Hunger
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loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Bluffant ! Au-delà de l'impeccable reconstitution de l'Irlande des années 70 et 80 secouée par la guerre d'indépendance menée par les nationalistes de l'IRA, Steve McQueen parvient surtout à restituer l'état d'esprit de ces hommes de l'ombre. Le parallèle entre l'ambiance lourde qui baigne le film et la clandestinité des protagonistes est saisissant. Du coup, cet "Hunger" n'en prend que plus d'épaisseur et de poids. Une vraie réussite portée par l'exceptionnel Michael Fassbender.
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2015
Un film très pénible dont on ne retiendra que l'incroyable prestation de Michael Fassbender, et l'intention, louable, de dépeindre le calvaire de ce prisonnier parmi tant d'autres. Pour les reste, rien à se mettre sous la dent à part bien sûr des scènes chocs et dérangeantes qui n'apportent pas grand chose vu qu'elles sont posées là, sans véritable fil conducteur et sans la moindre justification. Steve McQueen (II) veut nous prouver qu'il est un artiste en nous proposant un film totalement destructuré, plein d'ellipses, dénué de dialogues, hormis un interminable plan séquence plein de vide qui ne fait que démontrer qu'il n'est vraiment pas à l'aise avec les sentiments humains. Il est à l'aise avec une caméra, on l'aura compris, avec son style minimaliste et clinique, mais appliquer cette esthétique à l'ensemble de son travail se traduit par un manque criant d'humanité, avec des personnages désincarnés, froids et artificiels.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2015
Pour son premier long métrage, Steve McQueen frappe un grand coup. Des films dont l'action se situe en milieu carcéral, il y en a pléthore mais le cinéaste imprime déjà son style et fait montre de talent afin de sortir son oeuvre du lot. Pari réussi. Si l'histoire (inspirée d'un fait réel) est plutôt simple, tout est dans la mise en scène qui contribue à mettre en place une ambiance étouffante et violente propice au sujet. Cette atmosphère oppressante est accentuée par une économie de dialogues. "Hunger" est donc une très bonne surprise qui ravira les amateurs de films de prisons et les fans de Jim Sheridan dont les points communs sont nombreux. On pense d'ailleur "Au nom du père" en visionnant le film de Steve McQueen.
Armand N.
Armand N.

17 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2015
Après avoir visionné l'éblouissant "Twelve Years a Slave", il me tardait de connaître un peu plus la filmographie de Steve McQueen (II). C'est donc à Hunger, son premier film, que je me suis attelé. Hunger retrace l'histoire de Bobby Sands, leader de l'IRA irlandaise qui va entamer une grève de la faim afin de faire reconnaître par le gouvernement britannique un statut politique à leur détention. Pour jouer le rôle de Bobby Sands, McQueen choisi Michael Fassbender (qui deviendra son acteur fétiche) transcendé par sa perte de poids et son charisme fou. Le film est sec et brutal, montrant sans concession la réalité de cette prison de Maze en Irlande. Le rythme est lent , permettant de profiter de chacun des superbes plans magnifiés par une photographie splendide. Le scénario tient sur un bout de papier tout comme les dialogues (excepté la longue scène entre Bobby Sands et le prêtre.). Steve McQueen ne tombe pas dans la facilité en cherchant à émouvoir le spectateur à tout prix mais laisse faire la puissance des images sans artifices (aucune musique). Tout comme "Twelve Years a Slave" Mc Queen livre un film dur tourné vers la bestialité humaine. Très bon.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2015
Évocation de la détention de Bobby Sands un activiste de l Ira qui avec plusieurs de ses compagnons va usé bien que privé de liberté de tous les moyens possibles pour se faire reconnaître par l administration pénitentiaire comme un prisonnier politique refusant l étiquette de criminel. Le film qui relate ces faits est extrêmement cru, que se soit dans la violence physique ou bien morale, qu elle soit pratiquée par les gardiens ou bien même que les prisonniers s infligent à eux mêmes. On sent d emblée le final dramatique qui s annonce de part l intransigeance des deux parties qui reviendrait par moment à de l aveuglement. Car si on peut admirer un courage aussi inébranlable il passe aussi pour une sorte de folie; pourquoi aller aussi loin dans ses convictions est ce que le combat n est pas vain. Parfaitement mis en scène, le film bénéficie et souffre en même temps de la performance de Michael Fassbender. Comme beaucoup de performance physique d acteur avec de telles transformations elle a tendance à vampiriser le film et en faire oublier certains aspects alors que le but est au contraire de souligner le propos. Un propos fort pour un film par moment dérangeant mais utile.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 avril 2015
Premier film du réalisateur Steve McQueen (II), et déjà terriblement prometteur ! "Hunger", en plus d'offrir de véritables prouesses sur sa mise en scène, s'attaque au sujet des prisonniers de l'IRA sous un angle d'une force impressionnante. Mais ce n'est pas tout, le film se caractérise également par l'immense prestation de Michael Fassbender, qui incarne son personnage jusqu'au plus profond de ses entrailles. "Hunger" laissera également place à une véritable scène d'anthologie, un face à face impressionnant dans un plan séquence mémorable de plus de 16 minutes. Tout est respecté afin d'offrir une séance de cinéma d'une puissance incommensurable. Un acteur bluffant, une mise en scène maîtrisée, un sujet fort, "Hunger" annonce l'arrivée fracassante d'un cinéaste de génie. Il y aura désormais deux Steve McQueen à retenir dans la grande famille du 7ème art.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2015
Pour son premier film, Steve McQueen ne veut pas rentrer par la petite porte. En effet, "Hunger" est un exercice de style, un tour de force, un film plein de maturité. Le film est pratiquement muet, McQueen nous raconte l'histoire seulement avec des images, c'est compliqué mais parfaitement réussi. Puis, arrive un plan-séquence de plus de 15 minutes avec une avalanche de dialogues. Ensuite, la mise en scène est maîtrisée et Fassbender est dans son meilleur rôle. Seulement, "Hunger" donne l’impression qu'il n'est qu'une démonstration, qui laisse peu de place aux émotions. Bref, un grand film qui montre les qualités techniques de son réalisateur.
Noémie Laurent
Noémie Laurent

54 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2015
Ce film est intéressant dans son contenu et certaines scènes sont vraiment captivantes (notamment le dialogue entre le protagoniste et le curé ou la scène finale de flashback). Il faut néanmoins avouer que ce film est très flou et pendant les 3 premiers quarts d'heure, on ne comprend pas ce qu'il se passe (les phrases d'introduction ne suffisent pas). A trop vouloir retranscrire l'ennui des protagoniste le film perd à certains moments le spectateur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 février 2015
Premier film de Steve McQueen, qui nous raconte la vie des prisonniers en Irlande en 1981. Le film est insoutenable et d'un réalisme absolu (certain coups de matraque ont été vraiment porté sur les acteurs). La mise en scène fait très "art et essai" avec de long plans séquence (dont une scène de dialogue interminable). Les acteurs donne une performance exceptionnel et impressionne. Bref Hunger est un film très réaliste, qui impressionne et choc.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 janvier 2015
Encore un de ces films de réalisateurs qui se prennent pour les nouveaux Spielberg... On ne peut pas critiquer l'intention : le sujet est très intéressant, il mérite d'être traité au cinéma, mais le reste ne suit pas... Michael Fassbender n'est ni bon ni mauvais, on peut quand même lui reconnaître son incroyable changement physique. Mais il y a beaucoup de longueurs, des dialogues qui étaient peut être bien sur le papier mais qui sonnent faux dans le film, des scènes vues et revues, etc. Bref, à voir pour ceux qui sont motivés, mais pas indispensable
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

220 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2015
Un sujet fort, une mise en scène fascinante, une réalisation sublime et Michael Fassbender. Voilà ce qu'on retrouve dans chaque Steve McQueen (II). Dans celui-ci, son acteur fétiche incarne un prisonnier en Ireland du Nord et est comme toujours excellent mais peu attachant malgré sa cause. Si la réalisation est parfaite et d'une puissance phénoménale, l'histoire traîne en longueur. Ces lenteurs sont omniprésentes durant toute cette grève de la faim menée par Bobby Sands, et c'est le seul défaut. A l'inverse, les dialogues sont quasiment inexistants mais cela n'enlève en rien à la forte impression de ce film. Percutant au possible par son sujet, impressionnant par ses plans foudroyants et lancinant à mort, "Hunger" est un nouveau choc sublimement mis en scène par Steve McQueen (II).
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 décembre 2014
J'ai définitivement beaucoup de mal avec le cinéma de Steve McQueen! Que ça soit au niveau de la réalisation, bourrée de plans fixes qui ralentissent l'action et nous font sortir du film. Ou au niveau du fond, avec cette volonté continuelle de faire dans le choc, le pathos et le sale... Rien ne me va. Le sujet du film était pourtant intéressant et Fassbender énorme!
christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2015
insoutenable, puissant, dommage que ce film soit si peu connu. spoiler: Peu importe nos idées le film met mal à l'aise devant tant de détermination.
Joe D.
Joe D.

69 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2014
Hunger, où comment l'excellent acteur Michaël Fassbender prouve dans ce film réalisé par Steve Mc Queen (12 years a slave), qu'il est un acteur d'exception, n'hésitant pas à joué de son charisme, et surtout de son corps pour définir la volonté et la condition dans laquelle finira Bobby Sands (leader de l'IRA, enfermé à "The Maze" une prison nord irlandaise, gérée par une milice sous l'autorité du gouvernement britannique de Margaret Tatcher, qui ne tolère pas la violence et la revendication de l'indépendance de l'Irlande du Nord face à l'Angleterre, et dont les partisans de l'IRA capturées, se voient refuser leur statut de prisonniers politiques
Ce film est extrêmement poussif, dérangeant, jusqu'au boutiste, sans concession, et mélangeant habilement par la mise en scène de longs plan séquences qui donne une atemporalité au film à plusieurs moments clefs du récit, et des plans fixes dont l'ambiguité de l'interprétation posera petit à petit, tel le calvaire vécu par les prisonniers, la situation plaçant le spectateur en état d'observateur avant de tomber dans la catharsis, même si le manichéisme n'est jamais dévoilé. Les Images sont fortement signifiantes, et permettent à la fiction d'avancer comme une micro-narration, par le biais de plans minutieux et secs, mais dont le sens est suspendu aux retards d’identification, aux ruses temporelles, à une stratégie de brouillage moral. Ce que Steve Mc Queen définira comme style d'"Images-savons" qui échappent à l’instant même où on croit les tenir, et contraignent à faire un pas d’écart pour les rattraper sous un nouvel angle. spoiler: L'exemple le plus flagrant est celle du départ où Stephen Graves inquiet, plonge ses mains tachées de sang dans l'eau avec du savon, on ne sait dès le départ quel parti prendre pour ce protagoniste, à savoir si il est bourreau ou victime. Lorsqu’à nouveau Graves plonge les mains dans l’eau, le sang qui s’y répand vient autant d’un premier coup de poing atteignant le visage du prisonnier que de l’échec du suivant venu s’écraser contre le mur. Il blesse, il est blessé ; il subit tout autant la violence qu’il s’en fait l’instrument.
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La résistance tant physique que psychologique de ces prisonniers, revendiquant un statut de prisonniers politiques, est très forte, et Mc Queen transpose la lutte de ces prisonniers contre les gardiens de la prison en un rapport de force d'une réaliste dureté ambiguë avec brio, de manière à la fois subtile mais dérangeante. spoiler: L'enfermement des prisonniers dans des cellules de 6 mètres carrés, à l'hygiène immonde (murs tapis d'excréments, urines partout répandus dans les couloirs, utilisation peu communes du savon pour nettoyer, prisonniers nus pour avoir refusé de porter les uniformes de prison (en réponse au statut apolitique de criminel à quoi les ramène Margaret Thatcher), refus par les prisonniers de se laver), et la "grève de l'hygiène" déclaré par les prisonniers, ils transforment leurs cellules en grottes et révèlent les conduits et les cavités de leur propre corps. Aussitôt ingurgitée, la nourriture se transforme en tas de merde dont ils couvrent les murs, ou qu’ils laissent croupir dans un coin grouillant d’asticots. Ils empoignent cette matière informe pour modeler des rigoles et déverser sous le pas de la porte, une fois le signal donné, des rivières d’urine inondant le couloir. Lors des rares visites, les messages et les paquets parvenant à passer outre l’attention des gardes transitent par voies nasales ou rectales : de l’un de ces colis déféqués sort une petite radio permettant de capter les nouvelles de la lutte républicaine rapportées par l’inflexible pouvoir britannique. À partir de cette intolérable situation d’incarcération, toutes sortes d’ouvertures s’imaginent, réaffirment une puissance de vie et incarnent une forme inouïe de résistance, même s’il s’avère qu’au dehors la réponse ne varie pas, et que Thatcher campe sur ses positions.
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Ensuite, après de violentes représailles des 2 côtés, gardiens comme prisonniers, aboutissant à la crainte de Graves, et son inéluctable destin, Steve Mc Queen nous offre une leçon de cinéma par l'utilisation pendant 17 minutes d'un plan séquence en caméra fixe mémorable sur la question de savoir si la cause justifie qu’on meure pour elle, spoiler: la très longue discussion centrale où Bobby Sands annonce au père Dominic Moran (interprété par l'excellent Liam Cunningham) qu’il s’apprête à entamer une grève de la faim repose le problème autrement. Le ping-pong verbal filmé en ce très long plan séquence, se joue de l’attention du spectateur.
L’échange très rapide prend une pente savonneuse et comique en nous perdant délibérément en cours de route, avant de nous rattraper par l’argument central de la confrontation des raisons de vivre et des raisons de mourir. Admirable dosage de bavardage et de maïeutique serrée. Si la discussion ne semble mener nulle part, c’est qu’elle ne peut pas avoir d’issue ailleurs qu’en acte. Le moyen de la grève est en soi politique, elle n’a de fin qu’à sortir des questions de vie ou de mort où veut l’enfermer le pouvoir.
spoiler: Finalement, nous assistons à un Bobby Sands qui va dépérir pendant 66 jours de sa grève de la faim avant de mourir, propulsant l'interprétation tant psychique que physique de Fassbender (qui pour le film perdra 14 kilos) au rang de martyr. À cette occasion le temps du cinéma de "Hunger"se dilate, s’ajuste à celui de la vie. C'est une décélération, prolongée lors de l’agonie de Sands en ralentis nombreux, qui retourne la progressive passivité du corps en résistance à la mort qui vient. Elle leste l’amaigrissement fatal d’un surcroît de présence et de conscience, et renverse en dignité la dématérialisation du corps, afin d'anoblir la conviction de liberté indépendantiste, en leur permettant aux détenus de l'IRA d'obtenir leur revendication, malgré un refus statique jusqu'au bout de leur statut de prisonnier politique. Bobby Sands icône de cette grève de la faim fut élu paradoxalement député au même moment, mais il fallu attendre la mort de 9 autres grevistes de la faim à cette cause pour que la grève de la faim et celle de l'hygiène prenne fin, octroyant les revendications à ces prisonniers.
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En résumé, un film coup de poing très fort, juste, parfaitement dosé, aux multiples métaphores dans la réalisation, et à la prestation corporelle prodigieuse d'un Michaël Fassbender exceptionnel. Un chef d'oeuvre, relatant un très dur avancement historique pour l'Irlande.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2014
Désireux d’obtenir le statut de prisonniers politiques que leur refuse le gouvernement Thatcher, des séparatistes de l’IRA entament une grève de la faim. « Hunger » évoque les derniers mois de la vie du leader de l’armée républicaine irlandaise, Bobby Sands. Un film intéressant qui frappe par son réalisme et qui ne ménage pas le spectateur par sa dureté brute et froide au point que l’on arrive à ressentir la souffrance physique infligée aux détenus, ainsi que la puanteur des cellules. Cependant, le film de Steve McQueen souffre à mes yeux d’une lenteur excessive au point d’en devenir franchement ennuyeux. Même la longue et très (trop) académique scène du face-à-face en plan-séquence y perd de sa puissante. Reste la performance des acteurs et en particulier celle véritablement stupéfiante de Michael Fassbender.
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