L'Aurore
Note moyenne
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160 critiques spectateurs

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soniadidierkmurgia

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5,0
Publiée le 17 novembre 2017
Désigné "le plus beau film du monde" par François Truffaut, "L'aurore" relève de l'exception quant à la relation qu'entretenait Hollywood avec les réalisateurs venus d'Europe qui traditionnellement devaient aussitôt arrivés conformer leur art aux canons narratifs et esthétiques des studios. William Fox pourtant connu pour être un des moguls les plus autoritaires avait été littéralement conquis par la puissance évocatrice et l'innovation esthétique du "Dernier des hommes" (1924), décrétant que Murnau était sans conteste le génie de sa génération. Le réalisateur après avoir mis en scène "Faust" son dernier chef d'œuvre pour la UFA, embarqua donc pour Hollywood avec la certitude d'avoir les mains complètement libres ainsi qu'un budget sans limite pour son premier ouvrage Outre-Atlantique. La suite sera moins idyllique, William Fox retrouvant vite son instinct mercantile après que les recettes du film ne furent pas à la hauteur de l'investissement, devant s'en remettre au succès de "L'heure suprême" de Frank Borzage pour équilibrer ses comptes. Ayant emmené avec lui ses principaux collaborateurs comme Carl Mayer son scénariste et Rochus Gliese son décorateur, le réalisateur entreprend d'adapter une nouvelle d'Hermann Sundermann qui sera remaniée, notamment son épilogue, pour lui donner la portée universelle qui fait encore aujourd'hui toute la grandeur du film et dont Murnau se revendique dès le carton introductif : "Cette histoire de l’homme et de sa femme est de nulle part et de partout. On peut l’entendre n’importe où et n’importe quand. Car partout où le soleil se lève et se couche, dans le tourbillon fou de la ville comme à la ferme, avec le ciel en guise de toit, la vie est toujours la même, parfois amère, parfois douce". Pour revenir sur l'assertion de Truffaut, on peut dire qu'au panthéon des films sublimant la relation amoureuse dans sa dimension métaphysique, "L'aurore" n'est sans doute pas seul même s'il lui revient le mérite de la primeur. A ses côtés "L'heure suprême" (1927) de Frank Borzage, "Les lumières de la ville" (1931) de Charlie Chaplin, "La vie d'O'Haru femme galante" (1952) de Kenji Mizoguchi, "Nuages flottants" (1955) de Mikio Naruse ou encore "La dame au petit chien" (1960) d'Iosif Kheifis nous parlent de nous-mêmes cherchant à travers l'amour à sublimer nos vies terrestres. Depuis "Nosferatu le vampire" (1922), sans faire référence à un quelconque mysticisme religieux, Murnau nourrit son cinéma de l'exposition des contrastes entre le jour et la nuit, la ville et la campagne ou le bien et le mal. Toute son esthétique fait sens autour de ces oppositions qui font la complexité humaine et n'est en rien gratuite ou tape à l'œil. Les énormes progrès techniques nés de la Révolution Industrielle sont en train de profondément bouleverser l'ordonnancement des mœurs et des modes de vies. Les villes devenues tentaculaires ont relégué la campagne au rang de simple attraction touristique où les citadins viennent se distraire le week-end. Dans le village redevenu paisible est restée une femme de la ville (Margaret Livingston) qui comme Nosferatu répandait la peste, déploie son charme vénéneux pour corrompre un jeune fermier (George O'Brien) qui se laissera convaincre de supprimer celle (Janet Gaynor) qui fidèlement l'aide au quotidien et lui offre une descendance. L'entame narrative n'est sans doute guère réaliste, mais le propos de Murnau est ailleurs qui s'empare des destins individuels pour leur donner valeur de symbole. Ici l'éternel recommencement du péché originel de la tentation auquel l'homme est bien incapable de résister, le condamnant sans relâche à emprunter le chemin de la rédemption. Ce sera grâce à un passage par la ville voulu expressément comique par Murnau que le couple retrouvera la pureté de son engagement initial, non sans avoir reçu une nouvelle fois les sacrements du mariage par le biais d'une cérémonie à laquelle il assiste par accident. Condition de mortel qui empêche l'homme de vivre en harmonie avec ses semblables et au sein de la nature qu'il parvient à transcender dans les moments d'extase de l'amour pur. Pour magnifier ce parcours de la deuxième chance, le réalisateur et toute son équipe convoque tous les éléments y compris les forces cosmiques en résonnance avec le destin du couple ainsi que toute leur sensibilité artistique comme le disait si bien Karl Struss opérateur sur le film qui déclarait : "En cette époque nous étions des artistes...".
Le Français Glacé
Le Français Glacé

34 abonnés 328 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2017
L'Aurore réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau en 1927.
*Les points que j'ai appréciés →
• L'histoire simple mais belle
• L'esthétique du film
• La réalisation intelligente
• La musique

*Les points que je n'ai pas appréciés →
• Absolument rien

*Conclusion →
J'ai aimé, c'est tout simplement beau. 10/10.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2020
L'Aurore est sans doute l'une des meilleures histoire d'amour de l'histoire du cinema. Subtile, touchante et ambiguë, appuyée par une technique irréprochable que ce soit dans le cadrage, le montage, la photographie ou la fluidité des images proposées par le cinéaste a l'origine de Nosferatu.

https://www.justfocus.fr/cinema/laurore-critique-du-film-a-loccasion-de-la-nuit-au-cinema-au-musee-dorsay.html
Joëlle Roubine
Joëlle Roubine

5 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2017
L'Aurore, c'est plus qu'un film
L'Aurore, c'est cent musiciens tournés vers leur virtuosité
C'est le diamant brut entre les doigts d'un tailleur de génie
L'Aurore, c'est plus que le septième art
L'Aurore, c'est le bouquet final de l'artificier
C'est le vertige, c'est l'ivresse
L'Aurore, c'est la vigne de celluloïd, l'unique.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
"L'aurore" est un film de grande beauté mais proposera quelques scènes bien longuettes. En effet, il ne se passera pas grand chose dans les 45 premières minutes si ce n'est que Murnau cherche à tout prix à nous faire partager les émotions de ses personnages, au point d'offrir au spectateur un sentiment de répétition lassante. Mais cette histoire d'amour, ou plutôt cette renaissance amoureuse restera grandement appréciable dans l'ensemble, d'autant plus qu'elle sera sublimée par de belles mélodies et de grandes prestations. Et bien que son scénario soit assez gros, facile, voire prévisible quant à ce fameux dénouement, "L'aurore" restera extrêmement plaisant à voir.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2016
Murnau, géant du cinéma Allemand, signait en 1927 sa première production américaine : "Sunrise". L'histoire d'un homme tiraillé entre deux amours : celui d'une citadine rencontrée depuis peu, qui lui promet une passion, et celui de sa femme, aimante et mère de son enfant, l'intrigue commence lorsque l'amante demande à l'homme de tuer cette dernière. Le cinéaste met en scène l'opposition, celle entre les deux femmes, celle entre la ville et la campagne, entre les actes et le pardon.

Cette opposition est présente dès le début du film, avec ce montage parallèle entre la ville, abrutissante et mécanique, et la campagne, tranquille et humaine, à l'image des deux femmes du film. C'est d'une beauté stupéfiante en plus d'être intelligent. Le film lui même suit ce schéma d'extrême, en passant de la campagne dans sa première moitié, à la ville dans sa seconde.

Première moitié qui gère aussi bien la tension, comme ce suspense insoutenable lors de la scène de la barque, que ses, nombreux, moments de grâce, à l'image de cette scène où l'homme cherche le pardon et n'ose pas toucher sa femme, ou encore de ce moment déchirant dans l'église. C'est d'une émotion et d'une justesse rare, surtout magnifié par le travail de mise en scène de Murnau, qui capte les gestes, avec beauté, mais aussi l'invisible, comme l'amour et le pardon, tout cela avec une inventivité dont on peu se convaincre rien qu'en voyant la scène de traversée de rue lorsque les protagonistes sortent de l'église.

Malheureusement, la seconde moitié perd beaucoup en pertinence et en beauté, cette dernière délaisse la tension pour un humour de situation qui fonctionne à de très rares occasions, et le rythme en pâtit énormément. Le dernier quart d'heure renoue cependant avec la qualité de la première moitié jusqu'à un dernier plan sublime.

Sunrise est un moment de cinéma puissant, dont la première heure est, indépendamment, un chef d'oeuvre, d'écriture, de mise en scène et de beauté pur, malheureusement la seconde partie, bien que sympathique, tombe dans l'anecdotique. Un film sur le pardon qui se révèle être un grand moment de cinéma.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2016
Un condensé d'émotions. Il y a dans ce film l'essence du cinéma, l'essentiel...une harmonie de toutes ses composantes, doublée d'une riche symbolique. Bouleversant.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2016
Acclamé par la critique internationale, "L'Aurore" raconte l'histoire d'un amour mis à mal, partagé entre la campagne et la ville, la souffrance et la joie, la faute et le pardon. Le film de Murnau ne cesse de naviguer entre les extrêmes et se révèle ambigu sur le discours qu'il tient à leur propos, comme en témoigne l'éclatement des oppositions a priori établies. Dans son schéma campagne/ville/campagne, Murnau instaure le drame dès le début (une citadine a séduit le mari et le pousse à tuer sa femme) en mettant en scène la peur d'un homme partagé entre un désir nouveau et l'amour d'une femme aimante, à travers des expérimentations formelles novatrices et effrayantes, proches du cinéma fantastique. Une fois passée la scène de tentative de meurtre, remarquable de suspense car la traversée du lac est quasiment filmée en temps réel, nous voilà plongés presque immédiatement dans une ville oppressante et dangereuse, à l'image de la séductrice restée à la campagne, qui finira pourtant par réconcilier le couple dans des scènes charmantes et légères qui montrent la faculté du cinéaste à désamorcer la tension par une drôlerie simple et anodine. Mais le retour à la maison ne sera pas de tout repos, avec la reprise d'un motif bien connu des récits de voyage, une façon de relancer une forme d'instabilité, qui n'est plus celle de la première partie où il s'agissait de savoir s'il y aurait meurtre, mais qui met cette fois au centre la survie du couple dans la terrible épreuve qu'il affronte. Sans être toujours irréprochable au niveau de son intensité, "L'Aurore" reste un modèle de clarté dans la mesure où ses enjeux sont parfaitement mis en évidence et impressionne par sa faculté à mettre la puissance de sa mise en scène au service des personnages et de leur évolution.
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2016
Ce n'est que récemment lors d'un projet audiovisuel à l'école que j'ai découvert ce film mythique de l'allemand F. W. Murnau, décrit par le réalisateur qui nous l'a présenté comme l'un des "3 films qu'un cinéphile doit avoir vu"... Et je ne suis pas déçu ! Le propos est simple mais novateur ; un couple de fermiers voit leur amour mis à rude épreuve lorsqu'une citadine s'installe près de chez eux. Le citadine et le fermier tombent amoureux et cette dernière demande à son amant de noyer sa femme. Isolés sur une barque au milieu d'un lac, le fermier s'apprête à tuer sa femme mais résiste à la demande de l'étrangère. Le couple se ressaisit alors et leur amour se ressère. Près de 90 ans après sa sortie, ce classique du cinéma muet fascine encore. La luminosité est froide lors des scènes de nuit, les jeux de caméra sont impressionnants. George O'Brien, acteur trop méconnu, a un jeu d'acteur incroyable et en devient effrayant voire pathétique à certains passages. C'est un film indispensable !
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2016
Si dans la structure de son scénario, L'Aurore est magnifique, j'ai eu quelques difficultés à m'y abandonner totalement. D'une, parce qu'après n'avoir vu que Nosferatu, je n'ai sans doute pas totalement les clés pour m'approprier l'expressionnisme de Murnau, et de deux, parce que certains défauts inhérents au muet viennent par moments paralyser un peu l'émotion, à commencer par le burlesque qui vient remplacer les dialogues pour donner corps aux moments de bonheur. J'ai souvent du mal avec les décalages de ton, et L'Aurore n'a donc pas dérogé à la règle. Heureusement, son intrigue demeure sublime, fable sur l'absence totale de constance dans nos êtres et dans les aléas de nos vies. J'aime particulièrement sa conclusion heureuse, qui désamorce le drame redoublé qui aurait pu se produire sans une intervention absurdement miraculeuse du destin. Évitant la noirceur pour lui préférer un credo en la possibilité du bonheur (le jour qui se lève, matin ordinaire dans lequel espère se fondre le couple reconstitué après des épreuves autrement moins ordinaires qu'il veut laisser derrière lui), le film de Murnau n'en demeure pas moins déchirant parce que ce nouveau départ nécessite un oubli fou et maladif de faits impardonnables bien que terriblement humains. Cette aurore nouvelle est donc celle qui fait suite suite au crépuscule de la pureté, et tout recommencer y signifie peut-être redevenir heureux, mais en ayant tellement perdu de soi-même que la menace plane toujours qu'un jour, tout s'effondrera pour de bon sans résurrection possible.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2016
J'ai beaucoup aimé Nosferatu, et mon opinion ne fait que se bonifier avec le temps. J'attendais de voir L'Aurore avec impatience, mais la peur d'être déçu revenait inlassablement. J'ai fini par me lancer après voir entendu plusieurs personnes en parler du bien. Maintenant je peux le dire haut et fort : j'ai vu L'Aurore, et Murnau est un génie ! Pour une raison ou pour une autre, je pensais que le synopsis couvrait l'ensemble du film. Il s'agit en réalité du point de départ de l'histoire, qui s'étend bien au-delà de l'intrigue donnée. On reviendra sur cette suite dans une minute, j'aimerais d'abord parler de la mise en place de la situation initiale, et surtout de sa dimension fantastique. Le réalisateur met en scène la rencontre clandestine entre un homme marié et une femme de la ville dans un marais, de nuit. Le héros doit emprunter un chemin tortueux puis écarter des branchages pour retrouver la croqueuse d'homme, qui est baignée, l'air innocent, par la lumière de la pleine lune. La femme, lorsqu'elle aperçoit son amant, prend le temps de se remaquiller avant de se jeter dans ses bras. Puis, au fil de la conversation, elle demande insidieusement à l'homme de tuer sa femme. Horrifié, il tente de s'échapper mais il retombe sous son charme aussitôt qu'elle l'embrasse, ce qui accorde à la femme de la ville le statut de succube. Et cela se répercute sur l'homme, qui se transforme à son tour en monstre lorsqu'il décide de tuer sa femme et avance vers la caméra qui cadre ses mains mais pas son visage. Une analogie forte et bien amenée. Murnau utilise plusieurs figures de style, notamment les surpressions et le cache/contre-cache, pour traduire tour à tour la frénésie, le rêve et l'obsession. Cela crée plusieurs images tout à fait ravissantes, qui évoluent vers quelque chose de plus sobre par la suite, laissant les sentiments s'exprimer avec beaucoup de simplicité. spoiler: Le réalisateur a su parfaitement retranscrire l'état des personnages sans en faire trop. Par exemple, la déception est lisible dans le regard de Janet Gaynor, et voir cette larme couler sur sa joue me serre vraiment le cœur (surtout que c'est une très belle femme). Il en va de même lors de la scène du mariage, où l'homme se rend compte qu'il est devenu l'opposé de ce qu'il avait juré d'être. Qui ne fondrait pas en larmes en apprenant cela ? Par ailleurs, l’œuvre prend vraiment le temps de rétablir la confiance entre les deux paysans, l'évolution de leur relation est progressive et très subtile, ce qui me fait dire que L'Aurore est avant tout un magnifique film sur le pardon.
Murnau a fait de ce drame une histoire universelle en présentant des personnages anonymes et des sentiments profondément humains. Comme le précise le premier intertitre, la vie peut faire preuve d'une ironie amère, mais elle peut aussi être d'une profonde douceur, et l'Aurore a su parfaitement retranscrire cette ambiguïté.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 novembre 2015
N'ayant pas beaucoup aimé Nosferatu, j'ai tout de même décidé de laisser à Murnau une seconde chance, sceptique, en regardant le film de ce dernier qui est selon beaucoup son chef-d'œuvre : L'Aurore. Et j'ai nettement plus apprécié ce film, du fait de ses personnages attachants, des thèmes simples qu'il traite avec réussite, de sa réalisation excellente pour l'époque, et surtout du subtil dosage entre humour et drame. Toute la partie dans la ville est vraiment magnifique, j'étais aussi ébahi que les deux amoureux.
Un excellent film, probablement mon film muet préféré pour l'instant.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2015
Ce film qui nous est présenté comme une histoire immortelle, l'histoire de tout-un-chacun, le récit bouleversant d'un événement banal de la tragédie de la vie: celui d'un homme attiré par le démon.... Mais comme Flaubert faisait de l'histoire de "Madame Bovary" la sublimation de la banalité de la vie, Murnau crée ici un opéra de Wagner avec ses deux actes, ses leitmotivs, son drame et sa passion, la vie, la mort et l'amour comme seule rédemption. Magnifique.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2015
"Quoi que 3 étoiles à ce chef d'oeuvre ! " s'exclameront certains d'entre vous. Et oui si ce film était novateur à l'époque: plan séquence, il n'en reste pas moins aujourd'hui ennuyant. Car si j'ai mis seulement 3 étoiles, c'est du l'ennui que j'ai ressenti, après les 45 premières minuts du film. Oui quant il n' y a pas de dialogue je peux souffre parfois, je sens cette lenteur m'ennuyant. Ce qui est dommage, car le reste du temps j'étais conquis devant cette beauté provonant de la musique, des images sombres en noir et blancs et de la romance en elle même.
Endless Boogie
Endless Boogie

22 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2015
Je ne connaissais pas grand chose de Murnau à part son célèbre Nosferatu, dont j'ai entre-aperçu des passages ici et là. Globalement je ne connais pas grande chose du cinéma des années 20 . Après avoir entendu et lu des critiques dithyrambiques sur L'aurore je me suis décidé à le voir. Je suis totalement tombé sous le charme de ce petit bijou cinématographique On passe du drame social au film noir en passant par la romance, le burlesque et la satyre sociale. C'était juste incroyable, inespéré. L'émotion crève l'écran, les acteurs sont sublimes, la mise en scène est excellente ; et puis cette photographie, cette lumière, cette poésie, ce romantisme...! Du coup j'ai décidé de voir Nosferatu cette semaine.
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