... mais je ne vous en dis pas plus !... Et voilà... rien que de dire ça "déplacer son patron dans un caddie de supermarché", cela vous donne un peu l'état d'esprit de cette jolie comédie à l'humour dont seuls les anglais ont le secret !
On nous parle du temps... du temps qui passe, qui se ralentit ou s'accélère, du temps qui se fige... et nul doute que, derrière ces jolies images et ce texte si bien écrit, Sean Ellis a voulu nous pousser à avoir notre propre point de vue, une réflexion sur la vie, notre vie... Bref, c'est beau, drôle et intelligent !
La photographie est très soignée d'un bout à l'autre du film... les décors ne sont pas très nombreux mais suffisamment contrastés pour nous offrir un éventail de couleurs assez vaste. Le tout est très esthétique, visuellement poétique à de nombreuses reprises... c'est juste beau, très beau !
Les interprétations des différents protagonistes sont très justes... qu'il s'agisse du patron "tyran gentil", du dessinateur "obsédé" par la nudité des femmes mêlée à sa passion qu'est le dessin, de sa "copine" la caissière de supermarché ou encore de ses collègues de travail sources de nombreuses scènes comiques puisqu'assez délirants ! Tous jouent admirablement leur rôle sans aucune prétention mais avec une justesse certaine !
Les dialogues sont bien écrits, on nous conte une histoire afin de poser des bases et enchaîner sur ces différentes personnalités qui composent le film.
Certains passages sont très drôles quand d'autres sont plus "romanesques" mais le tout reste extrêmement cohérent et on a du mal à décrocher tant le rythme est posé avec justesse !
Bref... j'ai vu, revu et encore revu ce film et ne m'en lasse pas... et c'est la raison pour laquelle j'écris cette critique aujourd'hui sur un film qui date de 2006... car, oui, je vous le conseille vivement !
Si vous aimez les histoires originales et drôles, si vous appréciez l'humour anglais et que vous n'avez pas encore vu cette réalisation de Sean Ellis, alors, ruez vous dessus... il y a peu de chances que vous soyez déçu !
Car oui, ce réalisateur a bel et bien transformé l'essai en passant de 15 minute à environ 1h30... a réellement réussi à développer son idée de départ, à l'approfondir dans différentes directions et à en tirer le meilleur parti sans être, à aucun moment, ennuyeux... mieux, il en a fait une petite oeuvre d'art audiovisuelle !
Un film qui reste gravé dans ma mémoire et dans mon coeur et qui reste, à mon goût, trop peu connu !
Peut-être pas un chef d'oeuvre mais un véritable bijou du cinéma britannique et international !
Pour conclure, je vous citerai un passage du film... en voix off... "L'inconvénient avec le temps, c'est qu'il s'envole, l'avantage, c'est que nous le pilotons..."
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2012
Pour son premier film Sean Ellis, ex-photographe et réalisateur de clips, s’est attelé à la réalisation, et au scénario, d’un projet qu’il portait en lui depuis des années. « Cashback » est un peu un ovni cinématographique qui voit un jeune artiste ne plus pouvoir dormir suite à une rupture et se mettre à figer le temps durant ces heures de travail dans un supermarché en en profitant pour peindre les femmes présentes en petites tenues. Si le pitch peut paraître un peu scabreux, il n’en est rien au demeurant, les nombreuses femmes dénudées ne le sont jamais gratuitement et un parti pris esthétique et scénaristique est toujours à l’œuvre. Si le film commence comme une comédie romantique où le héros se fait plaquer, cette entrée en matière plutôt commune fait rapidement place à une réflexion du principal protagoniste sur l’amour le temps et la beauté. Alors dit comme ça cela parait un peu pompeux, mais le réalisateur instille beaucoup d’humour, à travers des personnages secondaires hauts en couleurs, qui permettent au film de dérouler sa problématique sans lasser ou perdre le spectateur. Les effets spéciaux qui rendent la fixité du temps sont vraiment bien incorporés au reste du film est ajoutent une touche de fantastique esthétisant donnant un vrai plus au film. L’acteur principal, presqu’un inconnu, donne une vraie force et une vraie crédibilité à ce garçon torturé par une insomnie systématique. Un petit film sans prétention, mais qui grâce à une histoire et une réalisation inspirée donne une heure trente d’un spectacle à la mélancolie comique qui font passer le temps (sic!) avec beaucoup de bonheur.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2012
La lecture des critiques aurait dû me dissuader d'aller voir "Cashback". C'est la photographie de l'affiche et certains plans de la bande-annonce qui m'ont poussé à aller finalement le voir, parce qu'ils me faisaient penser à des scènes de Kubrick, essentiellement de "Shining" et de "Eyes Wide Shut". La vision du film m'a confirmé dans cette impression : une certaine lenteur narrative, l'emploi de grand-angulaires, le goût pour les travelings avant, le recours à la musique classique, ici Bellini et Ravel, tout cela évoque le réalisateur de "Full Metal Jacket".


Et cela fonctionne plutôt bien, surtout dans la première demi-heure, quand Ben raconte sa rupture et sa lente plongée dans l'hallucination, avec en point d'orgue la scène où il déshabille les clientes pour tenter d'en saisir la beauté. Un climat plutôt envoûtant s'installe, et on est curieux de savoir comme il va se sortir de cet état qui le ravage. Mais las, la suite n'est pas à la hauteur, on se perd dans des épisodes de la vie de la supérette, et Sean Ellis n'a pas encore la maîtrise nécessaire pour susciter rire et émotion dans une même scène.


Les personnages de ses deux collègues bas de plafond, vecteurs de gags sortis tout droit d'"American Pie", et plus encore celui du patron, tyranneau harceleur et pitoyable entraîneur de foot, tirent la seconde moitié du film vers un humour poussif à la Benny Hill, et les accélérations du rythme rappellent davantage les courses poursuites de l'idiot de la BBC que la scène où Alex couche avec les deux filles dans "Orange Mécanique".


A l'origine, "Cashback" était un court métrage de 18 minutes (qui a d'ailleurs été intégré dans le long métrage). Sean Ellis raconte : "Ayant réalisé le court métrage, je me demandais comment j'allais développer cette histoire pour en faire un long. Une fois trouvé le début et la fin, je me suis dit : "A partir de maintenant, j'écris dix pages par jour ". Du coup l'écriture en elle-même a pris sept jours". Cet aveu est à rapporter à ce que disait Almodovar à Cannes : "Les scénarios sont incroyablement peu travaillés, je ne comprends pas comment c'est possible : j'ai réécrit celui de "Volver" une vingtaine de fois".


Cet étirement et cette absence de travail du scénario se sentent dans la prévisibilité de l'intrigue sentimentale et la dilution progressive du rythme. Dommage, parce qu'il y a quand même une inventivité dans la mise en images (plus que dans la mise en scène), et quelques belles idées pour un premier film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 août 2012
Cashback, un film passé trop inaperçu sur les grands écrans selon moi. Ce film est une vague de poésie et de beauté. Celui-ci prône avant tout le charme de l'instant, la beauté du corps féminin. Merci Mr Ellis pour cette oeuvre poétiquement sublime.
Biloba63
Biloba63

68 abonnés 847 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2012
Le cinéma britannique regorge vraiment de films aussi beau que surprenant. Cashback en fait partie. On plane dans ce film au gré de cette histoire travaillée et méticuleuse qui imprègne avec efficacité l'esprit de son spectateur !
hubertselby
hubertselby

85 abonnés 436 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2013
Cashback, encoer un de ces films qui vous fait prendre conscience que l'amour peut être une chose très belle, pour peu qu'on est un esprit qui voit au-delà du réel... C'est un film pour romantiques, pour amoureux des courbes féminines et des délires de potes. Un film d'étudiant en art...
L'actrice Emilia Fox est divine une fois sa blouse de cissière au placard, ils ont réussi à l'enlaidir, bravo au chef des costumes !
C'est un film léger et jamais vulgaire, on passe un bon moment contemplatif.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 avril 2012
simplement....enfin bref , je suis resté bouche bée devant ce chef-d'oeuvre que je me suis fait un plaisir de revoir et revoir
bibialien
bibialien

44 abonnés 794 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2012
Pas mal dans l’originalité et la fraîcheur. J’ai même souri par moments et j’ai apprécié la poésie du héros malgré une fin qui se termine bien
Cohle.
Cohle.

73 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2012
Quel petit bijou que ce "Cashback" de Sean Ellis, à l'origine court-métrage d'un quart d'heure, primé dans plusieurs festival dont celui de Tribeca, heureusement pour nous, car grâce à cette reconnaissance, Sean Ellis décida d'en faire un long métrage. Ainsi nous est comptée l'histoire à la fois banale et originale du jeune Ben Willis, artiste en devenir étudiant aux Beaux-Arts qui vient de subir sa première vraie déception amoureuse et commence de ce fait une longue période de déprime couplée à une insomnie pesante, et décide donc de faire fructifier ce tiers de vie supplémentaire qui s'offre à lui en travaillant de nuit dans un supermarché. Le temps défilant de plus en plus lentement durant ces nuits de labeur, il se met à imaginer celui-ci comme s'il était suspendu pour le faire passer plus rapidement. Une réalisation très bien conçue, jonglant entre passages teintés de légèreté et de profondeur, elle est parsemée par les éclairs de génie de Sean Ellis (comme le travelling du coup de fil de Ben à Suzy), qui dispose du bande originale tout simplement sublime et qui permet à l'ambiance de prendre parfaitement. Sean Biggerstaff livre une interprétation de grande qualité, et donne une dimension supplémentaire au personnage charismatique et rêveur de Ben Willis. Très bon film, il ne reste donc plus qu'à attendre la confirmation de ce cinéaste avec envie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mars 2012
encore un ovni sympathique dans le paysage cinématographique si pauvre en ce moment..(je le découvre le 8 mars 2012..)
Du vrai humour,fin subtile,..et surtout une esthétique ,un vrai talent,un cinéaste à la réalisation ça sert..
ha sinon,il y a "les intouchables" en ce moment..évidement..pour les pseudos cinéphilofranchouyais
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 février 2012
Un film très original, avec des moments très drôles, à tester!!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 décembre 2012
J'avais bien aimer le court-métrage d'origine et je dois dire quel'on passe un bon moment devant ce petit film. Il y a plusieurs scènes vraiment superbement traitées mais d'autres qui sont moins bien vues. Des belles répliques sur la beauté et les femmes. Un humour assez sympathique et qui reste soft là ou certains auteurs auraient été tenté par le graveleux.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2012
L'histoire d'un photographe qui trouve que le temps va trop vite ou trop lentement, et qui a trouvé sa manière de l'apprivoiser, l'arrêt sur image.
Encore un film de 2005 qui ressort seulement maintenant, ça commence à faire beaucoup cette année. Merci encore à la clairvoyance des distributeurs !
"Eternal sunshine of the spotless mind" étant désormais avec "Sur la route de Madison" mon étalon du film d'amour de caractère, je suis heureusement surpris que d'autres s'y attaquent. Cette fois ci, c'est du côté post ado et non trentenaire branché ou quinquagénaire.
Le problème encore une fois, c'est le positionnement marketing et la culture (ou l'âge) des critiques établis. Cette affiche racoleuse ne parle que d'un côté finalement anecdotique du script (mais pas des images !) et les critiques ont décidément bien du mal à se souvenir de leur années d'études. Un peu comme Gondry, un peu comme moi qui sort des Arts Décos de Paris, on se retrouve facilement dans l'humour potache et même parfois franchement graveleux d'un photographe anglais qui s'est sans doute frotté à la création picturale, vu comment il en parle bien.
Donc, on s'amuse franchement, à la djeuns attitude, mais toujours avec du sérieux et de l'intelligence, on n'est pas chez Michaël Youn ni dans "American Pie 26".
C'est un humour connoté 2000, avec des choses très contemporaines dans lesquelles on se retrouve comme dans notre quotidien. Sans parler de cette manière très bien montée de parler des tabous de notre société à la fois puritaine et hypocrite. Quand on passe 3 ans à dessiner des femmes et des hommes nus, on a une autre approche moins sombre de la sexualité.
La belle musique, tranquillement branchée mais aussi classique, la caméra et les effets d'arrêts sur images sympathiquement réussi, mais surtout le jeu, à la fois contemporain, et simple.
Il reste ces prises de vue, un homme qui aime les femmes sait les photographier, mais il sait aussi les filmer, malgré les éclairages industriels, à part la scène de la poussière, c'est quand même beau.
On échappe totalement au film d'auteur chiant et aux plans fixes, réussite sans faille de la part d'un professionnel de l'image sur papier.
En dehors des trentenaires urbains, on peut imaginer que les romantiques et les théoriciens de l'art plastiques trouveront aussi leur compte dans ce joli petit film qui flirte parfaitement avec la laide réalité et la beauté magique.
FR Saas
FR Saas

16 abonnés 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2012
Une réalisation excellente à tous points, qui nous donne une vision artistique du quotidien, des autres, des femmes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 janvier 2012
Ce film est une pure merveille! (dans la lignée de Eternal Sunshine Of The Spotless Mind)
De très belles images, une superbe bande son, des dialogues et une histoire qui m'a pour ma part, séduit.
la nudité et le sexe sont ici abordé sans vulgarité et d'une manière artistique.
Bref c'est le mélange émotion/humour/art parfait!
à voir absolument !
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