Cartouche
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2019
Cartouche, le personnage historique, devient personnage de fiction dans la main de Philippe De Broca. Film phare du cape et d’épée, il réactualise le genre avec un Belmondo qui signe ses débuts dans le film populaire d’action de belle manière faisant presque oublier ses illustres prédécesseurs Gérard Philippe et Jean Marais. Moderne en diable, son Cartouche est un mix de Robin des Bois et de Fanfan la Tulipe. Voilà un film qui démarre en mode léger et pur spectacle et qui se bonifie au fur à mesure pour finir en tragédie déchirant les tripes dans un final romantique et mélodramatique. Le personnage Cartouche se complexifie le film avançant, débutant en Robin des Bois, cœur d’artichaut et séducteur dans l’âme ; il peut condamner la cause et son amour pour une femme à séduire ce qui en fait un personnage romanesque en diable. Une fin surprenante et loin des happy end dont on abreuve le public, courageuse, elle est surtout une fin des plus magnifiques du cinéma français. Et puis, ce couple magique et rayonnant brûlant la pellicule que Belmondo forme avec la sublime Claudia Cardinale reste un atout majeur de ce film. Et on peut ajouter tous les grands seconds couteaux de l’époque : Jean Rochefort, Noël Roquevert, Marcel Dalio, Jacques Balutin, Paul Préboist, Philippe Castelli,… Une belle référence des 60’s.
tout-un-cinema.blogspot.com
Biertan64
Biertan64

66 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2019
Film d'aventures des années 60 avec beaucoup de péripéties, beaucoup de Belmondo en héros virevoltant, sautant, plongeant, voleur au grand coeur...et des acteurs jeunes de l'époque (Claudia Cardinale, Jess Hahn, Jean Rochefort...) . Le style et la mise en scène un peu vieillis sont malgré tout le témoignage d'une époque où le cinéma aimait bien les films de cape et d'épée, un genre un peu disparu aujourd'hui.
Alligator 427
Alligator 427

29 abonnés 133 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2019
Caricatural et un peu ridicule, Cartouche ne brille ni par son scénario, ni par ses dialogues. Les amoureux de Belmondo, Cardinale, Rochefort et autres en seront aussi pour leurs frais : ils sont bien peu mis en valeur.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2019
Classique des diffusions télévisées, Cartouche est le type même du film de cape et d’épée à la française des années 60. En effet, dès le début, on comprend que nous faisons face à un film de pur divertissement qui se moque du réalisme (l’attitude de Belmondo n’est volontairement pas crédible dans un monde réel). Il ne faudra donc pas chercher une adaptation fidèle à la vie de ce bandit du XVIIIème siècle mais un fantasme d’aventures où les voleurs sont des bandits aux grands cœurs et où le ton est très léger et humoristique. Il ne faut donc pas se choquer que la guerre soit traitée avec légèreté et que les costumes soient tous très propres. Il faut donc prendre le film pour ce qu’il est : à savoir un divertissement pur et dur avec un casting assez incroyable (on y retrouve Jean-Paul Belmondo, la sublime Claudia Cardinale, Jean Rochefort, Noël Roquevert, Jacques Balutin, Philippe Castelli, Paul Préboist ou Sim) qui n’hésite pas à traiter tout avec légèreté spoiler: (il fallait oser la réplique : "Eh, Monsieur le Maréchal, nous voilà !")
et où l’action n’est jamais associée à la violence et se rapproche du cartoon. Il faut tout de même reconnaître que ce qui rend Cartouche important d’un point de vue historique, c’est l’idée de génie de choisir Jean-Paul Belmondo dans le rôle principal transformant ainsi un habitué de la Nouvelle Vague et de polars en héros de films d’action atteignant les sommets du box-office français. Ainsi, même si on peut ressentir la postsynchronisation sur certaines séquences et trouver que le film traîne un peu en longueur, Cartouche est un film assez divertissant qui a l’avantage d’être visible en famille. Il est surprenant qu’aucune suite y fut donnée alors que la fin pouvait en annoncer une.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2025
Ce film de cape et d’épée du cinéma populaire du début des années 60 marque la première des six collaborations de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo. Ce dernier y incarne avec panache Louis Dominique Garthausen, dit Cartouche, un brigand historique qui doit autant à Fanfan la Tulipe qu’à Robin des Bois. Il côtoie pour l’occasion de fidèles partenaires tel que Jean Rochefort, Jess Hahn ainsi qu’une Claudia Cardinale belle comme un cœur. Récréatif.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 décembre 2018
Un film un peu simplet mais ou on prend plaisir à retrouver notre bebel nationale. Je l'ai trouvé personnellement un peu long même je vous recommande de le voir quand même si vous avez un soir de libre ! Bon film à tous
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 571 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2018
De Broca savait faire du divertissement sans se prendre la tête avec un rendu humoristique d'un Belmondo dynamique accompagné de quelques acolytes. Lorsqu'il faut rentrer dans un peu plus de consistance attention ne pas trop en demander, il y a une romance mais sinon le Belmondo est gouailleur, charmeur mais pas très philosophe. Et l'on retombe assez vite dans les travers des films français de cette période relativement réactionnaires dans le fond sous des allures libertaires bien pensants. Très conformistes dans l'air du temps du type "l'histoire est faite par les vainqueurs" tout en ayant comme devanture une bonne moralité hérité de la charité chrétienne d'antan.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 janvier 2018
bon film de cape et d'épée avec de bon péripétie. Certain second role laisse a desirer... on passe un bon moment
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2017
Un film de cap et d'épée flamboyant signé par Philippe De Broca plutôt inspiré !! Datant de 1962, ce long métrage se passe à l'époque des rois de France ou l'on suit les aventures du voleur et pilleur de riches nommé "Cartouche" qui se dressera contre la royauté en faisant amis avec des complices comme un nommé "La taupe", un costaud dont j'ai oublié le nom du personnage ainsi qu'une bohémienne dont le cœur du héros balance entre elle et une princesse. Une oeuvre divertissante que nous offre le cinéaste Philippe De Broca avec des batailles à l'épée, aux pistolets bien mis en scène. C'est drole, pleine de fougues et un peu triste mais j'en di pas plus. Les décors, les costumes, tout est bien reconstitué pour l'époque, d'ailleurs, le metteur en scène s'en fera une spécialité par la suite avec de grands films comme "Chouans" ou "Le bossu" . La musique de Georges Delerue est sensationnelle. C'est aussi première des six collaborations entre le cinéaste et Jean-Paul Belmondo qui amène de la fantaisie dans la peau du héros. Il st entouré par la belle et talentueuse Claudia Cardinale et le regretté Jean Rochefort. A voir.
Shaigan
Shaigan

112 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2017
Cartouche, c'est le cinéma français à l'époque où ses réalisateurs et producteurs faisaient encore des films d'aventure, d'action et de divertissement, avec des héros forts et courageux. Tout ce que le cinéma français ne fait plus aujourd'hui et a abandonné au seul cinéma américain.

Cartouche, c'est Belmondo quand il était jeune, un charisme incroyable qui irradie l'écran à chaque instant. C'est Claudia Cardinale quand elle était jeune, l'une des filles les plus mignonnes et craquantes de tous les temps. C'est Jean Rochefort quand il était jeune : sans moustache !

Cartouche, c'est aussi malheureusement cette tendance très critiquable du milieu du cinéma de toujours faire l'apologie des criminels et des délinquants.

Mais Cartouche, c'est surtout un film d'aventure qui commence sur un ton de comédie, plutôt agréable à regarder mais pas très ambitieux, et qui, aidé par la magnifique musique de Georges Delerue, finit en une tragédie d'un incroyable souffle romantique et dont l'intensité dramatique laisse pantois.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2017
Très beau film d'aventure à la manière du de Broca de la grande époque, ce qui signifie que les exploits bondissants d'un Cartouche de fantaisie (Belmondo) ne servent qu'à dissimuler l'ombre de la mort, qui encadre le film au début et à la fin. Magnifique musique de Delerue une fois de plus. Voir ma critique complète sur mon blog :
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2019
"Il faut du vieux pour montrer l’ancien Coco."
Les costumes brillants acryliques, les coiffures teintées laquées brushing, les flammes sans fumées, l’or et les bijoux, tout cela sent trop l’opérette. En bref, on n’y croit pas une seule seconde. Pourtant, les Américains avaient montré la voie avec les costumes bien râpés des cowboys.
Il reste une belle bande de copains qui ont du bien s’amuser.
Belmondo écrase le film par sa présence hors norme… parfois un peu envahissante.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2023
Un divertissement de grande qualité, dans lequel Jean-Paul Belmondo, égal à lui-même est en grande forme.
demoph
demoph

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2017
Un film charnière dans l'histoire du cinéma français et qui mélange les genres cinématographiques. De Broca débute en même temps que la nouvelle vague, et même si on ne l'y associe pas directement, il y a tout de même un certain nombre de lien, comme le fait de tourner en décor réel. Cartouche fait la part belle à ceux qui ont écrit l'histoire du cinéma français. A la photographie on retrouve Matras qui accompagna Ophuls pour ses quatre chefs d’œuvre à son retour en France, au scénario Boulanger et De Broca reçoivent l'aide de Spaak scénariste de la Grande Illusion, et au casting on retrouve Dalio habitué des Renoir, et Roquevert habitué des Clouzot et dans un rôle qui ressemble beaucoup à celui qu'il tenait dans Fanfan La Tulipe, le film de cape et d'épées français le plus populaire des années cinquante. Parallèlement, on découvre la nouvelle génération et sa star Belmondo, qui s'est révélé avec la nouvelle vague dans A bout de souffle. Il y a aussi Jean Rochefort, qui noue sur le tournage une passion pour l'équitation.
A l'écriture, une fois encore on retrouve un réalisateur et un écrivain. De Broca et Boulanger forment durant les années soixante un de ces duos qui ont façonné le cinéma français et en ont fait un cinéma de dialoguiste: Carné et Prévert, Lautner et Audiard, Pagnol et Pagnol. Boulanger sait trouver les mots justes pour permettre à De Broca de varier à l'envie les tons et les styles pendant le film.
Ainsi ce qui frappe en premier avec Cartouche, c'est l'absence de style dominant. A la guerre, on a le droit à de la comédie parodique: tout est exagéré, le maréchal est joué de façon totalement caricatural, et le seul objectif est de faire rire et de donner de la guerre l'image d'une vaste bouffonnerie meurtrière. Une satire violente et hilarante. Avant cela on a eu le droit à une scène de torture et la description des quartiers pauvres de Paris. Et après on a le droit à une grande scène d'action dans une auberge, pleine d'humour et de panache, qui est l'un des seuls moments où le film semble vraiment revendiquer son appartenance au genre de la comédie d'aventure et du film de cape et d'épée, façon Fanfan la tulipe ou comme les films de Jean Marais (le Bossu, le Capitan).
Puis c'est la prise de pouvoir de Cartouche à Paris à nouveau pleine de panache. L'action, l'aventure, un rythme effréné, l'humour: tels ont été les mots d'ordre des trois premiers quart d'heure du film. Il est temps pour De Broca de venir faire ce qu'il sait faire le mieux, ajouter la mélancolie. Celle-ci apparait alors que la bande de voleurs triomphe. Cartouche s'ennuie. On a d'abord Jean Rochefort qui joue du piano parce que ça sert "à aimer", transition poétique vers une première scène où apparait la mélancolie. Claudia Cardinale sort d'un miroir, image visuellement très forte et qui montre bien l'immobilité à laquelle ne peut qu'aboutir la recherche du bonheur quand elle est couronnée de succès. Cet idée que le bonheur est insupportable est une idée essentielle de l’œuvre de De Broca, pour qui l'homme fuit toujours ce qu'il a obtenu. Satisfaire un désir, c'est en faire naitre un autre. L'inaction bienheureuse, c'est à la fois ce que recherchent et ce qui effraye les protagonistes de De Broca. Et il y a cette phrase que Boulanger offre à Cardinale et qui résume toute la pensée des auteurs du film et de leur films suivants (l'homme de Rio, les tribulations...): "Amuse toi, ça empêche de mourir".
S'ouvre alors une deuxième moitié qui va lentement accompagner les personnages hors du paradis qu'ils avaient trouvé. Le besoin d'avoir ce qu'on n'a pas, le hasard comme le dit Dalio, tout mène vers le drame. Et pourtant le souvenir de la première moitié continue de faire croire au spectateur qu'il est dans un film comique et qu'à la fin, ça finira forcément bien, fusse miraculeux ou incohérent. Et puis c'est la scène finale, et là encore, quand on voit Belmondo renverser tout seul dix soldats d'un coup d'épaule, on croit encore être devant une comédie, mélanclique certes, mais qui va quand même nous honorer d'un happy end. Et puis non. Pas de happy end. Soudain ces personnages de comédie d'aventure deviennent des personnages de tragédie, condamnés à vivre leur destin jusqu'au bout, jusqu'à la mort. La scène finale est peut-être la plus brillante de De Broca, la luminosité, le décors et surtout la musique de Delerue sont parfaits. Et puis il y a cette main de Belmondo qui veut caresser mais qui ne peut plus, ce poing qui se referme et ce personnage qui comprend qu'il a échoué. Sa folle course s'achève sur un échec. Pouvait-elle s'achever autrement? Plusieurs dialogues laissent à penser à l'importance du hasard, mais en réalité les dés sont pipés. Évidemment Cartouche aurait pu faire d'autre choix et à le voir fouetter les chevaux du carrosse, on comprend que c'est d'abord contre lui que se tourne sa rage. Il faut voir aussi Belmondo abandonner Cardinale et celle-ci rester seul dans la cave.
Enchaînant les grands morceaux de bravoure et les scènes mélancoliques, avec un vrai propos, une musique qui multiplie les thèmes magiques, des dialogues qui visent toujours juste que ce soit la poésie, l'humour, la critique, la réflexion, un très bon casting...
Cartouche est de ces chefs d’œuvre qui surprennent car tout laissait à penser que le film ne serait qu'un film de plus, mais par son refus de s'enfermer dans un genre, par sa fin, par sa capacité à très bien faire tout ce qu'il veut faire, Cartouche devient lentement un grand film. Là où les films hollywoodiens servent surtout à divertir, De Broca ne perd jamais de vue son propos, et délivre des dialogues d'autant plus intelligents.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2016
Un des plus brillants films de Philippe De Broca, où Belmondo cabotine et virevolte comme jamais dans cette histoire très bien scénarisée, avec une Claudia Cardinale belle comme le jour. C'est mené tambour battant, pétri d'humour comme d'émotion, avec une mise en scène trépidante à souhait. Une perle du genre.
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