Des films mettant en scène des alligators s'attaquant à des humains, il en existe un nombre conséquent et L'Incroyable Alligator (1982) n'est pas le genre de film à vouloir se différencier de ses prédécesseurs. Très largement influencé (voir copié) sur le célèbre Les Dents de la Mer (1975), le film de Lewis Teague se distingue pour la seule et unique raison que l'intrigue principale se déroule dans les égouts d'une grande ville et non dans une jungle tropicale comme c'est généralement le cas. Se basant sur la célèbre légende urbaine qui voudrait que des alligators vivent dans les égouts de New-York, on retrouve donc notre sac à main ambulant au coeur d'une jungle urbaine. Le tout étant plombé par une intrigue très simpliste, on ne pourra pas non plus se rabattre sur les dialogues, reste les acteurs qui tentent se qu'ils peuvent pour sauver les meubles (Robert Forster & Henry Silva). Une Série B relativement gore pour l'époque mais qui a pris quelques rides, d'autant plus que le thème a depuis été maintes et maintes fois abordés. Pour la petite anecdote, une suite à vue le jour, intitulée Alligator 2 : La Mutation (1991) et quant à Lewis Teague, on lui doit un autre film toujours dans le même registre avec Cujo (1983) où un Saint-Bernard enragé s'attaque à une mère et son fils.
Arte n'a pas totalement abandonné sa programmation de série B à des heures impossibles (contrairement à ce que je croyais), on a sous Piranha, qui était lui même un sous Jaws, pas trop mal fait, parfois bien ridicule, pas trop ennuyant, ça passe donc pour un moment de rigolade.
Une bonne série B basé sur la célèbre légende urbaine qui voudrait que des alligators vivent dans les égouts... Le lieu de la ville apporte quelque chose d'original et de neuf. Ici, nous sommes dans un milieu urbain, dans les égouts et non dans les marécages ou autres. Certaines scènes arrivent à créer un certain stresse, la réalisation est simple mais assez efficace ainsi que le scénario. Il y a de bonnes idées, et certaines morts sont absolument jouissifs (dans les tunnels souterrains ou celle de la piscine). Pour 30 ans en arrière, il était très gore, avec des jambes coupés, des personnages englouties, ect. De nos jours, les effets-spéciaux paraissent beaucoup moins crédibles mais ils tiennent encore la route, on repère facilement les trucages, mais cela renforce le coté série B assumé. "L'incroyable Alligator" réutilise toutes les ficelles qui ont fait de "Jaws" un film culte : la caméra subjectif avec l'avancée vers le condamné, la mort d'un jeune garçon, la musique qui reprend le même air, la bête qui explose à la fin, la victime qui arrive à prendre en photo le monstre (le début de Jaws 2)... nous avons à faire à un véritable hommage au bijoux de Steven Spielberg ! A conseiller aux amateurs de séries B et de "crocodile-movies"...
27 ans que ce film est sorti, et il fait encore son petit effet. Excellent, gore, parfois rigolo, c'est un film de crocodilien correct et bien réalisé.
Malgré son âge le film de Lewis Teague tient encore la route aujourd'hui. En vedettes, on retrouve Robert Forster, plutôt convaincant en héros et Henry Silva pour une apparition furtive mais marquante. Les deux hommes donnent un cachet "série B" au film (dans le bon sens du terme). Doté d'une réalisation plus que correcte et d'un croco crédible (effets spéciaux marquants pour l'époque) Alligator fait partie des valeurs sûres du genre, au contraire de sa calamiteuse suite.