Un film simple mais terriblement émouvant. J'ai eu peur au début d'avoir un film pas très subtil sur le divorce et sur ses conséquences, mais ce ne fut pas le cas. Si certains passages sont un peu lourds, il se dégage une vraie authenticité de l'œuvre. Si on s'attache à cette histoire, il est difficile de rester de marbre. Sur un sujet pourtant maintenant maintes fois abordées (divorces, le père avec le fils etc.), Kramer VS Kramer qui inaugurait un peu parvient à troubler le spectateur. On ne sait au final qu'en penser, le réalisateur ne prend pas vraiment parti, il nous livre l'histoire. Si au niveau de la mise en scène il se montre assez sage, on pourra tout de même se féliciter de certains plans assez réussis visuellement parlant. Le duo d'acteur est qui plus est excellent, avec une Meryl Streep qui livre une performance absolument remarquable.
Un film simple mais bouleversant et universel, grâce à un scénario touchant, courageux et précis et surtout à une interprétation très sensible du duo Hoffmann-Streep. Un bijou d'émotions contradictoires, un film profondément humain donc.
Tout commence avec le générique de début sur fond de ce fantastique concerto pour mandoline en do mineur de Vivaldi. Écran noir, crédits en blancs et une musique légère et pourtant, dès le début, une scène vraiment triste. Le départ de la maman de la maison. Kramer contre Kramer est un de ces films qui marque profondément le spectateur. Il suffit de le voir une seule fois pour ne plus jamais l'oublier, pour en ressentir l'empreinte indélébile sur notre âme. Avant d'être une histoire sur la séparation, la parentalité, l'adaptation, l'absence de la mère, la souffrance, c'est avant tout un film de comédiens. Meryl Streep, Dustin Hoffman et Justin Henry (l'enfant) sont tous les trois exceptionnels et ce n'est pas pour rien que les deux premier ont obtenu l'oscar pour leurs rôles respectifs. C'est une histoire banale de nos jour mais tellement novatrice pour l'époque. En cas de séparation des parents, le père peut-il avoir la garde de l'enfant ? La réponse est mille fois oui mais n'est pas évidente, aujourd'hui encore. Mais ce film le démontre, la manière dont le père surmonte la situation, s'adapte et parvient à retrouver un équilibre solide avec son fils. Et pourtant, la justice n'en tient las rigueur dès le retour de la mère. Mais ce n'est pas si simple, car la mère éprouve une vraie culpabilité, un vrai sentiment de remord et sa démarche semble sincère. L'émotion est de tous les plans, dès les premiers plans, Meryl Streep est bouleversante, c'est ce ce film qui m'a rendu définitivement amoureux d'elle d'ailleurs. Être parent n'est pas une chose aisée, il n'y a pas de modèle parfait, il suffit juste de savoir s'adapter et trouver le meilleur équilibre possible et surtout, privilégier les intérêts de l'enfant.
Robert Benton signe ici un film digne des années 1970. Un père apprend son rôle auprès de son enfant juste après le départ de sa femme. Magnifique composition, la tête d'affiche repose sur les épaules de Meryl Streep et Robert Redford. Le jeune Justin Henry montre son talent et perce tant bien que mal face à ces deux monstres sacrés. La psychologie est finement travaillée mais l'on tombe trop vite dans de "l'eau de rose". Dommage... Restent Reford et Streep dans une comédie sentimentale. Avis seulement pour les "redfordiens".
Un drame poignant sur un sujet encore d'actualité aujourd'hui, le divorce. Aujourd'hui considéré comme une référence dans le genre, ce film rend justice aux hommes, pouvant eux aussi avoir de véritables instincts maternelles et élever seuls leurs enfants. Dustin Hoffman brillant et Meryl Streep tout aussi touchante, livrent des performances contribuant nettement à la réussite de ce film qui se veut intemporel, et d'une rare justesse. La complicité entre le père et son fils est émouvante, et pourra faire verser une larme aux plus sensibles d'entre vous...
Un film magnifique ! Robert Benton réalise avec beaucoup de justesse et d'impartialité cette tragédie ayant pour thème le divorce et la garde de l'enfant. Les deux monstres du cinéma que sont Dustin Hoffman et Meryl Streep sont parfaits dans leur rôle, tout en émotions.
Bon film qui sait émouvoir profondément sans verser dans le tire-larmes, sur un sujet devenu très banal (dans la vraie vie, pas au cinéma). Interprétation magnifique de Dustin Hoffman et Meryl Streep. Cela rend au moins justice aux pères divorcés qui vivent un calvaire en l'absence de leurs enfants : oui les hommes (pas tous, je sais) peuvent aussi avoir une fibre, maternelle ?, très développée. La meilleure partie du film, et la plus importante, est évidemment celle où le père et son gamin se découvrent. Le procès est moins intéressant, plus académique (le cinéma américain raffole des scènes de procès). La conclusion du film, j'y ai pas cru une seconde cela dit... Je suppose qu'il faut y voir un happy end puisque le film, donc le réalisateur, penche quand même plus du côté du père au baromètre de la sympathie. Pourtant, il n'est pas plus irréprochable que la mère au bout du compte. Il se rattrape, mais il a fuit sa famille pendant de nombreuses années, et son comportement n'y est pas pour rien dans le pétage de plomb de madame.
l'une des forces de ce film est que bien qu'étant été tourné il y'a plus de 30 ans, le sujet est toujours plus que d'actualités. L'histoire de ce père 'obligé' de s'occuper de son fils du jour au lendemain devient au cour du film poignante, attachante et on ne sait que penser dans les scène ou c'est le juge et la justice qui prennent le droit de séparer un fils de son père. Dustin Hoffman est comme toujours parfait, Meryl Streep est, dans son rôle de mère indigne encore une fois incroyablement prenante, bref un film pour les parents, les futurs parents, les couples, pour tous.
Super film qui évite les longues disputes et les stéréotypes, et aussi oui mesdames les hommes savent faire la vaiselle,emmener les enfants à l'école tout en se dépéchant d'aller bosser.Kramer vs Kramer est un très bon film sur le divorce et l'amour paternel et aussi maternel.Un grand film toujours d'actualité.
Un très bon film, tout est joué d'avance, on se doute de toute l'intrigue, mais curieusement on reste dans le film du début à la fin. Meryl Streep en mère indigne pas si indigne que ça. Dustin Hoffmann qui se voit obligé de devenir super Papa du jour au lendemain. Les deux acteurs sont convaincants dans leur rôle. Mais ce qu'il y a de plus beau dans ce film c'est sans aucun doute le rapprochement entre le père et le film au fil des minutes. Une relation conflictuelle qui devient peu à peu une véritable relation père/fils. Et puis la fin quoique naive donne le sourire. Un bon moment en somme.
Le film qui a inspiré une chanson que j'adore, "mon fils ma bataille" de Balavoine ! Couronné d'oscars, "Kramer contre Kramer" à le mérite de réussir à créer l'émotion avec un sujet trop peu abordé au cinéma : le divorce et les conséquences sur l'enfance. Le film est réalisé de façon classique mais efficace par Robert Benton, qui concentre son histoire sur trois personnages. D'abord le père, joué par un Dustin Hoffman en grande forme, très naturel. Un personnage de prime abord l'américain classique, rationnel, qui accorde beaucoup d'importance à son travail jusqu'à en oublier sa famille. Mais au fur et à mesure que le film avance, on découvre toutes les nuances et profondeurs de cet homme. En second lieu il y a la mère, personnage complexe à la fois fragile et courageux. Meryl Streep réussit une performance très puissante, d'autant plus qu'elle n'apparait pas tellement à l'écran. Et puis autour d'eux, il y a le fils, victime de leur séparation. Justin Henry est très attachant et surtout évite les clichés du petit garçon mignon innocent. Sur l'ensemble du film d'ailleurs, les clichés sont justement contournés et cela fait qu'on s'attache d'emblée aux protagonistes. On regrettera juste que si Benton évite l'excès, il fait parfois preuve de trop de retenue et de classicisme. La fin est très intelligente, là où tout aurait pu être gaché par un happy end. "Kramer contre Kramer" est un film à oscars, mais avec les bons côtés que cela implique.