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Zbrah
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3,5
Publiée le 8 septembre 2014
Il y a quelques jours, j’ai découvert « La piel que habito ». J’ai été dans un premier temps incapable de mettre des mots sur les sentiments ressentis au visionnage. Le film de Pedro Almodovar est le genre d’œuvre qu’il faut laisser mûrir dans son esprit pour pouvoir la qualifier. Les deux heures vécues en la compagnie de Robert et Vera sont éprouvantes. Le moindre geste, la moindre parole même insignifiante provoque le malaise et l’inquiétude. Forcément, un film traitant des dérives de la science et de la bioéthique va poser des problèmes de conscience et de morale. Développer la condition humaine oui, mais à quel prix ? Surtout entre les mains de Robert Ledgard, il convient de bien y réfléchir. L’intrigue rappelle à de nombreux moment le « Frankenstein » de Mary Shelley : le créateur, la créature et la complexe relation se nouant entre les deux. La trame et le rythme de l’histoire sont très bien menés. Aucun ennui ne se fait ressentir, les deux heures passent en un éclair. À un certain moment, on a l’impression de s’éloigner de l’intrigue principale lors du flash-back centré sur spoiler: la fille de Robert et le kidnapping qui suit . Il n’en est en fait rien puisque cet instant est parfaitement lié au noyau de l’histoire. Lorsque l’on finit par faire le lien entre spoiler: ces évènements et Vera , on se prend un coup. Le titre prend tout son terrible sens. « La piel que habito » est un film coup de poing, sombre et inquiétant, souvent tordu et horrifiant mais qui tombe constamment juste. Almodovar a comme d’ordinaire su s’entourer d’excellents acteurs. Le plus remarquable est Antonio Banderas. Son personnage le rend méconnaissable. L’acteur est glaçant comme jamais et contribue énormément à l’ambiance développée. À le voir jouer, on se dit que nul autre que lui n’aurait su apporter tant de nuances dans ce rôle. Elena Anaya, Marisa Paredes et la révélation Jan Cornet sont tout aussi bons. Comment qualifier le style Almodovar ? Dans mes souvenirs, dans « Volver », Almodovar avait développé une ambiance chaleureuse, parfois négligée et brouillonne. Les dialogues était vifs et porteurs de nombreux sentiments forts grâce à ses personnages volcaniques. Avec « La piel que habito », Almodovar semble prendre un malin plaisir à appliquer la stratégie inverse. Sa mise en scène est froide et maîtrisée, les dialogues paraissent contrôlés au mot près. Il filme ses personnages comme s’il voulait poser une barrière infranchissable entre eux et nous, exprès pour accentuer le malaise. Il en ressort une œuvre sombre et profondément inquiétante dont on ne ressort pas indemne.
Thriller métaphysique ? Drame ? Film noir ? Ce film est un peu les trois à fois, maîtrisé de bout en bout tant par la richesse de son scénario que par l'excellence de sa réalisation. L'histoire est riche, ultra inventive, malsaine mais fascinante. Le montage non linéaire permet de découvrir les éléments petit à petit, ce qui laisse le spectateur constamment sans voix. A souligner aussi la précision d'Almodovar dans les quelques scènes d'action, révélant un talent qu'on ne lui connaissait pas. De même le jeu de Banderas qui est hallucinant, en psychopate effrayant. La Piel que Habito est dérangeant, fascinant, étouffant, mais offre une leçon autant visuelle que spirituelle sur le cinéma, la vengeance, l'amour et le folie ; la vie en somme. Que d'idées, que de talent ! Magnifique.
Un thriller terriblement efficace et tortueux, une histoire à vomir, et qui vous tiendra en haleine jusqu'au dénouement improbable. Almodovar fait ici preuve d'une maîtrise aussi parfaite qu'hypnotisante.
Machiavélique à souhait! Retrouver la personne disparue en une autre, différente du tout au tout. Pedro Almodovar captivant rend à Antonio Banderas ce qu'il attendait : se venger. C'est juste magnifiquement bien réalisé.
Baladé, perdu, rattrapé par le col durant deux heures de temps. Punaise ! Qu'elles sont belles ces deux heures ! Beauté, émotion, nouveauté, malaise lancinant. Un chef-d'oeuvre !
"La piel que habito" Un film d'Almodovar dans toute sa splendeur. Une fois de plus il arrive à mettre en œuvre un scénario orignal qui brise certains tabous aux quels personne n'ose faire face. De nombreux points forts mettant en avant ce film. D'abord la structure du film qui conduit le spectateur a s'interroger sur tout ce qui se passe. Le suspens est plus que présent et les images parlent d'elles mêmes. les couleurs froides choisies pour la mise en scène souligne l'aspect dérangé et "pervers" du thème abordé. c'est un film très esthétique ou les détails sont très travaillés. les indices amenant au dénouement sont parsemés tout au long du film. Les acteurs sont très bon et ont réussi à s'imprégner de leur rôle.
nul !!!!! j'ai trouvé ce film mou et inintéressant : le film ne prend pas au tripe malgres Antonio banderas dommage je suis déçu a nouveau de Almodóvar ....
Un bijou ! Tres bien amené ... Ceux qui n'ont pas aimé , on s'en doute comme film fétiche " Expendable " ou la je vous l'accorde il y a moins de reflexion ...
"La piel que habito" est un thriller particulièrement dérangé, louchant vers le film d'horreur, signé Pedro Almodovar. Le cinéaste nous propose une intrigue complexe et torturée, avec de nombreux liens cachés entre les personnages, et des retournements inattendus. Le point de départ (un savant expérimentant sur une cobaye qu'il garde à domicile, une chirurgie de la peau, etc.) fait beaucoup penser aux "Yeux sans visage" de Georges Franju, mais le film s'en démarque assez vite. En effet, Almodovar semble au début aborder le thème des manipulations médicales, mais c'est pour mieux nous piéger. Il nous livre une histoire mêlant drame passionnel, vengeance tortueuse avec échange entre bourreau et victime, et sexualité perturbée. Le tout avec une mise en scène à la fois épurée (image propre, cadrages soignés) et baroque (au niveau des décors et des personnages). Côté acteurs, Antonio Banderas trouve certainement son meilleur rôle depuis plusieurs années, et incarne avec charisme ce savant mu par l'amour mais dénoué de scrupules. Quant à telle, Elena Anaya apporte un charme troublant à l'ensemble. Un très bon thriller.
Ambiance glauque , froide , curieuse . Le début du film est lent et peu compréhensible , puis l'histoire se précise . Un récit totalement immoral , cruel ....sur le thème de la vengeance . Du Almodovar pur jus avec un Banderas loin de ses rôles de séducteur .
Un grand film , une sacrée claque . La premiére partie est difficile a cerner mais trés captivante , la seconde c'est de la folie . Vraiment intense et poussé , accompagné en plus par une musique géniale . L'un des films les plus réussis d'Almodovar sans aucun doute
Ce film est d'une intensité tragique quasi ineffable. Par sa réalisation calme, le film nous envoûte littéralement dans cette histoire où tout le monde souffre. Le spectateur éprouve une extraordinaire compassion à l'égard des personnages et ressort de la projection heureux.
Il était à la fois excitant et légèrement inquiétant de voir Pedro Almodóvar s'attaquer à un thriller que l'on aurait plus imaginé adapté par un spécialiste du genre. Et ainsi de découvrir comment le maître espagnol allait se réapproprier le roman de Thierry Jonquet, sa passion pour les corps et les transformations physiques restant évidemment un atout de poids pour cette incroyable descente aux enfers. On comprend à ce titre rapidement ce qui a pu attirer l'ami Pedro dans le projet : ambiguïté des personnages, complexité de l'intrigue, passé douloureux et torturé, vengeance cinglante et perverse... Plus les minutes passent et plus le réalisateur déroule son impressionnante maîtrise formelle, et ce toujours au service d'un récit hallucinant, où bien malin celui qui saura deviner le fin mot de l'histoire. On est étonné de voir comment l'auteur de « Talons aiguilles » réinvente pratiquement l'œuvre de Jonquet, que ce soit par les couleurs, le cadrage, les situations ; tout est à la fois totalement « Almodóvarien » sans pour autant trahir le matériau de base, ce qui est quand même un sacré exploit. Et quand en plus Antonio Banderas, Elena Anaya et Marisa Paredes livrent d'excellentes prestations (même si ce n'est pas forcément le point fort), on ne peut que s'incliner devant la réussite totale du film, assurément l'un des plus grands de la carrière pourtant déjà bien remplie du cinéaste.
Film totalement sombre, dénué de scrupules, de morale. Elena Anaya est une incroyable actrice, qui tient le premier rôle parfaitement, ainsi que Banderas. L'histoire reste bien ficelée, mais très gênante, relayant le thème du "peut-on faire justice soi-même ?"... Sauf qu'il va bien au-delà, puisque le spectateur assiste et est persuadé jusqu'aux dernières minutes que le geôlier et sa victime vivent une passion ultra glauque, ayant franchit les limites du simple syndrome de Stockholm. La gêne est là, les acteurs brillent. L'histoire reste totalement surréaliste en revanche, Almodovar dépeint une vision de l'homme trop pessimiste et perverse.
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3,0
Publiée le 18 décembre 2014
Un bon thriller bien construit et bien mené avec un très bon scénario qui est original, intriguant et même dérangeant. La réalisation est sobre et la psychologie est privilégié ce qui crée une bonne ambiance, les acteurs sont bons surtout Elena Anaya.