Un excellent film de Pedro Almodovar. Antiono Banderas incarne un chirurgien . Elena Anaya interprète son cobaye humain .Un thriller qui critique sévèrement la chirurgie esthétique.Le réalisateur montre le pouvoir de domination de l'homme sur la femme . Une bonne fiction sur le syndrome de Stockholm.
Espagne. Banderas. Une actrice principale magnifique. Viol de sa fille, il décide de se venger lorsque celle ci se suicide, quelques années après sa mère. En changeant le sexe de l'agresseur.
J'ai bien aimé ce thriller dramatique, à la sauce fantastique qui a d'ailleurs du mal à se trouver une réel identité de genre. L'histoire se laisse savourer. Les acteurs sont convainquants.
Mais le film ne m'a pas emporté plus que ça. Pour quelle raison ? Un manque d'intérêt pour les personnages qui ne sont absolument pas attachants, presque tous antipathiques au final. Leur sort m'est vraiment égal.
Une critique timide de la science et de ses pratiquants, qui sont prêts à aller contre les lois de la nature pour leur propre plaisir. Et c'est tout ?
Voilà un film déroutant habité par l'extravagance de son réalisateur. Malgré une histoire complètement loufoque, le spectateur reste captivé grâce à une intrigue mystérieuse. Du début à la fin, le film est fascinant. Pas une minute de répit dans ce récit superbement mené par le cinéaste espagnol. Il y a donc un gros travail au niveau du scénario. La mise en scène est superbe et fait ressortir une ambiance malsaine des plus réussies. Le film ne prendrait pas aussi bien vie sans les superbes interprétations des deux personnages principaux : Antonio Banderas et Elena Anaya. Si vous voulez voir un film qui sort de l'ordinaire, je vous recommande ce film.
Superbe film, superbe intrigue, inquiétante, intrigante, prenante, mystérieuse... Superbe actrice, fortes scène de tension... Mieux vaut ne pas trop savoir à l'avance quelle est réellement l'intrigue pour se laisser surprendre, car on y perdrait beaucoup à ne pas se poser les bonnes questions. Tout fait sens dans la 2ème moitié du film, petit à petit... Du travail chirurgical de haut vol, avec un Antonio Banderas magistral. Ne cherchez pas ici l'Almodovar comédie des débuts, il s'agit ici d'un film sombre, parfois glauque, mais réellement fascinant.
C'est le premier Almodovar que je vois. Et l'univers a été fascinant, autant les acteurs que les décors. Le scénario original m'a donné envie de lire le livre.
Un film assez troublant et étonnant avec un face à face ambigu entre un chirurgien esthétique de renom et l'agresseur de sa fille. Celui ci deviendra un objet d'expérience et subira moult transformations jusqu'à devenir la maîtresse de son tortionnaire. C'est sans doute alors la partie la plus troublante et deroutante du film dans ce jeu du chat et de la souris dont on ne saisit pas toujours les raisons, les motivations des uns et des autres . La fin elle même est abrupte et on aurait voulu en savoir un peu plus sur le retour de Vera en Vicente. Elena Anaya est sublime, mystérieuse, elle captive littéralement le spectateur et son geôlier et est sans conteste la pépite de ce film où Antonio Banderas est parfait, sans surjouer. Un beau film malgré quelques incohérences et raccourcis.
"La piel que habito" est un excellent Almodóvar. Troublant, fascinant et dérangeant, ce film est original et prenant, l'esthétique des images est sublime, et on se laisse porter par une réalisation fluide et un montage bien ficelé. Bon moment.
Almodovar signe l'un de ses films les plus sombres avec ce thriller redoutable au scénario inventif. Antonio Banderas livre une belle performance, et Elena Anaya est absolument magnifique dans ce rôle. L'atmosphère sombre di film permet de le rendre plus captivant que certains Almodovar. Le twist final est quand à lui un gros choc.
Film à part dans la filmographie de Pedro Almodóvar, "La Piel que Habito" est empreint d'une noirceur terrifiante, qui devient vertigineuse à la fin du long flashback qui "boucle la boucle" et complète le portrait du docteur Robert Ledgard, paradoxalement le personnage le plus malade et le plus fou. C'est justement autour de la précision de cette folie que tourne le film, qui passe par trois étapes : la séquestration de Vera; la volonté de créer la peau de sa femme sur le cobaye; enfin, le secret de la victime et sa véritable identité. La progression de ces étapes est celle d'un crescendo dans l'horreur alors que la relation Robert-Vera tend plutôt vers le suspense, des tonalités qui résonnent étroitement avec la référence principale ("Les yeux sans visage" de Franju), digérée par Almodovar grâce à un désir singulier de filmer son actrice (et sa peau), la même fascination que celle de Robert, comme en témoigne cette mise en abyme avec les écrans de surveillance de la chambre où est enfermée la victime. Si de ce point de vue, Almodóvar épouse le point de vue du docteur, il garde ses distances avec l'entreprise de ce dernier, celle d'adorer un corps ennemi, impur, tout en projetant l'image de sa femme : un paradoxe excitant qui ne fait étrangement pas basculer le film dans la psychologie de Robert mais qui active le suspense et la décision de Vera, dont l’ambiguïté (est-ce que j'aime l'homme qui m'emprisonne et qui a fait de ma vie un enfer ?) n'est levée que dans les toutes dernières minutes, qui répondent aussi à la question de la conscience de son identité, longtemps brouillée. "La Piel que Habito" est un film parfois drôle mais surtout cruel, parvenant à faire monter sa tension en articulant constamment la distinction nette de deux destins brisés qui fonctionnent dans un rapport d'emprise de l'un sur l'autre. Brillant !
Je n'ai que regarder volver comme film de almodovar et j'ai adoré donc je voulais voir ce film la mais les premières minutes de « la Piel que Habito » m’ont laissé quelque peu perplexe, au point que j’ai hésité à passer à autre chose. Puis, l’intrigue a pris le dessus, se dévoilant petit à petit, devenant plus troublante, plus captivante, pour finalement ne plus me lâcher jusqu’à la fin. Son ambiance sinistre et perverse est accentuée par l’interprétation glaçante d’Antonio Banderas, à laquelle il faut associer celles de la très belle Elena Anaya et de Marisa Paredes. Oscillant entre le thriller psychologique, le fantastique et le drame, ce film singulier bénéficie d’une excellente mise en scène. Une bonne surprise finalement.
Aucun des six films que j'ai pu voir de Pedro Almodovar ne m'a déçu, ce film-ci ne déroge pas à la règle. On plonge dans l'étrangeté dès le début, cet aspect de prime abord est assez déroutant mais s'avère avec le temps être un procédé des plus efficaces, peut être même ce que j'ai préféré. La mise en scène de son auteur est tout aussi délicieuse, la scène ou Vera ( Elena Anaya ) déchire ces robes va me trotté dans la tête encore longtemps ... L'ambiance macabre qui règne tout au long des deux heures procure une sensation un brin original, rien n'est figé, les sentiments troubles qui animent ces personnages en sont le parfait exemple. Les acteurs brillent, une autre habitude qui ne change pas avec Almodovar, tant mieux !
La piel que habito de Pedro Almodovar ne peut s'inscrire sous aucun genre de cinéma tant ce film est unique. Drame malsain, les mots ne suffisent pas pour décrire correctement la teneur du récit et un synopsis serait un piètre menteur pour comprendre ce qu'il en retourne. Ce film vaut tous les éloges car rien ne peut lui être reproché. Le scénario comme tout ce qui compose la réalisation est d'une maîtrise incomparable. Grâce à sa mise en scène presque chirurgicale, l'horreur n'est pas tout de suite visible. Puis, comme si on ouvrait un corps, le film dévoile au fur et à mesure sa réelle personnalité. Avec une intrigue particulièrement bien ficelée, le spectateur est plongé dans un récit dont il ne ressent pas encore tout l'horreur. La position de ce dernier évolue à chaque instant, passant d'empathie à haine, d’incompréhension à apitoiement. Les rebondissement de plus en plus forts et de plus en plus inattendus permettent d'envouter le spectateur le plongeant ainsi au centre de son ambiance morbide. La révélation finale n'en est alors que plus forte exposant ainsi toute l'horreur qui constitue ce film. La découverte continuelle des personnages et du malsain emmène le spectateur suffisamment loin pour se sentir assommer lors du générique de fin. Ce film est unique car jamais nous ne rencontrerons un scénario traitant du même sujet et de la même manière. Pedro Almodovar se doit d'être une influence pour tout cinéaste voulant traiter le malsain.
Ce fût mon premier Almodovar et j'y ai trouvé tout ce que j'étais venu y chercher : un style, de l'originalité, un scénario osé, et plus important encore, du talent. Il convient de ne pas trop en dire sur ce petit ovni cinématographique tant l'entourloupe (si je puis dire) est grandiose. Du très, très grand cinéma, qui sort de l'ordinaire, et comme on aimerait en voir plus souvent.
Un peu loin de l'univers habituel d'Almodovar, cette idée de vengeance troublante ne m'a pas passionné outre mesure. Évidemment on reconnaît les thèmes favoris mais qui sont ici exploités différemment. Recréer sa femme est une thème certes très fort mais peut-être attendais-je d'être ému d'abord par une histoire d'amour que je ne perçois pas. J'y vois davantage de froideur et une sécheresse qui m'est inhabituelle. Il y a pourtant cette douleur de la mort qui entraîne tous les actes de ce médecin stoïque. C'est certainement son cri de douleur qui reste intérieur et sa façon de déshumaniser cette femme qui le rend peu expressif.
spoiler: Comme souvent chez Almodovar, le rapport entre homme et femme est au centre du récit. La déconstruction de l'identité sexuelle est, ici, l'une des pires tortures qui soit et donne lieu à une vengeance glauque et perturbante.