"La piel que habito" est l'un des meilleurs film d'Almodovar. Avec comme à son habitude un scénario original, complexe et accompagné de très bons acteurs. La réalisation elle aussi est reconnaissable d'Almodovar avec comme à son habitude, un film "étrange", dérangeant. Mais dans le contenue le film est intéressant, de part sa thématique et de la question de l'éthique, de la moral, ici vis à vis de l'avancée scientifique. Et comme à son habitude Almodóvar traite des relations familiales, amoureuses, avec nos amis et dans notre avis. En revanche on peut regretter qu'il n'y ait pas de remise en question de l'acteur ou du réalisateur dans ce film. C'est l'un des meilleurs films d'Almodovar, il faut le voir !
C'est juste passionnant et prenant du début jusqu'à la fin. C'est effroyable mais à la fois fascinant. Ce Amoldovar est le plus Hitchcockien. Pour le bien du visionnage je compte pas trop en dire. Sinon, après 1h30 de visionnage je me suis dit mais c'est presque la fin ! alors qu'il reste encore une bonne demi-heure. Comment Almodovar va t-il encore maintenir son film ? Et il réussit avec adresse. Casting irréprochable. Banderas tient son personnage avec aplomb, la beauté d'Elena Anaya. Puis alors l'actrice Marisa Paredes. A l'écran je la trouve fantastique cette femme tout comme son jeu d'actrice. 69 ans. La composition musicale, c'est de la crème. Elle fait en sorte de nous faire plonger encore plus dans l'histoire.
Film sans doute le plus sombre d’Almodovar, très troublant, qui n’a pas - il me semble - la moindre touche d’humour contrairement aux autres où, malgré les drames, on trouve toujours des scènes amusantes. On est ici sur une histoire de vengeance qui dégénère complètement, une histoire totalement inimaginable et improbable, que peu de réalisateurs auraient pu rendre aussi crédible et inquiétante. Almodóvar y parvient parfaitement, aidé par des acteurs très justes, notamment Antonio Banderas qui, sans fioriture, dans la maîtrise et le calme, nous fait croire à ce médecin au projet fou dont personne ne peut perturber les plans... sauf peut être l’objet du plan lui même... Ce film prouve que, quoi qu’on fasse au corps, quoi qu’il arrive à l’apparence physique, l’identité de la personne reste intacte et que rien ne peut l’atteindre pas même les progrès poussés de la science. Contrairement à ce que pense le médecin, le visage et le corps ne suffisent pas à faire une personne. spoiler: Le médecin finira d’ailleurs pris à son propre piège, attiré par la personne qu’il haïssait pourtant le plus au monde.
La scène de fin avec la vendeuse Cristina est pleine d’espoir, elle semble attirée par le nouveau Vicente, alors qu’en tant qu’homme il ne l’intéressait pas.
Almodovar frappe fort encore une fois avec une sorte de conte macabre sur fond d'anticipation qui remue pas mal en terme d'émotions. Son casting est comme souvent aux petits oignons et son scénario ne laissera personne indifférent, notamment après son gros twist ... C'est particulièrement glauque au final et ce métrage grave permet son lot de questionnement sur une ribambelle de thèmes. Malgré la longueur et la lenteur, on se prend au jeu assez rapidement et l'on n'en sort qu'à la toute fin plutôt bouleversé. Une réussite à ne pas forcément mettre devant tous les yeux.
"La Piel que Habito" (La peau que j'habite) : Un Thriller noir de grande intensité, adapté et parfaitement mis en scène par Pedro Almodóvar. Comme tous les films du réalisateur espagnol, le casting et la BO sont superbes et la direction d'acteurs magistrale. Le scénario machiavélique nous conte une intrigue bien menée avec un montage habile. Le cinéaste madrilène nous offre des scènes violentes sur des images d'une précision "chirurgicale". L'affiche, nous offre la belle présence de Marisa Paredes. Si Antonio Banderas se révèle fantastique dans un rôle difficile, Elena Anaya porte le film avec une excellente prestation d'actrice dans le rôle principal de la belle Vera.
Trop sage et convenu en dépit de ces nombreux plans dénudés, optant pour la provocation bourgeoise, le kitsch assumé et un recul émotionnel totalement incompatible avec le sujet, Almodóvar s'empêtre un peu dans les cheminements de sa narration.
Une histoire assez bluffante au climat malsain très subtilement entretenu. Almodovar trouve ici des interprètes pétris de talent (Antonio Banderas secoue son ancien panache dans un rôle glaçant) au service d'un récit où le glauque côtoie le sublime, entre les plastiques irréprochables, le clinquant des décors glacés et l'horreur silencieuse qui se déroule sous nos yeux. Le film perd un peu de son attrait une fois le mystère dévoilé (sans doute trop tôt), et la fin emprunte des chemins plutôt alambiqués pour tenir la route, mais c'est incontestablement un beau film plein d'une saveur particulière, qui doit grandement à son casting admirablement dirigé et filmé.
Un univers très spécial, très malsain. J'aime bien ce genre d'ambiance particulière et très singulière mais je n'ai pas été transporté par ce métrage. Cela m'a très rapidement ennuyé après avoir pourtant piqué ma curiosité... Peut être ai-je été trop impatient ?
Le film le plus noir d'Almodovar, nous dit-on. A vrai dire, même si ma connaissance de l'oeuvre du cinéaste espagnol est très limitée, je n'ai aucun mal à le croire. Car, d'après quelques souvenirs, le transformisme, thème cher à ce cher Pédro, était choisi de plein gré. Alors qu'ici, non seulement il est le fruit d'une vengeance réfléchie, mais injuste, infligeant de lourds sévices physiques et mentaux, mais il est aussi utilisé pour entretenir le souvenir d'une personne disparue. C'est du Almodovar dans le texte quoi. Mais moi, j'ai un problème avec ce film, un seul, mais qui impacte fortement mon sentiment final. C'est que la première heure a deux défauts de taille : le premier, c'est qu'Almodovar met trop de temps pour poser les bases de son intrigue. Et le deuxième : la première heure de film me paraît fortement décousue. Alors qu'après, la machine semble impossible à enrayer et garde sa cohérence. Cette "Piel que habito" n'est pas mauvaise, loin de là, mais manque vraiment de rigueur dans sa première heure pour convaincre pleinement.
Peut être un des plus glauques d'Almodovar et des plus dérangeants mais c'est le seul finalement de toute sa filmographie dont je me souviens parfaitement ; que j'ai regardé jusqu'au bout, sans ennui, même si j'en suis sortie avec le mot beurk à la bouche.... Peut être aussi par qu'il s'est bien inspiré du très beau film français des années 50 "les yeux sans visage" avec Pierre Brasseur et Edith Scob...
Une histoire déroutante autant que fascinante... On fait des bons dans le temps pour faire tomber les masques à la fin du film, on veut connaître la vérité, et elle est perturbante.
thriller dramatique a la mise en scène soigner, on se laisse prendre progressivement par l'histoire. Le duo Antonio Banderas et Elena Anaya très efficace, un film sadique et dérangeant très réussi juste une fin prévisible et pas assez travailler a mon gout.
Surprenant et élégamment dérangeant, ce serait les mots qui je trouve correspondent le mieux pour décrire ce film. Quelques défauts assez mineurs dans la formes où certaines scènes semblent un peu vieillottes, manquent de naturels... enfin elles sont suffisamment rares pour ne pas laisser le spectateur décroché de cette histoire qui semble à la fois invraisemblable et d'une certaine manière plausible. Là ou certain font la remarque d'une psychologie des personnage pas assez montrée/marquée à l'écran, je dirais (étant moi même étudiant en psychologie) que les séquences, aussi courtes ou peu explicites qu'elles soient pour certaines, laissent le spectateurs imaginer lui même spoiler: quel enfer cela peut être et ce qui peut se jouer à tout les niveau dans la tête des protagonistes... (après pour des non-initiés à la psy, cela peut mener à bien des fausses piste j'en conviens, mais cela doit donner plus de force au retournement de cerveau qui s's'opère dans la tête du spectateur j'imagine haha) Pour finir je vous conseille vivement ce film qui, soulève bien des questions à sa manière et saura vous faire pardonner ses quelques écueils avec une narration bien maîtrisée. (pas hasardeuse sans pour autant être simpliste)