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    Un conte de Noël
    note moyenne
    3,2
    1916 notes dont 358 critiques
    répartition des 358 critiques par note
    83 critiques
    67 critiques
    14 critiques
    58 critiques
    58 critiques
    78 critiques
    Votre avis sur Un conte de Noël ?

    358 critiques spectateurs

    shmifmuf
    shmifmuf

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    5,0
    Publiée le 8 novembre 2011
    Despleschin maitrise les films choraux comme mozart les symphonies. Alors si Deneuve et Amalric sont de la partie, ça devient jubilatoire. On prend du plaisir à voir cette famille se déchirer et dévoiler tout ses secrets enfouis dans leurs placards. L'équilibre entre drame et comédie est mince dans ce film savamment dosé.
    maxime ...
    maxime ...

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    5,0
    Publiée le 11 septembre 2013
    premier film que je vois de desplechin et assurément il ne sera pas le dernier. beaucoup d'émotions diverses parfois en même temps j'est trouvé sa magnifique! de la tension et une histoire de folie, que-ce qu'il sont malsain entre eux et les vannes qu'ils se mettent dans la tête henri surtout! un casting de comédiens hors pairs et talentueux font de ce long métrage un des meilleurs de ma vie. la petite bourgeoisie comme j'aime la voir la ou certains m’insupporte, desplechin me clou le bec et m'amuse et à certains moments songeurs et pensifs et je contemplais avec admiration ce que j'avais devant moi.
    Florian.F
    Florian.F

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    5,0
    Publiée le 20 mai 2014
    Superbe film d'acteur, on ne veut pas rater une seule seconde de ce rendez-vous familial chaotique et brillant. Une mise en scène simple mais bourrée d'idées géniales, il est impensable de passer à côté de ce film.
    Laurent Kerrien
    Laurent Kerrien

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    5,0
    Publiée le 26 décembre 2014
    depleschin au sommet de son art. il dessine et met en mouvement ses personnages portés par des acteurs en etat de grace dans un univers chaotique incroyablement juste. un film magique
    Fizzmizer
    Fizzmizer

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    5,0
    Publiée le 1 juillet 2013
    Arnaud Desplechin est la preuve que le cinéma français a encore des choses à dire et à montrer et qu'il est tout à fait capable de rivaliser avec le cinéma américain. Un conte de noël se passe à Roubaix, ville Natale du réalisateur. Toute la famille Vuillard est réunie autour de Junon, la grand-mère (Catherine Deneuve) atteinte d'une maladie très grave qui nécessite une greffe de moelle osseuse. Question : qui sera compatible ? Il y a le petit-fils mais sa mère, instable (Anne Consigny), refuse qu'il se dévoue. Le seul autre est le fils rejeté par le reste de la famille (Mathieu Amalric) qui débarque à l'improviste accompagné de sa nouvelle fiancée (Emmanuelle Devos) et qui compte bien faire éclater les secrets qui polluent les relations familiales. Tout ce petit monde se retrouve confiné dans une belle maison bourgeoise qui sera la théâtre des disputes. La force de Desplechin est de ne négliger aucun personnage (c'est le principe du film choral), quitte, au final, à obtenir un film plutôt long (150 minutes). Mais pourtant, on ne s'ennuie pas une seconde devant les règlements de comptes de cette petite famille en apparence sans problème. L'humour est omniprésent (en grande partie grâce au rôle d'Amalric, qui ne rate pas une occasion de s'étriper avec tout le monde), l'irone est savoureuse. Plusieurs fois nommé aux Césars, Un conte de Noël n'en récolte qu'un seul : Meilleur acteur dans un second rôle pour Jean-Paul Roussillon. Desplechin ne sera jamais directement récompensé au Césars, pour aucun de ses films (malgré les nominations de meilleur film et meilleur réalisateur avec Un Conte de Noël). Injustement boudé par les Césars ? Possible, surtout quand on voit la virtuosité avec laquelle il construit un récit mosaïque et la justesse des dialogues. Postmoderne, diront certains avec dédain. Parfaitement. Un conte de Noël est effectivement postmoderne dans sa volonté de décrire avec précision des relations humaines sans jamais tomber dans le sentimentalisme, et pour cela l'usage de l'ironie est vital. Après avoir vu Un conte de Noël, on est subitement convaincu d'avoir réellement côtoyé ces personnages, d'avoir, un peu, participé à leur vie. Il s'agit là d'un grand film, parce qu'en plus de ses qualités techniques (Desplechin maîtrise le langage cinématographique comme personne), il est la preuve que les cinéastes français peuvent faire des films avec une réelle identité européenne, des films qui ne lorgnent pas vers les facilités scénaristiques des blockbusters.
    Gaelle D.
    Gaelle D.

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    5,0
    Publiée le 29 août 2012
    Dans le registre "règlements de compte en famille", ce film est pour moi le meilleur. Rempli de cynisme, il est à la fois grinçant et touchant. Les dialogues sont affutés et les acteurs intéressants. Top!
    Parkko
    Parkko

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    2,0
    Publiée le 13 août 2010
    Ce film a été loué par la presse française, mais je reste moyennement convaincu. L'idée de départ aurait pu être sympa, mais cette réunion de famille reste au final sans surprise, sans grande nouveauté, et sans beaucoup d'intérêt. Qui plus est, la réalisation est assez lourde, avec beaucoup d'effets stylistiques sans intérêt, ou alors des effets de mise en scène un peu plombant (et vas-y qu'on te zoome les visages jusqu'au gros plan pendant que les gens parlent, c'est original dis donc). Les acteurs jouent bien (préférence à Emmanuelle Devos), mais leur personnage sont agaçants, surtout celui de Mathieu Amalric. Ce que je trouve principalement dommage c'est que c'est suite à ce genre de films que beaucoup de français pensent que le ciné français est un ciné de "bobo/intello/philosophe/, alors que le cinéma français possède beaucoup de très bons films. A noter que les dialogues sonnent faux, les propos échangés font vraiment script et pas du tout crédible.
    Cluny
    Cluny

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    2,5
    Publiée le 16 octobre 2012
    Le moins qu'on puisse dire, c'est que la famille Vuillard ne va pas bien. Il y a d'abord la mère, Junon, au prénom annonciateur de querelles, qui assume de ne jamais avoir aimé son fils Henri, et qui à l'évocation de celui qui est mort à 7 ans, ne trouve rien d'autre à dire que "Il était si laid quand il était petit". Il y a ensuite l'aînée dépressive et mélancolique, mère qui se définit comme stérile et qui décrète et obtient de facto le bannissement de son frère. Il y a donc Henri, mauvais fils et mauvais frère désigné, escroc à la petite semaine, suborneur et ivrogne. Il y a ensuite Simon, le neveu recueilli par Abel et Junon, schizophrène alcoolisé, jamais remis d'avoir abandonné Sylvia à son cousin Ivan. Il y a enfin Paul, adolescent à la limite de l'autisme, qui cherche la reconnaissance de l'oncle honni et qui n'a le droit de sa part qu'à "Paul le Fou ? Il est complètement con !". Le seul qui semble traverser les tempêtes est Abel, patriarche au prénom trompeur, qui sur la tombe de Joseph déclare "La souffrance est une toile peinte", et qui décrète devant les déchirement de ses enfants "Ce ne sont pas nos affaires", préceptes qui le protègent des différentes déclinaisons de la névrose familiale. Ce thème des secrets de famille apparaît dès l'origine dans le cinéma de Desplechin, puisqu'il définissait "La Vie des Morts" comme "un film pour dire du mal de ma famille", et que son dernier film et premier documentaire, "L'Aimée", montre son père lors du déménagement de la maison familiale. A la fois attiré et inquiété par la énième sélection cannoise de Desplechin, et par le décalage habituel entre la critique française (unanime) et l'accueil (contrasté) du public sur les différents blogs et forums, j'ai mis un certain temps -et du temps, j'en avais devant moi !- à décider si j'aimais ou non ce "Conte de Noël", virée dans le Nord aux antipodes de celle de Philippe Abrams. Dans la colonne "plus", il y a un début attractif et inventif, avec la narration multiforme de la geste familiale, qui fait appel à la voix off, au témoignage face caméra des protagonistes et même au théâtre d'ombre. Il y a aussi la distribution impressionnante, où seul Melvil Poupaud fait figure de bizuth au milieu de la troupe des anciens : Amalric, Devos, Deneuve, Roussillon, Consigny, Girardot ou Mastroianni. Et puis, il y a l'indiscutable maîtrise de la réalisation, avec le recours à toutes les techniques du cinéma, y compris les plus anciennes : ouverture et fermeture à l'iris, faible profondeur de champ, travellings optiques, split screen... Pourtant assez vite, la colonne "moins" a commencé à se remplir : la dispersion des intrigues (le conflit Elizabeth/Henri, la relation sans amour d'Henri et de sa mère, l'émancipation de Paul, la découverte par Sylvia du sacrifice de Simon...), le schématisme de certaines situations (le judaïsme intolérant de Faunia -qui s'exclame à propos de Madeleine : "Quel prénom bizarre !"-, la tabagie systématique des personnages), le côté artificiel de nombreux dialogues bien trop littéraires. Mais le pire est sans doute la longueur et la dilution du récit, que ne contrebalance pas le découpage en chapitres. Progressivement, on se détache de ces pantins cyclothimiques, quelque soit la qualité du jeu des acteurs, et monte l'agacement devant l'intellectualisme d'un autre âge qui soutend le propos et sur lequel s'extasie la critique parisienne. Je prends le risque à 24 h de la proclamation du palmarés : je ne suis pas persuadé que la Palme d'Or (annoncée par la presse hexagonale, beaucoup moins par son homologue internationale) attribuée 21 ans après "Sous le Soleil de Satan" au film de Desplechin serait une bonne chose pour le cinéma français. Ce serait une encouragement à limiter celui-ci à son fond de commerce éternellement post-nouvelle vague, alors que les cinémas du monde entier, en Amérique latine, en Asie et ailleurs en Europe explorent depuis longtemps d'autre voies que ces chemins d'un autre âge. http://www.critiquesclunysiennes.com
    tixou0
    tixou0

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    0,5
    Publiée le 3 août 2019
    Profond ? Non, prétentieux et creux. Disert ? Non, verbeux et artificiel. Intelligent ? Non, fumeux !!! Quelle déception : un thème intéressant, à défaut d'être inédit (le sang - à la vie, à la mort), et un milieu toujours porteur (la famille) pour un opus interminable - l'abscons remplace l'inspiration. L'interprétation ne sauve rien, les bons acteurs (ailleurs, et même chez Desplechin - dans "Rois et Reines") sont décevants (Amalric, Devos et Consigny). Restons charitables pour les autres, avec cependant une mention "insupportable" pour Roussillon, dont la diction empire à chaque film.
    loulou451
    loulou451

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    5,0
    Publiée le 31 décembre 2015
    A mon sens meilleur que "Rois et reines" car mieux maîtrisé, plus humain en tout cas. Arnaud Desplechin signe une œuvre forte, intelligente, brillante, hors des sentiers battus, des clichés et de tous les lieux communs. Ce "Conte de Noël", véritable fable contemporaine, touche par son humanité, ce "sens de la vie" qui fuit sans cesse l'humanité. Desplechin ne donne pas de réponse, fuit les pistes, donne à ses personnages, aux hommes, le goût de la connaissance, de la philosophie, et ce, sans jamais lasser. Car au-delà du propos, des situations, de la métaphysique, le réalisateur fait œuvre de cinéma, brillant dans sa mise en scène, dans sa direction d'acteurs (quel casting !), dans le soucis du détail. Et que dire de son inné du montage qui donne à son film toute sa virtuosité. Une œuvre forte dans le cinéma français.
    Jonathan M
    Jonathan M

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    4,0
    Publiée le 13 septembre 2013
    Un conte de Noël porte effectivement bien son nom, encore que, pas sur. Arnaud Desplechin nous donne une magnifique réplique de la famille loufoque par excellence. Avec un tel dédain et un sérieux assumé, les acteurs sont tous presque irréprochables. Un mal de crâne est commis d'avance pendant la première heure, avant de se régaler à observer l'évolution des personnages. C'est sympathique, sans être niais. C'est fort, sans être intélo. C'est donc une réussite.
    stillpop
    stillpop

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    3,5
    Publiée le 1 décembre 2011
    L'histoire d'une famille qui remplit deux heures trente de film tellement elle est simple. C'est le genre de film qui ne donne pas envie d'avoir une famille. Entre la mère qui est prête à « récupérer son bien », c'est à dire la moelle de ses enfants (et pourquoi pas des petits enfants) pour gagner 5 ans sur sa maladie, le fils fou qui va de catastrophe en faillite et les fous qui sont internés puis sauvés par l'amuuuuur, il y a des gens qui font froid dans le dos. Mais contrairement aux films déprimants ou borderline de Téchiné ou autres Carax, ici on est en bonne compagnie bourgeoise légèrement artistique du Nord. Les acteurs sont magnifiques et forts, et ils n'hésitent pas à suivre le réalisateur pour rendre crédible leur personnage, quitte à se rendre franchement impopulaire. C'est là que le talent ou la méchanceté profonde de Deneuve fait merveille, tandis que l'impétuosité incontrôlable d'Amalric est à son comble. Rien que pour eux, et quelques scènes abjectes sur les rapports mère chienne / fils incestueux sont évidemment très au dessus de la moyenne des films Français. Même les personnages les plus simples et semble-t'il les plus sympathiques ne valent pas mieux. Melvil est superbe et superbement accompagné par Chiara, tandis que la palme de la folie douce revient à Consigny qui signe là son meilleur rôle depuis longtemps. Elle a raison, et pourtant elle sent qu'elle a tort face aux autres, plus souples et plus lâches face aux salauds. Et la fin, bien qu'hermétique résume plutôt élégament la seule issue pour les calmes qui n'aiment pas l'humanité brouillonne, le monde imaginaire autant que parallèle. Les seconds rôles sont aussi bien joués, et les contrastes ou l'exotisme rendent la bourgeoisie beaucoup moins caricaturale que dans les Chabrol. L'autre qualité, c'est évidemment la tension. On ne sait pas si tout va très mal finir, ou si la fin va se jouer du spectateur. Et malgré la longueur du film, on ne décroche pas grâce à la qualité du rythme et l'accumulation des personnages et des anecdotes. Dans les côtés qui fâchent, il y a la caméra prise à partie par Deneuve, qui rappelle furieusement ce ratâge documentaire qu'elle avait tourné avec un naturel très difficile à capter pour l'artisanat de luxe français. C'est une scène lourde, sans doute nécessaire pour montrer la suffisance égocentrique du personnage, mais qui met à mal la cohérence de l'ensemble pourtant bien présente. Parfois, la caméra est aussi paresseuse, tandis que l'on sent que certains personnages sont livrés à eux-mêmes par manque d'idées. Mais là, c'est le charme de l'entreprise tout de même très originale qui est renforcé. On notera ce qui semble être une erreur de script (le dos d'Amalric avant la rixe). Mais dans l'ensemble, tout se tient sur la conséquente durée. La musique est aussi bien sympatique. Bref, si on supporte le sujet, c'est quand même un bon film qui essaye un peu de réinventer les codes du film d'auteur avec un réel effort d'écriture et de photographie. Surtout de la part de Depleschin, d'aussi loin que je m'en souvienne, ne m'a jamais captivé, loin de là. La qualité du jeu n'explique pas tout, c'est pourquoi c'est vraiment un film à découvrir.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    4,5
    Publiée le 16 septembre 2013
    Un film choral superbe et fascinant, au romanesque intense où la férocité se mêle constamment à la tendresse. Un grand film qui lorgne chez Bergman, porté par des acteurs et des dialogues éblouissants.
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    4,5
    Publiée le 12 septembre 2013
    Un film passionnant et merveilleusement écrit, servi par un casting exceptionnel. Despléchin est un des cinéastes les plus audacieux actuellement et le prouve encore une fois avec une réalisation sublime, fraîche, bourrée de bonnes idées, et pour une fois sans chichi. Le réalisateur ne se regarde pas filmer et se consacre avant tout à ses personnages et à ses acteurs. Tout est fluide, la photo est sublime, la mise en scène est fine. Beaucoup moins pompeux que Rois et reines, Un Conte de noël est dénué de tout snobisme et s'attache avant tout à faire vivre un scénario solide et haletant et des dialogues absolument divins. La distribution est époustouflante et tous les acteurs sont au diapason d'une Catherine Deneuve plus en forme que jamais. Magnifique.
    MemoryCard64
    MemoryCard64

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    3,5
    Publiée le 1 janvier 2016
    Un conte de Noël est un film atypique, je ne sais pas si c'est dans la même veine que les autres réalisations de Desplechin, mais c'est vraiment peu commun... Je m'attendais à voir une famille se déchirer pendant le réveillon et c'est ce que j'ai eu, mais paradoxalement j'ai été très surpris. Cela vient peut-être du fait que cela n'essaye pas d'être mignon. Le réalisateur a manifestement voulu faire de certains membres de la famille Vuillard de véritables ordures, et il n'y est pas allé de main morte. Cela m'a un peu rappelé la manière qu'à Lars von Trier de créer des personnages à la fois humains et détestables, enfermés dans la haine, le mépris ou la dépression. Je prends pour exemple la scène où Deneuve (la mère) et Amalric (le fils) discutent calmement du fait qu'ils n'ont jamais eu la moindre forme d'affection l'un pour l'autre. Je trouve que cette séquence témoigne d'une violence incroyable. Tous les personnages ne sont pas comme ça, certains ne se mêlent pas de la guerre intestine qui ronge les Vuillard et se montrent plus conciliants. La mise en scène expose cette idée lorsque la caméra cesse de suivre un membre de la famille et se focalise sur un autre : ceux qui sont empêtrés dans leurs problèmes évoluent dans des scènes à la photographie très froide tandis que les autres bénéficient d'un éclairage beaucoup plus chaleureux. La bande-son, quant à elle, brasse des genres assez larges (des sonorités classiques aux ballades celtes) et propose des ruptures lors des cuts, ce qui met en exergue le changement d'ambiance. Desplechin a réuni un casting prestigieux qui se débrouille très bien avec un texte plutôt littéraire. Les différentes relations sont nuancées grâce à la voix off multiple (plusieurs personnage assurent tour à tour ce rôle) mais aussi aux moments où les personnages parlent directement à la caméra, un exercice complexe qui n'est pas à la portée de tout le monde (oui La Bûche, c'est de toi que je parle). La dernière demi-heure est un cran en dessous puisqu'elle est moins "radicale" que le reste. Pourtant, la fin à la fois douce et amère conclut parfaitement ce film de Noël d'auteur, qui ose s'éloigner des poncifs du genre pour proposer quelque chose de plus percutant.
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