L'Aurore
Note moyenne
4,1
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160 critiques spectateurs

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riverainpsy
riverainpsy

44 abonnés 433 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2021
Premier film américain de Murnau c'est une grande réussite formelle mais aussi une histoire prenante , nuancée et portée par d'excellents acteurs . Un classique méconnu par rapport à Nosferatu ou Faust , mais tout aussi sidérant par sa maîtrise technique .
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2020
Magistral. Ce film m'a scotché. La technique, pour l'époque, est novatrice et vraiment bluffante (flashbacks, surimpressions...). Les décors sont immenses et magnifiques. L'éclairage, les jeux d'ombre et de lumière contribuent à donner à l'ensemble une atmosphère poétique et envoutante. Mais surtout, l'histoire d'amour / de trahison / de réconciliation est formidablement interprétée par les deux acteurs principaux, qui jouent avec énormément de justesse les sentiments ressentis. Assurément, un chef-d’œuvre du film muet, à voir absolument !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 janvier 2021
Je sais pas vraiment quelle note mettre vu que je ne suis pas cinéphile (et encore moins côtés début du ciné), et je viens de voir ce film en 2020.
Ben c'est... muet mais en même temps vachement parlant, finalement la disproportion entre le temps sans paroles et avec discours (écrits) est correcte et entrainante, les textes font passer ce qu'il faut et donnent des impulsions bien dosées.
C'est vachement simplet, est ce que c'est propre à l'époque ? Quand même des fois ça va loin... mais bon c'était y'a quasi 100 ans... genre pendant la foire y'a des scènes... oh my god :)
Quoi que le cochon qui picole 2-3 gouttes ça fait plaisir à voir ! c'est tellement con le coup de la nappe blanche qui bouge "toute seule" aux yeux du cuistot "en état d'ébriété" ça peut également faire sourire au vue de l'ambiance.

Y'a un ptit côté impitoyable quand même : "kill ta femme, vend les murs et on y va", c'est d'époque ça aussi ou ... ? :)

Les ptis effets fondus sont sympas, ptite touche rétro appréciable aujourd'hui en somme.
C'est pas si longuet que ça, on a l'esprit qui va vaciller un peu ailleurs mais c'est dur de perdre le fil, ça s'enchaîne tout de même.
J'ai mis du temps avant de ressentir des ébauches d'émotions par rapport au couple (après les phases de culpabilité et de pardon), mais j'ai bien ressentit la fureur de l'homme envers la séductrice citadine (c'est bien dit ?) à la fin, donc on peut finir par s'y prendre à s'en méprendre (c'est bien dit ?).

La scène du baiser et de l'embouteillage, c'est fort ! xD

Des fois les musiques deviennent un petit peu pesantes mais ça passe :)

Franchement ça avait l'air vachement sympa la foire à l'époque. Vous avez vu chez le barbier y z'ont les mêmes systèmes que dans les restos chinois avec les serviettes. C'est dit ;)

J'imagine que pour l'époque, les techniques cinématographiques employées étaient l'équivalent d'un effet G. Lucas ?, du style les plans où un personnage va entre les voitures, ou bien un autre qui apparaît à moitié (l'homme qui imagine sa "tentatrice" le poussant à agir).
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mars 2021
Au crépuscule de l’ère du muet, l’Aurore illustre le stéréotype de l’influence de l’héritage expressionniste allemand dans la formation du cinéma américain, dont l’apogée intervient quelques années plus tard, au cours des années 1930.
Pour le réalisateur F. W. Murnau, les années 1920 incarnent une grande période de prospérité créative : Nosferatu le vampire (1922), premier film de vampires de l’histoire du cinéma ; Le Dernier des hommes (1924), pionnier d’une nouvelle technique de prises de vues ; ou encore, le mythologique Faust, une légende allemande (1926). Ces productions novatrices, qui donnent naissance à l’âge d’or du cinéma allemand grâce à l’invention d’un nouveau genre, consacrent Murnau au rang des meilleurs cinéastes internationaux. L’expressionnisme allemand est un tel séisme avant-gardiste qu’il se propage dans le monde, et en particulier aux Etats-Unis. En 1926, il est donc invité par la Fox outre-Atlantique. Pour façonner l’esthétique de ses films d’horreur, Hollywood, en pleine ébullition, s’offre une perfusion à même le cadavre du genre allemand, avec le recrutement d’anciennes figures de l’expressionnisme : Karl Freund, directeur photo du Golem (1920) et de Métropolis (1927), qui apporte son savoir-faire pour cadrer Dracula (1931) ; Paul Léni, réalisateur du Cabinet des figures de cire (1924) qui rejoint le studio Universal à partir de 1926 et devient l’un de ses cinéastes phares ; et Fritz Lang, réalisateur de Métropolis qui devient l’un des plus grands maîtres du film noir américain. Fasciné par les impulsions sombres et torturées de l’expressionnisme allemand, Hollywood reprend ses caractéristiques et les adapte dans la première réalisation de Murnau aux Etats-Unis : l’Aurore (1927), considéré par les critiques comme l’un des meilleurs films de l’histoire.
Après avoir vu Le Dernier des hommes, le producteur américain William Fox, fondateur du studio éponyme, invite Murnau à quitter l’Allemagne et à intégrer la Fox, pour « faire un film infiniment cultivé, symbolique, bref tout à fait européen » Murnau réalise donc son premier-long métrage sur le sol américain en adaptant le roman d’Hermann Sundermann, l’Indestructible Passé (1894). Malgré l’octroi d’un faible budget, le célèbre réalisateur phare de l’expressionnisme allemand parvient à donner naissance à un conte universel d’une beauté intemporelle.
Même loin du pays dans lequel il s’est imposé, Murnau parvient à faire preuve d’une ingéniosité et d’un talent inébranlables. Ainsi, en ayant recours au Movietone, premier dispositif d’enregistrement du son directement sur pellicule inventé en 1927, il fait de l’Aurore l’un des premiers longs-métrages à synchroniser la musique et les bruitages (mais la faible longévité du son enregistré conduit à la perfection du procédé dès 1929, avec le Photophone). D’après le cinéaste Ado Kyrou, Murnau témoigne d’un « génie cinématographique qui sublime l’histoire grâce à une prodigieuse science de l’image ».
Malgré le faible budget de production, le réalisateur n’hésite pas à investir massivement dans des décors somptueux (plus de 200 000 dollars), qui auraient d’ailleurs été réutilisés par John Ford avec Les Quatre Fils (1928). Quant à la photographie, sa maîtrise est incontestable et offre des travellings inoubliables dans les rues bondées d’une grande ville. Les scènes nocturnes jouent avec une lumière naturelle magnifique et une brume mystérieuse, habilement utilisées pour montrer le pouvoir envoûtant de la femme de la ville. Ce jeu des ombres et de la lumière, ces clairs-obscurs, sont une caractéristique fondamentale de l’expressionnisme allemand. Pour François Truffaut, cinéaste emblématique de la Nouvelle Vague, l’Aurore est ainsi « le plus beau film du monde ». Enfin, la technique de la surimpression, utilisée pour évoquer le souvenir et l’influence de la femme en noir sur l’esprit de l’homme, est une nouvelle preuve du génie cinématographique de Murnau et de sa maîtrise de la technique.
Toutefois, le talent du cinéaste ne se démontre pas seulement dans ces précédents aspects. A priori, le mélange entre noirceur du drame conjugal et naïveté de séquences joviales et sentimentales semble plutôt incompatible. Et pourtant, grâce à une large palette d’émotions qui évitent le pathos, le dosage est parfaitement réussi entre joie, angoisse et tristesse. La rareté des intertitres place l’action au cœur du film et ajoute à l’universalité et l’intemporalité de « Ce chant de l’Homme et de sa Femme [que l’on peut] entendre en tout lieu et de tout temps ». D’ailleurs, le fait qu’aucun des personnages n’ait une identité définie est aussi là pour servir ce discours.
Pourtant, le scénario, bien qu’il soit d’une simplicité enfantine, est d’une poésie exceptionnelle. Parabole de la tentation des grandes cités modernes, il consacre Janet Gaynor, celle qui inspirera dix ans plus tard le personnage de Blanche-Neige chez Disney, au rang des meilleures actrices du monde. Sensible, innocente et bienveillante, sa prestation est bouleversante d’humilité. Alors, naturellement, lorsque la vie de son personnage vient à être menacée à deux reprises, on ne peut qu’être angoissé à l’idée de sa disparition, qui est l’arc narratif principal de cette excellente réalisation.
Sorti en décembre 1927, en dépit de ses nombreuses qualités techniques et visuelles, l’Aurore est un cruel échec dans les salles, le cinéma parlant commençant déjà à accaparer les foules. D’ailleurs, ce nouveau long-métrage est sorti deux semaines seulement après la première du Chanteur de jazz, premier film parlant de l’histoire du cinéma.
Lors de la première cérémonie des Oscars, qui s’appelaient alors « Academy Awards », l’Aurore reçoit quatre nominations : Janet Gaynor pour l’Award de la meilleure actrice, le binôme Charles Rosher – Karl Struss pour la meilleure photographie, la Fox pour la meilleure production artistique et Rochus Gliese pour la meilleure direction artistique. Les trois premiers obtiennent la récompense.
Grâce à son histoire simple, son « chant » universel, l’Aurore traverse les générations et garde encore aujourd’hui son rang honorable dans le classement des meilleurs films de tous les temps. Mais résumer ce long-métrage à la banalité de son intrigue serait réducteur, et l’expertise technique et visuelle de Murnau témoigne d’un cinéma muet qui a atteint sa maturité. De même, loin de n’être qu’une simple opposition manichéenne entre ville et campagne, l’histoire est avant tout celle d’un couple d’êtres heureux, dont l’amour va être mis à rude épreuve par l’énergie débordante de la ville et par la puissance de la nature. Finalement, ce poème lyrique s’achève sur la renaissance d’un amour définitivement retrouvé, l’aurore de nouveaux jours de paix et de tendresse. Douce ironie du sort quand on sait qu’à l’inverse, le cinéma muet amorce déjà son crépuscule et que le soleil se lève pour les films parlants.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 570 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2020
Ce film est bien un exemple du meilleur des films muets. Tout en expression et traitement de l'image, progression très maîtrisée de l'histoire fortement allégorique et voulue allégorique hors du temps. Le petit moins est l'allure comédie burlesque d'une partie du film où on ne sait plus où l'on nous emmène et malgré l'intérêt qu'il y a à découvrir la vie citadine cela tranche trop à mon sens avec le thème principal du film.
Lyson
Lyson

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2020
Ailes du désir, funeste dessein, lune de miel salutaire, orage du destin, aube rédemptrice. Murnau nous tient en haleine jusqu'à l'Aurore... Sublime.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2019
Plus beau film du monde ? Surement pas, rien qu'en considérant la période du muet, des films comme Caligari (Wienne), Folies de femmes (Von Stroheim), Notre-Dame de Paris (Worsley), Comédiennes (Lubitsch) , Aelita (Protozanov), Le monde perdu (Hoyt), Potemkine (Eisenstein), La ruée vers l'or (Chaplin), Le fantôme de l'Opera (Julian), Métropolis (Lang) lui sont bien supérieur ne serait-ce que par leur  scénario. Parce que parlons-en du scénario qui nous dresse un portrait peu flatteur d'un faible, qui se laisse manipuler, qui ne sait pas ce qu'il veut, qui nous fait deux tentatives de meurtre et qui joue au loubar avec son couteau, mais il est pieux et les paroles d'un curé lui font du bien… L'histoire elle-même est intéressante dans sa première partie, longuette dans la seconde avec quelques scènes ratées comme celle assez ridicule de l'embouteillage, quant à la troisième, vue le peu d'empathie que suscitent les personnages on se fout un peu de sa conclusion. Le contenu est donc très pauvre. Il faut cependant parler du reste, Dire que le film est beau n'est pas un vain mot, le travail constant et étourdissant sur l'image mérite d'être souligné, mais je ne suis pas d'accord avec Ado Kyrou qui disait "L'histoire, d'insipide, devint sublime grâce à une prodigieuse science de l'image" La preuve, je ne pouvais m'empêcher de regarder ma montre souhaitant que ça finisse:
steevevo
steevevo

11 abonnés 637 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2019
Le film sur l'amour! D'une beauté et d'une simplicité à couper le souffle. Murnau est le plus grand!
Panta G
Panta G

9 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2019
Splendide à tous niveau, la trame narrative est si parfaite que le moindre mot serait de trop, une interpretation magistrale, une image à tomber, sombre, puissante, voir enivrante, (et vive les restaurations qui permettent de profiter d'une qualité d'image exceptionnelle qui font redécouvrir ces chefs d'oeuvres d'apres-guerre), témoignage de la vie urbaine trépidante de l'époque, avant le Krach, de la pauvreté des paysans, et surtout de l'arrivée du "code" hollywoodien qui bridera cette légèreté des années 20 à 27 et rhabillé de moralité - Scene de la bretelle qui glisse lors du bal, délicieux moment coquin pour l'époque -
Bref, un film à voir absolument pour tout amoureux du cinéma.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2019
Presque 100 ans plus tard, le film se laisse toujours regarder. Les effets sont très impressionnants pour l'époque ! Une bonne occasion de voir à quoi ressemblait le cinéma, mais aussi la société à l'époque.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2018
Après l’avoir Impressionné par son succès et sa renommée européenne, acquise notamment grâce à ‘Nosferatu’ et “Faust’, F.W. Murnau fut convié à Hollywood par William Fox, fondateur des studios du même nom, pour y effectuer sa première incursion américaine, pour laquelle le nabab lui donnait carte blanche et un budget illimité. Si l’expérience devait se poursuivre pendant trois films supplémentaires, ‘l’Aurore’ fut le seul d’entre eux à concilier un succès populaire avéré, une reconnaissance critique immédiate et un jugement favorable de la postérité qui lui permettent aujourd’hui de trôner parmi les chefs d’oeuvre incontournables du 7ème art. Ce statut privilégié est d’autant plus surprenant que le scénario du film est d’une simplicité confondante : poussé par sa maîtresse, un fermier essaye de tuer sa femme. La tentative échoue et le couple se retrouve en ville où dans un tourbillon de fêtes et de plaisirs, il redécouvre le bonheur d’être ensemble. Si le drame et une violence, que l’auteur présente comme inhérente à la nature humaine, ressurgissent dans la dernière partie, ce n’est que pour mieux annoncer cette fameuse aurore, symbole du renouveau et de la possibilité de tout reprendre à zéro. Drame-romance-mélodrame : le schéma s’enchaine avec une telle perfection que le spectateur se retrouve entraîné, qu’il en soit conscient ou pas, sur le territoire émotionnel précis où Murnau souhaitait l’amener : on se désole dans le premier tiers du film, on sourit et savoure ce bonheur par procuration dans la seconde section, petit bijou de fantaisie et d’un humour qui frôle souvent le slapstick, et on tremble un peu, sans vraiment y croire, en attendant le happy-end qui sied à cette romance contrariée mais pétrie de classicisme. Si le contexte est éminemment américain, la fantasmagorie des décors ruraux et urbains, les mouvements de caméra d’une précision absolue, les surimpressions oniriques, les lignes de fuite subtilement modifiées, et le jeu de George O’Brien et Janet Gaynor, excessif juste ce qu’il faut, sont là pour rappeler que Murnau fut tout d’abord un maître de l’expressionnisme allemand, un artiste qui maîtrisait alors l’outil cinématographique comme personne, au point de transfigurer la banalité d’une bluette accessible à tous et à émouvoir à presque un siècle d’intervalle. Comme s’il était conscient que son génie traverserait les âges - et vu le caractère du personnage, c’est plus qu’une possibilité - Murnau ne nomme pas ses personnages, respectivement “l’homme� et “la femme�, manière pour lui signifier que cette histoire pourrait être celle de n’importe qui, en n’importe quel lieu et n’importe quelle époque : une des nombreuses voies pour prétendre - et accéder - à l’immortalité.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2018
Film classique très sympathique à regarder.
L'intrigue est présentée très rapidement, on entre immédiatement dans l'histoire (en même temps, le film n'est pas très long non plus).
La police d'écriture des textes et dialogues est très originale et dynamique.
George O'Brien est excellent, il est terrifiant et attendrissant par moment, grâce à son visage particulièrement expressif.
On peut reprocher à l'histoire une certaine diabolisation de la ville comme lieu de toutes les tentations (ou plutôt de toutes les tentatrices).
Mais ça reste un classique très plaisant.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2018
Chef d'oeuvre ultime pour tout les cinéphiles. Pour ma part j'avoue que malgré l'innovation de la mise en scène et la beauté des images, la mayonnaise n'arrive malgré tout pas à m'émouvoir. Je lui préfère bien d'autres muets.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2018
Comment un film muet peut-il prendre les tripes comme ça, à nous les habitués du cinéma d'aujourd'hui et notamment de ses excessifs bavardages ? La réponse est : par le génie de Murnau, sa photographie, son art du montage, son excellence à montrer l'essentiel - par le spectacle de l'essentiel mais aussi les petites choses qui font l'essentiel. Pur chef d'oeuvre.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2018
Un fermier délaisse sa femme pour une autre femme de la ville. Son amante va le pousser à tuer sa femme pour qu’ils puissent tous deux tourner la page et vivre de leurs côtés. Heureusement, il change d’avis, et pour se faire pardonner, il l’emmène à la ville et va lui prouver son amour.
Murnau ne donne même pas de nom au personnage ni une époque exacte, il nous transporte dans son univers et nous fait découvrir l’amour.

Pour son premier film américain, le cinéaste allemand signe un chef d’œuvre (de plus). Il utilise de nombreux thèmes présents dans l’amour comme le pardon et la rédemption. L’histoire d’amour est simple alors comment arrive-t-il à porter ce film à un chef d’œuvre que Truffaut désignait comme « Le plus beau film du monde » ? Notamment grâce à sa mise en scène et au jeu des acteurs qui sont à eux deux bouleversants. Associez à ça une bande son superbe et nous ressentons les émotions que traversent les protagonistes.

La scène dans le restaurant est pour moi l’une des séquences les plus belles de ce film. Le serveur méprise ce jeune couple fermier qui ne connaît rien aux mœurs des citadins. Mais ceux-ci restent dans leur utopie et se suffise à eux-mêmes et au plaisir simple que la vie leur propose.
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