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stanley
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1,5
Publiée le 27 décembre 2010
The hunger ne réussit pas son pari dans la représentation de la souffrance et du sacrifice politique par une soi disant expression épouvantable du corps et de ses meurtrissures. Initialement très influencé par l’univers des arts plastiques et par la peinture principalement, Steve McQueen ne montre pourtant qu’en de rares moments son background artistique même si, en quelques occasions, tels les flocons de neige sur la main du gardien futur supplicié qui fond à chaque fois ou la longue course en avant de Bobby Sands dans la forêt, on ait pu se rendre compte d’une certaine beauté. C’est en fait lors de l’ultime agonie de Bobby Sands dont le corps se détruit au fur et à mesure du temps sur son lit de souffrance que le film est assez palpitant, ascétique où la longue grève de la faim et ses conséquences sont parfaitement décrites avec forces détails physiologiques et photographiées à cet instant avec les méthodes d’un peintre classique. Il a malheureusement fallu attendre très longtemps pour arriver à ce dénouement à l’issue de passages nauséeux où le cinéaste montre son obsession pour les sécrétions humaines (caca, pipis, sang …), les passages à tabac d’une extrême violence et les longs plans séquences comme cette scène interminable et banalement écrite entre Bobby Sands et le prêtre avec son histoire conclusive durant son enfance, in fine assez banale. Steve McQueen est mal inspiré par la peinture dans les scènes où il se permet de dessiner un tourbillon dans la merde. Sur le plan de la seule forme, c’est un peu un film de Pasolini revisité par John Waters.
J'ai beaucoup voulu aimer ce film mais la réponse est un grand NON ! C'est vraiment une grande arnaque. Je m'explique: oui le film a été fait par un talentueux plasticien/artiste mais on se pose la question de pourquoi Steve McQueen a voulu faire ce film ??? Ce côté parti-pris pro-IRA est insupportable (on dirait un jeune qui découvre tout à coup la vie de Bobby Sands et l'IRA et décide de fait l'amalgame avec la vies des esclaves Black "torturés" dans le Sud des USA), mais la prétention avec laquelle il filme ces scènes scattologiques, urinatoires, plaies(doyennes), etc est in fine très facile d'un point de vie cinématographique. Oui il s'agit d'un film "à voir" afin d'en parler dans les dîners en ville (rive gauche svp !) mais franchement, on s'embête, on est dégoûté, on est furieux que les spectateurs vont voir ce film par pure voyeurisme. Aussi ce qui est vraiment choquant est qu'un gosse de 12 ans à la droit de voir ce film...
Inutile de nous montrer des cadavres pour dire que la guerre , c'est pas beau, ou de nous montrer du caca et du dégueulis pour nous dire le courage (la folie?)des prisonniers irlandais.J'ai eu plutôt du mal à prendre en sympathie ces animaux en cage, se vautrant dans la plus immonde saleté. Et pourtant, des images, des plans superbes, des acteurs émouvants dans leur regard et leur sobriété. J'attends avec impatience un autre film de ce nouveau Steve Mac Queen. (j'avais préféré Bulitt!, ahaha)
Un peu déçu car finalement ce n'est pas un film historique mais plutôt malheureusement un film d'horreur. Ca n'apporte pas grand chose à la réflexion cinémtographique, car c'est plus du théâtre. On peut applaudir la performance physique de Fassbender mais à quoi bon...
attention film fort.Dés les premières minutes vous êtes plongés dans cet univers carcéral, vous vous senez enfermé avec les personnages.La cellule recouvert d'excréments, la décrépitude humaine, les douches forcés, les humiliations tout est choc.Hormis une scéne de 15 minutes l'absence des dialogues et de longs plans fixes vous plongent encore un peu plus dans l'ambiance glauque et sombre du film.Mais le plus émouvant est la lente agonie du personnage.Un gand coup de chapeau au réalisateur et aux acteurs.Au vu des images chocs ce film n'est pas à recommandé à tout le monde.Mais à aucun moment il n'est un navet..
Ce film est bouleversant. Chacun des personnages de ce film présente un angle différent de ce passage de l'Histoire, dont on ne connait pas forcément tous les détails. Les images sont fortes, les dialogues percutants. On ne peut pas sortir de ce film sans l'aimer, le détester voire les deux à la fois. Que ce soit la fin, le plan séquence des quatre cigarettes, la vie carcérale, tout oscille entre pureté et poésie, horreur et vérité. Jusqu'où peut-on aller pour ses convictions? Vous-même, vous vous poserez cette question...
Il y a toujours du bon et du moins bon dans un film. Faire un film sur un symbole de la lutte de l'IRA en Ulster comportait forcement des risques, surtout quand le réalisateur fait le pari d'une mise en scène lente et dépouillée. Il faut parfois s'accrocher devant les vers, les tas d'excrements, les fouilles, les passages à tabac, la cruanté des uns envers les autres et la rage des autres envers les uns. Le film montre sans rien caché, sans forcement nécéssiter une réflexion. On en pense ce que l'on veut, mais je pense qu'il n'est pas forcement possible de rester insensible devant la violence qui est montrée ici. Les hommes s'enferment dans leur combat et dans leur emploi sans savoir vraiment pourquoi il le font ni jusqu'ou ils peuvent aller, il le font jusqu'à en crever. Ni les gardiens, dont la vie à basculer dans l'angoisse et la terreur (ce qui est parfaitement retranscris), ni les IRAmen, dont la folie à pris le pas sur le nationalisme, ne sont épargnés. Le film filmé avec une lenteur permet de se poser la question, ces hommes sont ils devenu ce qu'ils sont dans cet enfer ? Comment expliquer le chemin de croix qu'ils endurent ? Ils deviennent moins que des hommes, ils se suicident pour un idéal qui parait bien secondaire. Je pense que M. McQueen permet que l'on se pose la question pendant le film, par la lenteur, par l'absence de musqiue ou de parole. La réalisation permet au spectateur de ressentir les choses, lui permet de vivre ces choses et d'en avoir peur. Le film n'est pas un chef d'oeuvre mais il incite à la reflexion et, chose primordiale à mes yeux, apporte des sensations particulières au spectateur. N'est-ce pas là que se situe la beautée d'un film, dans les sensations et la reflexion qu'il apporte ? Sans être le plus esthétique et le plus lumineux, ce film envoye à coup sur une bonne dose de sensations...
Spécial, très spécial. C'est la première fois de ma vie que je vois un film de ce genre. QUEL GENRE ? Bah, genre plutôt calme, même très calme. Pas calme dans le sens il se passe rien, ou bien dans le sens de la tendresse, mais par les blancs, les prises de vue, des plans séquences. J'étais assez gêné pendant ce film. Moi qui avait acheté un paquet de bonbon, et bah je peux vous dire que ça a été très difficile de le finir. Parce que étant donné que je suis poli, je mange quand les acteurs parlent ou bien quand il a des scènes d'action, pour ne pas faire trop de bruit. Mais là, impossible. J'aurais jamais fini mon paquet si j'avais pas osé mangé pendant les blancs. Et il faut du courage croyez moi. J'avais l'impression que lorsque j'avalais ma salive tout le monde m'entendait. Très gênant. Première fois de ma vie que j'entendais le projecteur tourner !!! On aurait entendu une mouche péter. Bref a par ces blancs, un film choque, ou vous pouvez voir un gardien de prison nettoyer un couloir, mais pas que une partie du couloir. TOUT LE COULOIR ! Là j'ai pas compris. Dès que je l'ai vu prendre le balaye, je me suis dis c'est bon, on est partit pour 5 bonne minutes de glandage. Je lé même chronométré. Je vais pas vous dire le temps, c'est indécent. Autant je pouvais comprendre les autres plans déjà très long, mais là ...non. Bref un film qui vous apprend que Thatcher était une belle SA...PE, et je reste poli. Et que la grève de l'hygiène a existé.
Ce film est un monument du cinéma. Tout d'abord, je voudrais montrer mon respect à Steve McQueen 2 pour le talent dont il a usé pendant le tournage du film. La mise en scène est sublime, chaque plan est unique, même celui qui dure 15 minutes. L'histoire qu'il a choisi est tragique et le film en est troublant par l'interprétation des acteurs mais aussi par l'engagement de Michael Fassbender qui s'est transformé le corps pour incarner Bobby Sands et c'est très courageux. Je n'ai qu'une chose à dire, à quand le prochain film de Steve McQueen?
L'originalité de Hnuger c'est de nous raconter une histoire pratiquement sans la parole, mais juste avec l'image, cela part d'un choix très audacieux, sauf que le moment le plus interessant du film est celui où la parole prend sa place, le face à face entre Sands et le prêtre. J'ai voulu partir au bout d'une heure, mais je suis restée jusqu'à la fin, je me serais sentie un peu honteuse de ma lachetè........je me demande encore pourquoi??? A cause des critiques toutes meilleures les unes que les autres???peut être. Je ne conseillerai ni ne déconseillerai ce film, à chacun de voir, si il a envie d'assister à un film où l'on nous montre l'avilissement, la maltraitance d'hommes qui voulaient être simplement être reconnus comme des prisonniers politiques et n'y sont jamais parvenus.
Un choc.Hunger est un film rare dont on ressort secoué comme pour Requiem for a dream.Mc Queen ne lâche pas son spectateur et sa mise en scène est impressionnante.Son film est quasiment muet excepté un dialogue de 20 minutes d'une grande intelligence.Les acteurs sont iremarquables et on est pas près d'oublier un film vraiment exceptionnel sur le milieu carcéral et la lutte politique.Le plus réussi ici est, je pense, le fait d'avoir donner aussi une existence aux gardiens de prison,d'ailleurs l'ouverture se fait sur l'un d'eux et on sent aussi chez lui une grande souffrance.
Hunger est sans conteste le meilleur film de cette année.
Le film est , pour commencer, d'une beauté renversante que ce soit la photo ou les plans toujours artistiques et inventifs, je pense notamment au monologue entre le prêtre et le héros, un passage d'une sobriété hallucinante, très émouvant et réussi... Steve McQueen (2) insiste beaucoup sur les blessures corporelles et nous les montre souvent en gros plan ( ça peut vite filer la gerbe parce qu'il lésine pas sur ça McQueen (2) ). On assiste presque à un film gore des fois, je pense que dire que ce film est extrême autant psychologiquement, que physiquement et aussi visuellement (une claque pure et dure) est tout a fait approprié bien sûr ce n'est jamais démesuré, c'est tout simplement réaliste, c'était une réalité car ces faits sont réels. Je tiens à préciser que la seconde partie (la grève de la faim) est d'une dureté hallucinante, il est impératif d'être prêt psychologiquement avant de voir ce film parce que c'est une expérience au moins aussi rude que "irréversible" de Gaspar Noé.
Les acteurs sont tous épatants et crédibles, on peut féliciter l'acteur principal de sa perte de poids extraordinaire, ça fait presque peur. La mise en scène est parfaite faur vraiment être de mauvaise foi pour ne pas l'avouer, Stev McQueen (2)accentue vraiment le thème désastreux de cette histoire, en plus le film est soutenu par une photographie toute simplement sublime. Le script est très intéressant et on est vite happés par cette histoire terrible qui plus est vraie!
Une claque, qui aurait presque mérité une interdiction aux moins de 16 ans. Ici rien n'est caché tout est dévoilé, a voir si vous avez de connaitre cette histoire ou si vous avez des pulsions maso ou tout simplement si vous avez envi de voir un authentique chef d'oeuvre! Une claque!
PS: ce film a gagné la caméra d'or du festival de Cannes!
Avec Hunger, l'immersion est totale... Parce que sa puissance visuelle est impressionnante. Parce que son discours n'empiète jamais sur sa mise en scène, il fait corps avec elle. Parce que sa bande-son est sidérante et qu'elle nourrit d'affects un décor abjecte mais pittoresque. Steve Mac Queen a du talent, c'est incontestable : son film est un chef d'oeuvre du Septième Art, un objet sensitif et d'une précision à couper le souffle. Hunger nous plonge dans un univers carcéral impitoyable sans jamais sombrer dans le misérabilisme : Bobby Sands est un personnage sublime qui, derrière son apparente indigence, aspire à la liberté et la dignité humaine. Mourir pour des idées, d'accord mais de mort lente... chantait Brassens. Le face à face entre Bobby et le prêtre, tourné en long plan fixe, est un morceau de bravoure dans lequel la gradation des sentiments est admirable ( la froideur du dialogue entre les deux personnages monte crescendo ). Hunger, kaléïdoscope émotionnelle doublé d'une expérience audiovisuelle percutante, reste LA révélation du festival de Cannes 2008. Steve Mac Queen peut se vanter d'avoir un bel avenir devant lui. Un chef d'oeuvre.