Hunger
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2018
Beau chef-d’œuvre en vue du réalisateur de « 12 years a slave » pour compenser le classicisme de celui-ci. Il y a quelque de captivant dans cette intrigue historique et d’envoûtant dans la mise en scène. Une réalisation qui décline un fil conducteur en entrant dans une cellule particulièrement sale et la découverte d’une œuvre d’art d’excréments. La politique britanno-irlandaise retient le centre d’attention, le duel de fond religieux entre catholique et protestant, les coloniaux et impérialistes symbolisent l’anti-républicanisme contre les banlieusards rebelles de l’Ouest. La violence enragée des prisonniers politiques est marquée par l’usage de la brutalité policière inouïe, les meurtres de représentants de l’autorité pour un engrenage infernal. De longue séquence qui se découpe plus en avançant, tel un dessin graphité au près du réel et en profondeur du nettoyage de la salissure, les conversations au temps imparti pour consommer la durée du film. Il y a un regard fasciné et compréhensif pour expliquer jusqu’au bout des convictions, la mort dans l’âme.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 décembre 2018
Hunger de steve mcqueen est insupportable, un film qui accumule des longueurs inimaginables avec des plans infiniment longs. spoiler: la scène où l'agent d'entretien nettoie le couloir
j'avais encore jamais vu un plan aussi long et aussi banale au niveau du sens qu'il possédait. Par ailleurs le film est extrêmement mal rythmé au niveau de ses dialogues, spoiler: la scène avec le prêtre est terriblement long, nous assistons à une scene de blabla durant 20 minutes alors qu'on avait quasiment vu aucun dialogue durant les 40 premières minutes
. Vraiment un film de steve mcqueen que je déconseille, je n'ai rien contre les films qui prennent leur temps, j'ai d'ailleurs beaucoup aimé shame du même cineaste, mais hunger montre les limites que j'ai à ce sujet. 1/5 et pas 0,5/5 car fassbender a le merite d'avoir bien maigrie. TRÈS mauvais film!!
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2018
C’est un peu ennuyeux, même si en Hunger, on peut percevoir un beau message, une belle mise en scène, ou je ne sais quoi. Steve McQueen me déçoit quand même. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
lsnico
lsnico

38 abonnés 891 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juin 2018
Guerre psychologique entre prisonniers et matons d une intensité éprouvante, je ne peux noter ce film qu' en partie tant j ai était écœuré par l'introduction. Dérangeant au possible, j ai rarement vu des scènes aussi ignobles qui sont sans apport véritable au récit. J'ai tout de même attendu l'arrivée de M.F (qui pour moi est un génie) mais le plan séquence de 17 minutes, remarquable d'un coté mais terriblement vide d'un autre, m'a définitivement convaincu de stopper l'hémorragie. C'est peut être un chef d'oeuvre artistique pour beaucoup mais ce n'est pas mon cinéma.
babidi
babidi

6 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2018
un film dur sulfureux que l on n oublie pas

un premier role vrai et admirable

une retranscriptiion qui pourrait etre meme documenataire et non cinema le traitement de l image est parfait dans cet optique

a voir mais a ne pas mettre devant tous les yeux
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 octobre 2017
Hunger montre un spectacle puissant et une descente au enfer progressive pour Bobby Sands alias Michael Fassbender. Le film donne une approche assez parfois crus avec des scènes de violences mais aussi des scènes d'émotions notamment la séquence finales et en deuxième partie presque choquante. Un sujet intéressant, des plans séquences très bien filmé et un Michael Fassbender très performant et émouvant dans son rôle cela dit le film se montre aussi assez ennuyant par moment, des séquences se répétant et parfois inefficace pour le spectateur ayant un rythme assez lent.
Le côté des personnages et le film dégage pas mal d'émotions assez forte pour le spectateur mais il ne conviant pas intégralement pas ces longues séquences répétitifs et ennuyantes
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2017
''Hunger'' est le premier film de l'artiste Steve McQueen. Récompensé à Cannes par la Caméra d'or (meilleur 1er film toute sélection confondue) en 2009, il vient tordre le cou à un cliché extrêmement répandu dans le monde du cinéma et même, dans celui de l'art en général. Celui qui consiste à dire que le premier film ne sera jamais tout-à-fait accompli et qu'il convient donc d'être indulgent avec celui-ci, étant donné que c'est un coup d'essai. En somme, qu'un 1er film est le plus souvent immature et pas encore maîtrisé. Alors non seulement ''Hunger'' est un 1er film totalement maîtrisé (sur tous les points : mise en scène, écriture, direction d'acteurs...), mais en plus, il prouve l'extrême maturité de Steve McQueen en terme de cinéma (son passé de sculpteur a dû grandement l'aider à atteindre cette plénitude).

1981, Irlande du Nord, Prison de Maze. Des membres de l'IRA, incarcérés, entament une grève de l'hygiène, réclamant un statut politique. Face au silence des autorités et face à l'enfer perpétuel de ce monde, Bobby Sands, le leader des insurgés entame cette fois-ci une grève de la faim.

Une expression, à la mode consiste à dire qu'un film a été une véritable ''claque''. Ce n'est pas le cas d' ''Hunger'', qui n'est pas une claque mais un écrasant coup de poing à l'estomac. C'est une extraordinaire et terrible expérience dont le spectateur ne pourra sortir indemme. Très vite, on aura analysé le genre du film : à savoir le genre carcéral, qui se trouve être un type de film très codé. Sauf que des films sur les prisons, on en a guère vu comme celui là. Le film s'articule autour de trois parties implicites.

Une banlieue bien proprette, une femme sert un copieux petit déjeuner à son mari. Tout semble bien aller. Sauf que quelque chose cloche. L'homme semble être très fatigué. L'homme plonge ses mains étrangement abîmées dans l'eau. L'homme enfin s'allonge sur le sol pour vérifier quelque chose sous sa voiture. Ce sont presque les premières scènes (muettes) du film : elles ''préparent'' le terrain qui va se révéler être un terrifiant cauchemar. Car l'homme est en fait gardien de la prison de Maze où des membres de l'IRA sont incarcérés. Et où ces derniers mènent une grève de l'hygiène et des couvertures. C'est à partir de ce moment-là que l'on découvre la vie quotidienne des détenus (et des gardiens). Les partis pris de Steve McQueen sont d'une grande radicalité et sont surtout originaux (dans un genre encore une fois très codifié). Dans cette première partie, le spectateur se prend un véritable coup en découvrant ce microcosme. En ce qui concerne les cellules, les murs sont recouverts des excréments des prisonniers, l'urine sort sous les portes des cellules et des asticots jongent le sol. Mais le pire est le déchaînement d'ultra-violence dont font preuve les gardiens : passage à tabac, lavage de force... Il faut prévenir le spectateur : le film n'est pas à mettre entre toutes les mains. Cette violence peut heurter et même rebuter. Mais, pour autant, peut-on tirer quelque chose de cet amoncellement de violence ? La réponse est oui, naturellement. Tout d'abord, la manière dont Steve McQueen pénètre dans ce monde est assez unique. Se collant d'abord au point de vue du gardien, très vite, MCQueen passe à un nouveau point de vue : celui d'un jeune prisonnier, fraîchement (si on peut dire) incarcéré dans cette prison. Mais là encore, ce personnage est délaissé et laisse sa place à Bobby Sands (Michael Fassbender, éberluant). On peut se demander pourquoi le réalisateur ne décide pas d'entrer tout de suite dans le vif du sujet en s'axant immédiatement sur Bobby Sands. De même, on peut se demander pourquoi cette première partie est presque muette. L'explication se trouve dans la thématique de cette première partie : jusqu'où un homme peut endommager le corps d'autrui ? Dans ce premier moment, il ne s'agit pas d'avoir un protagoniste central (et donc une personnalité), simplement des corps en souffrance. Et les corps, Steve McQueen les connaît puisqu'il est sculpteur. Il les filme, maigres, sales, torturés. Cet énoncé, c'était aussi celui de Pasolini dans ''Salo ou les 120 journées de Sodome'' (1975) qui filmait tortures, violences... Mais la comparaison s'arrête là : Pasolini déshumanisait totalement ses personnages et donc réalisait un film faisant du sur-place (nous étions face à des morceaux de chair fraîche, point). Pas Steve McQueen qui, au milieu de ce cauchemar éveillé, a la grande délicatesse de filmer un semblant d'humanité. Si la tendresse du metteur-en-scène pour les incarcérés est évidente, il évite tout manichéisme en filmant aussi les horribles conditions de vie et de travail des gardiens et de la Sécurité (comme cette scène avec le CRS anglais qui pleure pendant une séance de tabassage ou la scène choc de la maison de retraite.). Un enfer de tous les instants, chez des êtres brutaux, mais humains. Un enfer, ignoré de tous et méprisé par Thatcher. Pourtant, un personnage va lentement émerger : Bobby Sands...

Un nouveau protagoniste apparaît : le père Moran (Liam Cunningham, futur Sir Davos, de ''Game of Thrones''). Il est appellé par Bobby Sands. Les deux se rencontrent pour une longue conversation. On peut considérer cette scène comme la deuxième partie, tant elle rompt par bien des aspects avec les séquences précédentes. Fini les scènes de violence, fini les cellules glauques, fini l'absence de parole. Considérez-vous maintenant en terre amie puisque cette longue scène, de plus de 20 minutes, n'est qu'une conversation entre deux personnes se respectant et s'appréciant. C'est une véritable ''bulle'' dans ce film assez insoutenable. Un îlot posé qui n'est tout de même pas sans agitation. Car cette conversation va très vite tourner en une joute verbale. Deux conception de la lutte s'opposent. Que faire face à la condition actuelle ? Réagir avec modération, manifester et négocier est la voix du père Moran, l'homme d'église. Pousser encore plus loin le combat, se cramponner à ses idéaux est le chemin que suivra Sands, lequel n'espère pas moins qu'une révolution. Pour cela, il aura recours à la grève de la faim. Démonstratif ? Disons plutôt salutaire puisque ce moment là rompt avec la première partie. C'est une pause qui nous permet de souffler et de voir des êtres tout-à-fait humains. Deux éléments qui ne sont pas négligeables et qui s'ajoute à l'intérêt que l'on peut avoir pour cette conversation. Même formellement, Steve McQueen a bien pris garde d'isoler la séquence. On avait déjà pu remarquer la longueur des plans au début de l'oeuvre : elle atteint sans nul doute son apogée ici. Sur la vingtaine de minutes, Steve McQueen filme une partie de la discussion en un plan fixe, inoubliable, de dix-sept minutes. Le calme et la ''concentration'' de ce plan (l'un des plus essentiel que le cinéma nous ait délivré) naissent aussi chez le spectateur. Et il serait aussi de mauvaise foi d'essayer de prouver la gratuité de ce plan séquence qui, au contraire se justifie par l'aspect unique de la scène. C'est alors que Bobby prend sa décision : entamer une grève de la faim, lui et 75 volontaires ! Le constat, navrant, que semble tirer Steve McQueen est clair : il y a un moment où la modération (celle en l'ocurrence du Père Moran) n'est plus de mise et seule une décision radicale peut changer les choses, eut-elle des conséquences également négatives.

Un homme dans son lit. Une voix glaçante nous donne d'emblée l'état de santé, incroyablement dégradé de l'homme. Nous revoici face à l'insoutenable car c'est à la grève de la faim de Bobby Sands que nous sommes conviés. Bobby Sands qui a bien compris que les paroles ne servent à rien : une seule arme, son corps. De nouveau, l'obsession apparente du réalisateur pour les corps transparaît : une fois encore, le corps souffre, terriblement. Mais cette fois-ci, le corps n'est plus seulement qu'une victime, mais aussi une arme. Une arme à lamentation et à pitié. Car c'est le but de Bobby Sands : alerter le monde anglais des conditions de vie des menbres de l'IRA. spoiler: Un appel à l'aide qui coûtera la mort des dix prisonniers qui mèneront à bien les grèves de la faim.
Dans cette fin, le silence remplace la fureur de la première partie et le flot de parole de la deuxième partie. Et la pitié naît chez le spectateur, spoiler: notamment grâce à ce plan, bouleversant, de la mère de Bobby Sands, qui embrasse le front de son fils. Mais aussi grâce à cette scène où Bobby se revoit enfant, dans un temps qui semble si lointain.
C'est alors que la violence n'est plus exclusive mais est accompagnée de sentiments humain. C'est alors que cette chose qui ressemble à peine à un corps se gonfle soudainement d'humanité. spoiler: Et que très symboliquement, l'une des scènes finales ne se passent plus entre quatre murs, mais dans la nature.

Curieusement, les défauts qu'on peut trouver, où plutôt que les détracteurs peuvent trouver, se justifient par eux-mêmes. Premier défaut que certains critiques ont relevé (comme Pierre Murat de Telerama) : l'aspect radical, souligné et (soi-disant) complaisant de la violence. Mais celle-ci est en fait à l'image du héros : Bobby Sands. Ce dernier l'était, radical, et il voulait que la vérité éclate au grand jour. C'est chose faite depuis, mais il est bon qu' ''Hunger'' vienne nous le rappeller, sans fard ni pathos. Passer sous ellipse, dissimuler les scènes dures, c'est déjà refuser de voir ce qui est arrivé dans ces prisons, à l'époque de Thatcher. ''Quand on veut que les gens écoutent, il ne suffit plus de leur taper sur l'épaule. Il faut y aller à coup de massues'' disait John Doe dans ''Seven'' (David Fincher, 1995). Et c'est bien ce que fait Steve McQueen, non par complaisance, mais par nécessité. Et puis, il y a le problème de la froideur (qui gêne certaines personnes). Mais là encore, cette dernière est fondamentale. Steve McQueen entretient il est vrai une certaine distance avec ses personnages. Un recul qu'on peut rapporcher de celui de Stanley Kubrick, qui lui aussi, entretenait une relation pour le moins lointaine avec ces protagonistes. Pourquoi ? Car cette froideur contourne à nouveau toute la miêvrerie qui attendait au tournant le réalisateur.

Sur un sujet aussi balisé, le metteur-en-scène parvient à éviter tous les écueils se trouvant sur sa route. Il réalise un film glacial, dur, mais essentiel, tant sur le plan politique, historique et esthétique. Un chef-d'oeuvre, sans doute.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2017
Pour son premier long métrage, Steve MCQueen nous propose une oeuvre très ambitieuse sur le sujet méconnu du combat politque des nord-iralndais. Le réalisateur fait preuve d'une impressionnante maîtrise avec des plans remarquables mais le néo réalisateur cherche trop à étaler son talent ce qui nuit au rythme du film. De plus le sujet est finalement assez méconnu en France mais Steve MCQueen l'aborde comme si le spectateur le maîtrisait ce qui empêche le spectateur de saisir l'enjeu du film. Au film Hunger est une oeuvre mitigé par moment très forte et qui laisse entrevoir le talent en devenir Dr Steve MCQueen mais même si le film regorge de bonnes idées il n'est pas assez abouti pour transporter réel ment le spectateur.
mat niro

463 abonnés 2 160 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2017
Pour son premier film, Steve Mc Queen nous emmène au fin fond de la prison de Long Kesh en Irlande Du Nord au début des années 80. Là, y sont incarcérés les prisonniers politiques de l'IRA qui vivent dans des conditions de détention atroces. Michael Fassbender dans le rôle du meneur Bobby Sands est exceptionnel et son face à face de près de 30 minutes avec Liam Cunningham est mémorable. L'évolution physique de Bobby Sands (Michael Fassbender a perdu 14 kilos) lors de sa grève de la faim est stupéfiante même si certains passages sont insoutenables (le but étant de dénoncer cela). Une oeuvre dure mais instructive.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2017
Je ne m'attendais pas à un tel traitement de la part de MacQueen qui choisit pour son premier film une narration non conventionnelle, nous présentant le personnage principal après 30 minutes et proposant à partir de là un développement scénaristique fermé sur lui même, recouvrant totalement le champ des possibles, laissant le spectateur sans espoir à seulement attendre l'inévitable fin, à la manière de ces prisonniers pour qui la grève de la faim s'impose en tant que baroud d'honneur.

De fait, dés les premières minutes, on comprend que l'on est embarqué dans un film carcéral peu commun, proposant dans sa demi-heure d'ouverture un enchaînement de points de vue et brisant petit à petit les codes du film de prison pour proposer une réflexion sur le jusqu'au boutisme idéologique et la force de conviction : comment un principe peut nous dépasser au point de vouloir donner notre vie pour lui.

On pourra reprocher à MacQueen son côté poseur, c'est vrai que le mec est doué et il ne se refuse pas quelques coquetteries de mise en scène, mais je trouve que c'est ce qui fait le charme d'*Hunger* et lui confère une aura si particulière. De plus, le casting propulse le film dans un autre niveau à travers des interprétations non seulement impressionnantes mais justes. On se souviendra tous de la discussion en plan séquence de 17 minutes entre Bobby Sands et le prêtre.

En clair, un premier film très prometteur qui marque très clairement la patte de Steve MacQueen (II). Pas son meilleur mais un brillant exercice de style porté par un visuel léché et une excellente interprétation de ses acteurs.

A voir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2017
Film historique, qui n'explique pas l'histoire. Il peut être utile de lire sur la grève de la faim en 1981 en Irlande avant de regarder le film. Film aux images très réalistes et particulièrement dures. Fassbender, acteur principal, très bon, qui aurait perdu 14 kilos pour les besoins du film. Le cinéma n'est pas fait seulement pour être agréable et avoir des fins heureuses, parfois le cinéma montre le réel. C'est le parti pris de ce film.
Une scène particulièrement impressionnante, d'un dialogue de près de 20 minutes, filmée en un plan.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 janvier 2017
Combats psychologiques entre gardiens et prisonniers. Il y a pas mal de longueurs et une métamorphose impressionnante de l'acteur Michael F. qui perd 14 kg pour le rôle lors de la grève de la faim. Des plans fixes et un combat d'esprit. On ne sait pas bien ce que deviennent tous les personnages malgré l'historique final. Le film nous montre ce qu'il se passe lorsque, enfermé dans une cellule, les prisonniers font la grève de l'hygiène et lorsqu'un homme décide de faire la grève de la faim. Je n'ai pas accroché, le film n'apporte ni émotion ni empathie pour la cause des prisonniers, surtout après l'assassinat d'un gardien.
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2016
Une histoire forte qui nous retranscrit son drame puissant avec une narration minimaliste (notamment dans la contextualisation) mais non moins efficace, une réalisation inspirée, et avec une prestation exceptionnelle de Fasbender. Le long plan-séquence explicatif entre Sands et le curé est à ce titre particulièrement intéressant pour comprendre les motivations et les états-d'âme de ces grévistes, et, donc, pour donner une portée toute singulière à cet électrochoc jusqu'au-boutiste dans son ton, nécessaire dans son devoir de mémoire, et sacrément édifiant dans son propos.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2016
Accessible à n’importe qui en n’importe quelle langue, par une mise en scènes presque muettes, intimistes, quasi-symboliques, par une succession d’arrêts sur images, l’apparence lente du début peut surprendre et déstabiliser notre vision classique. Ce film présente le spectacle navrant, cruel, dégoûtant et violent de la vie des détenus irlandais dans les prisons anglaises de Belfast en 1981, à l’occasion de leur revendication du statut de prisonniers « politiques » à la face du monde.
La première partie montre les conditions cruelles, répugnantes à vomir, qu’ils se sont imposé lors de leur grève de l’hygiène ! Il faut vraiment être Irlandais pour inventer un excès pareil. Puis les mesures violentes de l’administration, et des conséquences sur les gouvernements, autant que sur les gardiens et la Police, presque aussi démolis de l’intérieur par la situation. La seconde, plus courte, est un fascinant dialogue à la sauce très irlandaise entre le républicain puriste Bobby Sands et un prêtre adepte du dialogue et de la négociation avec l’envahisseur. La dernière nous fait vivre, à travers ses propres perceptions physiologiques et émotionnelles, la lente agonie dudit leader lors de sa grève de a faim, qui en appela d’autres après lui. Michael Fassbender transcende le film et passe désormais du côté des grands, par ses incroyables performance et métamorphose physique.
L’ensemble des parties transpire le message essentiel du film, l’inextinguible rage d’un des peuples sans doute les plus déterminés, irrésolus, acharnés, presque stupides, à lutter au-delà des limites du désespoir contre un occupant aussi fier et buté.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2016
Incroyablement filmé et interprété comme incroyablement dérangeant, ce "Hunger" qui se veut jusqu'au boutiste pose la question suivante : peut-on vraiment prendre plaisir à visionner une telle souffrance ? Si Steeve Mc Queen mérite tous les louanges propres à sa réalisation, mon avis est assez partagé sur ce point.
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