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Nicolas L.
117 abonnés
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3,5
Publiée le 4 novembre 2018
Un film sur les vertiges amoureux adolescent. Dans le fond un sujet classique avec parfois quelques longueurs. Dans la forme un traitement original intemporel qui du coup ne laisse pas ce film indifférent.
De jeunes femmes en quète d'identité dans la société et d'identité sexuelle avec leur dote, le passage à l'âge adulte, les amitiés sacrifiées... PLV : les débuts de plusieurs actrices
Éveil. Marie, Anne et Floriane sont trois adolescentes. Chacune vit différemment la naissance du désir et l’interrogation par rapport à sa propre sexualité. Le point de vue est exclusivement féminin et exclusivement adolescent. Les garçons sont dans le décor et les adultes sont absents. Le style est froid et empreint d’un réalisme qui fait la nique au glamour facile. Ici, on explore et montre, on dissèque. Si les personnages parlent peu, c’est parce que l’expression passe par le corps, cet étrange objet de désir et d’embarras. L’ensemble est très finement représenté, à la fois cru et extrêmement travaillé et stylisé. Une vraie découverte et un délice visuel à conseiller très fortement.
L'éveil du désir c'est forcément la timidité et l'envie. Intimidée donc voyeuse et envieuse par son rapprochement des corps presque nus, comme la scène où elle veut nager entre les jambes des filles sous l'eau. Le film est une délicate entreprise de recherche de soi-même et l'idée d'un groupe de nageuses est une porte d'entrée radicale et sensuelle dans le monde de la nudité qui l'intéresse évidemment du haut de son adolescence. Il y a aussi les silences et les confidences. Tout cela fait un film délicat et beau.
Malgré la présence d'une actrice de la série Soda, le thème des lesbiens est bien abordé. La découverte du corps et de la sexualité est bien montrée. Un beau film sur la sexualité entre filles bien avant la vie d'Adèle. Ce film a beaucoup de récompenses au festival de Cannes et aux Césars.
Enième film sur l'adolescence et la découverte de la sexualité !! Plutôt réussi dans celui ci en l'occurrence !! Les jeunes actrices sont très bonnes et on assiste avec plaisirs aux émois amoureux des 3 ados !!
Métrage assez singulier par son décorum/univers (les bassins et vestiaires d'une piscine municipale) mais pas par son sujet (les premières amours adolescentes), le premier film de Céline Sciamma est assez intéressant dans son traitement de trois jeunes filles qui se cherchent. Reste cependant quelques longueurs dont on aurait pu se passer. Mais le tir sera parfaitement corrigé pour son excellent second métrage...
Ce film a quelque chose de foutrement intelligent sur ce qu'il raconte de l'adolescence, de la construction de l'identité, etc. A côté de ça, et lorsque l'on connaît à présent la relation qu'entretiennent actuellement Céline Sciamma et Adèle Haenel, on a l'impression que ce film dégage quelque chose de malsain. Mais c'est là aussi que se forme le charme de cette œuvre subjuguée d'une mise en scène plutôt originale: ce sont les mystères qu'entourent ce film qui sont intéressants et en font sa force.
Ce film m'a beaucoup intriguée. Je ne peux expliquer le sentiment que je ressens après son visionnage... Un sentiment singulier, qui ne me permet pas de dire qu'il ne m'a pas plu... Mais je ne peux pas me dire tout à fait emballée non plus... Je suis assez impressionnée par la justesse des dialogues, bien que peu présents. Je pense que ce film est incroyablement bien pensé, mais la curiosité, ou plutôt devrais-je dire l'étrangeté qu'il suscite en moi m'empêche d'apprécier entièrement cette œuvre.
Malgré un scénario et une bande annonce prometteuse, le visionnage de ce film n'a pas su me cueillir complètement... Des scènes parfois lentes et creuses... J'en attendais plus de ce film qui s'est révélé décevant pour moi, mais qui par ailleurs est loin d'être mauvais...
Qu'est ce qui est nul dans la naissance des pieuvres: A peu près tout.. amas désordonné qui mêle maladroitement sexualité pas maîtrisée et plan à 2 balles. Un scénario bancal et incohérent. Une musique fumeuse qui tente de nous faire croire à tout ça. Et puis c'est mou, si mou…..
On ne peut pas dire que Céline Sciamma ne sache pas faire preuve d'une belle maîtrise technique. Les séquences de natation synchronisée et même celles colorées qui se déroulent en discothèque sont là pour le prouver visuellement. Et on ne peut pas non plus dire que l'ensemble est entièrement dénué d'émotion car les trois jeunes actrices principales, toutes les trois justes et convaincantes, sont heureusement là pour en insuffler. Mais reste qu'en tant qu'ancienne bonne élève de la Fémis qui se respecte, Céline Sciamma ne peut pas s'empêcher de faire dans l'auteurisme pseudo-intello qui fait que très vite le film nage (sans mauvais jeu de mots !!!) dans la vacuité. C'est dommage car Sciamma est une réalisatrice qui m'apparaît valoir beaucoup mieux que cela vu la manière dont elle maîtrise la technique et vu la manière dont elle dirige ses actrices. Si au lieu de faire dans l'intellectualisme le plus creux en incrustant de nombreuses scènes inutiles et vides, elle avait approfondi son histoire et ses personnages on n'aurait pu avoir affaire à quelque chose de très très bon. Malheureusement, globalement les tentacules s'agitent dans le vide.
Loin des poncifs classiques du teen-movie, le traitement que Céline Sciamma fait de l’adolescence de ses trois héroïnes, aux caractères divergents, profite d’une subtilité et d’un pouvoir de non-dits dans leurs relations. Débarrassé du poids des parents, mais aussi des garçons, le récit de ses trois filles s’axe sur la découverte de leurs désirs, n’hésitant pas à faire naitre entre deux d’entre-elles une attirance homosexuelle sous-jacente, et ce sans jamais faire preuve du moindre voyeurisme. L’utilisation de la natation synchronisée en guise de ciment à cet univers féminin appuie sur le fait que le passage à l’âge adulte est un exercice difficile pour lequel la solidarité est la meilleure arme. En plus de la teneur novatrice du propos et de la mise en scène aussi adroite, la qualité de Naissance des pieuvres doit surtout beaucoup au talent de ses actrices Pauline Acquart, Adèle Haenel et Louise Blachère qui endossent parfaitement leur rôle, leur donnant du charme tout en donnant corps à leurs contradictions et leurs doutes.
J'ai vu ce film il y a un bon moment déjà (peut-être 1 voir 2 ans) mais avec la sortie de Bande de Filles je me suis aperçu que j'avais oublié de le critiquer. Bon forcément je ne me rappelle plus du film en détails mais je me souviens encore assez bien du rendu global et de l'impression laissée. J'avais vu ce film à une époque où je commençais à peine à m'intéresser au cinéma d'auteur et je serai plus à même de l'apprécier aujourd'hui. Pourtant il m'avait laisser une très bonne impression, très réaliste sur l'adolescence, avec une réalisation d'une grande tendresse, où la légèreté des corps dans l'eau rejoignait la douceur des plans et du jeu. Cette douceur induisait un rythme assez lent, parfois trop et le film n'était pas assez verbal à mon goût. Disons qu'il faut être bien réveillé pour le voir car beaucoup de choses passent par les regards, les plans etc. La justesse sur l'adolescence fait plaisir à voir, la recherche de son identité, le désir, le tabou. C'est pas un film facile, on sent que la réalisatrice se cherche et manque parfois un peu de matière mais pour un coup d'essai c'est un beau film. Et même si le visionnage n'est pas forcément un grand moment de divertissement en raison du rythme lent, il reste gravé dans la mémoire, ce qui a surement plus d'importance !
Quatre ans avant le sublime "Tomboy", Céline Sciamma traite déjà de désir et de la question de l'identité dans "Naissance des pieuvres", son premier long-métrage. Et s'il y a bien une poignée de scènes qui nous font ressentir le trouble qui agit entre les deux jeunes filles (Pauline Acquart et Adèle Haenel le plus souvent inexpressives), l'ensemble est d'une frilosité désarmante. La mise en scène est d'une froideur extrême et empêche ainsi l'apparition d'une émotion. Le film, d'une lenteur exaspérante, est superficiel et reste en permanence à la surface de son sujet. Là où le naturalisme vivant de Kechiche montre la vérité des corps et des sentiments, la réalisation de Sciamma est trop sage, superficielle et n'agit que par petites touches beaucoup trop délicates pour espérer faire vibrer le spectateur. On suit les mêmes regards faussement provocants pendant 80 minutes, au bout desquelles la question principale est évacuée de façon lâche et simpliste. "Naissance des pieuvres"est donc le petit film d'auteur français par excellence, faussement original et en rien audacieux.