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ghyom
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4,0
Publiée le 26 mars 2014
C'est rare de voir un premier film de cette qualité. James Gray signe son entrée à seulement 24ans par un très bon film noir qui possède une atmosphère propre aidée en cela par une certaine lenteur (peut être pas encore tout à fait maitrisée) et des chœurs qui font peser une présence fantomatiques sur le film et ses personnages. Très bien interprété par Tim Roth et le jeune Edward Furlong, "Little Odessa" est une œuvre très personnelle. Le personnage de Reuben est fortement inspiré de la vie de James Gray, fils d'immigrés russes de confession judaïque, séchant les cours pour aller dans les salles de cinéma et pour trainer dans ce fameux quartier russe de New-York. Si la photo est juste correcte, la mise en scène est déjà, elle, impressionnante (surtout pour un premier long métrage). Je pense notamment à la scène de l'exécution du bijoutier en quasi ombre chinoise ou encore à la caméra qui passe à travers le drap. James Gray film déjà la violence et le désespoir de ceux pour qui le rêve américain tant désiré est voué à l'échec et il le fait déjà bien. Sans arriver au niveau de "The Yards", "Little Odessa" vaut bien "We Own the night".
Apparemment, "Little Odessa" est un film culte qui a lancé James Gray à l'époque ... Tant mieux pour lui car si j'avais été le seul juge, ce film serait resté à se place, c'est à dire moyen, sans plus. Le sujet et le cadre sont intéressant, mais le rythme est trop mou et les personnages dégagent très peu d'émotion, difficile de s'identifier et de vibrer avec eux. On regarde par curiosité pour savoir la fin, mais on ne ressent rien ou très peu. Bref, décevant, comme beaucoup de film encensé par les experts du cinéma.
Premier film de James Gray ("The Yards", "La Nuit nous appartient") mettant en scène Tim Roth dans le rôle de Joshua, un tueur à gages froid qui pour le bien d'un contrat retrouve le quartier de son enfance Little Odessa, où il va retrouver son petit frère Reuben (Edward Furlong), ainsi que son père tyrannique et sa mère gravement malade. Avec "Little Odessa" Gray exploite la thématique qu'il abordera dans une majeure partie de ces films, le polar sous fond de conflit familial. Et c'est très réussi pour un coup d'essai, la réalisation est propre, la mise en scène excellente et visuellement c'est intéressant. Tim Roth confirme après ses deux films chez Tarantino que c'est un acteur de grand talent, de même pour Edward Furlong qui confirmera quelques années plus tard avec "American History X", malgré tout les deux n'auront pas eu la carrière qu'ils méritaient. Cependant bien que le film ai beaucoup de points positifs on pourra juste déplorer une certaine lenteur dans le rythme, le point faible de Gray, mais une fois captivé et prit dans le film cela n'est pas trop dérangeant. D'ailleurs il faut noter que les 20 dernières minutes du film sont vraiment excellentes et bouleversantes. "Little Odessa" est un bon film qui ravira les cinéphiles amateurs de polar dramatique.
Bon je suis toujours mitigé avec ce James Gray, j'ai commencé sa filmo par "La Nuit nous appartient" que j'ai trouvé pas mal sans plus, suivi de "The Immigrant" qui remonte déjà un peu dans le classement et là je viens de me faire son premier film "Little Odessa". Alors déjà première chose un Tim Roth impeccable, ça c'est basé, à ses cotés un Edward Furlong lui aussi très bon, la réalisation est pas dégueu pour une première même loin de là, la bande son qui est toujours un gros point fort chez Gray est sublime, les décors enneigés sont superbes, la mise en scène est très bonne, et le scénario quant à lui est ultra fidèle à la réalité, soigné et bien écrit, on regrettera juste un léger manque de rythme mais rien de bien méchant, de plus en regardant le documentaire "Il était une fois little Odessa" j'ai appris pas mal de chose, dont le faite que le film soit grandement inspiré de la propre vie de James Gray, appart le coup du tueur à gage, énormément de chose sont inspiré de fait vécu. Bref un bon film, bien foutu mais pas exceptionnel.
Un homme, dans un New York enneigé, marche, un flingue à la main caché sous sa veste de cuir. Il s'approche et tire sur un homme. C'est comme ça que commence ce chez-d'oeuvre de james gray. Tout dans ce film est génial, les acteurs : Tim Roth ( excellent comme d'habitude, même si sa prestation ne surpasse pas celle de Pulp Fiction ) et Edward Furlong ( la vraie révélation du film ), le scénario ( à faire pleurer ) et la mise en scène qui par ses images sublimes accentue le potentiel dramatique du film. Bref à voir, revoir, et re-revoir.
Première oeuvre de James Gray où conflit paternel rime avec violence ultime. Tim Roth joue le rôle de l'écorché vif dans un trublion familial on ne peut glacial. Mais ici réside un problème : quel est la volonté précise du réalisateur américain ? La maladie qui ressoude une famille mal en point ? Un conflit d'égo père-fils? Les reliques de la mafia made in Brooklyn ? Allons, c'est pas vraiment clair tout çà… Et c'est bien dommage.
Pour son premier opus, on découvre déjà le talent de James gray qui nous délivre un film grandiose, tant sur la réalisation que sur le jeu des acteurs, tout ça servie sur un ton sombre. Tim Roth est impeccable, ici il campe un tueur à gage glacial, sans scrupule qui est venu effectuer un contrat dans son ancien quartier Little Odessa, où il a passé son enfance. Au début réticent, il devra faire face à son passé pour protéger son petit frère et son amie d'enfance. Je trouve que la façon de filmer est remarquable. La photographie, les cadrages sont bien adaptés. Le scénario et les répliques sont bien écrits. Il y a comme une sorte de fatalisme, auxquels nos protagonistes ne vont pas échapper à leur destin. Malgré un rythme lent, j'ai regardé ce film sans m'ennuyer. Il y a aussi la présence d 'Edward Furlong qui est formidable. Mais c'est dommage qu'il n'est pas percer aujourd'hui, car il avait vraiment du potentiel. La BO est chanmé, le chant des choeurs russe rajoute une teinte dramatique, dans cet univers anxiogène. Pour moi, Little Odessa fait partie des meilleurs films de James Gray avec The Yards, La nuit nous appartient et Two Lovers. Si vous kiffez les films à la Scorcese, ce film devrait vous plaire.
Bienvenue dans un univers glauque, froid, noir où tout n'est que tristesse, malheur et désillusion. Idéal pour égayer un long dimanche après-midi pluvieux....
Un excellent premier film pour James Gray ! Le scénario n'est pas hallucinant mais bien mené et il tient la route. La musique est très belle et évoque la Russie car nous sommes dans le milieu du grand banditisme russe et de confession juive aux Etats-Unis. Elle n'est pas joyeuse, mais plutôt triste et évoque une certaine nostalgie. Cette nostalgie peut-être assimilée au fait que ces personnes sont loin de leur terre natale, où ils ont réussi mais ont été chassés, mais aussi au fait que le personnage de Tim Roth revient dans le quartier de son enfance. On ne sait pas grand chose de Tim Roth, si ce n'est qu'il est parti fâché du foyer, visiblement à cause de son père, et n'a plus renoué contact avec sa famille. L'atmosphère est froide, sinistre et manque de vie. Tim Roth incarne un tueur à gages. Son père le juge responsable de leurs malheurs car il détruit tout ce qu'il y a autour de lui. La fin le confirme. Cependant, Tim Roth n'est pas un tueur à gages dénué de sentimentalisme. Il en éprouve pour son petit frère, pour sa mère malade et pour celle qui devient sa petite amie au cours du film. C'est donc un film très intelligent et très bien tourné.
Jamais le terme "classique" n'aura été si séduisant à propos d'une oeuvre moderne. Dès son premier film, Gray s'impose comme un auteur, et pas des moindres, signant un magnifique film noir aux accents autobiographiques, abordant des thèmes qui seront prépondérant dans ses films suivant. A la manière d'un Scorsese ou d'un Coppola, filmant sa rue, son quartier, ses voisins, Gray explose et emporte avec lui Tim Roth plus charismatique que jamais. L'un des meilleurs films noirs de ces trente dernières années.
Quand on sait que James Gray n'avait que 24 ans lorsqu'il a réalisé ce film, on ne peut qu'être admiratif. Pour un premier film, c'est remarquable. La mise en scène est particulièrement soignée, le scénario est simple, mais ce sont surtout les relations entre les personnages qui rend ce film si intéressant. Je pense notamment au duo Furlong/Roth qui fonctionne à merveille. Tim Roth prouve ici qu'il mérite beaucoup mieux que d'être l'acteur principal d'une vulgaire série policière américaine. Quant à Edward Furlong, on ne peut que regretter le fait que plus aucun réalisateur sérieux ne souhaite travailler avec lui... Little Odessa mérite bel et bien son statut de petit film culte.
Signer à 24 ans un film aussi abouti n'est pas donné à n'importe qui. Porté par un cast irréprochable (Tim Roth d'une animalité à fleur de peau, Ed Furlong, Vanessa Redgrave...), baignant dans une lumière minérale, "Little Odessa" jette un regard sans concession sur cet univers sans pitié de mafieux juifs russes émigrés à New York. L'hiver de Brooklyn, personnage omniprésent, n'est troué que par les coups de flingue et le brasier du four clandestin où finissent les victimes de cette guerre sans pitié. Impressionnant, et malheureusement beaucoup moins connu que d'autres classiques du films de mafia ("Les affranchis", "Le parrain"...)
Mouais, je suis assez mitigé concernant ce film. Tout d’abord, celui-ci présente quelques longueurs qui auraient pu être évitées, la faute sans doute à un scénario assez flou et qui tourne en rond. Trop peu de choses sont réellement expliquées et les dialogues sont parfois même inexistants. Certaines scènes auraient pu être mieux exploitées et sont malheureusement trop vite expédiées, notamment la fin. L’intrigue est en partie sauvée par la musique qui procure une certaine émotion et le charisme des deux acteurs principaux : Tim Roth et Edward Furlong mais ça ne suffit pas pour en faire un chef-d’œuvre. Un goût de trop peu.
Entre la chaleur de l’affection fraternelle et l’ambiance sombre et froide créée par les décors enneigés et les règlements de comptes de la mafia russe, ce film ne vous laissera pas indifférent. Critique complète sur :
Un polar surprenant, sombre. Des personnages complexes d'une grande finesse, des liens familiaux bien ciselés. Un peu lent, parfois ennuyeux mais totalement envoûté par la photographie. Le meilleur film de James Gray ?