Hunger
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371 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 novembre 2019
Film très très long malgré sa durée réelle (1h30)... Ce qui le rend très ennuyeux... Il y a beaucoup de scènes peu ou pas utiles. L'affiche du film est très éloquente puisque pendant prêt d'un tiers du film on est dans une salle où le personnage principal enchaîne les cigarettes tout en expliquant son plan à un curé. Ce film pourrait être réduit dans un court métrage d'une vingtaine de minutes ou intégré dans un film plus complet sur cette partie de l'histoire Irlandaise. Après l'avoir vu une fois vous ne chercherez pas à le revoir...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2013
Hunger fait partit,pour moi,des films où on se prend une belle et une grosse baffe cinématographique dont on met un bon moments à s'en remettre et c'est encore plus douloureux quand c'est le premier film de ce réal!!!Au moments où j'écris cette critique,je suis encore chambouler par ce film!!Enfin Bref,pour en revenir à mon avis sur le film je dirai qu'il est tout simplement excellents en tout points,tout d'abord les acteurs qui sont tous excellents aussi bien les acteurs inconnu que Fassbender qui est devenu une super star maintenant,peut être grâce à ce film!!En parlant de lui,je dirais tout simplement qu'il est exceptionnel,démentiels,il est vraiment dans son rôles,il joue merveilleusement bien dans ce film,surtout dans la deuxième partie du film alors qu'il n'a pas de texte et qu'il doit tout faire passer avec le visage et le corps,c'est exceptionnel(je parlerais de la deuxième partie un peu plus loin)!!Mais le gros points fort de ce film est incontestablement la mise en scène de Steve McQueen (II) qui manipule sa caméra avec une aisance et une maitrise folle,on peut voir de magnifique plan qui resteront dans ma mémoire comme le plan où on voit d'un coté des gardien frappé un détenu et de l'autre un gardien pleuré tout sa avec une lumière différente pour chaque coté ou encore le plan où on voit un gardien fumé et puis il y a la neige qui tombe,sa peut paraitre comme un plan normal mais moi je le trouve d'une beauté folle;Il y a un coté un peu contemplatif dans ce film qui m'a tout de suite fait penser à Terrence Malick!!Hunger est un film avec une violence et une brutalité folle mais compréhensible pour le sujet dont parle le film à savoir le milieu carcéral,Steve McQueen (II) nous met tout de suite dans l’ambiance du milieu carcéral dès le début,où il n'y a pas de dialogues ou alors très peu,on nous met dans une situation inconfortable comme l'a dit Steve McQueen on nous fout dans une pièce et on éteint la lumière pour se repérer au toucher!!Mais après se long passage de silence,il y a une scène où la on nous bombarde de dialogues à savoir la scène où Bobby Sands parle avec le prêtre,on peut dire que cette scène est une des meilleurs du film,ce plan séquence de 22 minutes je crois,où ces deux personnages débattent sur la grève de la faim que va entamer Bobby,cette scène nous permet de nous faire un avis sur Bobby Sands et ses actions,histoire de juger si Bobby est un spoiler: martyr
ou un homme inconscient,c'est un peu comme une scène qui peut être considéré comme le cœur du film,ce qui me rappelle la scène de l'ascenseur dans Drive de Nicolas Winding Refn,c'est un peu la scène où on bascule vers la deuxième partie du film!!Cette deuxième partie montre encore le génie de Steve McQueen (II) pour la mise en scène,après la longue scène de débat entre le prêtre et Bobby,on retourne dans le silence avec peu de dialogue,c'est la partie de la grève de la faim de Bobby,où on voit un Bobby mourir,pourrir physiquement mais aussi un Bobby qui affronte son passé,un Bobby face à lui même comme Steve McQueen l'a dit dans une interview,la grève de la faim est le moyen de s'affronter nous même,se recentrez sur nous même!!Pour conclure,je dirais que Steve McQueen (II) est un réalisateur à suivre,je vais continuer sa filmo avec Shame,en espérant qu'il soit aussi bon!!
Jean-Marie S
Jean-Marie S

36 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2013
Steve McQueen, voilà un nom que le cinéma Américain connaît très bien. Et il va plus que jamais marquer l'histoire du 7e Art avec ce nouvel homonyme version black intello du cowboy ricain. Mais ici, point de mimique ou froncement de sourcil visibles car le McQueen version XXIe siècle est réalisateur et Britannique qui plus est. Et quel réalisateur ! Ayant vu en premier son second film Shame et l'ayant classé 3e de mon top annuel, je vous laisse deviner l'impact de sa patte sur moi. Et autant vous les dire directement, malgré le sujet moins universaliste (La grève de la faim des militants de l'IRA et leur misère en prison), Hunger est un sacré coup de poing au bas ventre, du genre à vous rappeler que Audiard n'est pas le seul à savoir faire des films qui prennent aux tripes et avec une maîtrise esthétique de tous les instants. Déjà porté par le magnifique Fassbender comme Shame, cette première réalisation ne souffre de quasiment aucun défaut dans son écriture, sa direction d'acteur et ses choix narratifs où la violence surgit de manière tellement forte qu'elle imprimera votre rétine pour quelques temps. Magnifique uppercut et quel metteur en scène ! Sûrement l'un des plus grands de la génération actuelle avec NWR.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 janvier 2013
Pas aussi puissant que la claque que fût Shame, Hunger reste un très bon film. On y retrouve la mise en scène propre de McQueen qui, pour se premier film, prend un côté très froid, glaçant où la violence est décuplée et prend une intensité rare mais finement utilisée. Micheal Fassbender est bien entendu excellent dans ce rôle très dur mais il ne faut pas oublier les remarquables Brian Milligan et Stuart Graham qui nous offre aussi de très belles prestations. Mais le véritable problème du film vient de son côté trop "muet" dans le sens où le contexte historique n'est que trop survolé et nous force à nous documenter à côté pour comprendre le film. Pourtant, le film se regarde et s’apprécie, notamment grâce à de sublimes plans séquences.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 décembre 2012
Un film puissant. Peu de blabla, mais pourtant, on est plongé dans le film du début à la fin. La réalisation est splendide.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 décembre 2012
Je suis une grande férue des films tirés de faits réels... celui-ci puise à mes yeux son succès dans 3 choses fondamentales:
1º - il narre un fait réel
2º- il narre un fait réel choquant
3º- il narre un fait réel choquant avec talent.

Il expose avec brio une lutte idéologique qui s'exprime physiquement au travers des atrocités comises dans cette prison et verbalement, notamment pendant la prodigieuse scène qui oppose Michael Fassbender et Michael Cunningham (pretre).
C'est un film que je qualifierais egalement de "sinusoïdal", capable de passer de temps extremement forts et perturbant à des temps "morts" -même si le mot n'est ici pas juste- mais qui s'intègrent parfaitement à l'ensemble...
Inviter à la reflexion, faciliter la "digestion" des certaines scènes violentes ou encore soulever l'inquiétude du spectateur sur la suite des évènements... autant de rôles que ces temps morts peuvent endosser pour se justifier...

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Amandine-Balboa
Amandine-Balboa

5 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2012
Un chef-d'oeuvre. L'interprétation est magistrale et d'une intensité rare.
On se prend une grosse claque face à l'horreur vécue par ces mecs qui se battent pour la liberté et pour un idéal.
poneyexpress10
poneyexpress10

2 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2012
Le film ne s’appelle pas « hunger strike » mais « hunger », pas grève de la faim mais affamé. Affamé de justice, de liberté, de reconnaissance d’un combat personnel auquel Booby Sands voue sa vie, et la perd. Le film est extrêmement réaliste, on suit le dépérissement d’un homme, la dégénérescence physique, on aurait accusé le réalisateur de morbidité et de complaisance malsaine si il avait filmé un homme malade : mais là il filme un combat. On peut mourir pour ses idées. Et le film relate un fait réel qui est proche de nous dans le temps. Cela rappelle "l’étranger" de Camus lorsque le prêtre vient le voir et tente de le dissuader de l’acte dans lequel il s’engage. Cela a la force du roman de Camus. Un personnage ivre de liberté, un personnage étrange qui n’évolue pas dans les mêmes conceptions de la vie et de la mort que chacun de nous. La rencontre avec le prêtre se situe au milieu du film, et est filmé en plan séquence, ce qui décidément est une écriture que Steve MacQueen affectionne, et cette séquence serait pour clarifier les motivations de Booby Sands mais dit comme ça, on se met à la place du prêtre : il fait « commerce des âmes », je ne sais pas ce que ça veut dire, peut-être qu’il parle en l’âme de chacun, en son for intérieur, et l’âme du personnage jouée par Michael Fassbender apparaît comme un fantôme : c’est le petit garçon qu’il était, et que l’on voit courir jusqu’à être seul sur un chemin. C’est un homme seul, seul à combattre pour un idéal, qui transcende sa propre vie.
septembergirl

665 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 décembre 2012
Un film extrêmement lent, au rythme saccadé et aux scènes décousues. Une réalisation qui est également sans dialogues, à l'exception de la scène du parloir avec le prêtre, un ennuyeux plan-séquence de 22 minutes. Il n'y a aucun rebondissement, l'ensemble est lassant et répétitif. Seul le jeu de Michael Fassbender sauve un peu le film ! Une première oeuvre de Steve McQueen, qui se veut percutante et brutale, mais qui, au final, est complètement inintéressante !
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2012
Film percutant et brutal, la première œuvre de Steve McQueen s'immisce dans un sujet sensible avec de réelles convictions qui ne vous laisseront pas indifférent.
Baptisé "Hunger", ce long-métrage froid vous entraîne dans les entrailles d'une prison britannique qui détient plusieurs dizaines de détenus politiques de l'IRA et dont la motivation n'a d'égal que leur robustesse.
On y découvre plusieurs acteurs peu connus entourant un Michael Fassbender qui signe pour l'occasion l'une de ses plus brillantes prestations à ce jour. A l'image de Christian Bale dans "The Machinist", le futur Magneto s'est efforcé de perdre près de 14kg afin de donner une image plus que crédible à sa grève de la faim. Intéressant de part le jeu des acteurs mais également par la réflexion apportée par ses dialogues, notamment durant le scène opposant le Père Dominic Moran à Sands, "Hunger" se voit muni de bon nombre d'ingrédients qui font le succès du cinéma d'auteur. On y regrettera une petite absence de rythme qui fera défaut à certains moments clefs mais qui se verra le plus souvent compensée par une ambiance exceptionnelle de réalisme qui vous laissera K.O.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 novembre 2012
Attention : Hunger est un film froid, brutal, et ultra-réaliste. Certaines scènes sont donc très difficiles à regarder... Mais c'est un chef d'oeuvre, et ce pour plusieurs raisons. Déjà pour la prestation tout bonnement géniale de Michael Fassbender. Mais aussi pour la mise en scène originale et parfaite : En effet, Steve McQueen, en évitant de tomber dans le sentimentalisme ou de reprendre tous les clichés des films sur l'univers carcéral, signe ici une belle réussite et s'impose en tant que futur grand réalisateur. Le plan séquence d'une vingtaine de minutes au milieu du film est mémorable. Un premier film très impressionnant, dont le spectateur ne sortira pas indemne.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 novembre 2012
Pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers de l'IRA lors des conflits en Irlande du Nord, Steve McQueen a réalisé un film choc, composé d'images dures et écoeurantes filmées paradoxalement d'une manière très délicate. Il évite tout manichéisme en montrant parfois les bourreaux et en confrontant deux points de vue sur les procédés de l'IRA lors d'une scène longue d'un quart d'heure mais pourtant captivante, qui confirme son talent de metteur en scène. Rien n'est fait dans le pathos, les scènes dans la prison s'enchaînent de façon brutale et on ne sort jamais de ce cadre, mais même si l'admiration pour ces hommes capables de mourir dans des souffrances atroces pour une cause juste n'en est que plus forte, le film en devient parfois ennuyant vu que le sujet reste toujours le même. La transformation du corps de Michael Fassbender lors de la dernière partie du film est bluffante et la façon de filmer son corps est très réussie. Même s'il manque des accroches et un rythme plus soutenu Hunger reste quand même un film très instructif, à voir pour prendre conscience de cette partie de l'histoire.
John M.
John M.

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2012
Premier film de Steve Mcqueen (l'autre) qui raconte dans les bonus qu'il a quitté la prestigieuse école de cinéma de NYC parce qu'il ne pouvait pas y jeter une caméra en l'air... Première collaboration avec Michael Fassbender. Premier grand film.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2012
Il s'agit d'un film sur la grève de la faim des militants de l'IRA dans la prison de Maze, et pourtant, après un panneau annonçant que 2187 personnes ont trouvé la mort depuis le début du conflit nord-irlandais, et un image quasi subliminale de femmes tapant avec des couvercles de casseroles, le film s'ouvre sur des mains meurtries qu'un homme plonge dans l'eau d'un lavabo, puis sur le cérmonial du matin : habillement, petit déjeuner, départ au travail. Seule indication sur cette scène ordinaire : l'inquiétude dans le regard de sa femme au moment où il part, et son réflexe à lui de regarder sous sa voiture avant d'enclencher le contact.

Cet homme à la mine douloureuse arrive à son travail, dans un vestiaire où d'autres hommes à la chair flasque enfilent leurs uniformes de gardiens de prison : d'emblée, Steve McQueen montre la souffrance des bourreaux et des victimes, sachant que les uns peuvent devenir les autres. D'ailleurs, quand les forces spéciales investissent le quartier des prisonniers républicains pour les extirper de leurs cellules et les tabasser systématiquement, il oppose l'image d'un jeune policier en train de pleurer derrière un pilier au sourire ensanglanté qui se dessine sur le visage de Bobby Sands qui sait que cette bavure supplémentaire est une victoire pour son camp.

Le film est construit en trois parties : la première montre la grève de l'hygiène et le quotidien des blanket prisoners, représentés par Dailey Gillen et Gerry Campbell. Presque entièrement silencieuse, cette partie se présente comme une plongée angoissante dans un univers de matières : excréments, urine, déchets alimentaires. La vision de plasticien de Steve McQueen affleure dans la plupart de ces images, mais cette approche ne sublime pas la dureté de ces conditions de détention, bien au contraire. Pour un premier film, le réalisateur britannique montre une extraordinaire maîtrise de la grammaire du cinéma. Il joue avec intelligence du rythme, étirant les scènes de l'ennui carcéral et accélérant les explosions de violence, que ce soit la rebellion des prisonniers devant la distibution des fringues dérisoires, ou le déchaînement de la brutalité des gardiens. Déjà dans cette partie, Steve McQueen utilise les corps comme enjeu et symbole du combat qui se joue. A la nudité écorchée des carcasses des républicains, il oppose les uniformes impeccables de leurs geoliers.

Puis vient la scène charnière du film. Après ce tunnel de mutisme collectif, et avant la plongée dans le silence individuel, il nous offre un plan séquence de 22 minutes de joute oratoire entre Bobby Sands et le père Moran. Filmée en plan fixe, à contre-jour, la discussion est impeccable de tension dramatique ; après un round d'observation où Sands place déjà quelques banderilles sur l'ambiguité institutionnelle de l'église, le combat s'engage quand il annonce sa résolution et celle de ses compagnons de lancer les grèves de la faim tournante, ce qui correpond à un suicide pour l'ecclésiastique.

Curieusement, les trois films que cette scène m'a évoquée sont aussi anglais : "Land and Freedom" pour la discussion sur la collectivisation des terres, "Le Vent se lève" pour le débat devant le tribunal populaire, et "Secrets et Mensonges" pour la discussion entre Cynthia et sa fille, là aussi captée dans un plan fixe qui laisse la place au jeu des acteurs.

Après ce déluge de parole, retour au silence. Le troisième volet, symétrique du premier, bascule dans une autre dimension. Progressivement, alors que le corps se couvre d'escarres, montrés avec la crudité d'un Francis Bacon, Bobby Sands perd le contact avec la réalité extérieure, à l'image de Blake dans "Last Days" de Gus Van Sant, auquel on pense souvent dans cette dernière partie du film.

Guerre politique et nationale, le conflit irlandais est aussi une guerre de religion entre catholiques républicains et protestants unionistes. L'image christique traverse tous le film : les détenus chevelus, barbus et habillés d'une simple couverture, le gardien abattu à bout portant effondré sur les genoux de sa mère Alzheimer maculée du sang de son fils, pieta grotesque, ou le corps décharné de Bobby Sands comme une descente de croix.

Certes, le sujet abordé est grave, et l'efficacité de la mise en scène n'épargne pas le spectateur. Mais l'intelligence de la réalisation, époustouflante pour un premier film qui a d'ailleurs obtenu la Caméra d'Or à Cannes, rend le propos perpétuellement passionnant, avec la satisfaction supplémentaire de se voir interpelé dans sa raison et sa sensibilité.
http://www.critiquesclunysiennes.com
Sarah Connor?
Sarah Connor?

49 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juin 2013
Film essentiel, qui pour moi, devait être obligatoire pour tous. Le plus choquant, le plus émouvant demeure le fait que celui-ci nous raconte une histoire vraie.
J'adore la collaboration Fassbender/McQueen. Alors, quand je lis certains critiques qui reprochent au film sa lenteur et son manque de rythme, je me demande s'ils ont bien saisi le sens et le message de ce film.
Déjà, dans la prison de Maze, les prisonniers étaient enfermés 24h/24 dans leurs minuscules cellules, sans aucune autorisation de sortie, de promenade, ni même pour se rendre à la douche - puisqu'ils faisaient la grêve de l'hygiène.
De plus, après l'émeute, les mesures prises ont été davantage draconiennes et ont donc restreint leur peu de liberté.
Et puis Bobby Sands devait peser dans les 25kg maximum, dans les derniers jours précédant sa mort. Vous vous attendiez à quoi ? Qu'il se lève et se mette à danser la gigue, à chanter à tue-tête des chansons paillardes ??
Lors de la scène où l'on voit un gardien nettoyant la pisse dans un couloir avec un balai, une personne a écrit : -"Mais McQueen va tout de même pas filmer cette scène en entier jusqu'au bout du couloir ?". Je pense que cette personne (comme beaucoup d'autres ici) n'ont pas compris l'horreur et l'insoutenable situation que cette scène impliquait. Parce-que le pauvre gars, ben, à mon avis, il devait faire ça TOUS LES JOURS !
Quant au fameux plan-séquence de près de 17mn entre Fassbender et Liam Cunningham, il constitue pour moi, une véritable prouesse cinématographique, se rapprochant d'une joute verbale - qui malheureusement (et on s'en doute dès le début) sera sans issue, que ce soit d'un côté, comme de l'autre.
J'ai adoré la scène finale, où Bobby a une spoiler: vision de lui enfant, courant son marathon, s'arrêtant hors d'haleine à un moment, hésitant à repartir, se retournant vers le vrai Bobby et finalement décidant de repartir et de continuer jusqu'à sa mort.
Et oui, j'ai aussi vu "Shame", dont certains ici ont aussi critiqué la lenteur. Perso, je n'y ai vu aucune lenteur. Alors oui, c'est clair, s'ils veulent de l'action, je leur conseille : "The Expendables II". Où non seulement il y aura de l'action non stop, mais qui en plus est très con.
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