Hunger
Note moyenne
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371 critiques spectateurs

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AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2012
Quatre ans avant le très bon Shame, Steve Mc Queen avait réalisé Hunger, premier film virtuose. Inspiré du quotidien de prisonniers politiques – en 1981, Irlande du Nord –, le long-métrage relate les différentes manœuvres mises en place au sein d’une prison par ses détenus dans le but d’obtenir le statut de « prisonnier politique ». Tout d’abord, nous suivons le parcours de Raymond Lohan, surveillant de la fameuse prison. Pour commencer, nous le voyons apprécier sa succulente assiette matinale dans son petit confort, pour mieux faire entrer en scène les cellules miteuses de la Prison de Maze et créer ainsi une transition vive et tranchante. Ensuite, c’est derrière un nouvel arrivant, « prisonnier contestataire » que se place la caméra de McQueen. Six ans de misère lui sont annoncés. À peine entré dans sa cellule, l’occasion de voir à quoi ressemblera le malheur de son non-futur lui arrive comme une surprise de mauvais goût. Outre sa conversation avec son camarade de cellule, rien n’est encore mis en place dans le film et tous les éléments essentiels débarquent alors dès l’arrivée criarde et remarquée de Bobby Sands, interprété par l’excellent Michael Fassbender. Il est comme les autres détenus du Quartier H. Un prisonnier politique. Néanmoins, l’homme va ouvrir une guerre totale de la faim. Dans le long-métrage de Steve McQueen, il n’y a aucune place laissée au hasard. Le moindre geste, le moindre son est mis en évidence sur toute sa durée. Le reste, considéré comme superflu, n’existe pas. Au demeurant, on obtient ainsi une œuvre pleine de silence où chaque passage du dialogue s’apprécie on ne peut mieux. Par ailleurs, le style visuel de Steve McQueen entre lui-aussi en parfaite adéquation avec le reste du film – de manière tortueuse et réfléchie. En effet, ce perfectionnisme quasi-kubrickien qui pousse à la surexploitation d’une très belle symétrie apporte à l’esthétique une allure des plus resplendissantes. De quoi mettre en valeur la violence et la crasse qui règnent au sein de la prison. Comme si le simple fait de faire entrer en contradiction une beauté visuelle et une laideur narrative contribuait à mieux rendre compte de chacun de ces deux éléments. Une autre chose notable concerne la façon dont le réalisateur aborde l’enfermement. En effet l’apparence du film citée précédemment accentue aussi le moindre pétage de plomb. Les détenus semblent devenir fous et on comprend pleinement pourquoi. Ils cognent les chaises contre les murs : on n’aurait pas fait mieux. Ils savent ce qui en découdra mais leur soif de résistance demeure et ils osent. Ils osent affronter ceux qui ont fait en sorte qu’ils se trouvent actuellement entre ces quatre misérables murs. Chaque contre-attaque de la police spéciale est un coup qu’on se prend dans les cottes. Les nerfs des prisonniers sont devenus les nôtres et on enrage de la même façon qu’ils enragent. Toute la puissance de ce long-métrage réside en ce côté viscéral qui nous ferait presque ressentir cette profonde misère. Néanmoins, c’est lorsque la fameuse grève de la faim est lancée que ce cinéma, filmé avec les entrailles de son réalisateur, nous atteint totalement. Michael Fassbender, dans son meilleur rôle, maigrit à vue d’œil et se voit désormais subir des transformations corporelles. Ce n’est pas même un détenu mais bel et bien un mort sur pattes. Un mort qui aura atteint ce statut dans le seul but d’empêcher que d’autres aient à le faire, par la suite. Une interprétation bouleversante. Des images bouleversantes. Michael Fassbender donne tout et vient nous transpercer en plein estomac. Rien que de voir cet homme devenir un sac d’os a pour effet de provoquer une certaine répulsion chez le spectateur. Vous l’aurez d’ores et déjà compris, Hunger est un long-métrage impressionnant et, osons les grands mots, marquant. Les attaques physiques que l’on subit devant un tel film se transfèrent alors à notre mémoire et on se souvient.
Nicolas V
Nicolas V

114 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2012
cest sale, ça choque, cest violent,cest extreme,cest instructif,charismatique.une mise en scene sans concession. le film est parfaitement maitrisé.
maintenant je ne trouve pas que fassbender est exceptionnel : il apparait tard et on le voit peu a cause de la durée du film ).il joue bien mais pas a la hauteur de son personnage qui lui, est exceptionnel.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2013
Ce film éprouvant est avant tout une performance d'acteur étonnante.
Michael Fassbender est un comédien à suivre de prêt. Sa réalisation est soignée.
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2012
Avec cette plongée dans le milieu carcéral d'une Irlande déchirée par les conflits, Mc Queen a convaincu la critique et notamment les festivaliers à Cannes. Il faut dire que le film ne laisse pas insensible, ne serait-ce que par la violence dégagée par le sujet. Pour ma part, j'ai trouvé un certain talent de mise en scène mais surtout un très grand Michael Fassbender. Par contre, je me suis quelque peu ennuyé devant ce film tantôt très (trop) bavard et de longues séquences silencieuses notamment au début du film. Ainsi, c'est un sentiment de déséquilibre qui prédomine et qui noircit vraiment le tableau.
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2012
Premier long métrage de Steve McQueen.
Ce film nous raconte le combat de prisonnier politique en Irlande en 1981, et plus particulièrement celui de Bobby Sands, qui fit une grève de la faim de 66 jours qui causa sa mort.
La première chose que l'on remarque est l’esthétique très léché du film. Tout le film est plongé dans un gris discret mais profond, qui retranscrit parfaitement le coté béton et l'isolement de la prison de Maze ainsi que la lutte de Bobby Sands.
Coté photographie et mise en scène, le film est superbe, et derrière des plan très propre, très beau (aux sens technique du terme), il se dégage une violence presque insoutenable. Ainsi, la grève de la fin et le corps détruit du personnage n'en seront que plus choquant car magnifié par la réalisation.
On retiendra aussi ce plan séquence de 17 minutes durant lequel, en plan fixe, le prêtre tente de dissuader B. Sands de faire sa grève de la faim.
On remarquera aussi comment le réalisateur nous montre l'agonie comme un combat perdu d'avance. En effet, durant toute sa grève de la faim, le réalisateur ne montre aucune image, aucun mot, aucune réaction à cet acte. Comme si celui-ci était fait dans le vide.
Coté acteur, on saluera la performance exceptionnel de Michael Fassbender qui, aussi bien lors de long dialogue que lors de l'agonie du personnage, nous montre toute l'étendu de son talent.
Coté son, le film baigne dans un silence pesant, seulement rompu par instant par les coup porté aux prisonnier ou les dialogues (très rare).
Au final, on a affaire ici à du grand cinéma indé qui brille par tout les aspect évoqué précédemment faisant de ce film une pure merveille.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2012
Impressionnant.
Après avoir vu le film, je me suis renseigné un peu sur cet épisode de l'histoire nord-irlandaise. C'est un film bien documenté qui a un parti-pris assumé. Les images sont sobres et dénuées du moindre sentiment. Ca en fait un ensemble froid et dur, parfois difficile à regarder, la caméra étant alors un simple témoin d'un acharnement de violence.
Une claque.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2012
Ce premier film de Steve McQueen II sur l’univers carcéral de prisonniers irlandais ferait passer «un prophète» d’Audiard pour une modeste comédie. S’il faut souligner le rythme particulièrement lent (une conversation de vingt deux minutes entre Bobby Sands et le père Moran) et l’ambiance plutôt austère de la prison de Maze (photographie très sombre puis longues scènes contemplatives sans dialogues), il convient de saluer la performance hallucinante de l’acteur. Par ce qu’il a fait subir à son corps pour les besoins de ce film jusqu’au-boutiste, Michael Fassbender est la révélation de cette œuvre politique bouleversante. Faut il encore avoir l’envie et le courage de regarder jusqu’au bout ?
andreasy
andreasy

9 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juin 2012
Des images choc et choquantes mais finalement plus un reportage (ou un témoignage) sur ce qui se passe dans les prisons anglaises qu'autre chose. Nous assistons, en spectateurs passifs, à une mort programmée en direct. Il n'y a aucun rebondissement et à la fin cela devient lassant, répétitif et ennuyeux (D'autant plus pour les spectateurs qui ne sont pas au fait du problème anglo-irlandais). Peut être ce film pourrait-il servir de base pour d'autres films à venir (D'autres films avec une vraie histoire).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2012
Vu ce film plusieurs fois. La 1ère fois, j'ai pas vu la lenteur, m'étais pas renseignée sur l'acteur (pas très connu à l'époque) ni le réalisateur. Alors j'ai beaucoup apprécié le sujet, la performance. Connaissant parfaitement ce sujet sur l'Irlande, l'Ira (et vu bcp de films comme Name of Father), je savais que ce serait fort et dur. Avec le temps, ça reste un très bon film. Mais rien n'est expliqué, peu de dialogue, savoir de qui on parle (ici de Bobby Sands), lire des livres avant et après sur lui et l'Ira pour comprendre le film.
Pourquoi la merde sur les murs, pourquoi vêtus que d'une simple couverture, pourquoi pas lavés, et pour quelles revendications spoiler: (avoir le statut de prisonniers politiques que Thatcher refusera, même avec les grèves de la faim et les morts)
.
Aujourd'hui, après avoir vu Shame et revu Hunger, j'ai quand même beaucoup de critique sur Steve McQueen, sa lenteur et son côté esthétique, plasticien, peu de dialogue. Faut pas oublié que c'est aussi du cinéma, chose qu'il a l'air de pas vouloir faire. (tellement été déçue par Shame)
LUET M
LUET M

57 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2012
Steve McQueen démontre dans son premier film un talent très prometteur. Un jeune cinéaste à suivre de près, d'autant plus qu'il s'attaque ici à un sujet compliqué, très casse-gueule, dira-t-on. Il réussit plutôt bien à éviter les stéréotypes du milieu carcéral et de tomber dans le misérabilisme. 'Hunger' se démarque également par cette mise en scène stylisée et sobre à la fois. Cette violence extrême infligée aux prisonniers grévistes est montrée très crûment, et cela semble nécessaire pour décrire cette période tragique du conflit nord-irlandais, et à aucun moment ces scènes de violence se révèlent pathétiques. De plus, le fait de ne pas se focaliser uniquement sur ces prisonniers est un choix très judicieux. Par ailleurs, le long dialogue entre le prêtre et Bobby Sands (Michael Fassbender) - à la manière de celui de la pièce 'La Guerre de Troie n'aura pas lieu' de Giraudoux - relâche totalement la tension pendant un long moment. Il est difficile de suivre la totalité de leur discours qui dure tout de même une vingtaine de minutes. Le regret non négligeable est qu'à mon sens, McQueen aurait pu décrire plus de détails sur le contexte extérieur de la geôle - celui du conflit même - et éviter les quelques longueurs (notamment celle où l'on voit un employé pénitentiaire passer la serpillière dans tout le couloir).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2012
Sympa mais il y a tout de même une scène qui m'a un peu dérangé. Et on peut pas la louper vu qu'elle fait quasiment un tiers du film. C'est celle ou Bobby reçoit la visite du prêtre... Les films blablateurs ne me dérangent pas mais ici j'ai vraiment trouvé que cela cassait complétement le rythme alloué jusqu’ici au film. J'ai adoré le parti pris du début qui consiste justement à ne rien raconter mais juste à les montrer, les faire vivres aux spectateurs, en restant bien au-delà des mots et des longs discours ! Et cette fameuse scène vient briser cette sensation brute et agréable... Pas très grave, le film n'en reste pas moins intelligent et pertinent !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 mai 2012
Un film dur, intéressant mais vraiment trop long, y'a une scène de dialogue caméra fixe qui dure au moins 30 minutes, y'a même une scène ou je me suis dis what the fuck, celle où on passe 5 minutes a voir un mec nettoyer TOUT le couloir... Voilà gros défaut du film, trop de longueurs sinon il est très bien.
ludivine b.
ludivine b.

7 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2012
Un film coup de poing qui décrit un chapitre connu du grand public (les mort de Bobby Sand et de ses 9 autres co-détenus ont choqué l'opinion public à travers le monde entier en 1981) du bras de fer qui opposa l'IRA et le gouvernement britannique.

Le rythme du film est au diapason avec l'univers carcéral monotone, et met en exergue la terrible course contre l'indifférence et la résignation qui guettre les prisonniers de l'IRA. Nous assistons à la déclaration de guerre de Bobby Sand pour faire plier le gpuvernement de Margareth Thatcher et à son issue tragique.

Le film est nettement partisan, mais donne à réfléchir sur la force des principes moraux ancrés en chacun de nous. Sommes nous prêt à mourir pour eux? La question mérite d'être posée.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 mai 2012
"Hunger" fait partie de ce genre de film très réussi artistiquement, avec des acteurs performants. Cependant le rythme très lent sur la deuxième partie me pousse à donner une note plutôt modérée. Je conseil malgré tout d'aller voir ce film, car il témoigne avec efficacité d'un moment clé du conflit Nord-Irlandais.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 mai 2012
14/20. Un film dérangeant, d'une extrême violence, le début est très étrange, très silencieux, l'histoire est très réaliste, et bouleversante, par contre beaucoup de longueurs, je me suis beucoup ennuyé au début, bref un film poignant, un huit clos très sombre, et je tiens à souligner les prestations de certains acteurs.
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