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Sid Nitrik
74 abonnés
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3,0
Publiée le 21 octobre 2013
« Shoot the girl first », la voix éraillée et dépressive de l'affreux Inspecteur Cristini alias Tchéky Karyo, un personnage dont les traits seront grossièrement pompés par la production Besson « Le baiser mortel du dragon », le réalisateur Chris Nahon ne s'embarrassant même pas du choix d'un autre acteur. Passons.« Dobermann » est un joyeux foutoir volontairement violent et provocateur signé Jan Kounen, un des fils que le cinéma français évite de ramener aux repas de famille. Gonflé aux amphétamines, ce thriller d'action met un scène l'affrontement sans merci entre une police « musclée » et une bande de braqueurs déjantés. On s'assoit et on compte les victimes de chaque côté. Disons que, sans casser des briques, c'est finalement assez efficace et plutôt couillu, du moins peu commun dans le paysage cinématographique français. Notons la présence d'un Romain Duris à contre-emploi, en gitan teigneux et dégénéré se torchant avec des pages des « Cahiers du cinéma » (d'où 1 étoile posée par ce critique).
Les premières minutes de "Dobermann", d'un goût très douteux, laissent présager le pire (plans débullés, gros plans, surjeux, zooms frénétiques, etc.). Heureusement, à mesure que le film avance, sa personnalité s'affine. On suit ainsi une bande braqueurs psychotiques, poursuivis par un ripoux sadique qui ferait passer la Gestapo pour des enfants de cœur. Le film ne mise guère sur son scénario, mais plutôt sur son style allumé : personnages déjantés, violence verbale et visuelle, intrigue improbable, mise en scène coup de poing tombant souvent dans l'excès... Un style qui peut facilement laisser dubitatif (le film fut d'ailleurs démoli par les critiques de l'époque), mais qui a le mérite d'être personnel et très peu conventionnel pour le cinéma Français.
Fusillé par la critique lors de sa sortie, ce thriller violent, sanglant et (un peu) barré signé Jan Kounen est pourtant un film de genre assez réussi. Peut-être grâce à la présence de Cassel (les cheveux longs pour une fois) en la personne du Dobermann, qui s'avérera être le moins fou de sa bande, composée d'un prêtre, d'un fou de chien et de quelques autres déréglés du cerveau qui se veulent attachants mais qui ne feront que nous embêter durant le film (à part le prêtre). à noter aussi la présence de Monica Bellucci en muette un peu folle (elle aussi). En bref, tous les braqueurs sont complètement tarés. Mais le côté original du film est que les policiers aussi sont menés par un grand malade, plutôt du genre sadique. Alors que les braqueurs sont conduits par un homme plutôt conscient (le seul de sa bande), c'est l'inverse du côté des flics : un psychopathe mène des hommes normaux. Sinon, un autre point décevant est que l'on pourrait s'attendre à ce que le film se passe plus dans des banques, lors de braquages, sauf que là, il n'y a qu'une (courte mais efficace) scène d'attaque et le dénouement et l'action principale se situe dans une boîte branchée. Joli moment assez drôle en plus.
Film français ultra-violent qui a défrayé la chronique à sa sortie, je m'en souviens bien car on ne m'avait pas laissé rentrer en salle, j'avais 15 ans... Casting de personnages tous plus tarés les uns que les autres, la palme à Tchéky Karyo en flic gore au possible, certainement le rôle de sa carrière (avant de tourner aux US dans des rôles de bouseux). Le film n'a ni queue ni tête, tout est prétexte au démontage, et à la folie latente qui plane tout du long.
Un film d'une grande vulgarité, aux images vraiment très laides, tape à l'oeil et clinquantes. Le scénario tient sur un timbre-poste, tous les protagonistes sont antipathiques au possible, d'où aucune empathie quant à leur sort, sans compter qu'ils sont bien sûr archi-caricaturaux. Les dialogues sont bien sûr débiles, cultivant l'obscénité et la bêtise crasse, Que dire d'un pareil film ? J'ai tenu jusqu'au bout,avec effort, d'où mon étoile .
"L'enfer nous envoie ses anges barbares..." Un film complètement barré, à la violence barbare, réalisé à la manière d'un grand clip, doté d'un casting énorme (dont en autre Tchéky Karyo en flic cinglé). Un film culte à prendre évidemment au second degré.
et pan dans les dents!!!on aime ou on déteste!et moi j'aime.c'est osé et innatendu,servi par des acteurs tout neuf a l'époque avec un scénario original.c'est pour ça que j'aime le cinéma pour être étonné.
Dobermann est minable tant dans son idée que par le jeu des acteurs que dans son scénario d'une rare débilité. Mais le pire de tout reste la mise en image de Jan Kounen,qui film ça avec une rare laideur. Un minable petit film,qui a pourtant ouvert les portes à Kounen l'un des plus mauvais réalisateur de ces derniers années du cinéma français.
Dobermann a le mérite ne pas cibler très large, ça bourrine sec, c'est pas familial et ça tape dans la grosse violence. Personnellement ce n'est pas ma tassé de thé... La curiosité m'a amené à le regarder jusqu'à son terme, je me suis bien forcé car Vincent Cassel n'est pas dans mes petits papiers. Sanglant, glauque et réservé aux puristes.
Avec ce film coup de poing, visuellement innovant (cela dès le superbe générique), Jan Kounen, un jeune réalisateur français, secoue le petit monde ankylosé du cinéma hexagonal. Dommage qu'il n'ait pas confirmé avec ses films suivants... Il faut voir ici Tchéky Karyo en flic cinglé donner une grenade à un bébé dans son parc ou un curé complètement maboule avec sa bible renfermant une grenade (encore une !), Monica Bellucci branler le canon d'une arme, Romain Duris chier dans le caniveau, un travelo tromper sa famille... Tous ces olibrius à la gâchette facile, flanqués de surnoms évocateurs (Dobermann, la hyène, la gitane, Moustique, Pitbull etc.), évoluent dans un univers d'une violence presque irréelle. La scène dans la boîte de nuit où tout le monde est shooté donne le tournis. On a rarement vu des plans aussi déjantés, des mouvements de caméra aussi audacieux à part dans les vidéoclips. Et quand la police pénètre dans les lieux, c'est l'apocalypse ! Tout au long de cet OVNI cinématographique, le réalisateur opte pour le ton de la dérision et du burlesque. On ne s'en plaindra pas. Voilà un film choc, d'une brutalité déroutante qui ne laisse pas indifférent.
Après un générique assez sympa et déluré, on se rend vite compte que tout le film sera de la même veine. Les personnages, emmenés par un excellent Cassel, sont tous complètement tordus, vulgaires et inquiétants (avec une préférence pour l'abbé et Tchéky Karyo, en flic franchement détestable). Du coup, toute cette exubérance et violence, ainsi que cette façon de filmer à 200 à l'heure peuvent déplaire. Certains dialogues sont quand même bien trouvés et compensent le scénario peu évolué. Un film vraiment à part, anticipant un peu sur la folie de "99 francs".
Un déchainement de violence, de folie. Un film décalé, excitant, à la limite de la schizophrénie. Un scénario assez simpliste, un casting vraiment énorme, Tcheky Karyo à la limite du génial. A prendre au second degré.