Un vrai navet. Dès les premières scènes, on sent que la réalisation est aux fraises. La caméra à l’épaule, systématique, en plan serré, rend l’image illisible. Aucun plan n’est stable, rien n’est lisible, et le tout finit par donner mal à la tête. La photographie est absurde, sans direction visuelle claire. Les compositions sont presque toutes ratées, sauf deux ou trois scènes un peu plus soignées qui, au mieux, sauvent quelques minutes du naufrage. Même les ralentis sont ratés : ils saccadent, ils cassent le rythme, et donnent une impression d’amateurisme complet. On se croirait devant un téléfilm de série B, avec un budget microscopique. Et pourtant, ce n’est pas un film indépendant fauché, vu qu’il fait suite à un énorme succès. Et ce n’est pas seulement visuel : même le son est catastrophique. Il bouge d’une scène à l’autre, parfois très fort, parfois inaudible. Résultat : on passe le film à jongler avec la télécommande pour ajuster le volume. Et pourtant, je l’ai loué sur Amazon Prime, donc ce n’est pas un problème de source, c’est clairement un problème de réalisation. Et le scénario ne rattrape rien : creux, mal rythmé, sans enjeu clair ni attachement aux personnages. Tout semble bâclé, comme si personne ne savait vraiment ce qu’il voulait raconter. Pour moi, ce film est un accident industriel. Et clairement, je vais garder le nom du réalisateur en tête, mais pas pour suivre son travail, plutôt pour l’éviter. Il y a des films moyens, il y a des films oubliables… et puis il y a ceux, comme celui-là, qui donnent l’impression qu’on se moque franchement du spectateur.