Paranoid Park
Note moyenne
3,2
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563 critiques spectateurs

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soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2016
Un des meilleurs films de Gus van Sant, aérien, cool et détaché, mais qui suggère beaucoup de choses sur le mal-être des adolescents dans l'Amérique de ce début de siècle. Photo inspirée, musique choisie avec goût, sens de l'ellipse, l'auteur de "My own private Idaho" réalise une oeuvre courte et dense qui a beaucoup à voir avec l'Art brut.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 juin 2016
"Paranoid Park" est ce que j’appelle un bizarroid movie. Particulier à bien des égards, quand je vois la note moyenne attribuée d’abord par la presse, puis par le public dans une moindre mesure, je me dis que soit je suis complètement débile pour ne pas avoir su voir la finalité de ce film, soit je n’ai aucun goût. Gus Van sant réussit cependant à entretenir le trouble, et ce déjà très tôt : je ne parle pas du trouble autour de la psychologie de l’adolescent, mais de celui qui vient habiter le spectateur, donc moi. Troublé par ce que j’attendais être un bon film, et qui s’est avéré rapidement être une fiction ratée. Le début surprend, mais pas de ces surprises agréables. Non, là, c’est une surprise qui laisse perplexe, avec un générique réalisé à partir d’images au défilement accéléré, sous une musique (déjà) crispante. Puis viennent se mêler des images amateur en 8mm pour matérialiser le propos du narrateur spoiler: (dont certaines répliques sont volontairement inaudibles dans un premier temps)
qui ne possède pas de caméscope, pas même de portable (cherchez l’erreur) aux images en 35mm du réalisateur (le vrai) qui sont elles-mêmes d’une esthétique déplorable, et dont certains plans sont relativement contestables : des gros plans… euh pardon, je reprends ; de TRES gros plans sur la chevelure de l’adolescent dont le visage est tourné à l’exact opposé, avec en second plan une image complètement floue… Si démontrer le trouble de ce personnage est ça, je veux bien. Mais c’est fait de façon curieuse, et le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas été convaincu par cette façon de procéder. Toujours est-il que son trouble est toutefois relativement bien rendu par une narration éclatée, au propos malheureusement d’une platitude exaspérante : le spectateur demeure simple spectateur sans ressentir la moindre empathie, pas même de sympathie, ni même le moindre malaise devant cette absence totale de noirceur dans la psychologie du personnage spoiler: alors que quelque chose de grave est arrivée
. Cela passe par une répétition sans fin de scènes toutes aussi lentes les unes que les autres, bien trop souvent exploitées par un usage abusif de ralentis. J’ai dit abusif ? Oui je sais, le film ne dure que 85 minutes, mais si vous voulez vous amuser à répertorier les scènes répétées et les ralentis, vous constaterez par vous-même : il y a fort à parier qu’on n’arrive pas à l’heure de "jeu". Parce qu’à l’image du scénario, on tourne en rond sans arrêt, et on finit presque par être complètement paumés comme le jeune Alex, bien qu’un élément par-ci par-là soit intégré pour garder le spectateur devant l’écran. Quelques écueils comme les clichés n’ont cependant pas été évités spoiler: : la jolie blondinette qui se trouve trop belle et qui a chaud au c…, et le gars qui largue sa nana sitôt après avoir couché
. Ainsi, cette construction aussi particulière qu’exaspérante dure tout le long du film, balancée par une bande originale résolument éclectique, pour aboutir à une fin qui laisse clairement un goût d’inachevé. A cela on rajoute un jeu d’acteurs des plus mauvais : entre des ados qui essayent de reproduire sans y parvenir ce qu’ils sont censés savoir faire dans la vraie vie (la pauvre Lauren McKinney semble très impressionnée par la caméra et n’a d’yeux que pour son directeur artistique), et un policier qui est policier comme moi je suis Premier Ministre… spoiler: Daniel Liu à des années lumières d’un policier se raccrochant à un simple skate-board comme seule et unique pièce à conviction. Mais au fait : comment remonte-t-il à cet ado qui, selon toute vraisemblance, n’est pas fiché ?
Donc oui, il y a bien des questions qui restent sans réponse, et c’est impardonnable. Un film comme celui-là, n’importe qui aurait pu le faire…
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 mars 2016
Il semble qu'on aie déniché une nouvelle perle en matière de confusion scénaristique et de réalisation complètement aléatoire sur un sujet aussi simple ! En plus de la déconstruction chronologique qui partait d'une bonne intention.
Mais Van Sant s'est perdu dans son univers singulier : une bande sonore chaotique au niveau des choix de son et de musiques, avec un espèce de mix agressif comme thème principal, les cadrages restent assez simples, les acteurs anti-charismatiques ( le héros inexpressif et bancal, et le gardien en pleine forme alors qu'il vient de se faire couper en deux ), le rythme plombé par les plans en Super 8 et des ralentis injustifiés. Et comble du comble, l'intrigue n'est pas résolue ! on a droit à de très longues séquences sur le héros qui regrette son geste sans être efficaces mais qui en deviennent lourdes ( cela dit, il y a de bonnes idées comme les voix intérieures et sur la lumière ). Exercice de style tenté par Van Sant, mais raté, sans être totalement mauvais.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2015
Qui peut parler de GVS mieux que Louis Guichard (télérama)? Apesanteur, monde des ados, vu à ras du sol et parfois de dos.
Qui connait mieux que GVS le monde des ados et pourtant nous démontre qu'on ne peut y accéder. Remords, besoin d'être pardonné, et pourtant quelle distance sur le "drame". bande son, ouate, vide ou détresse? Tel est le mystère des ados ! admiration ou ennui du repli sur soi ??

Sa connaissance des grands ados et pourtant le mystère insondable de leur univers, fermé aux adultes...(paradoxe?) ambiance planante (skate), couloirs interminables, dos des ados, silence pesant, on retrouve de nombreux points communs avec Elephant, Last days, Profondeur ??
Raphaël P.
Raphaël P.

31 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2015
Gus Van Sant nous offre, le 24 octobre 2007, le dernier volet d'une Tetralogie qui ne sera jamais égalé dans l'Histoire du cinéma. Même si ce Paranoid Park ne fait pas officiellement parti de ce "logos", il s'y intègre parfaitement, en restant dans un esprit extrêmement proche, que ce soit au niveau du traitement des personnages ou encore de la mise en scène. Là où l'on voit que ce film est vraiment le dernier de cette Tetralogie, c'est par rapport aux films suivants. Van Sant change pleinement de registre dès Harvey Milk et retrouve un cinéma bien plus terre à terre, même si il reste tout aussi impressionnant. La différence entre Gerry, Elephant, Last Days et Paranoid Park, c'est bien évidemment le personnage principal. Même si il reste dans un univers très proches des personnages des films précédents, celui-ci est rongé par un sentiment universel et on ne plus humain : la culpabilité. Le réalisateur s'attaque donc à un sujet très sensible et très difficile à traiter. Malgré tout, il s'en sort, une nouvelle fois, à la perfection. Paranoid Park, est, définitivement, un chef-d'oeuvre.
Xavier R
Xavier R

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2014
Y'a une mode, une mode qui existe depuis de nombreuses années.

Cette mode, pour faire simple est comme un tableau dans un musée, qui n'est composé que d'une tache de peinture au milieu, que l'on va qualifier de chef d'oeuvre tout simplement pour avoir le sentiment d'être plus intelligent que les autres, plus cultivé etc, ce genre de peinture coûte des millions.

Ce film est comparable je pense à mon exemple, pendant tout le film, je n'arrêtais pas de me dire, pendant certaine scène inexplicablement longue et ennuyante à mourir sur place, qu'en allant voir les notes sur Allociné, qu'il allait être surnoté, je ne me suis pas tromper.

En effet, tout comme le syndrome du "tableau tâche", certaine personne ont tendance, juste pour se sentir supérieur, à trouver magnifique une scène, tout simplement parce qu'elle est différente de d'habitude.

Juste pour ne parler que d'une scène ( pas d'inquiétude, il n'y a aucun spoil, car de toute façon il ne ce passe rien ! ), il y'a un moment, dans la voiture, où l'ami du personnage principal est filmer, juste son visage pendant une bonne minute...

Typiquement le genre de scène qui ne sert à rien et qui arrive en répétition dans le film, bien entendu encore une fois, pour les raisons que j'ai cité plus haut, certaine personne vont crier au Chef d'oeuvre, que seul les gens hyper cultivé, hyper ouvert d'esprit ne pourrons apprécier ce film...

Bah tant mieux pour eux !

Personnellement je me suis totalement ennuyer pendant tout le film, j'ai réussi à tenir juste pour l'acteur principal qui a vraiment du talent, un grand acteur en devenir, d'où ma note de 2,5/5, sinon pour le reste c'est très mauvais, il n'arrivera à tenir en haleine que le même genre de personne capable de trouver magnifique une tâche sur un tableau !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2014
Film expérimental troublant et hyper esthétique, "Paranoid Park" raconte l'intériorité complexe d'un jeune garçon qui a commis un meurtre. Là où le film surprend, c'est qu'il ne va pas s'appuyer sur un scénario construit qui va mener des réflexions et des thématiques évolutives, mais va traiter son sujet en le liant aux formes cinématographiques. Par exemple, Gus Van Sant se plaît à malmener sa narration en répétant certaines scènes, reflétant ainsi la personnalité obscure de Alex (génial Gabriel Nevins), ou en utilisant des ralentis parfois improbables mais toujours d'une élégance folle, comme ceux sur les skateboarders en action. Assez fascinant, le film devient malheureusement plus lisible à partir du moment où la scène du meurtre nous est dévoilée. Moins mystérieux et moins inventif, "Paranoid Park" continue tout de même à capter notre attention grâce à sa liberté narrative déroutante, en atteste un dernier plan remarquablement ambigu et subjectif. Un choc visuel et artistique aux quelques longueurs pardonnables.
Simon P.
Simon P.

50 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2014
Un très beau film, sincère , cruel, un très bon acteur principal tout en nuances et retenues dans le rôle d'un adolescent qui perd pied, une très belle bo. Un très bon Gus Van Sant
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2014
Sous couvert d'un sujet grave, Paranoid Park est une délicieuse douceur, bourrée de références. L'étincelle au milieu de cette brume est presque imperceptible, mais Gus Van Sant trouve encore les mots justes pour donner espoir à cette jeunesse envolée...

Retrouvez l'ensemble de nos critiques sur Be French !
A.S. Powell
A.S. Powell

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2014
Fascinant, dérangeant, vertigineux... Gus Van Sant ici nous impressionne en réalisant un film sur un évènement traumatisant de la vie d'un jeune skatteur
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 juillet 2014
Brillante critique sociale de la jeunesse américaine, Gus Van Sant nous emmène dans ce monde à coup de Skate-Board, de meurtre accidentel, d'école, de long plan séquence, de musique et des tas d'idées de mise en scènes originales. Gus Van Sant comme un adolescent qui veut tout essayer, lui veut tout essayer au moment de l'écriture du scénario et du montage, avec talent et sans excès c'est donc plus que réussi. De part le regard inexpressif et vide du brillant Gabriel Nevins, le réalisateur capte un mal-être et une indifférence incroyable face à la vie. Sa vie qui est d'ailleurs bouleversé par un incident grave (le meurtre accidentel d'un agent de sécurité) qui ne le touchera que par peur des conséquences et non pas par soucis moral. En tout cas c'est que son visage nous laissera croire. Paranoid Park petit frère de Elephant (Palme d'or au festival de Cannes en 2003) de part son propos, ses personnages, son style d'image et de cadre. Peut-être pas aussi fort et grandiose que son grand frère, Paranoid Park n'en reste pas moins puissant, beau et intelligent. Martin, Le Frisson de la Pellicule.
John_Trololo
John_Trololo

34 abonnés 110 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 octobre 2014
Peu de consistance dans ce film, très lent, très mou, au bout d'une quinzaine de minutes, on a envie de quitter la salle. L'atmosphère est assez dérangeante, pour ma part, j'étais gêné par l'idée qu'un réalisateur puisse pondre quelque chose d'aussi chiant.

Pour ce qui est de ma note, elle est proportionnelle à ma déception le jour où j'ai vu ce film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 avril 2014
Gus Van Sant a su affirmer son univers un peu perdu mais si virtuose . Jeune skateur en quête de son style de vie , Alex nous entraine dans les méandre de l'adolescence , avec sa vision flou , brouillé par les problèmes qui lui gravite autour , et sa solitude . Encore une peinture de la jeunesse réalisé avec finesse , exprimant le monde d'un être en transition , dans tout les sens du terme . Peinture oui , par la fantastique beauté des images de Van Sant , juste exceptionnelle dans sa maîtrise de la profondeur de champs .
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2014
Comment résister à la grâce de Gabe Nevins qui est pourtant loin d'être un (bon) acteur ?...
Gus Van Sant a l'art de faire d'un adolescent inconnu et vaguement paumé la poésie même du film.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 juillet 2018
Des quartiers résidentiels sans âme, des skateboards et des lycéens qui zonent et s’ennuient... Sorti en 2007, "Paranoid Park" semble en tout points prototypique du cinéma de Gus Van Sant et plus précisément de sa surévaluation. Croyant être passé maître dans l’art de filmer l’ennui tel Flaubert dans Bovary, il ne fait que développer celui-ci chez le spectateur. Le cinéaste paraît même traverser une sérieuse crise d’inspiration et ne passe son temps qu’à recycler le déjà contestable "Elephant". En ce sens, il serait bon de comprendre que les ralentis et autres plans-séquences à répétition ne sont pas une performance cinématographique. Ceux-ci ne servent au mieux qu’à meubler un sujet qui ne tient pas la distance. Long, ennuyeux et prétentieux.
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