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La Chatte sur un toit brûlant
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gabdias
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4,0
Publiée le 26 mars 2011
Adaptation de la pièce de Tennessee Williams qui vaut surtout pour son face à face entre 2 monstres sacrés Elizabeth Taylor & Paul Newman au sommet de leur art. Un véritable classique brillant aux dialogues cultes même si le thème de l'homosexualité de Brick est occulté par rapport à la pièce.
En lisant la critique de critikat.com sur la Chatte Sur un Toit Brûlant, on se dit que certains feraient mieux de commencer d’abord par réapprendre à lire et à écrire, à voir et à entendre, avant de se lancer dans la critique cinématographique. Dire que « Brooks déporte l’intrigue dans un conflit familial certes intéressant mais trop peu assumé » est tout simplement inepte. Et croire que le choix de Brooks n’était motivé que par les interdits de Hollywood est grotesque. Premièrement, Brooks choisit délibérément de « trahir » l’auteur et d’occulter complètement le sujet de l’homosexualité du personnage de Brick, car pour lui, ce ressort dramatique n’est pas essentiel, tout simplement. Il vient obscurcir ceux qui, pour lui le sont vraiment : le conflit père-fils et le conflit mari-épouse. Williams pour qui le sujet revêt une importante existentielle, n’est évidemment pas content du choix de Brooks et de son résultat. Mais qu’importe, tout le mérite de Brooks est d’avoir adapté, pas calqué. D’être parvenu à « simplifier » sans dépouiller la mécanique dramatique de la pièce originale qui est articulée autour de ces deux problématiques. Simplification qui, contrairement aux élucubrations avancées par le tâcheron de critikat.com, permet précisément de laisser respirer l’histoire incarnée par un trio de personnages très très forts. Le dénouement de chacune de ces deux problématiques donne lieu à deux performances d’acteurs inoubliables. Celle de Burl Yves, dont le jeu magistral est transcendé par un léger strabisme qui semble refléter toute l’ambivalence de son personnage. Un self-made-man tyrannique omnipotent, régnant sur son empire, comme sur sa famille, et un homme qui garde toujours enfouie en lui, l’amour et la honte d’un fils pour son looser fantasque de père. Et surtout, la performance d’Elizabeth Taylor, qui parvenait souvent, comme c’est le cas ici avec Newman, à effacer ses partenaires, mêmes les plus brillants. L’académisme parfait de l’Actor’s Studio fait presque pâle figure face au naturel flamboyant.
On sent que ce film est à l'origine une pièce de théâtre. Malheureusement, je ne pense pas que adapter une pièce en film en laissant tous les codes du théâtre soit un bonne idée. En effet, les entrées et sorties des acteurs font penser au théâtre, tout comme la manière de filmer qui est statique. On retrouve aussi la règle théâtrale de l'unité de lieux. Mais le théâtre n'est pas le cinéma et vice versa ! L'histoire n'est pas mise en valeur alors qu'elle pourrait être tout à fait intéressante. Heureusement les acteurs excellent: Paul Newman interprète merveilleusement le personnage tourmenté de Brick. Des sentiments forts et complexes sont développés dans ce drame de Richard Brooks sur le thème des conflits familiaux.
Un excellent film sur la famille et les mensonges qui y sont si souvent perpétré que cela la détruit à petit feu, et que après il faut aller au fond des choses pour que la vérité refasse surface et que l'on veuille continuer de vivre.
Le couple Newton-Taylor est malheureusement trop peu utilisé, et la relation Big Daddy-Brick est l'essence même du film. Entre deux disputes on trouve le temps long, cette histoire surement plus intéressante à voir comme pièce de théâtre.
La chatte sur un toit brûlant a le mérite de proposer un propos intéressant à un public élargi sans pour autant en bafouer le contenu et c'est quelque chose qui à mon sens est très important. D'autant qu'en plus d'un bon fond, la forme est elle aussi tout autant satisfaisante et les Academy Awards (oscars) ne ce sont pas trompé sur son compte avec pas moins de 6 nominations pour malheureusement aucune récompenses ( La concurrence était rude avec notamment Gigi de Vincente Minelli).
Le réalisateur américain adapte donc avec ce film la pièce de théâtre de Tennessee Williams avec laquelle il se permet quelques libertés notamment celles de délaissés une intrigue annexe (Il l'évoque tout de même) concernant l'homo-sexualité de Brick pour pouvoir renforcer l'aspect du drame familial et le résultat est bien plus que concluant !
Richard Broox travaille principalement sur son personnage principal, le façonne de manière à le rendre mystérieux et surtout fouillé et c'est le fruit de ce travail sur le personnage de Brick qui va permettre au film de prendre tout son ampleur car chaque scène qui nous est soumise aura son rapport avec le personnage campé par Paul Newman. Un peu comme un cercle dont le centre serait cet Homme. Il en est le centre non pas parce qu'il est constamment au centre des évènements mais parce que le réalisateur nous force à s’interroger sur sa possible réaction, sur ses hypothétiques pensées qui pourraient faire basculer l'intrigue d'un coté ou de l'autre.
Et de tout ça il en ressort une quasi-omniscience nous permettant rapidement de juger tel ou tel personnage en fonction de ses actes ou paroles, pouvant ainsi en profiter pour complexifier un tant soit peu la structure narrative de son oeuvre. Structure bâtie encore une fois sur le personnage de Brick car ce que le réalisateur propose en fil rouge c'est bel et bien son cheminement personnel, la route de cet homme aux désillusions nombreuses, aux espoirs parti en fumée mais pourtant si calme et rêveurs.
La chatte sur un toit brûlant étant tiré d'une pièce de théâtre, se rapproche assez de ce que l'on pourrait nommé comme un huit-clos et en ce sens les procédés de réalisation se sont avérés assez ingénieux car a aucun moment l'on ne se rapproche du théâtre sous sa forme pure alors que cela aurait été tellement simple, tellement naïf aussi. La ruse dont fait preuve Brooks est indéniable et ne pas franchir cette frontière pourtant si fine est la preuve d'une belle maturité, d'une maîtrise sans failles de son oeuvre.
En tout cas comme dans tout drame - qui plus est à quasi hui-clos - qui se respecte la prestation d'acteur est formidable à commencer donc par Paul Newman, le visage placide et le regard évocateur dont le charisme en ferait vibrer plus d'une mais aussi Elizabeth Taylor fabuleuse dans un vrai rôle de composition où elle sait se faire tantôt émotive tantôt désabusé avec une maîtrise certaine. L'on notera pour l'anecdote que l'actrice avait perdu son mari lors du tournage et était de ce fait très dépressive, souvent au bord de la tentative de suicide et c'est probablement cette rage d'un amour perdu qui lui a permit d'atteindre cette performance parfois magnétique à l'écran. En aucun cas un mal pour un bien mais ceci explique peut-être cela.
La chatte sur un toit brûlant est un film très accompli adaptant de fort belle manière la pièce de théâtre de Tennessee Williams. Le savoir faire de Richard Brooks et le duo d'acteur Paul Newman/Elizabeth Taylor font de cette oeuvre un film référence. Assurément un très bon moment !
La chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks (un titre peu évocateur du film en lui-même au passage) est un de ses films qui s’améliore en même temps que l’intrigue avance. On commence à suivre avec peu d’intérêt cette histoire de famille mais pendant la dernière demi-heure on reste presque scotché devant son écran. Car c’est bien une histoire de famille que raconte ce film s’apparentant à un huit-clos et comme pour toute histoire de conflit familial et tout film en huit-clos l’apport des comédiens est fondamental. Certes, Elizabeth Taylor et Paul Newman sont très bons mais pour moi celui qui se démarque est l’acteur Burl Ives qui joue le rôle du père, une interprétation superbe et imposante d’un homme dur et plein de haine mais aussi de charisme. Bref, le film est une jolie réussite est a sa place parmi les meilleurs drames familiaux du cinéma.
Une oeuvre d'une grande complexité porté par le couple charismatique Newman/Taylor , lui apportant compassion par son fabuleux jeu d'acteur d'homme ivrogne suant , et elle toute l'animalité sensuelle qu'elle donne a son rôle de "Chatte en chaleur" bordée de désirs et de consternations(Sa vie privée a renforcé son jeu d'actrice à l'époque). Sans oublier Burl Ives , où il joue de nombreuses et fameuses scènes , lui aussi impeccable en père de famille dénoué de sentiments envers sa famille.Le thème de la famille déchirée autour d'un père mourant en appelle ici dans la mise en scène de Brooks beaucoup d'autres , comme la frustration féminine mais aussi la difficile relation père-fils bafouée depuis tant d'années par le mensonge et l'hypocrisie. Un huis-clos donc ultra profonde où l'image familial est totalement détruit par la représentation d'un couple où la femme est avare et méchante ,ses gamins braillards , les grands parents ne s'aimant pas et autres impossibles relations intra-familiales....Il est juste regrettable que le réalisateur n'ait pas tout abordé comme le thème de l'homosexualité de Brick étant inclus dans la pièce initiale de Williams & un happy-end propre à Hollywood , déçevant pour un final d'un tel chef d'oeuvre. Un très très grand film néanmoins, auquel un énorme intérêt me rattachera.
Grand film d'interprêtation, tiré de l'oeuvre de Tennessee Williams
Les masques tombent les uns après les autres, les secrets de l'âme sont analysés avec une minutie chirurgicale.
Les rapports humains sont decryptés avec maestria, sans jamais tomber dans un pathos redondant.
On assiste à une destriction familiale progressive, mais aussi à une reflexion sur la mort, sur le paraitre ainsi que sur les incertitudes de la vie. Les valeurs humaines sont mises à nues et les personnages affrontent leurs propres démons afin de caresser pour certain une rédemption libératrice.
J'ai adoré ce film de Richard Brooks. Un drame d'une grande puissance sous des airs de musique jazz parfaitement interprétés par de très grands acteurs. Paul Newman, un de mes acteurs préférés joue ici un de ses rôles les plus marquants, il est magistral dans son personnage d'homme tourmenté devenue alcoolique et rejetant sa femme. Elizabeth Taylor est également géniale et signe aussi un de ses plus grands rôles avec Maggie la chatte, une femme repoussée par son mari. N'oublions surtout pas Burl Ives qui n'a bien sûr pas le magnétisme à l'écran du duo Newman/Taylor, mais qui est vraiment brillant dans le personnage du père fortuné. La première fois que je l'ai vu, j'y ai repensé pendant pas mal de temps, je l'ai revu et j'ai encore plus aimé. Inoubliable.