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Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mai 2014
Niveau thriller chez Amòldovar, je n'avais pas été convaincu. Il y a eu "Étreintes Brisées" qui m'avait vraiment déçu. Celui-ci m'a étonné en bien, car avait une trame intéressante et le sujet ou la problématique principale reprenait des thèmes des autres films du réalisateur: le travestissement. Le thriller a le droit aux rebondissements, aux personnages cachés et du bon jeu d'acteur. Sans compter le côté technique qui est pas mal. Bref, pas exceptionnel mais bon!
La piel que habito (la peau que j'habite pour les non-hispanistes) est le second film d'Almdovar que j'ai visionné. Après le brillant et réjouissant Volver (que je consacrerai bientôt une critique), j'ai frissonné devant ce film très sombre et au scénario aux ressorts psychologiquement insoutenables. Un médecin tente de créer une peau artificielle capable de résister à la moindre choc. Mais il l'essaye sur une patiente (un cobaye humain donc), qui est assez mystérieuse... On ne sait rien d'elle (du moins dans la première partie du film), ni de la raison où elle est séquestrée chez le médecin en question. Suite à un événement brutal, ils se rapprochent et nouent une relation... qui va réveiller les plus lourds secrets et non dits... Je vous préviens d'avance : si ce film n'est pas un film d'horreur (donc, vous ne verrez ni fantôme, ni tueur de slasher et autres monstres qu'on voit dans ce genre), il est capable de s'insinuer à vous d'une manière atroce, digne d'une torture. Car le film est ponctué de moments dramatiques et violents assez horribles spoiler: comme l'attaque du Tigre, déjà dur à supporter où les premiers jours de séquestration de Vicente . De plus, l'histoire elle-même devient incroyable et la révélationspoiler: qu'est d'apprendre que Vera était en fait un homme, Vicente, qui a abusé la fille du médecin peut vous faire hurler. Aussi, plein de thèmes grave sont évoque : la bioéthique, le sexe, le changement de sexe, la culpabilité... Ponctué aussi par de belles chansons, la photographie du film est admirable. Ce film est à voir mais accrochez-vous le cœur tout de même. On n'en ressort pas indemne...
Enorme !!! Un film qui tient sous tension le spectateur du début à la fin. Plusieurs thèmes sont abordés et les conflits intérieurs de chaque personnage bien retranscris. Les acteurs sont superbement mis en valeur et jouent leur rôle à la perfection. Un Must...
Histoire sans queue ni tête (oh la fine plaisanterie), bien filmée, mais qui ne provoque que l'ennui, et la question -faut-il rester jusqu'au bout? !- Certains évoquent "Vertigo" ou "les yeux sans visage"!!! Autant comparer Botero et Rodin. Affligeant.
Entre deuil et fantasme, transgénique et transgenre, thérapie et chirurgie, l'idée de "passage" revient sans cesse. Le récit se déploie avec l'agilité d'un fil d'Ariane dans ce dédale complexe mais jamais confus mis en place par Pedro Almodovar.
quand on dit : Almodovar , tous les brillants critiqueurs se ruent pour applaudir .......une m.....!. Almodovar rate son film, scènes inutiles, longs plans ennuyeux, flash back foireux, personnages plongés dans un coma communicatif. une fin dégoulinante. bref aucun relief ne ressort de ce grand Almodovar. seul banderas joue le jeu .....et encore.
Pedro Almodovar mélange ici Frankenstein et Pygmalion pour nous livrer un thriller quasi horrifique. Encore une fois avec Almodovar il est question de l'identité sexuelle, du rapport à la mère, de l'image qu'on a de soi et de celle qu'on renvoi.
Tout ce questionnement est ici porté par une histoire de vengeance sombre et funeste remarquablement montée. Tout d'abord, c'est l'identité de Vera que l'on cherche et son histoire. Comment cette femme devint prisonnière, presque à son gré semble-t-il, de cet étrange médecin ? Pourquoi cette histoire de peau et de transgenèse ? Puis survient le premier évènement, avec l'arrivé de ce "tigre" violent et malsain. C'est la première violence physique du film et la première vengeance. C'est l'occasion alors d'un retour en arrière pour apprendre l'histoire de ce médecin et comprendre son comportement. Qui est-il ? Quelles sont ses motivations ? Jusqu'où est-il prêt à aller ? Habilement monté, le film nous fait soupçonner successivement plusieurs identités possibles pour Vera (dont l'une est particulièrement troublante et vous fait vous demander si vous n'êtes pas tordu pour en venir à soupçonner une telle histoire) et nous éclaire un peu plus sur ce créateur fou, ce Dr Frankenstein mut autant par l'amour que par la haine et le désespoir. Une fois la véritable identité de Vera dévoilée, ce n'est plus le créateur que l'on scrute mais la créature. Comment se sent-elle dans ce corps ? Se l'approprie-t-elle complètement ? Quels sentiments a-t-elle pour son créateur ?
Soutenu par une très belle photographie et une musique aussi belle qu'asphyxiante et oppressante. Dirigeant un excellent trio d'acteurs (Banderas, Paredes, Anaya), Almodovar nous livre un thriller glaçant redoutablement efficace. Même si l'histoire est peu crédible, cela devient secondaire tellement l'intelligence du montage maintient l'intérêt du spectateur de bout en bout.
Dans "La Piel que Habito" on retrouve tout ce qui est bon chez Almodovar, le thriller passionnel et la sensualité transpirante, dans ce film il va encore plus loin dans l'exploitation thématique. Le scénario est audacieux et bien amené avec cette transformation physique par le biais d'un procédé chirurgical révolutionnaire, où au premier abord on ne se doute pas de qui se cache derrière ce cobaye, tout est savamment construit et étudié. La réalisation est excellente, avec quelques ingéniosités, la mise en scène reste sans faute avec un Antonio Banderas des plus glaçant, ainsi qu'une très bonne prestation de Elena Anaya qui démontre un talent indéniable. Le seul défaut que je peux trouver à "La Piel que Habito" c'est son rythme au début du film, il a vraiment un peu de mal à commencer, heureusement l'intensité monte finalement d'un coup et nous permet d'apprécier cette intrigue sous fond de désir, souffrance et complexité sentimentale. "La Piel que Habito" reste un très bon Almodovar, intense, fascinant et très intéressant de par sa maîtrise stylistique.
Vraiment un excellent film, moi qui n'aime pas les films d'Almodovar que j'ai vu, celui ci me fait changer d'avis. Quel maitrise de son sujet, les acteurs, le rythme, la réalisation très sobre.
Un excellent thriller maîtrisé par Predo Almodovar. La femme n'est pas un objet. C'est un être humain. Il faut la traiter comme elle. Dans la réalité , la science n'utilise pas de cobayes humains. Dans ce film , Antonio Banderas franchise la limite. Il en payera les conséquences de ses actes irréversibles. Fascinant, troublant , déconcertant et dérangeant à la fois.
C’est sur que ce film de Pedro Almodóvar va faire parler et en dérangera plus d’un car l’histoire est pour le moins tortueuse ! Le réalisateur espagnol revisite l’histoire de Frankenstein adaptée aux temps modernes où la chirurgie réparatrice fait des miracles. Ce qui est le plus frappant dans La piel que habito c’est surtout l’impact psychologique apportée par ses personnages et notamment la fascination de Robert pour sa recherche d’un bonheur perdu. Sur le même plan, on a par contre plus de mal à se rendre compte de la transformation de Vera qui aurait peut-être mérité un développement approfondi. A n’en pas douter, voici donc un thriller à ne surtout pas manquer et sachez que moins vous en saurez sur le scénario et mieux vous pourrez apprécier ce beau moment de cinéma.