L'Aurore
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Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2008
Difficile de parler d'un film qui prouve avec tant de force que les paroles sont inutiles à exprimer les sentiments de personnages. Le film date de 1927? Ah oui, tiens, au fond il pourrait dater de n'importe quand, ça semblerait improbable tout autant. Chef d'oeuvre intemporel et universel comme son histoire, Sunrise est la Grâce faite cinéma. Murnau voulait profiter de sa chance unique de faire ce qu'il voulait avec tous les moyens d'Hollywood pour prouver la puissance émotionnelle du cinéma, en se basant sur un thème ultrasimple : la tentation (la pomme d'Eve) incarnée par une vamp brune contre la pure épouse blonde, et la rédemption. La scène sur le lac, l'introspection des deux personnages lors du remariage, et ce qui suit pour montrer un homme et une femme qui se plaisent, au-delà de toute contrainte (la scène de la danse, et l'attitude euphorique de la femme, bénéficiant d'un jeu d'actrice stupéfiant, au début du retour en barque, étant les phares de cette complicité se passant de mots), font parti du patrimoine du cinéma. J'en ai déjà dit trop...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 mai 2008
Ce film muet est d’une éblouissante qualité. Les décors sont magnifiques. L’alliance du tragique, du dramatique et du burlesque donne un merveilleux conte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mai 2008
J'ai préféré "Le dernier des hommes". Mais on ne peut pas le nier: "L'aurore" est un film incroyable ! Le rendu est vraiment beau, les expressions toujours aussi travaillées, les artifices cinématographiques parfaitement maîtrisés! Non vraiment il est grandiose: je garderai en tête ce travelling dans la salle de bal et le fantasme de l'acteur se voyant tuer sa femme ! A ne pas voir, mais à admirer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 janvier 2008
Merveilleux!!!j'avais entendu parler de ce film via un cours, et lorsque je suis tombé dessus par hasard, je me suis laissé tenter à l'emprunter... quelle bonne idée! Murnau nous montre ainsi les talents dont regorgeaient l'Allemagne à l'époque, et fort heureusement il a eu l'intelligence de s'exiler à Hollywood pour réaliser son plus grand chef d'oeuvre. Le cinéma muet n'est pourtant pas toujours très attrayant, mais là...évidemment ce n'est ni du Chaplin ni du Keaton, l'objectif n'est pas de faire rire. et comme le précise Murnau au début, c'est un film dont l'histoire peut arriver n'importe quand à n'importe qui...et il a raison! un scénario au final absolument simple, mais de par un jeu d'acteur superbe et une esthétique des plans filmés, ce n'est que du bonheur! mention spéciale à une scène fantastique avec le porcelet : désopilante! a voir, revoir et conseiller autour de vous!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 janvier 2008
Rien à ajouter de plus sur ce chef d'œuvre, si n'est pour signaler l'existence d'un accompagnement musical alternatif (cherchez avec "Alternative ambient electronica soundtrack").
Et c'est vraiment convaincant, que soit pour souligner les moments bucoliques comme les dramatiques.
Si bien sûr vous n'êtes pas allergique à la musique électronique (attention je ne parle pas de grosse techno-boum-boum, ici on est plutôt dans l'ambient psychédélique semi-expérimentale).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2007
En reconsidérant l’œuvre de Murnau on s’aperçoit à quel point sa filmographie et jonchée d’œuvres clés du cinéma. L’aurore, qu’il tourna pendant sa période américaine (et qui reçut l’ oscar du meilleur film), et encore moderne, presque 80 ans après sa sortie. La mise en scène n’a pas pris une ride, elle reste novatrice tant son metteur en scène avait compris le langage cinématographique. La musique classique remplace les dialogues et accentue l’expression des personnages. Modèle pour des générations de cinéastes, tel Truffaut chez qui on retrouve ce lyrisme, l’Aurore est comme tous les chefs d’œuvres du septième art : intemporel.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2007
Attention film mythique! Avant tout une oeuvre de lumières, d'ombres et une mise en scène de Friedrich.Wilhelm Murnau incroyablement moderne avec ses mouvements de camèra, ses flashs-back et son sens inouï du cadrage! L'interprètation du couple Janet Gaynor et George O'Brien est bouleversante et nous offre l'une des plus belles histoire d'amour de l'histoire du cinèma pour une fable contèe simple comme la vie! On a beaucoup louè l'èlègance des mouvements de camèra et le jeu des comèdiens, mais l'èmotion doit aussi à la puissance d'èvocation de la nature! Lors des deux traversèes en barque, que sèpare l'intermède à la ville où les èpoux vivent comme une seconde lune de miel, le vent, la tempête et les eaux du lac tour à tout sereines et dèchaînèes participent aux gestes et pensèes des personnages! Trois Oscars à Hollywood viennent s'ajouter à cet èternel joyau: meilleur film, meilleure actrice et meilleure photographie pour ce chef d'oeuvre de lyrisme et de tendresse d'une rigueur implacable où symbolisme et vècu sont ètroitement liès, pour une aurore lyrique, magique et inoubliable...
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2007
L’amour et la mort, deux concepts étroits dont l’étrange gémellité fascine, traverse «Sunrise : a song of two humans» (USA, 1928) de F.W.Munrau et l’emplis. Histoire universelle et intemporelle d’après deux cartons symptomatiques, le film éblouit par sa propension fabuleuse à la métamorphose. S’ouvrant sur un dessin, de l’illustration naît le cinéma, du naïf naît l’incrédule. Par l’association des idées, le film s’étoffe et progresse. Avant que n’aveugle le «sunrise», l’aurore éternel de l’espoir sensible, luttes et confrontations s’encastrent dans une hiérarchie. Querelle au sein de l’homme : aime-t-il sa blonde femme, incarnation d’une douce innocence agreste ou sa brune maîtresse, avatar citadine stigmatisée ? Et puis, combat dans le couple : mépris puis amour. Enfin l’homme et la nature, conflit a priori perdu pour l’humanité mais c’est sans compter l’immortalité des sentiments. Sincèrement, il faut avouer : «Sunrise…» narre une histoire qu’on peut décrire comme doucereuse. Mais encore plus sincèrement, il faut consentir : Murnau fait don d’une mise en scène d’une telle virulence qu’il est impossible de ne pas en relever la maestria. Tout d’abord, fruit d’un long processus d’installation du langage cinématographique, les jeux d’acteurs sont exempts de toute hystérie accablante. La musique, ici celle d’époque par un procédé d’enregistrement du son, figure les élancées de véhémence, les violons illustrant posément les désarrois intérieurs tandis que les cors sonnent les turpitudes, parfois accouplés à des cymbales explosives. C’est l’idée de la renaissance du couple, de l’Amour, qui parcourt chacune des images fantomatiques du film. Il est étonnant de remarquer que c’est à l’aube du cinéma muet que Murnau en démontre une des plus belles figures, où les personnages ne s’efforcent pas à balbutier silencieusement, où les cartons ne paralysent pas les images (ici ils sont les images) et où la grâce du silence fait de «Sunrise…» le magnifique chant de deux humains.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2007
Comment accède-t-on au titre de chef d'oeuvre indiscutable du 7ème art ? Allez voir par vous-mêmes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juillet 2007
L'Aurore, c'est l'histoire d'un nouveau départ, celui d'un amour qui reviens du pire, d'où le titre: après la nuit de violence et de peur viens l'aurore qui donne naissance a un jour d'amour et de joie. Le couple du film doit donc, après une telle tragédie, repartire de zero: L'homme court après la femme, il lui fait la cour; les deux amoureux sortent de l'eglise, la foule les acceuille comme si il venait de se marier; l'homme va chez le barbier, il semble rajeunir de dix ans; ils vont chez le photographe, la photo s'apparente à celle de deux jeunes marier; ils vont dans un club, ils dansent sous le regard de toute les personnes présentes; un inconnu embète la femme, l'homme le menace d'un couteau. L'amour recréé est si fort que meme le dechenement des elements naturels ne peuvent le vaincre. Parfois drôle ( la scène des bretelles, celle avec le petit cochon ) souvent triste, toujours beau, doté d'image incroyable ( le plan des mains de l'homme ui s'apprète a tué, celuide la vieille femme en pleur, celui de la tête du cochon ) L'Aurore est un film d'une force et d'une beauté rarement égalé.
Kev-Tarantino
Kev-Tarantino

63 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2007
Un film resplendissant ! (aussi bien dans le muet que dans la bande son). Devenu un film universel, "L'Aurore" possède une mise en scène de Murnau sublime, encore d'actualité aujourd'hui, et que l'on a pu retrouver chez Victor Fleming dans "Autant En Emporte Le Vent", entre autre. Ce film possède plusieurs genres en lui. Il fait rire, il peut faire pleurer, il émeut, certains événements sont dramatiques et d’autres sont effrayants. La réalisation de ce film muet est le grand point fort suivi de près par la magnifique musique, les bruitages sonores, le montage et bien entendu, les deux acteurs principaux qui ont un jeu très particulier et dont eux seuls, avec leur jeu sublime, arrivent à donner une facette au film vraiment exceptionnelle. Un grand nombre d'acteurs m'a touché de par leur interprétation et ces deux-là en particulier. A part cela, le thème du film est vraiment beau, la scène finale est magnifique et surtout très mémorable (principalement les deux derniers plans où sont montrés le baiser final suivi par le lever du soleil qui montre la fin de l'aurore). Ces deux derniers plans sont pour moi, le plus grand moment du film. "L'Aurore" est à lui seul l'apothéose du film muet et l'un des films les plus poétiques connus. L'un des plus beaux (et bons) films que j'ai vu. Dur à oublier ou à s'en remettre. Bien plus qu'un film culte ou qu'un joyau, "L'Aurore" de Friedrich-Wilhelm Murnau est tout simplement un chef-d’œuvre du cinéma.
Jutjut
Jutjut

10 abonnés 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2007
En pleine découverte du cinéma d'antan, j'avoue que c'est la première fois que je regarde en long-métrage muet! Et quel film...!!! Je connaissais Murnau par sa réputation, mais forcé de dire que la réalité est flagrante : c'est un génie !!! Murnau nous signe là une oeuvre très touchante, une superbe histoire d'amour, romantique et touchante à souhait. Ceux qui pensent que le cinéma muet est mort, détrompez-vous, avec un cinéma de cette qualité, on passe un très bon moment!! L'Aurore est magnifique par son interprêtation si touchante, par son histoire, par son rytme, sa musique (hummm la flûte est jolie!), par son humour (notamment quelques scènes hilarantes : celles avec le cochon et la bretelle de la spectatrice par exemple!), et aussi par toutes les sensations que le réalisateur arrive à nous faire éprouver : de la peur, de la haine, du rire, de l'amour, de la passion, de la joie, du suspens,........................ EN DEUX MOTS : A voir absolument !!!!!! Ce film muet vous fera "parler vos émotions" !
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2007
Je n'ai bien évidemment rien de trop original à ajouter à tout ce que l'on a déjà écrit à propos de «L'aurore» (1927), mais je m'en voudrais de ne pas venir rendre hommage à cet immortel bijou du septième art. Je me contenterai de souligner un fait, particulièrement précieux à mes yeux: la persistance, la continuité et l'imperméabilité du style propre de Murnau en dépit du financement du film par William Fox. Il faut dire que le réalisateur allemand a accepté de tourner aux USA en échange d'une promesse de liberté totale. Et il n'a de toute évidence pas gaspillé la chance rare qui lui a été donnée. Bien que réalisé dans des décors américains avec des acteurs du cru, «L'aurore» demeure indéniablement un film allemand et le style de Murnau, encore marqué par l'expressionnisme, parvient à s'épanouir en plénitude en conservant toute sa pureté. Je connais peu d'autres réalisateurs qui, entrant dans les rouages commerciaux impitoyablement mercantiles du système de production américain, aient été capables de conserver leur virginité stylistique. Par ailleurs, pour ce qui concerne le contenu, «L'aurore» constitue encore et toujours l'un des hymnes à l'amour les plus purs et des plus touchants et son pouvoir émotionnel reste étonnamment vivace 80 ans après sa création! Pour le coup, Truffaut avait raison de refuser de discuter «cinéma» avec qui n'avait pas vu cette merveille!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mai 2007
Le plus beau dans l'aurore, c'est cette universalité, cette politesse, cette poésie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2007
Intense.. Magique... Bouleversant... Les superlatifs ne manquent pas pour ce bijoux de 7ème art, chef d'oeuvre parmis les chefs oeuvres!
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