Un conte de Noël
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367 critiques spectateurs

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Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2022
Règlement de compte à Roubaix Corral.
Un drame intimiste fascinant, d’une densité rare, sur une famille confrontée aux traumatismes du passé, servi par des dialogues brillants et porté par une distribution étincelante, avec notamment Amalric et Deneuve.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2013
Un film passionnant et merveilleusement écrit, servi par un casting exceptionnel. Despléchin est un des cinéastes les plus audacieux actuellement et le prouve encore une fois avec une réalisation sublime, fraîche, bourrée de bonnes idées, et pour une fois sans chichi. Le réalisateur ne se regarde pas filmer et se consacre avant tout à ses personnages et à ses acteurs. Tout est fluide, la photo est sublime, la mise en scène est fine. Beaucoup moins pompeux que Rois et reines, Un Conte de noël est dénué de tout snobisme et s'attache avant tout à faire vivre un scénario solide et haletant et des dialogues absolument divins. La distribution est époustouflante et tous les acteurs sont au diapason d'une Catherine Deneuve plus en forme que jamais. Magnifique.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2013
Film très intéressant pour ses nombreuses références cinématographiques (Songe d'une nuit d'été Dieterle, 1935 ; Drôle de frimousse de Donen et Vertigo de Hitchcock ) avec un scénario certes compliqué mais qui renvoie à de nombreuses questions philosophiques .
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2021
Un Conte de Noel est de ces films qui m'ont de suite plu, marqué indélébilement. Voilà sept ans depuis cette première, septembre 2013 ne me semble plus si loin tant je me souviens vraiment de tout, dire l'impact que ce film a eu sur ma mémoire en un seul visionnage. Pour autant, comme pour Comment je me suis disputé ... je crois que mes gouts et mes attentes ont changés, de manière très significative !

La beauté du phrasé me semble toujours être à souligner, réelle don pour un cinéaste qui se joue et magnifie sa langue et permet des envolées folles à ces interprètes. Néanmoins le nombrilisme forcené de sa cause m'a bien trop décontenancé, fâché, enfin presque ... Le triomphe de l'arrogance célébré en gloire par ces gens qui ne doute de rien si ce n'est des autres, en cela Un Conte de Noel vire à l'éloge du mépris pour la différence. Une réussite qui se ternit, tout n'est évidemment pas parfait dans ce monde qui semble quand même presque factice pour non initiés, les échecs sont de toutes façons balayés d'un revers, comme si de rien n'était. Oui, je suis dur, pourquoi ? A mes yeux, le mépris est une chance. Cette grâce est toutefois galvaudé par légitimité permanente de ceux qu'ils l'emploient, monopolisé et traduit tel un privilège, sa dignité en cela mise de coté. Arnaud Despleshin se roule dans cet exercice.

Du coté du récit, celui-ci est mouvementé. Son réalisateur ne s'interdit rien, il pétarade sur deux heures trente et mène sa course à terme avec panache et maitrise. Une grande mesure du tempo qui laisse une place incroyable à des personnages travaillés, au centre de tout. Pour le meilleur aussi car il faut reconnaitre que l'on rigole aussi. Henri n'y est à ce jeu pas pour rien. Le gnon de son beau-frère dans cette cuisine est le pic du film ! Etant sensible au dispute de famille au cinéma, une madeleine personnelle, certaines tensions ont su capté mon attention. Aussi une des raisons pour laquelle mon premier visionnage m'avais tant exalté.

Les comédiens et comédiennes du film sont dans le truc, à fond avec Despleshin. De cette communion nait son mal peut être, il faut cependant saluer la direction, totalement lié les uns aux autres. Les enjeux parfois malsains de cette relation entre tout ces membres d'une seule et même famille n'aurait pu être aussi intense sans cette implication.

Pour finir cette critique, je m'épanche un peu sur mon ressentit. Un peu de tristesse au moment d'écrire ses lignes car oui, Un Conte de Noel à aussi été le tout premier film de ce cinéaste que je découvrait. Pour l'avoir porté en très haute estime, cette revisite gâche en partie mon attachement. La petite bourgeoisie dépeinte avec un regard que je n'apprécie plus autant il faut croire ... Sans doute de ma faute. Ma conscience est bien plus songeuse et moins marrante, disons cela.

Les années nous font du mal à tous. Sous un certain point de vue tout du moins ...
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2013
Imaginez qu’un jour votre meilleur ami vous invite à dormir chez lui…
Mais c’est un ami très particulier ! Il insiste pour vous dévoiler les petits secrets de sa maison…
Il vous fait admirer l’endroit où ses shortys, ses slips sont rangés… Et il vous les expose un à un ! Il montre ensuite la panière à linge sale et vous prie de regarder en détail les vêtements qu’elle contient… Puis la vaisselle de la cuisine, celle qui est lavée et celle qui ne l’est pas… Sa chambre ensuite, en précisant ce qui s’y passe...
Puis les photos intimes…
Un déballage complet : la goutte du grand père, les crises d’angoisse de la maitresse de maison, la bonne neurasthénique, le champagne éventé…
Vous serez sans doute d’abord amusé puis l’exposition s’éternisant, vous vous sentirez gêné, ennuyé, mal à l’aise !
C’est exactement l’impression que j’a...i ressenti en regardant « Un conte de Noël » d’Arnaud Desplechin….

J’aurai dû me méfier… Toute la presse bobo et bourgeoise est entichée de l’Arnaud… Allez voir sur Allocine : de Charlie Hebdo à Télérama , en passant par les Inrock, le Figaroscope ou le Monde, tous décernent la note maximale à l’œuvre « géniale » du réalisateur omni présent à Canne… Il doit avoir le bras long, l’Arnaud !

Suffit-il de citer Nietzsche, de pérorer sur les chances de survie d’une personne atteinte du cancer, de nous offrir des images de cellules entrain de se diviser, de parler calcul intégral et dysplasie pour paraître intelligent ???
Suffit-il de nous servir en bribes séparées par des cartons l’histoire décousue d’une famille «brillante», « lettrée », « musicienne » et terriblement bourgeoise sur fond de concepts psycho-philosophico-généalogico-maladifs fumeux et… péremptoires pour ressembler à Truffaut, à Bergman ?
Suffit-il d’user de trucs « nouvelle vague », ouverture/fermeture à l’iris, gros plans massifs, caméra bougée, flous artistiques, musique bruyante étouffant le dialogue pour être moderne ?
Avez-vous regardé "Séraphine" de Martin Provost? Fondus enchaînés, plans fixes, lointains servent ici une modernité sans flafla!

Il m’est pénible de le constater pour un cinéaste que l’on dit servir un cinéma d’auteur typiquement français mais je n’ai pas aimé ce « Conte de Noël »…
D’ordinaire j’aime les films si créatifs et si originaux produits en France… Ils sont si décriés par un public adicte, drogué par la vulgarité des blockbusters… Ce cinéma intelligent servi de longue date par des réalisateurs tels que Truffaut, Eustache, Blier, Tavernier, Garrel, Bouchareb, Cantet, Amalric doit être défendu!
Mais je crois que Desplechin, icône d’un cinéma dit « difficile » et intello, navigue sur une forme de snobisme.
Et « Conte de Noël » est le type même du film qu’il faut louer pour ne pas passer, au yeux d’une petite élite auto déclarée, pour un crétin…

Ce film choral, parce qu’il est choral justement, sent l’approbation anticipée…
Alors le scénario déroule une intrigue des plus dispersées, des situations à la limite caricaturales, des personnages clichés qui mégotent tous et picolent, des dialogues lourdement écrits et par trop littéraires….
Pire, le découpage en chapitre et les intermèdes où les personnages seuls face à la caméra sont sensés éclairer l’intrigue alourdissent incroyablement ce film touffu et sont redondants avec l’action exposée…
Redondants au risque de suggérer qu’il est nécessaire de faire un peu de didactique car le spectateur est si bête !
Mal de tête !
Enfin le jeu des acteurs… Surtout Deneuve dont la diction, le maniérisme, les mimiques stéréotypées relèvent d’une froideur polaire…

Stop ! Je viens dépasser ma page d’écriture…

Une conclusion rapide : Film long, maniéré, théâtreux, languissant en vase clos, intriguant mais aussi gonflant, étouffant et nombriliste (filmothérapie pour son auteur ?).
Film qui, néanmoins, a cependant l’avantage de susciter une réflexion sur le rôle du cinéma….

PAS CHIANT MAIS TELLEMENT LONG ET TELLEMENT GRAVE ET AMPOULé !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juillet 2013
Arnaud Desplechin est la preuve que le cinéma français a encore des choses à dire et à montrer et qu'il est tout à fait capable de rivaliser avec le cinéma américain.
Un conte de noël se passe à Roubaix, ville Natale du réalisateur. Toute la famille Vuillard est réunie autour de Junon, la grand-mère (Catherine Deneuve) atteinte d'une maladie très grave qui nécessite une greffe de moelle osseuse. Question : qui sera compatible ? Il y a le petit-fils mais sa mère, instable (Anne Consigny), refuse qu'il se dévoue. Le seul autre est le fils rejeté par le reste de la famille (Mathieu Amalric) qui débarque à l'improviste accompagné de sa nouvelle fiancée (Emmanuelle Devos) et qui compte bien faire éclater les secrets qui polluent les relations familiales.
Tout ce petit monde se retrouve confiné dans une belle maison bourgeoise qui sera la théâtre des disputes.
La force de Desplechin est de ne négliger aucun personnage (c'est le principe du film choral), quitte, au final, à obtenir un film plutôt long (150 minutes). Mais pourtant, on ne s'ennuie pas une seconde devant les règlements de comptes de cette petite famille en apparence sans problème. L'humour est omniprésent (en grande partie grâce au rôle d'Amalric, qui ne rate pas une occasion de s'étriper avec tout le monde), l'irone est savoureuse.
Plusieurs fois nommé aux Césars, Un conte de Noël n'en récolte qu'un seul : Meilleur acteur dans un second rôle pour Jean-Paul Roussillon. Desplechin ne sera jamais directement récompensé au Césars, pour aucun de ses films (malgré les nominations de meilleur film et meilleur réalisateur avec Un Conte de Noël). Injustement boudé par les Césars ? Possible, surtout quand on voit la virtuosité avec laquelle il construit un récit mosaïque et la justesse des dialogues.
Postmoderne, diront certains avec dédain. Parfaitement. Un conte de Noël est effectivement postmoderne dans sa volonté de décrire avec précision des relations humaines sans jamais tomber dans le sentimentalisme, et pour cela l'usage de l'ironie est vital.
Après avoir vu Un conte de Noël, on est subitement convaincu d'avoir réellement côtoyé ces personnages, d'avoir, un peu, participé à leur vie. Il s'agit là d'un grand film, parce qu'en plus de ses qualités techniques (Desplechin maîtrise le langage cinématographique comme personne), il est la preuve que les cinéastes français peuvent faire des films avec une réelle identité européenne, des films qui ne lorgnent pas vers les facilités scénaristiques des blockbusters.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 janvier 2013
Un film sans queue ni tête, une successsion de scènes où chaque acteur peut faire sa performance médiocre, moi qui aime pourtant bien parfois Desplechin ici je me dis que, mon dieu, que c'est long 2h30...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 novembre 2012
Que ceux qui disent que le cinéma français est nombriliste et que le cinéma américain aborde des thèmes qui nous concernent tous davantage voient cette petite merveille qu'est le dernier film de Desplechin. Sans doute aussi le plus abouti, le plus profond. Tel critique se demande " de quoi il s'agit dans ce film long, brutal et réussi ? " Il est aussi le film de la famille et des relations qui la concerne, haine, amour, infidélité. Les êtres se cherchent, se trouvent et se quittent. Mais c'est aussi un rêve ou la transmutation permet à l'ineffable de trouver son expression dans le sacrifice. La greffe permet aux êtres de s'interpénétrer, à l'un d'être une partie de l'autre et c'est ce qui nous sauve. Le casting éblouissant nous emporte dans ce conte, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Le film nous donne à rêver tout au long de cette histoire qui ne cesse de nous rappeler qu'un filtre peut opérer des miracles. Obéron-Titania l'ont versé dans les cœurs, la nuit transforme la vie en jeu. La musique nous le rappelle sans cesse. Les cordes du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn à l'appui, jouent comme l'enivrement du filtre. Les références sont claires. Nous sommes dans un songe d'une nuit de Noël, dans la brûlure des sentiments.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2012
Le moins qu'on puisse dire, c'est que la famille Vuillard ne va pas bien. Il y a d'abord la mère, Junon, au prénom annonciateur de querelles, qui assume de ne jamais avoir aimé son fils Henri, et qui à l'évocation de celui qui est mort à 7 ans, ne trouve rien d'autre à dire que "Il était si laid quand il était petit". Il y a ensuite l'aînée dépressive et mélancolique, mère qui se définit comme stérile et qui décrète et obtient de facto le bannissement de son frère. Il y a donc Henri, mauvais fils et mauvais frère désigné, escroc à la petite semaine, suborneur et ivrogne. Il y a ensuite Simon, le neveu recueilli par Abel et Junon, schizophrène alcoolisé, jamais remis d'avoir abandonné Sylvia à son cousin Ivan. Il y a enfin Paul, adolescent à la limite de l'autisme, qui cherche la reconnaissance de l'oncle honni et qui n'a le droit de sa part qu'à "Paul le Fou ? Il est complètement con !".

Le seul qui semble traverser les tempêtes est Abel, patriarche au prénom trompeur, qui sur la tombe de Joseph déclare "La souffrance est une toile peinte", et qui décrète devant les déchirement de ses enfants "Ce ne sont pas nos affaires", préceptes qui le protègent des différentes déclinaisons de la névrose familiale. Ce thème des secrets de famille apparaît dès l'origine dans le cinéma de Desplechin, puisqu'il définissait "La Vie des Morts" comme "un film pour dire du mal de ma famille", et que son dernier film et premier documentaire, "L'Aimée", montre son père lors du déménagement de la maison familiale.

A la fois attiré et inquiété par la énième sélection cannoise de Desplechin, et par le décalage habituel entre la critique française (unanime) et l'accueil (contrasté) du public sur les différents blogs et forums, j'ai mis un certain temps -et du temps, j'en avais devant moi !- à décider si j'aimais ou non ce "Conte de Noël", virée dans le Nord aux antipodes de celle de Philippe Abrams. Dans la colonne "plus", il y a un début attractif et inventif, avec la narration multiforme de la geste familiale, qui fait appel à la voix off, au témoignage face caméra des protagonistes et même au théâtre d'ombre. Il y a aussi la distribution impressionnante, où seul Melvil Poupaud fait figure de bizuth au milieu de la troupe des anciens : Amalric, Devos, Deneuve, Roussillon, Consigny, Girardot ou Mastroianni. Et puis, il y a l'indiscutable maîtrise de la réalisation, avec le recours à toutes les techniques du cinéma, y compris les plus anciennes : ouverture et fermeture à l'iris, faible profondeur de champ, travellings optiques, split screen...

Pourtant assez vite, la colonne "moins" a commencé à se remplir : la dispersion des intrigues (le conflit Elizabeth/Henri, la relation sans amour d'Henri et de sa mère, l'émancipation de Paul, la découverte par Sylvia du sacrifice de Simon...), le schématisme de certaines situations (le judaïsme intolérant de Faunia -qui s'exclame à propos de Madeleine : "Quel prénom bizarre !"-, la tabagie systématique des personnages), le côté artificiel de nombreux dialogues bien trop littéraires. Mais le pire est sans doute la longueur et la dilution du récit, que ne contrebalance pas le découpage en chapitres. Progressivement, on se détache de ces pantins cyclothimiques, quelque soit la qualité du jeu des acteurs, et monte l'agacement devant l'intellectualisme d'un autre âge qui soutend le propos et sur lequel s'extasie la critique parisienne.

Je prends le risque à 24 h de la proclamation du palmarés : je ne suis pas persuadé que la Palme d'Or (annoncée par la presse hexagonale, beaucoup moins par son homologue internationale) attribuée 21 ans après "Sous le Soleil de Satan" au film de Desplechin serait une bonne chose pour le cinéma français. Ce serait une encouragement à limiter celui-ci à son fond de commerce éternellement post-nouvelle vague, alors que les cinémas du monde entier, en Amérique latine, en Asie et ailleurs en Europe explorent depuis longtemps d'autre voies que ces chemins d'un autre âge.
http://www.critiquesclunysiennes.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 août 2012
Dans le registre "règlements de compte en famille", ce film est pour moi le meilleur. Rempli de cynisme, il est à la fois grinçant et touchant. Les dialogues sont affutés et les acteurs intéressants. Top!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 septembre 2012
Un conte de noël bien noir… et surtout bien chiant ! (2h30 interminables).Il Reste Catherine Deneuve, impeccable.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mai 2012
Il y a un problème dans le cinéma français contemporain, surtout celui dit « d'auteur » (ou « d'art et essai », bref). Il est à la fois artistiquement médiocre, philosophiquement pauvre et scolaire (il ne suffit pas de citer ostensiblement Nietzsche pour produire une oeuvre digne d'intérêt), et limite régressif dans les 2 cas. Toujours cette tendance à imiter, à singer la vie et le cinéma même pour un résultat à l'opposé, factice et impersonnel au possible. Le cinéma de Desplechin (mais il en va de même pour Honoré, Audiard, et cie.) voudrait reproduire la vie, par ailleurs quasi uniquement perçue sous le prisme de la spontanéité... Mais son cinéma est mort-né, mortifère même : il n'apporte rien, et pire encore, pompe l'énergie des spectateurs le long d'interminables 2 heures et demie. Desplechin et ses confrères cherchent à faire des films quand d'autres font de l'art, ils ramassent les miettes de la Nouvelle Vague pour n'en garder que les pires défauts : le goût de la citation pour masquer le vide et cette affligeante tendance au naturalisme hystérique et psychologisant, prétexte aux ébats de personnages artificiels et vides de sens. Certes Desplechin nous touche quelque fois (et encore), mais à quel prix? Combien d'effets de manche, de musiques tonitruantes et emphatiques, de sentiments faussement recréés, de manipulations poussives? Tristement post-moderne, «Un Conte de Noël» reflète brillamment l'agonie du cinéma français, peut-être même mondial. Suite de numéros d'acteurs désincarnés, ce long métrage n'est en plus même pas réussi en soi. Il manque un véritable regard de cinéaste (et d'artiste) à Desplechin pour en faire le porte étendard du renouveau du cinéma français, ou tout simplement quelqu'un d'intéressant. Les notions de retenue et de justesse sont décidément absentes du cinéma français contemporain. Bourré de tics, caricatural, d'une subtilité pachydermique, racoleur, cliché, déjà vu, médiocre, etc. etc... Bref, un film à éviter. 1 étoile pour Monteverdi. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 mars 2012
Conte de noel est l'histoire d'une famille réunie, à nouveau, à l'occasion de cette journée symbole de l'omose familiale obligatoire. Arnaud Desplechin pimente cet évènement par le fait que la mère, garante de la cellule affective, doit recevoir un don de moelle osseuse d'un de ses descendants.
La génétique l'oblige à choisir entre son fils et son petit fils.
Ceci pose d'emblée la question de savoir si recevoir ce que l'on a donné n'est pas un peu reprendre son bien. Et ce bien n'a-t-il pas été corrompu au travers des transmissions successives, de la mère au fils, et de la fille au petit fils. Ensuite cette greffe ne risque-t-elle pas au contraire de contaminer la receveuse ?
Cette problématique existensielle est prétexte à nous parler de l'amour familial qui se transmet de génération en génération. Ce lien invible peut prendre bien des aspects différents selon chacun, mais il reste l'élément fédérateur de toute organisation familiale, lui garantissant aussi sa survie malgré les déchirements possibles.
Film agréable à suivre, bien joué, l'ambiance un peu surréaliste permet de renforcer par moments la dramaturgie mais le propos du réalisateur semble plus se tourner vers une recherche d'harmonie et de douceur. Comme s'il souhaitait que ces moments de vie soient le plus agréable possible pour ceux qui les vivent. Ce qui peut paraître surprenant car on s'attend, plusieurs fois dans le film, à des règlements de comptes familiaux qui finalement resteront en suspend.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 mars 2013
Très étrange : des dialogues parfois absurdes mais de très belles scènes, une construction originale mais une réalisation finalement assez académique... Etrange...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 février 2012
Un filmennuyeux à mourir, une autre excellente démonstration de masturbation intellectuelle et de snobinisme cinématographique agaçant. Je le déconseille vivement.
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