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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2015
Film d'une grande noirceur, MR73 ne laisse pas indemne le spectateur qui se laissera prendre au "jeu". Alors oui les ficelles sont parfois un peu grosses, la pluie omniprésente, la crasse surajoutée, la lumière qui ne perce jamais, les enormes berlines improbables. Mais le réalisme tient malgré tout, la tension forte, la detresse en terrible relief. Daniel Auteuil crève l'ecran, un homme rincé et touchant, personnage tragique dans la plus pure tradition. Laroche est aussi très bon, le personnage de Charles Subra met bien mal à l'aise. Un film lent, sombre et maitrisé.
Un film polar noir tellement poussé à l'extrême qu'il en devient ridicule et caricatural. Les amateurs du genre apprécieront surement. Les autres qui le regarderont avec un oeil critique s'ennuieront et ne comprendront rien à ce film qui n'a ni queue ni tête en rassemblant tous les clichés et poncifs du genre.
C'est le dernier film signé Olivier Marchal qu'il me restait à voir. Je trouve ça bien qu'aujourd'hui on parle des polars d'Olivier Marchal comme on parlait de ceux de Melville avant dans les années 70. Sauf que là où ceux de Melville étaient des polars romancés, Melville filmait les gangsters et les flics tels qu'il les idéalisait, Marchal se sert abondamment de son passé de flic dans les années 80 pour nourrir ses films et évidemment pas des souvenirs les plus heureux. Dans MR 73, il brasse ses thèmes favoris : homme brisé, seul face à sa hiérarchie, en quête de rédemption, guerre des polices. Avec sa garde rapprochée : Francis Renaud, Catherine Marchal, Guy Lecluyse, Gérald Laroche. Moins grand public qu'un 36, Quai des Orfèvres. Je souligne la grande qualité de la photographie et l'ambiance générale du film, poisseuse, désespérée. En ironisant un peu, il ne me semblait pas qu'il pleuvait autant à Marseille...Toutefois, je regrette la multiplicité des histoires. Il y a un tueur en série qui ensanglante Marseille, un autre tueur sur le point d'être libéré et les fantômes du passé qui assaillent régulièrement Schneider. Sans aucun lien entre elles. Je préfère 36, Quai des Orfèvres qui proposait un vrai duel d'acteurs entre Daniel Auteuil et Gérard Depardieu ainsi qu'André Dussollier ou Roschdy Zem comme excellents seconds rôles. Ou Gangsters qui me faisait pas mal penser à mon film fétiche "Garde à vue" pour son côté huis-clos autour d'une table. MR 73, je ne conteste pas la performance d'acteur de Daniel Auteuil mais qui est un peu tout seul justement. Le manque, c'est, à mon avis, au niveau de l'histoire que je ne juge pas assez prenante, percutante et manquant de rebondissements. D'ailleurs, c'est peut être en raison de cette faiblesse que Marchal a inséré celle de ce vieux tueur en série libéré pour bonne conduite. Ce film mérite d'être dans la filmographie d'Olivier Marchal mais il aurait plutôt dû le raccourcir d'une heure et d'en faire un épisode pour sa série Braquo.
Un polar très sombre qui suit la déchéance d'un flic qui sombre dans l'alcool suite à un drame personnel. Auteuil est exceptionnel dans ce rôle. Le scénario suit deux histoires en parallèles : d'une part un serial killer qui tue des femmes, traqué par Auteuil, et de l'autre la possible libération d'un tueur en série qui a massacré un couple et dont la fille survivante tente de se recontruire. Les deux intrigues finiront par se croiser. Dommage qu'il y ait quelques grosses incohérences dans ce film (spoiler: nottamment quand les 2 policiers vont interpeller le serial killer. On ne peut croire que 2 policiers experimentés se fassent avoir de la sorte. . Sans cela le film aurait mérité un 4/5.
Trop de noirceur tue la noirceur, et par ce fait le scénario qui débute et s'achève dans la tristesse ne peut que transmettre un certain malaise. Certes, on apprécie entièrement le charisme de Daniel Auteuil ainsi que le réalisme d'Olivier Marchal, mais on ne peut qu'aimer à moitié un film qui persiste et se termine de la sorte.
Des longueurs, de la fausse noirceur totalement irréaliste, des aberrations risibles (voiture et locaux des flics). On pourra aimer la performance de Daniel Auteuil mais sur la durée ses frasques d'alcoolique gonflent sérieusement. Quand au sens du film, c'est nul, beauf et limite facho.
Les flics qui roulent en Chrysler... J'ai pas l'habitude. Sans parler de la tignasse d'Olivia Bonami.... Si mentalement tu gères toi-même le placement produit, tu remplaces les caisses par des ZX, et les fringues noires stylées par des cuirs avachis et des jeans tâché, t'as un chef-d’œuvre mieux que Julie Lescaut. Auteuil/Bonami et les autres sont juste parfaits et les dialogues laconiques, tant mieux.
Une histoire réaliste d'un officier de police qui tente de faire son travail jusqu'au bout, malgré les ordres de sa hiérarchie (très préoccupée par la notoriété de l'institution et de la carrière des directeurs), malgré les expériences traumatisantes qui le détruisent.
Un personnage déchu parce qu'intègre entouré de personnages comme lui mais plus cyniques parfois plus ambitieux qui vivent en s'accommodant des injustices. Le film est noir mais l'espoir est toujours plus ou moins là, jusqu'à la fin. D'ailleurs, la fin du film m'a vraiment plus.
Parfois les dialogues entre flics utilisent un jargon policier que j'ai eu du mal à comprendre. En revanche, que cette histoire soit inspirée de faites réelles relativement récents peut parfois glacé le sang du spectateur.
J'ai vu ce film avec mon fils, et en dehors des scènes glauques de cadavres mutilés, nous avons quand même bien ri. Scénario prévisible, personnages ultra-caricaturaux, psychologie des personnages surréaliste, ( le serial-killer tueur de femmes est un lâche, quand deux flics le menacent de leurs armes, il devrait s'effondrer en pleurant, cf Bundy et d'autres ), le gentil chez Marchal est toujours mal rasé et a les cheveux sales, le méchant est propre et bien rasé, la fille envoie sa photo à un sadique qui va sortir de prison. Le summum du pathos ridicule est atteint dans la dernière scène, celle du choix du prénom, prétexte pour nous d'un dernier éclat de rire, tant c'était attendu et grotesque. Et puis j'en ai assez de la vulgarité des dialogues inhérent à ce genre de films.
Nous les français sommes les maitres du polar noir et olivier marchal en est la preuve. Une justesse, un scenario cohérant et une réalité implacable du monde policier et politique. vraiment excellent.
Même si je ne suis pas un fan de Daniel Auteuil, je dois avouer que là je le trouve émouvant dans ce polar ultra-réaliste. Intrigue sombre, léchée et prenante. Personnages torturés bien dessinés. Au final, un petit film français très bien construit.
Un polar très noir et désespéré au scénario assez pompeux qui vaut surtout le détour pour la performance impressionnante de Daniel Auteuil en flic fracassé psychologiquement.