Un drame étrange qui laisse place à beaucoup d’ennui. Francis Ford Coppola se perd ici dans un film sans profondeur, âme, ni intérêt, et presque maladroit dans sa réalisation, malgré le jeu tout en finesse d'Alden Ehrenreich. Une chronique familiale qui manque singulièrement d'émotion, l'ensemble se révélant vite froid et artificiel. Trop lent, personnel, intimiste et inégal !
Certes, ce n'est pas le type de film que j'affectionne habituellement : une histoire de famille .. mouais .. on y va quand même. Ce film est assez lent, malgré le bon jeu des acteurs, mais plusieurs passages sont vraiment ennuyeux, d'autres inutiles (avec toujours ces femmes nues qui ne servent à rien, juste à montrer du sein ..). Le dénouement n'est franchement pas une surprise. Et puis, l'histoire n'est pas crédible, sortie tout droit d'un cinéaste qui parle de sa vie d'artistes et qui ne connait que ce milieu : moi, personnellement, ces vies ne me touchent pas du tout ! Mais bon, puisque c'est filmé en noir et blanc et réalisé par a, ce sera considéré comme un chef d'oeuvre .. mais c'est quand même ennuyeux ..
Coppola nous offre-là un film de très bonne qualité ! La réalisation est très propre. C'est bien joué, bien mis en scène. Ce film fait partie des films "personnels" de Coppola. On y découvre une partie de sa vie. Ici, il s'agit de la relation entre le père de Tetro et son oncle. Il s'est inspiré de la rivalité entre son propre père et son propre oncle, tous deux compositeurs. On peut dire que Coppola s'identifie à Tetro. Le père de Coppola n'a trouvé le succès qu'une fois que ce dernier lui a demandé de commander les bandes originales du Parrain II et III et d'Apocalypse Now. Là, Tetro prend la baguette de chef d'orchestre de son père très renommée pour la donner à son oncle, moins connu. Coppola joue encore avec les couleurs. C'est sa marque de fabrique. En temps normal, le récit est en couleur et les souvenirs en noir et blanc. Dans ce film c'est l'inverse. Dans ses souvenirs, il ne s'appelait pas Tetro mais Angelo. Si l'on fait des recherche, on découvre qu'en Italien, Tetro signifie "sombre". C'est une originalité de la part de Coppola qui s'inscrit dans son style habituel. Ce jeu de couleur associé à la musique apporte de la poésie à cette histoire dramatique.
Doté d'un scénario très bien écrit, "Tetro" nous entraîne dans une histoire familiale complexe. De ce fait, la réalisation est minutieuse pour arriver à comprendre le fil conducteur du long-métrage. Par ailleurs, les acteurs sont excellents. Ainsi, le film est captivant malgré quelques scènes ennuyeuses, et on arrive à se divertir.
Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai pas de grandes connaissances en cinéma ou si j'ai pris l'habitude des blockbusters, mais je n'ai pas accroché, et je trouve que le noir et blanc n'apporte rien au film. Deux étoiles car la fin reste surprenante, mais le reste du film est plat...
Tetro est un film d'une beauté rare abordant avec une grande pudeur les problèmes familiaux. Le personnage de Tetro incarné par Vincent Gallo est un auteur qui a décidé de couper tous liens avec sa famille pour oublier les souffrances que lui a causées son père et va devoir, contre sa volonté, affronter son passé lorsque son jeune frère le retrouve et cherche à découvrir quelle(s) tragédies familiales ont entrainé son exil. Cette intrigue est enrichie par la présentation des difficultés qu'un artiste peut rencontrer pour réaliser une oeuvre: Tetro désirait devenir un auteur reconnu mais peinant à écrire son histoire, il avait fini par renoncer et c'est son jeune frère qui va l'y aider, tout en découvrant une partie d'un lourd secret familial. Le film est en noir et blanc pour l'essentiel, seuls les séquences illustrant le passé sont en couleur, ce qui donne au film une atmosphère bien particulière: habituellement, le présent est en couleur et si noir et blanc il doit y avoir ce sera pour le passé. Ici la logique est inversée et le passé revient hanter les protagonistes avec toute sa violence. La mise en scène est sobre et le jeu des acteurs toujours juste. Un grand film intimiste.
C'est à cette occasion que je découvrais Vincent Gallo et je dois dire que je suis sorti de ce film impressionné par cet acteur au charisme magnétique et au jeu incroyable. Après, je dois dire que c'est un film assez étrange, lent, presque ennuyeux mais à la photographie noir et blanc absolument superbe et à la mise en scène digne d'un opéra. En plus, l'analyse de la cellule familiale est d'une grande justesse. Plusieurs femmes au charme dévastateur. Une oeuvre épatante et une belle découverte.
Ce drame poignant et intimiste s'avère être une excellente surprise. Coppola ce régal derrière sa caméra et nous livre un film aussi magnifique que son histoire est forte.
On retrouve dans Tetro un style (le noir et blanc très travaillé) et un thème (le lien fraternel) qui donnaient corps à Rusty James. Mais Coppola plombe ici son récit intimiste de balourdises psychologiques et d'une certaine emphase, qui flirtent avec le grotesque à la fin. Plus on avance dans le film, moins on adhère à l'histoire (secrets de famille, figure paternelle castratrice, filiation...) et moins on croit aux personnages. Reste la réalisation, soignée, la photo, superbe, et Vincent Gallo, acteur rare.
Coppola le prouve avec Tetro : Il est loin d'être fini. On peut même dire qu'il revient en force, et donne une très belle leçon de cinéma à tous ceux qui l'avaient enterré un peu trop vite. J'étais pourtant sceptique au départ, mais le duo Gallo/Ehrenreich fonctionne à merveille, Alden Ehrenreich est très prometteur, et ça a été un plaisir de découvrir la discrète Maribel Verdu... Du côté de la mise en scène c'est sublime, bravo Coppola pour ce Rusty James amélioré.
Visuellement sublime, le noir et blanc met en valeur chaque acteur, que ce soit le froid Vincent Gallo comme le fragile Alden Ehrenreich, en passant par la fascinante Maribel Verdu. Le film, qui souffre de temps à autres de quelques minimes longueurs, est éblouissant par sa photographie et offre un scénario tout à fait original. Difficile d'oublier le final très surprenant qui donne immédiatemment un point de vue différent sur les personnages - sensation assez étrange au demeurant.