La Chatte sur un toit brûlant
Note moyenne
4,0
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101 critiques spectateurs

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Yalfy
Yalfy

1 abonné 90 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2021
Une très bonne adaptation de la pièce de Tennessee Williams quoique manquant de tournage en extérieur.Elizabeth Taylor est sexy et brillante dans le rôle de Maggie, Paul Newman excellent aussi dans un personnage ambigu.Un drame plein de sensibilité sur un couple en crise, la tentation homosexuelle du mari dans le Sud des Etats-Unis
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2020
Pièce de théâtre trahie, adaptation cinéma reniée par Tennesse W., moments faibles, escamotage maladroit de la composante homosexuelle de Brick, compensés par l'intensité inouïe de deux comètes du cinéma américain. Leur beauté absolue, leur sensualité animale à l'échelle de la démesure de ce pays et de ses conquérants. La gestique et la voix perchée années 50 de L.Taylor sont compensées par sa beauté et sa profondeur réelle. Le début est ce qu'il y a de mieux, quand Brick se refuse à Maggie, la tension du désir est palpable, magnifique. Jeu outrancier et daté des autres.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2020
La littérature sudiste américaine a donné vie à de véritables chefs-d’œuvre de cinéma (pensons, par exemple, à Reflets dans un Œil d’or, roman de Carson McCullers adapté par John Huston en 1967). Tiré de la pièce de théâtre écrite par Tennessee Williams, La Chatte sur un toit brûlant n’a pas le génie de John Huston, mais réussit toutefois à alimenter sa mise en scène de la théâtralité initiale. La composition de certains plans révèle la position de domination des protagonistes les uns par rapports aux autres – pensons à ce plan fameux dans la chambre à coucher où Maggie est de dos face à Brick, lui de face – ou la fracture qui sépare les deux amants (la porte de la chambre). Nous sommes conviés à un huis clos qui concentre en son sein les tensions intestines d’une famille hypocrite dont chacun des membres avance masqué. Bercés par une partition musicale très jazz qui confère à l’ensemble une mélancolie fougueuse, les acteurs, à commencer par le trio de tête Elizabeth Taylor, Paul Newman et Burl Ives, imposent un charisme, une présence à l’écran qui rendent leurs enjeux passionnants à suivre. Ils campent des corps écrasés sous le poids du mensonge et sous la chaleur de ce climat sudiste ; ce sentiment de suffocation est d’ailleurs très bien rendu par un travail de l’espace clos – la chambre à coucher, la cave, le salon – ou de l’espace extérieur brutalement envahi par une horde de gamins déchaînés et braillant des chansons au son d’une trompette. Le film est sauvage, à l’image de cette chatte indomptable que les flammes n’effraient guère : tous les personnages sont pris en étau entre vérité et mensonge, la vérité étant du côté de ces « rêves qui ne se réalisent pas », le mensonge de ce qui permet de vivre. Le lit se situe entre les deux sphères, pièce de mobilier essentielle en ce sens où elle agit telle une frontière entre les époux alors qu’elle aurait dû constituer le lieu de leurs ébats. Un doute demeure, à terme, lorsque Brick embrasse Maggie après avoir veillé à ce que la porte soit verrouillée à clef : il tient un oreiller, caché là, dans le dos de celle qu’il enlace. Pour finalement le jeter sur le lit conjugal. De la pulsion de mort à celle de vie. De la haine au désir. L’incertitude est constante, si bien que nous ne pouvons anticiper les actions à venir ni les retournements scénaristiques qui se subordonnent à la psychologie torturée des personnages. Et l’intelligence – ainsi que la principale limite – de la mise en scène est de refuser de faire de la sauvagerie thématisée un dérèglement de sa forme ou de son mouvement ; au contraire, celle-ci se fige dans des poses et des postures, est aussi engluée dans le mensonge et les querelles familiales que le sont les membres de cette famille. En dépouillant la pièce de théâtre de certains de ses thèmes (notamment l’homosexualité), La Chatte sur un toit brûlant brosse le portrait meurtri d’un couple et d’une famille pour mieux tirer du chaos de leur représentation une refonte de leur identité au diapason de la vérité. Un grand film sur la frustration engendrée par le mensonge.
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2019
j'aime bien tennesee williams en général et pourtant dans ce film j'ai été saturé par un excès de bavardage et pris d'un soudain assoupissement face à cet afflux verbal j'ai du interrompre le visionnage pour le reprendre le lendemain.
En fait mon moment de décrochage correspond au moment ou dans un numéro du style regardez moi comme je souffre , Paul Newman explique l'origine de son alcoolisme au fait qu'il a raccroché au nez de son coéquipier de foot qui ayant très mal joué un match s'est suicidé après son coup de téléphone .
Explication pataude qui ne peut prendre du sens que si les deux hommes ont eu des relations amoureuses mais comme l'homosexualité était un sujet tabou et ne pouvait être traité ni frontalement ni de manière allusive à l'époque , il n'est parlé que d'amitié rendant la scène bizarre .
S'agissant d'une scène pivot, l'ensemble du film en perd en crédibilité et est assez bancal d'autant qu'il finit dans une sorte de happy end ou Elisabeth Taylor annonce qu'elle a un bébé, prélude à la réconciliation avec Paul Newman qui lui demande enfin de la rejoindre dans sa chambre ( mais peut être pas dans son lit).
En gros tout finit par rentrer dans l'ordre et le film perd toute sa subversivité au regard des critères de l'époque ( le personnage de paul Newman se résumant en un simple alcoolique languissant qui trouve que le monde est méchant et hypocrite et que seul son ex copain était gentil avec lui ).
.
Il reste quand même quelques scènes de lavage de linge sale en famille plutôt réussie et réjouissante notamment grâce à une belle sœur particulièrement exaspérante et ses horribles marmots qu'on se plait à détester….
Elizabeth Taylor est pas mal non plus avec son mélange de rouerie et de sincérité.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2019
La Chatte sur le Toit Brûlant est un très beau film signée Richard Brooks.
Le casting est très bon d'une manière générale. Elizabeth Taylor est absolument bluffante. Paul Newman est très bon lui aussi, mais c'est Elizabeth Taylor qui vole la vedette dans chacune de ses scènes. La relation d'amour et de haine entre les deux personnages prend aux tripes. Les autres personnages sont très bons aussi (les enfants et la belle-sœur sont particulièrement énervants et c'est difficile de ne pas les détester).
L'histoire est parfaitement écrite, la dramaturgie est à son paroxysme. En même temps, il s'agit d'une pièce de Tennessee Williams et le film reprend une mise en scène au théâtre d'Elia Kazan (réalisateur des géniaux Tramway Nommé Désir et Mur Invisible). D'ailleurs, on voit bien que le film est basé sur une pièce de théâtre.
La dernière demie-heure est bouleversante de vérité : tous les non-dits se retrouvent révélés.
Et la fin est magnifique.
Richard Brooks a réussi à retranscrire sur écran le chef-d’œuvre de Tennessee Williams.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 octobre 2018
Le film, bien que pas entièrement fidèle à la piece de Wiliams, nous plonge dans ce qui fait que les relations (amoureuses ou familiailes) sont compliquées. La jalousie, le mensonge etc... Bien que le thème de l'homosexualité soit absent contrairement à la pièce (et c'est dommage), le réalisateur a su, malgré la censure nous proposer des personnages intéressants et une histoire adaptée à la "bienséance" de l'époque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 mars 2018
Un film exceptionnel, un incontournable classique. Un film qui "lave son linge sale en famille", je ne vois pas meilleure expression pour le résumer. Un film d'une grande noirceur, d'autant plus forte que les dialogues sont réalistes et d'une profondeur crescendo, sans aucune fioriture pouvant discréditer l'émotion. Le couple Liz Taylor/Paul Newman est exceptionnel, ces deux géants du cinéma sont ici à la hauteur de leur renommée. Un film vraiment poignant qui reste en tête un moment
nokidoki
nokidoki

95 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2018
Un des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma. A chaque fois que je le revois, je remarque la puissance d'acteurs de Paul Newman et Liz Taylor, deux géants du ciinéma mondial.
C'est peut-être le huit-clos le plus prenant que j'ai jamais vu de toute ma vie. Au même titre que Citizen Kane et Out Of Africa, c'est un film à mettre au Hall Of Fame de Hollywood.
Un scénario ciselé, de l'émotion, une mise en scène hors du commun et des acteurs hors pair font de ce film un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juin 2018
Dans le théâtre de Tennessee Williams, les sentiments et les comportements humains deviennent souvent les moteurs de l’action. Dans ce cas-ci, c’est autour du mensonge que les personnages prennent forme et que l’histoire se bâtit. Le dégout que Brick ressent pour Maggie repose sur le fait qu’il croit qu’elle lui cache la vérité et qu’elle a couché avec son ami Skipper afin de briser la relation spéciale qu’il entretenait avec lui. La famille de Gooper qui se montre remplie d’amour et de compassion pour le père n’espère au fond qu’il crève pour mettre la main sur sa richesse. En contrepartie, le père ne refoule rien au point de devenir un bulldozer qui écrase tout sur son passage tant ses compétiteurs que ses proches. Le spectateur assiste à ces guerres relationnelles en étant à la fois voyeur et arbitre. Finalement on sort de la projection admiratif devant le travail des créateurs impliqués. Élizabeth Taylor est comme dans un aquarium dans l’univers de Tennessee Williams puisqu’elle possède toute l’intériorité et la folie qu’il exige. Burt Ives qui a interprété le personnage à la scène rempli l’écran de manière effrayante. Les propos qu’on lui met dans la bouche sont si dévastateurs qu’on a l’impression que c’est le comédien qui en met trop. La beauté de Paul Newman en fait une icône dans lequel se glisse ses personnages. Pas étonnant que Maggie désire si passionnément son Brick au point de vouloir briser la relation homosexuelle qu’il entretenait avec Skipper... et que les producteurs ont décidé de taire par censure. L’art de traiter du mensonge par le mensonge!
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2017
C'est le chaos dans la maison de famille ! Un mari noyé dans l'alcool suite au suicide de son meilleur ami, une femme amoureuse mais impuissante face à ce qu'elle perçoit comme un amour à sens unique, un père anéanti par le comportement de son fils, voilà pour les présentations de "La chatte sur un toit brûlant". Mais, une fois la glace brisée, c'est bien le sujet du mensonge qui viendra s'emparer de ce long-métrage. En effet, le mensonge est partout, et le mensonge fait vivre, c'est bien là l'essence du film. Et même s'il dispose malgré tout de certains défauts dans sa mise en scène, le scénario viendra relever ces quelques lacunes pour capter parfaitement notre attention sans temps morts. Un drame psychologique qui ouvre sur une certaine vision de la vie, et notamment sur l'utilité du mensonge !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2016
Un pur chef d'oeuvre !!! Vraiment à la hauteur de sa réputation ! Le film est génial, un pur drame psychologique qui lave son linge sale en famille et où la solitude de certains ne se ressent jamais aussi bien qu'au contact de certains autres. Tout se fait avec subtilité, sans arrogance démonstrative de la part du réalisateur ni des acteurs. Un film très noir et pesant parfaitement incarné par Paul Newman en alcoolique dépressif, beau gosse déchu. Quelle performance de sa part..! d'une justesse implacable qui va à l'essentiel. La profondeur de son regard en premier lieu mais l'ensemble de sa performance est magistrale, celle d'un très grand ! La sublime Liz Taylor est aussi excellente tout comme Burl Ives ou encore Judith Anderson, (après Rebecca d'Hitchcock, Laura de Preminger entre autres, encore un chef d'oeuvre à son actif). L'histoire et son déroulement sont aussi de très grande qualité. Un film qui tient ses promesses et m'est resté dans la tête plusieurs jours
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 février 2016
J'ai eu du mal à le visionner. Les chants des enfants sont vite insupportables et trop présents. Le film est bien trop lent. On voit très vite le délaissement de la femme mais l'histoire est peu passionnante et difficile à suivre sans longuement s'ennuyer malgré le sérieux du jeux des acteurs. Sérieux mais peu savoureux.
Alasky

454 abonnés 4 563 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2016
Film de 1958, dans lequel Elizabeth Taylor et Paul Newman nous livrent de bonnes performances. Un grand plaisir aussi de voir la grande Judith Anderson, trop injustement méconnue de nos jours. Dans l'ensemble un bon film, même s'il n'est pas incontournable.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2015
"La pauvreté n’est rien quand on a 20 ans, mais quand on est vieux, il faut de l’argent »
Un huis clos familial qui n’est pas sans rappeler « Festen ». Chacun expose ses griefs personnels autour d'un père qui va peut-être mourir mais l’amour de cet homme pour son fils prend toute la place.
Une pièce de théâtre filmée avec des dialogues superbes (la vérité, c’est les rêves qui ne se réalisent pas), une magnifique mise en scène et quels acteurs…..
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2015
Un film bavard, trop bavard, avec un Paul Newman qui enchaîne les verres de whisky tout du long, et une Liz Taylor tachant de reconquérir le cœur de son mari. Et de longues palabres sur un héritage à partager, et les regrets du passé. Voilà comment résumer cette adaptation ciné d'une pièce de Tennessee Williams. Ennuyeux, rempli de temps faibles, le film bénéfice néanmoins d'un casting de haut vol.
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